Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Chronique sur mon Président : 3: Par Mouna Mint Ennass

altOui, semble-t-il, mon Président est habité par d’autres amours. Un peu partagé, Mon président peinerait à concilier entre toutes ces passions. Surtout qu’on lui attribue beaucoup de discrétion. Il prend tout sur lui. Il n’a pas de confident. Et, il ne peut faire confiance à personne. C’est pourquoi, il gère lui-même ses amours et rencontres, dans le secret le plus absolu. C’est un peu difficile pour un président d’avoir à gérer autant d’affaires intimes et privées, en plus des affaires publiques. Un poste de conseiller aux amours présidentielles n’est pas à l’ordre du jour.

C’est également compliqué pour un président d’avoir à ménager pareille polygamie. Et, entretenir autant de flammes passionnelles. Autant de harems. Du harem monétaire au harem roulant en passant par le harem foncier. Ce dernier  occuperait une place de choix dans le cœur présidentiel.

Récemment, certains sarcasmes ont fait état de quelques scènes de jalousies passagères, vite contenues, par les soins présidentiels. On raconte que plusieurs villas concubines du Premier Magistrat du pays ont empêché, à celui-ci l’accès, à cause de leur délaissement lié à l’inaccessibilité des quartiers dans lesquels elles sont installées. ‘’ Tu ne te soucies, aurait lancé une villa présidentielle, située au quartier,  Bande Aouzou, à Tevragh Zeina, que des sous auxquels tu as  réservé tout ton cœur et que tu as entourés de toutes les galanteries et égards, en les intronisant dans des coffres bien protégés !’’ ‘’ Et, moi, poursuit la villa, prise en tenaille par ce qui s’apparente à un chagrin d’amour, je suis abandonnée, tu ne me vois que très furtivement, et mes parents peinent à me rejoindre dans des conditions digne de mon rang !’’ Tu as vu le chemin que tu as emprunté  lorsque tu es venu ici ?…Tu as vu toutes ces flaques d’eau qui m’assaillent ?’’ ‘’ N’est-ce pas, il s’agit bien d’un abandon, conclut-elle, en larmes, en s’effondrant sur les épaules de la République ? Le Président a immédiatement donné instruction pour qu’une route en asphalte soit construite et qu’elle desserve, dans les règles de l’art, la villa des ses amours. Plusieurs autres domaines fonciers, d’autres villas, mais aussi, des terrains vides, se sont inspirés de cette largesse présidentielle et ont pu bénéficier d’un service d’infrastructure publique de proximité.

Le rapport avec les voitures serait, parait-il, le plus compliqué à gérer. Le harem roulant serait impressionnant, et les scènes de ménage et caprice de jalousie sont le lot quotidien de mon Président. Les Toyota Hilux ont récemment exigé du Président un comportement d’équité entre les concubines roulantes. Les Hilux ont corroboré leur argument par le sentiment lascif que le président éprouve envers les V8. Il y a aussi les gros engins. Mon Président les admire pour beaucoup de qualité. Il trouve des sensations particulièrement ineffables  à se délecter du vrombissement de leur moteur. A chaque après-midi, ou presque, à l’heure vespérale, mon président regagne le parc dédié aux camions, tracteurs et autres engins. A son arrivée tous les engins sont mis en marche, en même temps, mon président se couche au centre de la chose, ferme les yeux, affûte son ouïe, dilate ses narines, et commence à jouir des sons en déferlante, en farouche concurrence avec des fumées épaisses produites par les moteurs en rut. Dans cette position, mon Président demeure, jusqu’au coucher de soleil…

 

Mouna Mint Ennass

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Notre ami Janus par Boye Alassane Harouna

altCe que Janus veut se réalise. Il veut vibrer au rythme de son temps. Il tient à se mettre au diapason. Il a donc troqué son olympe contre un site ─ Internet. Sur ce site, devenu son olympe, il y étale régulièrement des textes triés, souvent repris à partir d’autres sites. Textes naturellement suivis des inévitables commentaires des invariables commentateurs. Toujours les mêmes, bien emmitouflés, maquillés à l’aide de pseudonymes si bizarroïdes que leur psychanalyse nous révélerait sans doute d’innombrables curiosités… Notamment cette ubiquité dans laquelle se meut, avec une élasticité à faire frémir un saltimbanque, cet internaute aux multiples cagoules.

 Ce Janus de l’ère Internet a fait de ce site un purgatoire, son lieu de prédilection pour glorifier ou pour crucifier ; pour faire  l’apologie de certains ou vilipender d’autres. Il y cultive à satiété ses manies, comme d’autres leur dada : il traque son texte ; comme le prédateur, son gibier. Sauf que lui, son gibier il ne le rate jamais. Il n’est point besoin d’avoir été militaire, chasseur ou tireur d’élite pour savoir que la cible fixe est plus vulnérable, plus facile, plus accessible que la cible mobile, qui se déplace. Il lui suffit donc, à notre Janus-cybernaute, de sélectionner son texte, et, par un simple clic, de le capter et le transposer sur son site. Là, en ce purgatoire, son auteur n’en sort qu’encensé, embelli, couvert de toutes les vertus, élevé au rang de divinité ; ou bien il est brocardé, broyé, calciné, réduit en cendre nauséabonde, croit-on.

La mesure, la nuance, la voie médiane, Janus, paradoxalement, ne les connaît pas. S’il n’est qu’un, il a plusieurs visages — par définition —, auxquels correspondent ses multiples masques, laborieusement confectionnés, toujours prêts à être utilisés, soigneusement rangés dans différents tiroirs qu’il actionne au gré de ses humeurs, selon sa disponibilité, son angle d’attaque ou de caresse, et en fonction du calibre de sa cible.

Tout le monde le sait, il y a belle lurette que Janus s’adonne à cœur joie à ce sport particulier qui fait de lui l’un de nos plus grands internautes histrions. C’est un peu de bonne guerre, dirait-on. Dans l’adversité, chacun fait selon sa vision, sa sensibilité, ses moyens ; il reste que le procédé de Janus, devenu méthode d’expression et de réplique systématique, est plutôt couard, et dépourvu d’élégance. Mais les bonnes manières, le débat loyal, direct, yeux dans les yeux, Janus s’en tape. N’est-il pas Janus, Protéiforme, fort de sa faculté de se dédoubler, de se métamorphoser ? Cette aptitude à apparaître sous plusieurs formes ou visages, qui le prédispose à des pantalonnades, qui mieux que lui peut s’en prévaloir ? Sacré Janus ! Toujours dans la manigance. La zizanie, il adore ; elle lui permet de prospérer, de se mettre en valeur. Aussi s’est-il taillé un costume de trublion, qui semble lui aller à merveille. Plus à l’aise encagoulé qu’à visage découvert, il déambule sans gêne, distribuant fleurs par-ci, piques et chiquenaudes, adoucies parfois par quelques tapes amicales, par-là ; histoire de s’essayer à la nuance. Peine perdue.

Avec le temps, et l’itération aidant, Janus a acquis de l’expérience. Ce qui ne l’a pas empêché de s’emberlificoter plus d’une fois, parce que cherchant sans cesse à jongler avec ses différents masques. Masques auxquels il a attribué, pour faire diversion, des pseudonymes divers sous lesquels il se manifeste avec une jubilation gamine. Ainsi révèle-t-il lui-même sa véritable identité. Sans même s’en rendre compte, il ressemble à celui qui nuitamment s’introduit par effraction dans un domicile, et qui pense être protégé des regards par l’obscurité, ignorant que ses moindres faits et gestes sont scrutés avec des moyens de vision nocturne. Ainsi démythifié et tout dénudé, donc identifiable sous quelque forme qu’il apparaisse, il se désacralise lui-même, perdant ipso facto son essence, qui fait de lui Janus. Du coup, ses propos, qu’ils soient corrosifs ou laudateurs, deviennent sans intérêt. Car il devient évident pour tous qu’ils émanent d’un piètre bateleur, dont le paraître compte plus que l’être ; le contenant, plus que le contenu.

A vouloir en faire trop en prenant les gens pour des gogos, on finit inévitablement par se trahir, se démasquer. Où l’idiot apparaît sous toutes les facettes de son idiotie. Le comble du cocasse c’est qu’il n’en a pas conscience. Dépossédé de ce « don d’ubiquité » dont il se croit toujours dépositaire, il est comme possédé par la berlue : à force de vivre dans le fictif et de survivre par  l’« usage de faux », il finit par prendre l’irréel pour le réel…

Pauvre Janus, qui tombe de son olympe sans ses masques qu’il affectionne tant. Mais il croit toujours s’y trouver — confortablement installé et à l’abri de tous regards. Quand les effets de sa chute se feront sentir, son réveil risque fort d’être brutal et ses désillusions amères.

Sacré Janus.

 

Boye Alassane Harouna

16 février 2011

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Congrès des FLAM: de la discipline “camarade” Ousmane abdoul par Dia Ibrahima Aly-Paris-France

altJ’espère que mon intervention ne sera pas censuré sur avomm.com et pour précaution, j’ai envoyé une copie aux autres sites mauritaniens.

De quoi je me mêle serai-je tenté de vous demander? Je suis outré de voir qu’un évènement de cette importance et qui ne concerne que les FLAM et qui n’est même pas encore entériné ou officialisé soit étalé sur un site qui a toujours méprisé, diabolisé et dénigré ledit mouvement.
Je suis sensé de dire au camarade Ousmane Sarr s’il en est un, qu’un militant discipliné, même s’il gère un site doit savoir raison et secret garder. Les FLAM ont un secrétariat à la communication et c’est à cette instance seule que revient la publication de ce genre d’informations.
Aller jusqu’à faire campagne pour des camarades qui n’ont manifesté aucune envie de quoique ça soit relève du pire et pure “cooloyisme et du naafigisme”. Qui lui a dit que Samba Thiam va laisser la présidence? Qui lui a dit que Kaaw ou Abda voire Ibrahima Sall sont candidats?

Camarade Ousmane avec tout le respect qu’on se doit, un militant discipliné doit:
–  s’impliquer dans les activités du mouvement auquel il dit appartenir
–  s’acquiter de ses obligations de militant
– participer à tout ce qui fait avanver le mouvement
– savoir garder les décisions internes
– éviter une certaine versatilité
– défendre les intérêts du mouvement au lieu de contribuer à sa destruction
– etc
Après lecture du texte et des commentaires, je sens une esquisse de manipulation de l’opinion pour attirer l’attention autour d’un camarade de Monsieur Sarr mais seulement cette influence médiatique ne fera pas l’affaire de celui pour qui il veut rouler.
De grâce chers internautes, ne croyez pas à tout ce que l’on vous balance sur les sites. Avant de réagir à ce genre d’information qui n’est pas la moindre, prenez la peine de vérifier  la véracité de l’information avant de tomber dans des abîmes sans fond dans des commentaires ridicules.
Bref cette information est de la pure pub pour celui dont on ne dit pas son nom.  C’est comme on dit vulgairement” KO RAJO KANKAN TAN!”

La lutte continue !

Ibrahima Aly Dia dit Yaya Maabel

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Réaction à Ousmane SARR Président de l´Avomm / par Sid’Ahmed Ould Jaafar

altMonsieur Ousmane SARR,

Nulle intention de vous faire porter un “chapeau lourd, trop lourd d’ailleurs” comme vous ‘affirmez.Nulle intention non plus de vous mettre en mal avec le public qui nous lit. Mon posting, s’il faut l’appeler ainsi, n’avait d’autre portée que de mettre en lumière des erreurs commises par beaucoup de nos concitoyens, politiques et société civile confondus.
Il ne s’agit pas de vous incriminer ni même vous faire porter un “lourd chapeau”.
Ce que j’ai affirmé et que je redis ici avec force m’engage! Oui, j’ai bien dit que les mauritaniens ont chanté trop tôt avec l’arrivée de Ould Abdel Aziz. Vous affirmez que “nous avons tous soutenus des putschistes depuis 1978” Je m’oppose catégoriquement à cette argumentation que vous avancez et dis que vous avez tout faussé.Il est utile de lever des doutes sur cette affirmation pour éviter des gloses unitiles qui ne serviront qu’à tergiverser autour des questions essentielles.

Jamais le mauritanien n’a eu à soutenir un quelconque putsch de 1978 à 2004.

Tous ces coup d’état successifs ont été pour les mauritaniens dans leur ensemble une imposition contre leur volonté, donc forcée. Vous auriez raison, si vous aviez affirmé que le coup d’état qui a renversé Maawiyyé le 03 Août 2005 a été accueilli avec satisfaction et qu’il eût l’acclamation populaire car mettant fin à plus de 21 ans de dictature, de racisme, d’oppression et de corruption.Tout défenseur des droits humains s’interdira de soutenir ou d’acclamer tout pouvoir acquis par la force mais dans le cas de Maawiyyé, il n’était plus question de quelque appréciation qui puisse emerger si ce n’est celle du sursaut national qui a salué la fin d’un des règnes les plus sadiques de l’histoire tragique de la Mauritanie.

Le Grand Saidou KANE, dans l’outre tombe ne me contardira pas, Dieu ait pitié de son Âme, âmine. Il était parmi les premiers à dire”nous sommes par principe opposés à tout pouvoir acquis par la force mais dans le cas de ce putsch manqué contre maawiya, il était nécessaire pour lui de savoir que son pouvoir n’était pas aussi solide qu’il le croyait”(allusion à la tentative de Ould Hanene de renverser maawiyyé) Allez vous contredire le sage KANE Saidou pour dire qu’il a toujours supporté des putschs? Je n’ose pas y croire.

Même si vous semblez dire certaines choses qui seraient vraies, “les promesses resteront des promesses” vous semblez oublier que des promesses, Aziz en a tenu des milliers au moment où il se cherchait. Aziz s’est autoproclammé le “président des pauvres” Où en est-il avec la résolution du problème des pauvres?Vous n’avez pas compris ma déclaration en ce qui concerne votre séjour à Nouakchott en mars 2009.

Toutes démarches en vue de trouver une solution à des années de souffrance du peuple noir de mauritanien sous le régime sanguinaire de Maawiyyé sont les bienvenues. “Nous devons dialoguer avec celui qui est au pouvoir pour trouver une solution à nos problèmes” Incontestablement.C’est un engagement de tous(noirs et maures) de trouver une solution définitive à la souffrance de nos compatriotes noirs et n’oublions pas aussi que des maures blancs ont aussi souffert au temps de maawiyyé et je suis loin de faire une comparaison entre les souffrances car elles sont incomparables.

Ce que j’ai dénoncé concerne tout simplement vos deux démarches. Au moment où vous rencontriez Aziz c’est bien le mois de mars 2009 et en cette période, Aziz était frappé par une illégitimité constitutionnelle, il vient de renverser un président élu, pour la première fois, démocratiquement dans l’histoire de la mauritanie, le 06 Août 2008 même si on veut prêter tous les maux à Sidi Ould Cheikh Abdallahi, il est honnête d’affirmer qu’il fut le premier président à être élu démocratiquement en Mauritanie indépendante.Ce n’est pas pour lui faire de la publicité, ce n’est pas ma vocation.

A se référer aux informations que j’ai reçues en tant politologue, vous auriez démissionné de l’AVOMM que vous présidiez avant de venir à Nouakchott en mars 2009.Et cette démission a été confirmée par vous même le 04/01/2009 et visible sur le site de CRIDEM. Et comment se fait-il que vous avez pu parler au nom de cette association et de surcroît en tant que son président alors que légalement vous ne devriez pas le faire?Et selon les mêmes informations, il semblerait que la démarche de Monsieur Soumaré Abdoul Aziz ne serait pas celle de son association? En conclusion, si ces faits sont vérifiés, vos démarches seraient purement personnelles.Et c’est ce que j’ai dit.

Vous déclarez que je “ne dis pas tout sur ce que vous avez dit à Nouakchott” et pour appuyer cela vous avez mis un lien sur votre site qui fait allusion à votre conférence de presse(audio).Je l’ai déjà écoutée depuis très longtemps, cette conférence de presse et lue sur tous les sites les comptes rendus qui ont été faits et rendus publics.Elle a servi à faire quoi cette conférence? Si ce n’est faire resurgir sur la surface les problèmes de nos compatriotes noirs qui restent sans solution.Et croyez-vous que le général Aziz ignore tout ce que vous avez dit? Croyez-vous que la classe politique mauritanienne et la société civile ignorent tout ce que vous avez dit?Une chose est certaine, le général Aziz est l’un des témoins des plus avertis de la tragédie de notre peuple noir pour avoir servi aux côtés du bourreau de Nouakchott.La prière de Kaédi que je rappelle encore ici, ne peut servir de justifiaction au pardon d’un massacre collectif.Elle n’est que de la poudre aux yeux, malheureusement.Quelles actions ont suivi cette prière?

Vous dites que “personne ne conteste la légitimité de Aziz aujourd’hui” c’est quand même maladroit. Que dites vous de l’opposition qui refuse de reconnaitre sa légitimité?Aziz s’est imposé d’abord par les armes avant de s’imposer par des urnes acquises à sa cause.Ceux qui ne contestent pas Aziz ce sont bien ceux qui se livrent à la politique du ventre(Siyaasa El Kerch) et les appaludisseurs(saffaaga).Sinon, que dire de la promotion des tortionnaires au sein de l’armée dont l’exemple le plus récent est la nommination au grade de général, Mohamed Ould ZNAGUI, un tortionnaire notable indexé par les Associations des défenses des droits de l’homme, que nous dénonçons?
Lors de la journée du 25 mars 2011, pourtant décretée” journée de réconciliation nationale” quel message officiel a té adressé au peuple?Cette journée est passée comme une journée ordinaire si ce n’est un discours laconique du président du COVIRE, Monsieur SY Abou Bocar qui vient nous rappeler cet évènement.

Vous demandez Monsieur SARR, qu’est ce que je fais après avoir reconnu le génocide sous le règne de Maawiyyé? En tant que citoyen d’abord, ma contribution consiste à casser ce silence coupable de mes concitoyens et de trouver tous les moyens légaux de pousser les autorités à prendre leur responsabilité concernant la résolution des épineux problèmes de la Mauritanie: vérité et réconciliation, indemnisations véritables et sans intermédiaire des ayant droit de manière transparente, le retour définitif des déportés et la restitution de leur bien, la réinsertion des anciens fonctionnaires dans l’administration qui les a bannis. La résolution définitive de la cohabitation entre noirs et blancs ou mourir ensemble.Tels sont mes combats aujourd’hui.Et en tant que politologue, je suis à la disposition de la vérité bien qu’on dise que la politique c’est l’anti désir, que tout savoir le sert et tout déisr le dérange.

N’en déplaise aux Sieurs SARR Ousmane et SOUMARE Abdoul Aziz, vous aurez constaté de vous mêmes que depuis vos démarches qui ont consisté à vous rendre à Nouakchott, rien n’a bougé du côté du palais ocre de Nouakchott, devenu le palais blanc il y a quelques temps.
Des mobilisations, il y en a eu.Personne ne peut vous empêcher de faire une mobilisation ou une marche populaire pour dénoncer ce qui se passe chez nous en Mauritanie mais le vrai combat est ici au pays.Il doit être de l’intérieur.

Wa lillahi walil watan

Sid’Ahmed Ould Jaafar
Consultant/Politologue
Nouakchott, Mauritanie

SOURCE : Avomm.com

 

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Du Baassisme au Nasserisme, des idéologies aux ingrédients mortels Par JAMAL SOW- Paris France.

altQuand une idéologie se nourrit de la haine, de l’intolérance et de la négation de son semblable, elle n’enfante que des monstres qui sèment partout des tragédies, des misères et la désolation. Des tragédies et des misères qui ne vont pas seulement concerner les peuples auxquels, elle nie et rejette mais à ceux elle croit combattre. Le peul dit “ko wari haako fof yahdora heen”.

Depuis les indépendances la Mauritanie, jusqu’à nos jours n’arrive pas à trouver un équilibre politique, économique, social, culturel et surtout à se mettre sur les rails d’un progrès technique et scientifique. Elle ne cesse de tanguer, de vaciller et de tourner en rond: la Mauritanie souffre, une souffrance que le peuple ressent au plus profond de son de son âme et de sa chaire. Dans son cœur, sur ses deux fragiles épaules, pèsent d’avantage, chaque matin qui se lève, des maux dont, il n’a plus la force et l’énergie de supporter. Sous le poids de ce fardeau, de ces misères, ses pieds s’enfoncent dans des repères mouvants, ses yeux aveuglés par les tempêtes de malheurs, il tâtonne et il n’arrive pas à avancer, il a perdu le sens de l’orientation. Devant lui, aux confins du ciel e de la terre, il ne voit pas se lever une aube blanche, annonciatrice d’une matinée heureuse: tout est opaque et brumeux. Dans son cœur l’espoir s’est asséché. La longue nuit épaisse qui voile son existence ne semble pas vouloir retirer ses pans lourds de malheurs sur lui.

Pourtant, cette nuit noir qui règne sur lui n’est pas le fait de Dieu, ni la vengeance des mauvais esprits, mais celui des hommes et des femmes qui ont importé des idéologies aux ingrédients mortels. En vérité l’importation et la réappropriation du Baasisme et du Nassérisme ont été une erreur fatale à l’élite intellectuelle arabo-berbère mauritanienne.

 La réalité multiraciale, multilinguistique et multiculturelle de la Mauritanie ne pouvait pas être en harmonie avec les exigences et les objectifs du Baasisme et du Nassérisme. Malheureusement, c’est en refusant de voir cette réalité en face, que les idéologues du Baasisme et du Nassérisme produiront une histoire douloureuse, une histoire de haine, de séparation, de méfiance entre les citoyens. Ils incarneront des idéologies agressives, provocatrices, nihilistes et destructrices. Dans la mesure tout simplement, ils ne sont pas limités à un nationalisme simple et passif, celui qui exalte, défend et épanouit les valeurs culturelles, sociales, linguistiques et historiques de la société arabo-berbère. Ils ont transgressé ce droit ,qui est d’ailleurs légitime à chaque peuple, en versant dans un nationalisme qui asphyxie et qui empêche aux autres de vivre et de s’épanouir en fonction de leur spécificité naturelle, de leur essence socio- culturelle et de leur héritage historique.

 Ainsi l’école du Baasisme et du Nassérisme, ne sont sortis que des disciples qui n’ont pas appris la bonne morale. Une morale de la tolérance, de la justice et de l’égalité. Ces disciplines ne voient le monde et les choses qu’en éternelle dialectique irréductible: l’homme blanc/l’homme noir; l’esclave/ le libre,”khayma kabir/kayma sagkir….De surcroît, ils placent la vérité et les valeurs absolues dans leur « Je » personnel et dans l’unique nombril de leur culture, et de leur communauté, tout le reste n’est que manifestation basique et vocifération animalière. Par conséquent ne mérite aucun respect et considération humaine.

Cette vision du monde et ce discours qui peuvent illustrer les théories de Arthur Conte de Gobineau ou les cours d’anthropologies de Lévy-Bruhl ne pouvaient nullement préparer des lendemains heureux pour la Mauritanie.

Malheureusement, beaucoup de jeunes seront formés de cette école de la déchéance morale du Baasisme et du Nassérisme. Ils seront dans toutes instances politiques, économiques, juridiques, administratives, éducatives…

Ils deviendront ministres, gouverneurs, préfets, colonels, inspecteurs de police. Bref ils gangrèneront tout le système. Il est incontestable qu’avec de tels hommes qui suent la haine, les voies du mal sont largement ouvertes et inexorablement, ils mèneront la Mauritanie vers des impasses qui mineront toute la vie des simples citoyens.

De cette morale jahiliste, anti-islamique et anti-humaine, s’ajoute une absence totale d’un programme politique significatif qui pouvait engager la société vers des transformations radicales, vers une amélioration des conditions de vie et surtout mettre le pays dans les rails des progrès techniques et scientifiques conséquents.

 

Car un système peut être raciste, xénophobe, mais produire des merveilles économiques, techniques et scientifiques. Le ségrégationnisme américain, et l’apartheid sud-africain des systèmes aussi répugnants que l’un de l’autre, n’ont pas empêché l’un d’être la première puissance du monde et l’autre le plus développé des pays africains.

Les idéologues du Baasisme et du Nassérisme pouvaient continuer à maintenir l’oppression et la discrimination une partie de la population tout en développant les différentes infrastructures économiques, éducatives, sociales: partout avoir les meilleurs hôpitaux, les meilleurs dispensaires, les meilleurs universités, les meilleurs écoles, les meilleurs routes, les meilleurs usines…Doter le secteur de la pêche et de l’agriculture des moyens ultramodernes et ultra-sophistiqués. Malheureusement, si la première option, (celle de maintenir leur domination) hante leur conscience, la deuxième possibilité (celle de développer le pays) a été toujours la benjamine de leur motivation. Les idéologues du Baasisme et du Nassérisme profondément emportés par la morale du ventre ont toujours considères la Mauritanie que comme une vache laitière, dont il faut sucer les mamelles jusqu’aux entrailles. Sans état d’âme, ils ont pillé, ils ont détourné, ils ont bradé et confisqué tout ce que le pays contenait comme richesses et potentialités. Cette absence d’esprit du patriotisme, cette absence de sincérité vis- à -vis de sa propre conscience, et cette absence du respect de la morale religieuse ont fait naître des comportements qui ont excellé dans l’art de la triche, du mensonge et de l’hypocrisie. L’anarchie, la médiocrité, et la misère vont étendre leur tentacule jusque’ aux dans les détails les plus infimes de la vie du pays.

Au comble du paradoxe, les idéologies du baasisme et du nassérisme qui se veulent socialiste, n’ont rien dans la théorie ni dans l’action quelque chose qui se ressemble ni de prêt ni de loin aux nobles pensées du socialisme. Pour être convaincu, il suffit de se livrer un à petit exercice de comparaison entre le socialisme des russes, des chinois et celui “porté” par le Baasisme et le nassérisme. Quoi que les critiques qu’on peut adresser à l’encontre de ces deux pays, il est incontestable que leur socialisme à été positif faits économiques et sociaux illustrent largement cette réussite. En Mauritanie, cette idéologie n’a pas inspiré la lutte contre la pauvreté, contre les maladies, contre la soif, contre le manque d’hygiène, contre l’absence d’structures éducatives, sociales, sanitaire, culturelle…Elle n’a occasionné que le triomphe de ce qui est le plus exécrable chez la personne humaine .Les idéologues du Baasisme et du Nassérisme n’ont pas voulu refaire l’histoire à la manière de JEAN JAURES, à la manière de MAO ZEDONG, à la manière de LÉNINE, de CHE-GUEVERRA…

Hélas! Tout leur génie, tout leur talent et toute leur énergie sont consacrés à d’autres taches. Des taches dans lesquelles était absent le salut du peuple mauritanien. Car y absents les intérêts généraux, le bien commun de tout le monde et les grandes valeurs qui incarnent les la dignité humaines .Ainsi toutes leurs attitudes, toutes leurs décisions sont dictées par leur des sentiments d’égoïsmes, par des jeux de calculs qui ne prennent en considération la proximité parentale, le teint épidermique, l’origine sociale. Étrange socialisme qui enfonce d’avantage le clou des devisions sociales, qui a ses bourgeoisie, qui a ses esclaves, qui a ses domestiques, et qui laisse planer des préjugés qui doutent de l’humanité de certaines populations.

En vérité si le baassisme et le nasserisme sont arrivés à s’adopter facilement dans le paysage,c’est parce que ses porteurs ont été éduqués, moulés dans des mœurs et dans des références culturelles qui demeurent favorables à la hiérarchisation entre les hommes. La société arabo-bérbere a d’abord enfanté le système esclavagiste avant d’être la réceptacle des idéologies racistes et xénophobes. Ce système esclavagiste fera beaucoup de tord et de douleur à la masse haratine. Ainsi de l’aube de l’esclavage à nos jours, la masse haratine continue de porter le fardeau de l’histoire. Un fardeau lourd, douloureux et injuste. Elle avance dans l’histoire comme la seule damnée du siècle, la seule maudite des temps modernes. Aucune douceur, aucun répit pour la masse haratine, constamment tenaillée par la férocité d’un système indigne, ignoble et rétrograde. Sous lequel elle râle, elle suffoque et elle sut. Ce système qui se nourrit de la misère de cette masse, qui s’enrichit brutalement sur le dos de cette masse. Triste sort pour ces milliers d’hommes, ces milliers de femmes et ces milliers d’enfants à qui, le système esclavagiste interdit tout plaisir, toute joie, toute prospérité et tout épanouissement. Ces êtres à qui, la faim et la soif sont devenus des compagnons éternels qui, agitent le silence des longues nuits. Ces êtres qui, inlassablement, sous le soleil brûlant, les pieds dans le sable ardent, emboitent les pas des chameaux dans le désert aux horizons infinis. Ces pauvres âmes qui, sous toutes les saisons, chargent et déchargent ces milliers de bateaux, ces milliers de remorques stationnés à tous les ports, à toutes les gares, et dans tous les marcher du pays. Ces âmes qui, sous la lueur matinale d’un hiver rigoureux, grelotent de froid le long des artères de Nouakchott en quête d’une journée de travail:une journée pour casser des pierres,creuser des canaux,pousser des brouilletttes, élever des toits qui ne seront jamais les leurs. Ces âmes considérées comme immature, qui, dans les bureaux administratifs balayent, rangent, versent du thé. Enturbanné, habillé d’un simple boubou et de sale pantalon, l’homme haratin exécute mile et une commissions pour des gens qui sont convaincus de leur noblesse, de leur supériorité du seul fait qu’ils sont blancs.

Quel destin sombre pour ces milliers d’enfants sur le dos de leur mère,qui dansent au mouvement de ces braves femmes qui pillent,qui ramassent du bois,qui lessivent ,qui cuisinent. Ces choses pillées, lessivées, préparées ne sont pas pour elles: c’est pour la race pure, la race bénit!!

Ces enfants qu’elles portent sur le dos ne marcheront jamais sur le chemin des écoles, ils ne marcheront pas sur le chemin des centres de soins; comme les pères de leurs pères, ils marcheront dans ceux des ténèbres, de l’obscurantisme, de l’ignorance, de la maladie et de la misère. Ils sont nés pour les autres, ils grandiront pour les autres: leur vie et leur existence sont faites pour celles des autres. Eux, ils n’ont pas une ”essence noble”, une ”âme noble” et un ”sang noble”. Ils ne sont qu’une concentration d’impureté, un vomi de tout ce qui est de plus dégoûtant et de plus répugnant chez l’être humain. Ainsi, leur destin est scellé, ils doivent être de l’autre coté de la sphère de l’amour, du respect, et de la reconnaissance. Même exclus de la sphère de l’humanité, et de ses valeurs de tolérance, d’équité, de justice et de liberté, leur ”animalité” doit subir et supporter encore la férocité et la méchanceté infondées de la part, de ceux qui pensent les seuls à porter en eux la raison raisonante, la grandeur de l’histoire et la civilisation du vrai. Pour combien de temps va encore durer cette souffrance et cette misére?

Trop d’hypocrisie, trop d’opacité et trop d’ambigüité dans les ”solutions” données. Au fond, le système qui puise sa force dans le racisme et dans l’esclavagisme demeure, se renforce,se solidifie et prospère.

A suivre

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