Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: memoires des martyrs

COMMÉMORATION DE LA TUERIE DES MILITAIRES NOIRS MAURITANIENS : LE SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016 À PARIS

COMMÉMORATION DE LA TUERIE DES MILITAIRES NOIRS MAURITANIENS : LE SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016 À PARISDans le cadre de la commémoration du cinquante sixième anniversaire de l’accession à l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie et le vingt sixième anniversaire de la pendaison des militaires noirs mauritaniens par le régime du président Maouya Ould Sid’Ahmed Taaya pendant la nuit du 27 au 28 novembre 1990 dans la base militaire d’Inal, à l’occasion, le Comité Inal en France invite toutes les organisations des droits de l’homme, toutes les organisations mauritaniennes en Europe, les partis politiques mauritaniens représentés en France et en Europe et les amis de la Mauritanie à la journée de commémoration et de recueillement qu’il organise le samedi 26 novembre 2016 à Paris à Partir de 11h.

Lieu : Cité de Refuge – Centre Espoir / Armée du Salut
12 rue Cantagrel – 75013 Paris
Métro : Bibliothèque François Mitterrand. Ligne : 14/ RER C

En effet dans les années 80 et 90 une répression inhumaine s’est abattue sur la communauté négro-mauritanienne.
De graves violations des droits humains collectives, massives et individuelles ont été commises ignoblement sur la base de projets racistes et génocidaires, marquées par :

Les arrestations des cadres politiques et intellectuels noirs
Les déportations vers le Sénégal et le Mali
Des exécutions extrajudiciaires sur des populations innocentes
Des expropriations des terres de la vallée du Fleuve Sénégal.

Le paroxysme fut atteint dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 à travers la pendaison de 28 militaires négro-mauritaniens à Inal pour commémorer le trentième anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté.
Depuis lors, la date du 28 novembre est commémorée par les victimes et leurs sympathisants dans deuil et le recueillement à la mémoire des martyrs.

En espérant vivement pouvoir compter sur votre présence, le Comité vous prie de croire Mesdames et Messieurs l’expression de ses sentiments distingués.

Le président
Abou SARR

 

boolumbal

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DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L´OUBLI_ LE SEPTEMBRE DE NOS MARTYRS.

Image may contain: 1 personFLAMNET-RÉTRO: L’ écrivain et diplomate Téne Youssouf Guéye mort en détention à Oualata
le 2 septembre 1988.

Le Monde (France).
L’ écrivain et diplomate Téne Youssouf Guéye mort en détention à Oualata
Mauritanie, plusieurs opposants seraient décédés dans la ” prison- mouroir ” de Walata.

Plusieurs détenus négro africains- condamnés au mois d’octobre dernier des peines de plusieurs années d’emprisonnement pour participation à un complot contre le gouvernement- seraient décédés ces jours derniers, apprend -on de diverses sources concordantes à Dakar.

Situé au Sud-est du pays, la prison de Walata, véritable mouroir, selon certains, surpeuplée de l’avis général, utilise les infrastructures- jamais rénovés- d’un ancien fortin militaire français datant du début du siècle. Les conditions de détention y seraient impitoyables. Les prisonniers seraient à peine nourris, soumis à des conditions climatiques extrêmes, notamment en cette période de pluies abondantes, et seraient aux fers l’essentiel du temps pour pallier l’insuffisance en nombre de gardiens. Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie ( FLAM, principal animateur clandestin de la lutte des Négro- Mauritaniens contre ceux qu’ils qualifient ” d’oppresseurs blancs “, les Beydanes arabisants actuellement au pouvoir) avaient, pour leur part, annoncé le 1er septembre le décès de six de ces détenus. Plusieurs sources avaient fait état la semaine dernière à Nouakchott du départ d’une mission gouvernementale, dirigée par un officier supérieur de la Garde nationale pour Walata, afin d’y enquêter sur les conditions d’incarcération des détenus. La dénonciation des conditions de détention en Mauritanie n’est pas toujours le fait d’opposants politiques, mais parfois de Mauritaniens animés d’un sentiment humanitaire.

Ainsi ce serait un nouvel arrivé dans le corps des officiers de la prison de Walata qui aurait constaté le très mauvais état de santé de l’écrivain Tene youssouf Gueye quelques jours avant sa mort et qui aurait pris sur lui – en l’absence de toute liaison téléphonique ou radio avec la capitale- de le faire transférer à l’hôpital de Néma, à une centaine de kilomètres au sud de Walata, où l’écrivain, arrivé tard pour être soigné, serait décédé – (AFP).

Le Monde, du 24 septembre 1988, page 4

 
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Communiqué de presse des Forces Progressistes du Changement (FPC)

altLe pouvoir du général Aziz a usé de la force brutale pour déguerpir des populations issues des couches défavorisées qui occupaient un bidonville aux alentours de la fondation Bouamatou. Il faut soustraire au plus vite la misère noire du regard des prochains hôtes arabes !
Comme à son habitude, il a fallu trouver des boucs émissaires tout désignés, que sont les membres  de la Direction de l’IRA. Cette arrestation est  à mettre, en réalité, sous le coup de l’irritation  résultant du  geste de Washington d’une part, et du besoin de ‘’sécuriser’’  par précaution, sur la base de simples rumeurs, le sommet arabe en perspective d’autre part.


Les Forces Progressistes du Changement  exigent la  mise en liberté immédiate des responsables de l’IRA.


Elles rappellent au Gouvernement son devoir de respect des libertés en général, mises à mal ces derniers mois. En effet la tendance répressive du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz n’épargne ni la Presse, ni les organisations syndicales ni les formations politiques ; la liberté de réunion, d’association, de manifestation,  garanties par la constitution, sont chaque jour, malmenées, restreintes. Si elles sont accordées c’est  à la carte, au bénéfice  exclusif des partisans qui servent les intérêts du régime.


Les FPC  invitent  le régime à quitter sa posture répressive, intimidatrice et de déni  pour une attitude plus ouverte,  portée vers plus d’écoute et de dialogue .


Elles expriment enfin toute leur solidarité aux victimes de l’arbitraire.

 

 

Departement de communication

 

Nouakchott, le 02 juillet 2016

La lutte continue!

Les Forces Progressistes du Changement.

www.flamonline.com

 

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La Nuit des Martyrs : 28 Novembre 2015 à New York.

altEn coordination avec les Mauritaniens á l’intérieur á l’ extérieur du pays, la Diaspora Mauritanienne des Etats Unis a organisé la Cérémonie Annuelle Honorant la Mémoire des Martyrs du 28 Novembre, ainsi que tous les Officiers lâchement assassines en détention par le gouvernement. Apres la prière, l audience attendu les témoignages poignants de Youssouf Athie et Aissata Niang, respectivement militaire rescapé et représentante des veuves. Il est á noter qu’il y a eu une exhibition des photos des victimes, ce qui a permis aux participants de saisir la magnitude de la souffrance qu’ ils ont subie. 
La cérémonie a été présentée comme journée de   recueillement, de souvenirs sombres et de prière, mais aussi et surtout comme une journée d’honneur aux Martyrs, de dénonciation de l’impunité et de lutte pour la justice.
A cet effet l amnistie adoptée en 1993 et la prière organisée á Kaédi ont été caractérisées de manœuvres abjectes visant á protéger les criminels au mépris des droits fondamentaux des victimes et de leurs ayant droits. En conséquence ces actes n’ont ni valeur légale, ni substance morale.
S’ inspirant du succès des organisations qui ont eu á faire face á des situations similaires, les participants   ont renouvelé leur engagement á poursuivre le combat de la liberté et de la justice. Par exemple, grâce á la détermination de  l’Association des Victimes de Crimes du Régime de Hussein Habré (AVCRHH), la justice a fini par rattraper Hussein Habré dont le procès est en cours á Dakar. De la même manière, les auteurs des crimes commis en Mauritanie doivent répondre de leurs actes. D’ ailleurs Mr. Souleymane Guengueng, le fondateur de cette association et principal plaignant devait intervenir durant la cérémonie pour partager son expérience avec les participants. Mais á cause des problèmes techniques ceci n’ a pas pu avoir lieu. Egalement l’ audience a salué le courage de Grandmothers of the Plaza de Mayo en Argentine (GPM), une association formée pendant les années de dictature pour lutter contre la disparution des bébés dont les mères avaient assassinées en détention. Fondée par Madame Estela Carlotto, l’ association continue ses recherches pour aider les familles á retrouver leurs enfants disparus. Madame Carlotto elle même n’ a retrouvé son petit fils né en 1978, qu’ en Avril 1984, grâce a une a banque ADN qu’ elles ont créée.
Les participants ont décidé de se focaliser sur les actions légales á engager au niveau international et á développer des stratégies adéquates pour atteindre les objectifs visés
Enfin the Planning Comite a vivement remercié les participants pour l’intérêt qu’ils portent á la Cérémonie Annuelle Honorant la Mémoire des Martyrs. Une mention spéciale a été faite aux militants venus de Columbus et de Baltimore. En parcourant des milliers de miles pour être présents á la cérémonie, ils ont donné la meilleure évidence de leur engagement inconditionnel á la lutte pour la justice. Les remerciements vont également á tous ceux pour des raisons diverses n’ ont pas pu effectuer le déplacement.
En plus des photos prises au cours de la cérémonie, nous avons inclut la photo de Mr. Souleymane Guengueng qui témoigne devant la cour á Dakar et la photo montrant l’ heureuse réunion de Madame Estela Carlotto avec son petit fils.
Le succès de leurs expériences doit nous renforcer dans nos convictions á continuer la lutte jusqu’ á la victoire.
La lutte continue!
B. Tandia
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Message du collectif des Veuves à AZIZ : L’Impunité Érigée en Système de Gouvernement

altNous les représentantes du Collectif des Veuves en Europe et aux Etats Unis, avons suivi avec une attention particulière l ‘ interview  du Président Mohamed Ould Abdel Aziz portant sur le passif humanitaire et l’ esclavage, publiée sur CRIDEM le 30 Novembre 2015. Si nous avons hautement apprécié les questions pertinentes bien articulées et intelligemment posées par le journaliste que nous félicitons pour son courage, nous sommes par contre profondément choquées par les propos tenus par Mr. Ould Abdel Aziz. Sans nous engager dans une analyse profonde du langage corporel du présidant, on peut se rendre compte aisément qu’il était visiblement mal à l’aise avec ses propos décousus et ses expressions inappropriées.  En déclarant la question du passif humanitaire réglée, il n’ a fait que remuer le couteau dans une plaie béante. Les actes auxquels  se réfère Mr. Ould Abdel Aziz, à savoir les réparations pécuniaires payées aux parents des victimes et la prière aux Morts de Kaédi, ne sont que des manœuvres trompeuses dont le seul but est de protéger les auteurs des crimes contre les officiers noirs froidement assassinés en détention par les forces de sécurité nationales.

 
Par ses propos, non seulement, Mr. Ould Abdel Aziz a porté une grave atteinte à la MÉMOIRE de ces victimes innocentes, mais il a fait montre d’ une insensibilité démesurée par rapport à la souffrance des veuves et des orphelins qui continuent à demander justice. En qualifiant leur demande de justice contre l’ impunité d’ “incitation à la haine, à la vengeance et à la division,” il a sans équivoque, officiellement choisi  le camp des criminels qu’il continue à défendre et à protéger.
 
De notre avis, les véritables  incitateurs à la haine, à la division et à la vengeance sont ceux qui s’ évertuent à ériger  l’ impunité en système de gouvernement,  en protégeant des criminels contre les principes fondamentaux de la justice. Le président Mr. Ould Abdel Aziz doit s’ inspirer des bonnes pratiques des pays qui ont eu malheureusement  à connaitre des tragédies similaires. En plus, la justice transitionnelle devient un outil indispensable pour trouver une solution satisfaisante à des situations pareilles qui nécessitent à la fois des mécanismes juridictionnels et non juridictionnels, et exige un leadership ayant un sens élevé de la justice et un véritable courage politique.
 
Par ailleurs, nous sommes profondément indignées par les arguments sans substance á travers lesquels le président  a dénié d’ une manière plate l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Comme le journaliste l’a si bien fait remarquer, les législations successives abolissant l’ esclavage sont des évidences irréfutables et une reconnaissance de facto de son existence. Orchestrer des crimes pour jeter en prison les abolitionnistes est une pratique inhumaine devant être dénoncée par toutes les personnes éprises de liberté et de justice.
 
Enfin, en collaboration avec les militants, nous sommes résolues à continuer le combat de la liberté en vue de trouver une solution juste à la question du passif humanitaire et aux pratiques esclavagistes, deux maux qui continuent à mettre en danger la paix sociale en Mauritanie.
 
Par le Collectif des Veuves
Aux Etats Unis et en Europe
New York-Paris 05, Décembre 2015
 
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Nous les représentantes du Collectif des Veuves en Europe et aux Etats Unis, avons suivi avec une attention particulière l ‘ interview  du Président Mohamed Ould Abdel Aziz portant sur le passif humanitaire et l’ esclavage, publiée sur CRIDEM le 30 Novembre 2015. Si nous avons hautement apprécié les questions pertinentes bien articulées et intelligemment posées par le journaliste que nous félicitons pour son courage, nous sommes par contre profondément choquées par les propos tenus par Mr. Ould Abdel Aziz. Sans nous engager dans une analyse profonde du langage corporel du présidant, on peut se rendre compte aisément qu’il était visiblement mal à l’aise avec ses propos décousus et ses expressions inappropriées.  En déclarant la question du passif humanitaire réglée, il n’ a fait que remuer le couteau dans une plaie béante. Les actes auxquels  se réfère Mr. Ould Abdel Aziz, à savoir les réparations pécuniaires payées aux parents des victimes et la prière aux Morts de Kaédi, ne sont que des manœuvres trompeuses dont le seul but est de protéger les auteurs des crimes contre les officiers noirs froidement assassinés en détention par les forces de sécurité nationales.

 

Par ses propos, non seulement, Mr. Ould Abdel Aziz a porté une grave atteinte à la MÉMOIRE de ces victimes innocentes, mais il a fait montre d’ une insensibilité démesurée par rapport à la souffrance des veuves et des orphelins qui continuent à demander justice. En qualifiant leur demande de justice contre l’ impunité d’ “incitation à la haine, à la vengeance et à la division,” il a sans équivoque, officiellement choisi  le camp des criminels qu’il continue à défendre et à protéger.

 

De notre avis, les véritables  incitateurs à la haine, à la division et à la vengeance sont ceux qui s’ évertuent à ériger  l’ impunité en système de gouvernement,  en protégeant des criminels contre les principes fondamentaux de la justice. Le président Mr. Ould Abdel Aziz doit s’ inspirer des bonnes pratiques des pays qui ont eu malheureusement  à connaitre des tragédies similaires. En plus, la justice transitionnelle devient un outil indispensable pour trouver une solution satisfaisante à des situations pareilles qui nécessitent à la fois des mécanismes juridictionnels et non juridictionnels, et exige un leadership ayant un sens élevé de la justice et un véritable courage politique.

 

Par ailleurs, nous sommes profondément indignées par les arguments sans substance á travers lesquels le président  a dénié d’ une manière plate l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Comme le journaliste l’a si bien fait remarquer, les législations successives abolissant l’ esclavage sont des évidences irréfutables et une reconnaissance de facto de son existence. Orchestrer des crimes pour jeter en prison les abolitionnistes est une pratique inhumaine devant être dénoncée par toutes les personnes éprises de liberté et de justice.

 

Enfin, en collaboration avec les militants, nous sommes résolues à continuer le combat de la liberté en vue de trouver une solution juste à la question du passif humanitaire et aux pratiques esclavagistes, deux maux qui continuent à mettre en danger la paix sociale en Mauritanie.

 

Par le Collectif des Veuves

 Aux  Etats Unis et en Europe

New York-Paris 05, Décembre 2015
 

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