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DEVOIR DE MÉMOIRE: IL Y´A 25 ANS DÉJÀ TOMBAIENT NOS PREMIERS MARTYRS!
6 decembre 1987- 6 decembre 2012 -25 ans jour pour jour, date de l´exécution de nos premiers martyrs les jeunes officiers: Ba Seydi Amadou, Sy Saïdou Daouda et Sarr Amadou. Ayez une pensée pieuse et militante pour ces vaillants et dignes fils de la Mauritanie. Qu´Allah le tout puissant les accueille en son Saint Paradis. Amine!
La lutte continue!
Mauritanie : Aziz “dénature les faits”, selon la COD
La Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) a fustigé la dernière sortie du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz dans laquelle il “s’est évertué, comme d’habitude, à dénaturer les faits et multiplier les accusations contre l’opposition”.
Dans une déclaration parvenu mercredi à Alakhbar, la COD a dénoncé “l’indexation” par celui qui est supposé être le garant de la Constitution et du respect des lois de la République d’un parti ; “le taxant de sectarisme et d’illégalité, alors même que celui-ci a satisfait à toutes les exigences légales, déposé ses textes auprès des autorités compétentes et obtenu un reçu il y a près de 5 mois, ce qui signifie que les délais légaux pour le reconnaître ont expiré depuis plus de 3 mois et qu’il ne reste plus d’argument à l’administration pour retarder la délivrance du récépissé définitif”.
Selon le communiqué, Aziz “a également plaisanté en direct sur les agressions contre les présidents Ely Ould Mohamed Vall et Jemil Ould Mansour, ainsi que le journaliste Ahmedou Ould Wadiaa du Parti Tawassoul, qualifiant ces attaques de (risques du métier)”.
La COD a condamné “avec fermeté les accusations fallacieuses contre un Parti politique qui agit dans la légalité et dont les textes et déclarations stipulent qu’il œuvre à la consolidation de l’unité nationale, à l’éradication de l’esclavage et de ses séquelles et qu’il est ouvert à tous les mauritaniens”.
La COD fustige aussi les propos du chef de l’Etat sur les agressions physiques et verbales subies par des composantes et des dirigeants de l’opposition de la part de milices occultes ; “déclarations dont la COD considère qu’elles incitent à ce type d’actes vandales et constituent une banalisation de comportements aux conséquences préjudiciables à la paix civile et donc à la stabilité du pays”.
Source: Al Akhbar
Ould Abdel Aziz : Un partenaire peu fiable selon La Lettre d’informations stratégiques
Dans sa livraison datée du 29 novembre TTU Monde Arabe qui est une lettre hebdomadaire d’informations stratégiques basée à Paris décrit Aziz comme un partenaire peu fiable. Taqadoumy publie l’article de TTU dans son intégralité.
Le retour au pays du président mauritanien, après quarante jours de traitement médical en France (TTU n° 754), nʼa pas apaisé la scène politique locale ni permis de restaurer la confiance avec Paris. Sur ce dernier point, lʼ entretien entre le président François Hollande et son homologue mauritanien, à la veille de son départ pour Nouakchott, «nʼa pas été à la hauteur de nos attentes», a confié à TTU un responsable sécuritaire français.
En rejetant la participation de son pays à une intervention militaire, le chef de lʼEtat mauritanien sʼest dans le même temps refusé à ouvrir des négociations avec le groupe Ansar Eddine, quʼil considère lié aux terroristes. Une position que Paris juge «difficile à comprendre», selon la même source, et qui, pour lʼheure, isole Nouakchott.
Au plan intérieur, lʼopposition mauritanienne, qui avait multiplié les manifestations contre la vacance du pouvoir et appelé à instaurer un gouvernement dʼunion nationale pour préparer la transition, maintient la pression. Pour les représentants de la Coordination de lʼopposition démocratique (COD), Mohamed Ould Abdelaziz, dont ils contestent la légitimité depuis le putsch de 2008, doit quitter le pou voir et permettre lʼorganisation dʼune élection présidentielle anticipée, afin de mettre fin à la crise institutionnelle de 2011, depuis le blocage des élections législatives et municipales, et «restaurer un ordre démocratique». Revenu depuis peu sur la scène politique, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien président de la transition (2005-2007), apparaît désormais comme un soutien de poids à ce mouvement de contestation. De passage il y a quelques jours à Paris, où il a ses entrées, il aurait, selon des sources diplomatiques, été discrètement reçu par des officiels français. Paris sʼinquiète autant des tensions internes qui affaiblissent lʼautorité du chef de lʼEtat que de la fiabilité de ce partenaire et allié traditionnel de la France, dont elle a besoin du soutien sur le dossier malien.
Source: Le calame
Le Président minimise “les impacts de la crise” (Tawassoul)
Au moment où le pays vit “une situation pathétique sans précédent caractérisée par le chômage, la précarité de services sanitaires et la dégradation de la situation économique”, le président mauritanien est venu, dans une sortie médiatique, “minimiser les impacts de la crise” que vit le peuple mauritanien, a dénoncé le parti Tawassoul dans un communiqué parvenu à Alakhbar.
L’origine de cet “échec de politiques”, selon le communiqué rendu public après une session de son Conseil Politique, c’est “la mentalité unilatérale dans la gestion du pays et dans la prise de décisions”.
Le parti a réitéré, encore une fois, son “refus absolu d’impliquer la Mauritanie dans la guerre au nord malien, ainsi que tout soutien matériel ou logistique”.
Il a, en outre, condamné l’agression de personnalités politiques ainsi que les journalistes exprimant aussi sa solidarité avec les professeurs de l’enseignement secondaire “abusivement mutés”.
Source: Al Akhbar
Intervention au Nord Mali : Ban Ki-Moon prône la prudence
Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a conseillé la plus grande prudence à propos de l’intervention annoncée des forces de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Nord Mali, occupé par un conglomérat de groupuscules terroristes proches de la nébuleuse Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), depuis plusieurs mois.
Des propos contenus dans un rapport adressé mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies (CS/NU) qui devait à nouveau examiner la question de l’implication des forces sous régionales dans le casse tête malien.
« Je suis tout à fait conscient qui si une intervention militaire dans le Nord n’est pas bien conçue et exécutée, elle pourrait aggraver une situation humanitaire déjà extrêmement fragile et entraîner aussi de graves violations des droits de l’homme ».
Elle comporterait également « les risques de ruiner toute chance d’une solution politique négociée à cette crise, qui reste le meilleur espoir d’assurer la stabilité à long terme au Mali ».
Tout en laissant ouverte l’hypothèse d’une opération armée internationale pour chasser les islamo terroristes du Nord Mali, le haut responsable onusien estime qu’elle doit être « un dernier recours » soulignant au passage « les questions fondamentales qui restent en suspens». Celles-ci concernent notamment « la direction, le financement, l’entraînement et entretien » de cette force.
Il s’agit d’une exigence portant sur l’élaboration d’un véritable plan des futures opérations militaires dans le désert malien.
Mais « avant toute opération militaire, l’accent doit être mis sur le dialogue politique » en particulier avec les touaregs du Nord, a ajouté le Secrétaire Général de l’ONU.
Le 11 novembre dernier, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a approuvé un plan de déploiement de 3300 militaires au Nord du Mali. Une force qui doit bénéficier du soutien logistique des occidentaux.
Horizon lointain.
En réalité, l’intervention de l’armée malienne appuyée par les forces de la CEDEAO bénéficiant d’un soutien occidental est une éventualité qui semble s’éloigner.
L’Algérie, puissance sous régionale et acteur incontournable dans la sous région, qui bénéficie d’une oreille attentive auprès des Etats-Unis, prône l’option diplomatique à travers le dialogue pour sortir de l’imbroglio malien. Que
lles seraient alors les forces en rébellion qui devront être concernées par les négociations ?
Un Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) quasiment absent du terrain ?
Un Ansar Dine dont la proclamation de l’option pour le dialogue n’a rien de sincère, et qui reste l’enfant adultérin du monstre islamiste AQMI ?
Seul le MUJAO serait alors exclu d’une négociation qui dans tous les cas ne devrait pas déboucher sur un accord de paix crédible et durable.
En vérité, chercher à établir une différence entre MUJAO, Ansar Dine et MNLA dans le contexte sécuritaire actuel relève d’un exercice totalement stérile, une véritable discussion sur le sexe des anges. Tous ces mouvements se recoupent et mènent des activités fortement imbriquées dans le même vaste espace depuis plusieurs années.
En plus, la longue histoire politique et celle des guerres, aussi vieille l’une que l’autre, n’offrent pas un seul exemple d’une force militaire ayant conquis les 2/3 d’un territoire, et qui l’aurait restitué par le simple effet d’une négociation.
Décidément, ce dialogue au Nord Mali est un leurre. Une Arlésienne dont tout le monde parle, mais qu’on verra probablement jamais un jour. Du moins par rapport à l’objectif de paix et de stabilité.
Mais que faire d’autre pour meubler le temps ?
La capacité opérationnelle de l’armée malienne qui a perdu les 2/3 de son matériel (exactement la proportion que le territoire à reconquérir) est proche d’un zéro pointé.
Il faut alors remotiver, équiper et entraîner les troupes. Soigner les blessures profondes nées des sanglants affrontements entre bérets fidèles à la junte de Kati, et paras commandes de Kati, dont les éléments ont payé un lourd tribut au putsch du 22 mars 2012, suivi d’une tentative de contre coup d’état réprimée dans le sang.
En attendant, les forces de ces différents groupuscules s’approchent dangereusement du territoire mauritanien, avec l’entrée des combattants d’Ansar Dine dans la localité de Leré, expulsant ainsi les partisans du MLNA, selon une information rapportée cette semaine par Sahara Médias.
Boutés hors de cette ville, les combattants du mouvement touareg ont fait mouvement vers une zone encore plus rapprochée de la frontière mauritanienne.
Quelles sont les mesures que prendront nos autorités pour gérer une donne sécuritaire de plus en plus imprévisible ?
Amadou Seck.
Source: Le Calame



