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Flamnet-Agora: Le Wali de Kaëdi veut diviser pour mieux régner par Gando Dia
Le 17 Décembre 2011, la jeunesse Kaëdienne avait décidé de manifester dans les rues de la capitale du Gorgol à la suite de l’ emprisonnement arbitraire et infondé du jeune Abass Kane Originaire du village de Bagodine situé à 45 kilométres de kaédi, venu accompagner son père âgé de 96 ans, aveugle pour le faire recenser au centre d’accueil de Kaédi où les choses impensables n’auraient jamais pu se passer compte tenu de l’âge et de la situation de handicap du père d’Abass Kane. Les agents de recensement toujours avec les mêmes excès de zèle, et avec la même volonté d’humilier et de poser d’ennuis sérieux aux futurs candidats au fameux papier à la carte , plus précisément le responsable Mr Mohamed El Moctar Ould Behey, avait ordonné au jeune de sortir du centre, ce dernier lui précisa, qu’ il accompagnait une personne âgée et de surcroit aveugle, donc ne pouvait le laisser seul sans surveillance. Se croyant à la place du roi, le chef du centre, méprise et insulte au vu et au su de tous, le jeune Abass Kane , qui lui aussi à juste titre a réagi à la provocation et à l’humiliation, puis une altercation et échanges virulents s’en suivent. Immédiatement, le responsable du centre et ses camarades agents recenseurs se précipitent au commissariat pour porter plainte contre le jeune, qui depuis le 13 Décembre dernier est en prison dans un pays ou la justice est inféodée au pouvoir du putschiste, le général Abdel Aziz ,ou l’on ne cherche à mener une enquête sérieuse….
Ce qui me révolte en tant que citoyen et natif de la ville de Kaëdi, c’est l’attitude irresponsable et anachronique du gouverneur de la ville, celle des élus locaux complices d’une telle politique de mépris vis à vis de leurs administrés mais encore celle des Imams ou chefs religieux qui emboitent le pas, sans comprendre les enjeux aux politiques qui pratiquent depuis des lustres dans notre région la politique du ventre et de la désinformation pour le seul but de se maintenir à leurs différents postes usurpés.
Le Gouverneur de Kaëdi, dans cette épreuve difficile ou la ville était assiégée, les activités de la ville complétement paralysée a voulu jouer à la politique de diviser pour régner, une méthode classique d’une autre époque, qui malheureusement ne marchera plus jamais dans notre ville. Il tenait à séparer la communauté pulaar ; la communauté Soninké et la communauté Haratine pour mieux réussir à casser le mouvement des jeunes, c’était vraiment peine perdue pour lui . Et la détermination au beau fixe.
Ses rencontres discrètes avec les uns et les autres ont été immédiatement dévoilées , tous convaincus que désormais seule l’unité peut sauver la Mauritanie , ils ont refusé la corruption morale et matérielle au profit de la cohésion régionale et nationale, encore une fois toutes mes félicitations à ces hommes de valeur à la pointure du jeune Lehbouss de l’IRA qui refusait 110 millions d’ouguiya du général, choisissant sa dignité et la noblesse de sa lutte contre l’esclavage et le racisme d’état. Je constate que le wali ou gouverneur régional a failli à son devoir,il doit immédiatement être relever de ses fonctions et poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale et à la division en période de crise, lui qui était sensé sécuriser, unir , protéger, jouait terriblement avec le feu en opposant les uns aux autres à des fins politiciennes.
Quant aux élus, c’est la honte, pratiquement ou presque tous natifs de la ville de Kaëdi, s’adonnent à une politique dangereuse , celle qui consiste à plaire au Général, comme au temps de Taya, faisant croire qu’ils drainent , assez de monde derrière eux, alors qu’il n’en est rien. En réalité , ils ne peuvent même pas mobiliser leurs propres familles, le réveil des kaédiens est spontané, on ne peut plus les mentir, on ne peut plus tricher avec eux. Nos Imams et chefs religieux aussi, malheureusement , sans rien comprendre à la danse ont été subtilement utilisés pour venir au secours des politiques , nous leur demandons garder la ligne de leurs obligations religieuses,.la politique et la religion ne font pas bon ménage sous risque de tomber dans les pièges, dans les mensonges dans la corruption et d’autres vices qui handicaperont la société. Ils doivent lire strictement sans parti pris la religion , l’Islam et sans y rajouter leur égo et leur idéologie souvent importée, ainsi, ils pourront garder leur aura, dignité et personnalité.
Partout dans le monde ou les religieux se sons subordonnés aux politiques, ils ont réussi à briser la démocratie à créer un malaise au sein de la société par des partis pris non pas religieux mais politiques, nous pouvons entre autre prendre l’exemple de la pratique de l’esclavage et d’autres tares de la société Mauritanienne , je demande alors aux Imams et aux religieux de la ville de Kaëdi d’observer leur neutralité et de refuser à tout prix de servir les oppresseurs et des élus peu soucieux de l’harmonie et de la cohésion sociale, au vu de leur bilan catastrophique et surtout en cette période de crise et de sécheresse ou rien n’est fait pour soulager la souffrance des populations.
Je finirai mon message, en lançant un appel au général Abdel Aziz afin qu’il revoye sa copie sur ce recensement discriminatoire et surtout qu’il est mené par des hommes qui ne sont pas à la hauteur de la tâche, c’est bien ceux qui ont saigné la Mauritanie depuis des années et ceux qui ont endeuillés la vallée qui continuent en toute impunité à sévir sans le moindre carton rouge de la part d’un Président qui s ‘est autoproclamé ,”Président des pauvres”‘ Et pourtant , il n’ y a que ces pauvres qui continuent à souffrir, la gabegie, le racisme, le népotisme et autres méthodes ont prix le dessus sur un véritable état de droit., mon général, le slogans et la démagogie ne trompent plus grand monde
Sachons une chose, si rien n’est fait pour arrêter à temps cette hémorragie, notre jeunesse finira par déborder, alors ” mieux vaut tard que jamais,” faisons quelque chose dès maintenant et arrêtons de se tirer dans les pattes, personne n’y gagnera.
Wa salam.
Gando Dia dit Mamadou Aly
Citoyen du monde et militant des Droits de l’Homme.
Massy le 20 Décembre 2011
L’éditorial de La Nouvelle Expression : Non, mon Général
Le Général Ould Meguett nie les tueries au sein de l’armée et accuse les « maladies diarrhéiques ». Le patron du Bureau d’Etudes et de la Documentation, BED (renseignement), dit que les civils et militaires victimes de la barbarie, voire de la bestialité de leurs compatriotes ou compagnons d’armes sont morts à cause de la diarrhée. Plus de 500 tués, victimes de la diarrhée. Où sont leurs tombes et pourquoi ils ont été enterrés sans sépulture, une obligation musulmane, pourtant ?
Mon Général, que vous affirmez devant les rescapés et les orphelins que vous êtes accusé à tort, passe encore ; que vous clamez que votre nom, cité dans la liste des présumés assassins et tortionnaires, est anormal car vous ne pouvez faire mal à une mouche, c’est votre droit le plus absolu. On peut le comprendre.
Mais de là à banaliser la mort de tant de compatriotes qui, plus est, étaient vos compagnons d’armes, cela ne peut relever que d’une cruauté rare ; en tout cas un manque criant d’esprit du corps. Une telle attitude nous fixe sur votre personne, tout comme elle renseigne sur votre vision.
Mon Général, le monde entier sait maintenant combien les purges au sein de notre armée furent sanglantes ; combien l’assassinat gratuit était courant. Il ne sert donc plus à rien de le nier, encore moins de vouloir l’occulter. Ce serait au mieux prendre les citoyens de ce pays et du monde comme des idiots ; et au pire, insulter la mémoire des disparus, alors même que les Mauritaniens (dans leur grande majorité), maintenant bien au fait des atrocités dont se sont rendus coupables certains membres des forces armées, cherchent à panser les plaies et tourner la page.
Mon Général, votre façon de raisonner va même à l’encontre des actes déjà posés par le Président Ould Abdel Aziz qui a reconnu les faits, demandé pardon et prié à Kaédi pour le repos des assassinés d’Inal, de Jreida, d’Azlat et d’ailleurs. Ou bien, voulez-vous insinuer qu’Ould Abdel Aziz n’avait pas à demander pardon à des soldats morts après une crise de diarrhée ?
Non, mon général, retirez cette insulte qui n’honore point un officier de votre rang, car nulle part au monde on a vu, d’un coup, plus de 500 soldats, presque tous de la même ethnie, mourir, comme ça, de leur belle mort, après une attaque de diarrhée. En tout cas, ce serait la première fois qu’une diarrhée aussi sélective s’attaque à nos soldats !
La Mauritanie n’a pas besoin d’affront ; elle veut avancer en assumant son histoire, même la plus cruelle. Au moment des faits incriminés, vous étiez capitaine. Vous et d’autres membres des forces armées ont été accusés d’avoir commis des atrocités. Ce n’est donc pas toute l’armée mauritanienne qui est accusée et vous êtes présumé innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Mon Général, la Mauritanie, notre pays a trop souffert du négationnisme. Cette page doit être tournée pour le bien de cette Mauritanie qui nous a tout et tant donné mais que certains continuent à triturer et vouloir plonger dans la mouise. Tous, ensemble, nous devons prier pour l’âme de nos morts ; nous leur devons vérité pour qu’ils reposent en paix.
Reconnaître la vérité c’est d’abord reconnaître les mouroirs d’Azlat, de Tiguint, de Nbeika, d’Atar, de Nouadhibou, d’Aleg, de F’derik, d’Inal ou de Jreida. Le devoir de vérité. Le devoir de mémoire. Le devoir de justice. Avant les réparations et le pardon. Avec sérieux et loin de cette « commission du passif humanitaire » qui donne l’aumône à certains et omet le grand nombre.
Mon Général, il est temps pour nous tous de prendre de la hauteur. Il est temps de cesser de recouvrir du voile de la honte les sépultures sans prière de tous ces morts qui continuent d’interpeller les vivants. Il est temps d’arrêter d’accuser les mouches ou les moustiques ; le béribéri ou le choléra. Les enterrés de Sori Malé, les entassés de Wothie, à ce que l’on sache, ne souffraient ni de palu ni de courbatures.
De deux diarrhées, Mon général, il faut se méfier : la diarrhée « ventrale » et la diarrhée verbale…
Seydi Moussa Camara- La nouvelle Expression
L’éditorial de La Nouvelle Expression : Non, mon Général
Le Général Ould Meguett nie les tueries au sein de l’armée et accuse les « maladies diarrhéiques ». Le patron du Bureau d’Etudes et de la Documentation, BED (renseignement), dit que les civils et militaires victimes de la barbarie, voire de la bestialité de leurs compatriotes ou compagnons d’armes sont morts à cause de la diarrhée. Plus de 500 tués, victimes de la diarrhée. Où sont leurs tombes et pourquoi ils ont été enterrés sans sépulture, une obligation musulmane, pourtant ?
Mon Général, que vous affirmez devant les rescapés et les orphelins que vous êtes accusé à tort, passe encore ; que vous clamez que votre nom, cité dans la liste des présumés assassins et tortionnaires, est anormal car vous ne pouvez faire mal à une mouche, c’est votre droit le plus absolu. On peut le comprendre.
Mais de là à banaliser la mort de tant de compatriotes qui, plus est, étaient vos compagnons d’armes, cela ne peut relever que d’une cruauté rare ; en tout cas un manque criant d’esprit du corps. Une telle attitude nous fixe sur votre personne, tout comme elle renseigne sur votre vision.
Mon Général, le monde entier sait maintenant combien les purges au sein de notre armée furent sanglantes ; combien l’assassinat gratuit était courant. Il ne sert donc plus à rien de le nier, encore moins de vouloir l’occulter. Ce serait au mieux prendre les citoyens de ce pays et du monde comme des idiots ; et au pire, insulter la mémoire des disparus, alors même que les Mauritaniens (dans leur grande majorité), maintenant bien au fait des atrocités dont se sont rendus coupables certains membres des forces armées, cherchent à panser les plaies et tourner la page.
Mon Général, votre façon de raisonner va même à l’encontre des actes déjà posés par le Président Ould Abdel Aziz qui a reconnu les faits, demandé pardon et prié à Kaédi pour le repos des assassinés d’Inal, de Jreida, d’Azlat et d’ailleurs. Ou bien, voulez-vous insinuer qu’Ould Abdel Aziz n’avait pas à demander pardon à des soldats morts après une crise de diarrhée ?
Non, mon général, retirez cette insulte qui n’honore point un officier de votre rang, car nulle part au monde on a vu, d’un coup, plus de 500 soldats, presque tous de la même ethnie, mourir, comme ça, de leur belle mort, après une attaque de diarrhée. En tout cas, ce serait la première fois qu’une diarrhée aussi sélective s’attaque à nos soldats !
La Mauritanie n’a pas besoin d’affront ; elle veut avancer en assumant son histoire, même la plus cruelle. Au moment des faits incriminés, vous étiez capitaine. Vous et d’autres membres des forces armées ont été accusés d’avoir commis des atrocités. Ce n’est donc pas toute l’armée mauritanienne qui est accusée et vous êtes présumé innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Mon Général, la Mauritanie, notre pays a trop souffert du négationnisme. Cette page doit être tournée pour le bien de cette Mauritanie qui nous a tout et tant donné mais que certains continuent à triturer et vouloir plonger dans la mouise. Tous, ensemble, nous devons prier pour l’âme de nos morts ; nous leur devons vérité pour qu’ils reposent en paix.
Reconnaître la vérité c’est d’abord reconnaître les mouroirs d’Azlat, de Tiguint, de Nbeika, d’Atar, de Nouadhibou, d’Aleg, de F’derik, d’Inal ou de Jreida. Le devoir de vérité. Le devoir de mémoire. Le devoir de justice. Avant les réparations et le pardon. Avec sérieux et loin de cette « commission du passif humanitaire » qui donne l’aumône à certains et omet le grand nombre.
Mon Général, il est temps pour nous tous de prendre de la hauteur. Il est temps de cesser de recouvrir du voile de la honte les sépultures sans prière de tous ces morts qui continuent d’interpeller les vivants. Il est temps d’arrêter d’accuser les mouches ou les moustiques ; le béribéri ou le choléra. Les enterrés de Sori Malé, les entassés de Wothie, à ce que l’on sache, ne souffraient ni de palu ni de courbatures.
De deux diarrhées, Mon général, il faut se méfier : la diarrhée « ventrale » et la diarrhée verbale…
Seydi Moussa Camara- La nouvelle Expression
Luuku Laaka kuɗol Aamadu Sammba Demmbele mo Jowol
Laamu Muritani to Kahaɗi artirii caɗeele he nder caɗeele ɗe njahaano. Enen ne ngartiren ɗo LUUKU LAAKA HE NDER LUUKU LAAKA seeɗa. Holi ko addi dillere waɗnde hannde kahayɗi haa oto e galle nduppaa ? Heccitaawel, biyeteeɗo Abbaas Kan, gummiiɗo Ɓoggee ariino wallude baaba mum winnditaade, yimɓe laamu ɓe njiɗi yaltin’de mo he winnitordu he, o salii, ɓe mbaɗdi heen. Laamu ngu waɗi ndoolndoolaagu nawi mo sokoyi mo. Iih !!! neɗɗo waawaa wallude baaba mum donkitɗo no winnditorii ? sabu ko jahroowo he duuɓi 96.
Mate wonaa won wiynooɓe caɗeele binndatagol ɗe nana ngustiree seeɗa seeɗa ?
Hay mawɗo leydi o waɗtiino yillaade he binnditorɗi he ngam hoolkisaade no ɗum yahrata . Haa ɗuum fuɗɗii tiiɗnude woon he ɓerɗe. Waɗde so cidel fasii ko tuutata hankadi ?
Waɗde dillere « woto- wooto -he –ɓiyngu- leydaagu –am » ummitinii seppooji mum to Dimmbee. Eɗen ciftina ko ɗiin seppooji caabinoo toon duppugol werlaa polis e dummbegol e leeptegol sukaaɓe heewɓe. Hannde ne hay so hay gooto jaggaaka tawo ne, garnaatuuji keewɗi mbeddaama. Werlaa gardiɗo sukaaɓe e coftal ɓalli duppaama. Sukaaɓe ɓe ndeeƴtii kono mbiyi ko artooɓe. Ko jogori kewde ? laaɓndo ɗen gorko gooto ina wiyee ƁOOYI.
Jooni noon holi gaddiiɗo ɗum fof ? Ɓe mbiyi ko laamu ngu. Ma a taw waɗde laamu ngu ɗigginaani cefol jannginanoo « so uure (uubre) waɗii yo safre gila wontaani bara ».
Waɗde ƴeewen piɓi sabu, he ñohre, mboɗo jogii ɗo piɓol jarngol so oɗon cuusi nawan de ɓe… ngol wiyetee ko « cafroowo ɗeɗɗataa ! »
Demmbele Aamadu Sammba- DAS mo Jowol- jamma jamma…
Recensement et double nationalité Par Ousmane Ba des FLAM-Europe de l´Ouest
Même si les Mauritaniens naturalisés en France ou ailleurs sont responsables de leurs décisions de naturalisation après plusieurs années d’exil politique, je voudrais quand même faire une analyse entre cette conséquence et le recensement en cours au pays.
Lorsque le recensement dit « fiable » a été lancé au mois de Mai dernier en Mauritanie, on a observé au paravent la fermeture, pour des raisons douteuses, des consulats mauritaniens à Dakar et à Paris qui enregistrent de fortes concentrations de communautés noires mauritaniennes.
Le recensement sera fait à l’ambassade ; mais pour se faire recenser, on doit présenter, en plus des papiers d’Etat civil mauritaniens, le titre de séjour français pour le cas de l’enrôlement en France. En exigeant le titre de séjour français les autorités mauritaniennes ont voulu écarter délibérément des milliers de Noirs mauritaniens exilés en France à cause de la répression et la terreur qui les avaient frappés, à l’époque du régime assassin de Moawiya Ould Sidi Ahmed Taya en Mauritanie. Il y’a une autre tracasserie administrative que les Mauritaniens ayant obtenu la nationalité française subissent à l’ambassade de Mauritanie à Paris quand ils s’y rendent pour demander un visa d’entrée : Au-delà des frais de visas qu’il faut payer, on leur exige aussi une pièce d’Etat civil prouvant qu’ils sont ou qu’ils étaient mauritaniens.
Pourquoi exiger un acte de naissance en plus du passeport pour établir un visa à quelqu’un ? Les autorités plénipotentiaires mauritaniennes ne chercheraient-elles pas à établir une liste rouge des Mauritaniens ayant une autre nationalité dans le but de les priver définitivement de la nationalité mauritanienne en les empêchant de se faire recenser ? Les mauritaniens naturalisés français et refugiés politiques ne disposant pas de la carte d’identité mauritanienne ne peuvent pas se faire recenser.
Ce recensement est fait malheureusement dans le but de diviser les Mauritaniens les uns contre les autres. Le critère de recensement n’est pas le même selon qu’on vit en exil (un exil qu’on n’a pas choisi) ou qu’on est né à l’étranger. Ce critère devrait être simple et unique pour tous les Mauritaniens.
Quand Mohamed Ould Abdel Aziz traitait les manifestants mauritaniens à Paris contre le recensement de Français et quand il répondait que les Mauritaniens ne demandent pas de visas pour se rendre en Mauritanie suite à une question de Kassataya sur les tracasseries de visas pour les Mauritaniens qui veulent se rendre en Mauritanie, ce n’était pas fortuit.... Et pourtant il connait parfaitement l’existence de la double nationalité à travers la Mauritanie et tous ses pays limitrophes. Il y’a des millions d’Algériens qui font chaque année des allers et retours entre la France et l’Algérie sans aucune tracasserie administrative et participent à toutes les élections algériennes en France. Pourquoi ? Parce que les autorités algériennes aiment et protègent leurs concitoyens quels qu’ils soient partout dans le monde. Elles savent que la double nationalité est une opportunité sociale et économique pour l’Algérie et non une tare. On voit la même chose à travers les immigrés maliens, sénégalais, marocains, tunisiens, togolaise, etc. Ce qui n’est pas le cas des autorités mauritaniennes vis-à-vis des Noirs mauritaniens qu’ils massacrent ou vouent à la servilité sociale. Si le gouvernement actuel est réellement démocratique, il aurait dû faire une rupture totale des pratiques des régimes militaires qui l’ont précédé en favorisant l’ouverture et le dialogue avec les exilés mauritaniens au lieu de les stigmatiser.
De mon point de vue la nationalité est un fait naturel, inné et inaliénable. Car, on appartient naturellement à un pays (le village, la région) comme on appartient à une famille (avec les parents, les frères et sœurs, la tribu…). Le décret présidentiel qui consisterait à dire que tel citoyen ou telle citoyenne pourrait ou pas conserver sa nationalité mauritanienne est un non sens pour moi.
Les Mauritaniens de la diaspora doivent rester mobilisés et vigilants face au système de gouvernement raciste mauritanien qui cherche vaille que vaille à déposséder des Noirs mauritaniens de tout acquis naturel soit-il ou de toute possibilité d’améliorer leurs conditions de vie
Si du point de vue philosophique on définit l’Etat comme un instrument de domination économique et sociale, on voit bien que l’Etat mauritanien joue ce rôle à merveille contre les Noirs mauritaniens.
Ousmane BA
Le Pecq France
30/11/11





