Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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BOUBACAR DIAGANA, INTELLECTUEL MAURITANIEN SUR LA CRISE AU NORD-MALI

«On soupçonne Nouakchott de vouloir favoriser la création d’un Etat   Azawad…»

alt«La responsabilité du président Amadou Toumani Touré (ATT) est pleine et   entière car tout laisse à penser qu’il aurait voulu terminer son deuxième   mandat sans vague et laisser la patate chaude au futur président élu… Mieux,   le président ATT aurait fermé les yeux sur les activités criminelles de   toutes sortes dans la partie Nord de son pays.» C’est en substance ce que   l’on peut retenir de l’ouvrage collectif «L’occupation du Nord Mali» faisant   partie de la série de publication intitulée «Regards sur une crise» qui vise   à documenter les événements qui ont conduit à la l’effondrement de l’Etat   malien. L’intellectuel mauritanien, Boubacar Diagana, géographe travaillant   actuellement comme cadre de l’administration publique française, l’un des   co-auteurs du livre paru le 19 décembre 2012 avec l’historien Ciré Ba, Doumbi   Fakoly et Hamidou Magassa, en visite à Dakar revient sur le «double» jeu de   la Mauritanie dans cette crise. Il « soupçonne le régime de Nouakchott de   vouloir favoriser la création d’un Etat «Azawad» qui serait gouverné par les   Touaregs».

 

Comment vous est-il venu l’idée d’une participation   à un ouvrage collectif sur la crise malienne?
 
  Notre contribution est parti d’un double questionnement : d’abord pourquoi   l’armée mauritanienne s’autorise-t-elle à poursuivre des «islamistes»   jusqu’en territoire malien ? Est-ce qu’elle en a l’autorisation du pouvoir   central de Bamako ? Et, dans l’hypothèse où elle a cette autorisation quels   sont les conséquences de telles interventions répétées sur le régime de   Bamako et généralement sur la sous région ? C’était cela notre interrogation   de départ.
 
  Est-ce à dire que vous imputez la responsabilité pleine et entière de la   crise à l’ancien régime d’Amadou Toumani Touré ?
 
  Il y a un peu de tout, mais nous avons préféré pointer du doigt la   responsabilité d’Amadou Toumani Touré (ATT) pour deux raisons : d’abord parce   qu’il était le président de ce pays souverain et ensuite parce qu’à la fin du   conflit libyen alors qu’un pays frontalier à la Libye, le Niger, refusait le   retour des touaregs, il a négocié avec lui l’ouverture d’un couloir leur   permettant de pouvoir rentrer au Mali et sans condition, alors qu’ils étaient   déjà Libyens, enrôlés dans l’armée libyenne. C’est le premier niveau de   responsabilité.
  Le deuxième niveau de responsabilité c’est que c’est quand-même étonnant   qu’ATT, un général cinq étoile, comme disent les Maliens, à la fin de son   second mandat, confronté à une difficulté aussi grave, ne se sente pas en   capacité de dire la vérité aux Maliens et surtout à l’Armée.
 
  Quelle vérité ?
 
  La vérité, on la découvrira après. Quand il y aura le coup d’Etat, les gens   découvriront qu’il n’y avait rien, aucune munition, aucune arme pour les   militaires. En réalité la centaine de milliards de francs Cfa qui était votée   chaque année pour le budget de l’Armée était tout bonnement et simplement   détourné par l’entourage du président. Et c’est cela qui faisait qu’il ne   pouvait pas parler. Cette responsabilité là est fondamentale, il faut la   souligner.
 
  Pourtant d’aucuns dénoncent la position de l’Algérie qui semble avoir   trouvé dans le déclenchement de ce conflit une bouffée d’oxygène avec le   déplacement de «ses islamistes» vers le Mali. Quelle est votre lecture ?
 
  Cette autre responsabilité aussi importante, mais que nous ne mettons pas   expressément en avant c’est celle de l’Algérie. Pendant des années elle s’est   battue toute seule contre les islamistes, en a payé le prix, donc elle s’est   dit qu’il n’est pas question aujourd’hui, quand ceux-ci s’expriment sur un   autre territoire, qu’elle s’en mêle. C’est une faute parce qu’on a vu que dès   le déclenchement de la guerre avec l’intervention française, la première   conséquence c’est fait sentir en territoire algérien. Donc il y a la   responsabilité de ce pays-là.
  Et, accessoirement en tant que Mauritaniens, nous nous sommes interrogés sur   ce que faisait le régime de Mauritanie. Nous nous demandions si, en   pourchassant les islamistes jusqu’en territoire malien, Nouakchott n’ouvrait   pas une brèche vers l’opposition MNLA qui ne demandait qu’à en découdre avec   le pouvoir de Bamako.
 
  Depuis le déclenchement de la guerre avec l’implication des troupes   françaises, il n’y a pratiquement pas eu de résistance pour la libération du   nord Mali. Les islamistes se sont soit cachés ou dispersés. Quelle   conséquence pour la sécurité au Sahel ?
 
  Pour l’instant, on ne peut que les imaginer, mais à mon avis elles peuvent   être de deux ordres. Le premier a commencé à se manifester: Les islamistes   ont probablement trouvé de la confiance auprès des populations locales dont   certaines s’identifiaient à eux. Et ils ont commencé à s’exprimer par cette   espèce de guérilla qui est apparente. Cela va compliquer la tâche de l’armée   française qui va s’en aller dans quelques semaines. Et beaucoup plus encore   la tâche des forces africaines qui sont en train de s’installer. Elles n’ont   pas l’expertise, la force de puissance des Français et n’ont certainement   pas, pour beaucoup d’entre elles, la ténacité de l’armée française.
  La deuxième conséquence, c’est au niveau des pays voisins. Si un pays comme   le Niger peut et souhaite fermer ses frontières, nous ne sommes pas sûrs que   ce soit le cas de la Mauritanie. Dès les premiers coups de feu en effet on a   su, on a vu des rebelles du MNLA courir vers la Mauritanie soi-disant pour déposer   leurs armes et véhicules. Est-ce que c’est un dépôt de munitions ou une   pause, le temps de voir la situation se calmer et de revenir? Des risques   sont possibles sur des pays voisins comme le Sénégal, etc. Le Sénégal a   l’expérience de pouvoir protéger ses frontières, mais est-ce que devant une   telle rébellion, il est en mesure de le faire réellement. Il y a de quoi   s’interroger.
 
  Que sont devenus ces combattants du MNLA et les armes déposées en   Mauritanie?
 
  Théoriquement, les armes et les véhicules sont sous contrôle de l’armée   mauritanienne. Mais quand on connaît la proximité qu’il y a entre les   Touaregs du MNLA et les militaires et les populations, les centres d’affaires   politiques et les militaires mauritaniens, il y a à se demander si ce n’est   pas une simple mise au placard de ces armes, le temps qu’ils puissent venir   les chercher.
 
  Pourtant, après une chasse aux islamistes ces dernière années, les troupes   mauritaniennes ne participent pas aux combats au Mali. Comment vous appréciez   cette position ?
 
  Ça, c’est ce qu’il y a de plus incompréhensible. Pendant longtemps, depuis   2010, la Mauritanie s’est positionnée comme un champion de la lutte contre le   terrorisme islamiste en territoire malien. Et à plusieurs reprises elle a   mené toute seule, parfois même avec l’appui de l’Armée malienne ses   opérations. Voilà que la communauté internationale se mobilise contre ces   islamistes et la Mauritanie se met en retrait. On ne comprend pas et on se   met à poser des questions : la Mauritanie visait-elle réellement à poursuivre   des islamistes ? Disputait-elle à ces islamistes le commerce très lucratif du   trafic de drogue ? Il se dit que l’homme qui est au pourvoir en Mauritanie a   des hommes en sous-main à Bissau et à Nouakchott qui ont pignon sur ce trafic   là. C’est la première raison. La deuxième raison, c’est qu’on soupçonne le   régime de Nouakchott de vouloir favoriser la création d’un Etat «Azawad» qui   serait gouverné par les touaregs.
 
  Existe-t-il une traçabilité sur ce supposé trafic de drogue?
 
  Personnellement, nous n’en avons pas, mais la chose est suffisamment grave   pour qu’un député français en exercice, journaliste de profession, puisse le   dire. Je pense que si les choses n’étaient pas précises dans son esprit, il   n’allait pas le dire d’autant plus qu’il peut courir le risque d’être traduit   en justice et de compliquer les relations entre la Mauritanie et la France.   Je pense qu’on est au-delà des soupçons.
 
  Le Sénégal a envoyé de troupes par au Mali, comment appréciez-vous ce   choix ?
 
  C’est un conflit qui se passe sur ses frontières, je pense qu’il a été d’un   courage extraordinaire pour pouvoir intervenir.
 
  On assiste à des arrestations de supposés «jihadistes» au Sénégal. N’y   a-t-il rien à craindre ?
 
  C’est une des conséquences possibles de l’intervention au Mali, c’est ce   qu’on craignait. Si vous vous souvenez, en septembre, l’armée malienne avait   déjà arrêté et tué une douzaine de Mauritaniens prédicateurs islamistes   présentant à peu près les mêmes formes avec barbes et turbans, etc., et qui   n’ont pas voulu obtempérer au contrôle malien. Il y a que depuis la naissance   de ce conflit chacun est sur le qui-vive et le regard est porté sur ce type   de populations. Cela présente un risque et ce n’est pas un risque sans rien.   Ce qu’il faudrait c’est d’abord un sang-froid des militaires et aussi un   respect des consignes de la part de ses populations là. Quand on leur demande   de s’arrêter, il faut s’arrêter tout simplement pour accepter un contrôle et   éviter le pire. Mais aussi les escalades, parce qu’entre la Mauritanie et le   Sénégal, depuis 1989 ce n’est pas tout à fait la sérénité.
 
  Quelles sont les motivations réelles de la participation de la France dans   la guerre au Mali?
 
  Je pense qu’il faudrait qu’on accepte une fois pour toute que la France est   intervenue à la demande du gouvernement du Mali. Je pense que quand le   président Dioncounda Traoré a demandé l’aide d’urgence de la France, il   savait le risque éminent qu’il y avait de voir Bamako occupée. Il y a   évidemment dans l’intervention française, d’aider le Mali à protéger son   territoire et ensuite, je pense que c’est légitime, protéger ses intérêts   propres, en l’occurrence les ressortissants français qui se trouvent au Mali   et au-delà, peut-être au Sénégal, en Mauritanie, et ailleurs. Je pense que   c’est légitime.
 
  Comment appréciez-vous le fait que les forces africaines déployées sur le   terrain tardent à être effectives ?
 
  Cela a été une grosse interrogation de notre part. On n’a jamais compris les   tergiversations de la CEDEAO depuis le début, mais on savait que la CEDEAO   qui disait avoir des troupes (en réserve) ne possédait pas les moyens de les   envoyer sur le terrain. A titre d’exemple, la France au bout de trois   semaines a fait le bilan financier de son intervention qui s’élevait à 70   millions d’euros. Convertis en francs Cfa, cela fait plusieurs milliards.   C’est un budget dont ne disposait pas de manière spontanée la CEDEAO, donc   elle ne pouvait pas recruter.
  Mais on va au-delà de la CEDEAO, vous voyez que c’est le Tchad qui mobilise   le plus grand contingent. Et ensuite, je pense que pour certains pays de la   CEDEAO, ou certains pays voisins, dont la Mauritanie, les autorités manquent   fondamentalement de confiance dans leur armée. Cela explique en grande partie   les hésitations qu’on a constatées.
 
  Pourtant chaque année nos Etats votent des budgets colossaux pour les   Forces armées. Comment peut-on faire la part belle à la sécurité dans le   budget nationale et ne pas avoir confiance en son Armée ?
 
  Dans le cas du Mali, les budgets sont votés, mais il semblerait qu’ils soient   détournés. C’est ce que semblent dire deux grands partis au Mali: le SADI et   le FORA. Pour le cas de la Mauritanie, l’expérience a montré que la première   fois qu’elle s’est engagée en guerre c’était au Sahara Occidental et cela   s’est terminé par un coup d’Etat. Et le général actuel, qui n’était pas   général à l’époque, a le souvenir de ce coup d’Etat qui avait renversé Moktar   Ould Dadda. Il s’est dit donc en envoyant ses troupes au Mali, pour combien   de temps, quel résultat ? On ne sait pas. Il y a des risques qu’à la fin de   la guerre, qu’elles se retournent contre son pouvoir. Donc cela fait qu’il   hésite un tout petit peu.
 
 
Pendant que le Nord de leur pays n’est pas totalement récupéré, deux   factions de l’Armée malienne se font la guerre à Bamako. Comment analysez-vous cette situation ?
 
  C’est une des complexités du problème malien. Beaucoup se sont interrogé   pourquoi les bérets verts ont fait le coup d’Etat ? Et l’homme qui a été   choisi pour diriger le putsch n’est pas parmi les hauts gradés de l’Armée. Il   semble que cette opération a été très mal acceptée par les bérets rouges qui   étaient proches du président déchu. Au-delà de ce problème il y a aussi   qu’une partie de la classe politique soutiendrait une partie des militaires   pendant que le reste soutient l’autre partie. Donc on a toute la classe   politique qui est divisée et les militaires également sont divisés. Cela   n’est pas pour faciliter le règlement du problème.
  Et le risque qu’il y a c’est qu’une fois ce territoire pacifié, que les   militaires se mettent à se tirer dessus, retardant davantage la résolution du   problème.
 
  Des observateurs disent qu’en réalité c’est le capitaine Amadou Sanogo   auteur du coup d’Etat de mars dernier qui est l’homme fort de Bamako. Est-ce   votre avis ?
 
  On peut le penser quand on sait que de toutes les autorités   institutionnelles, jusqu’à présent, le capitaine Sanogo a été le seul à être   épargné. On a vu comment Dioncounda a été attaqué dans le palais   présidentiel. On a vu comment le Premier ministre a été obligé de démissionner.   Mais qui est derrière tous ces mouvements, sinon le capitaine Sanogo?
  La question que je me pose et que devrait se poser l’ensemble des Africains   c’est, quel sort lui réserver ? Parce qu’il ne peut pas continuer à sévir en   toute impunité comme ça. Il y a eu certes le coup d’Etat, qui a été largement   condamné. La junte s’est excusée, elle a demandé l’intervention de la CEDEAO,   mais qu’elle continue derrière à agir de la sorte, je ne pense pas que la   communauté malienne et internationale puissent accepter ces agissements et   les laisser impunis.
 
  Ne croyez-vous pas que le médiateur, pour avoir conféré au capitaine le   statut d’ancien chef de l’Etat a contribué à lui donner de la force ?
 
  C’est une des difficultés de la médiation, je pense que c’est une des fautes   de la médiation d’avoir donné un calendrier très court au début.
Soit elle ne mesurait   pas l’ampleur du problème, soit elle s’est fait intimider par l’entourage de   Sanogo. Je pense plutôt à cette deuxième hypothèse. Quand le calendrier a été   modifié, Sanogo a demandé et obtenu le statut d’ancien président alors qu’il   ne l’a jamais été. Je pense qu’une des difficultés de la résolution du   problème se situe à ce niveau.
 
  Et, aujourd’hui, le président par intérim Dioncounda Traoré l’a   officiellement installé dans ces fonctions de président du Comité militaire   de suivi et de réforme des forces de défenses et de sécurités nationales !
 
Je pense que ce sont les institutions qui l’ont   positionné ainsi. Plus solide il sera, plus entouré il sera, mieux il pourra porter sa   mission. Sa position est extrêmement difficile, il a besoin et du soutien des   Maliens et du soutien de la communauté internationale. Je crois qu’il   comprend lui-même qu’il ne peut pas et ne doit pas aller au-delà de ce que sa   mission lui autorise.

Sudonline.com du 19-02-2013

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Histoire : Et si l’Empire préhistorique de Zingh peuplé par des noirs se trouvait prés de Tichitt ?

Quel rapport par exemple entre le nom Zigh du mont et puits situés a 45km de Tichitt et le nom Zingh attribué a l’empire Zingh cité dans les écrits d’historiens : « Les premiers empires et civilisations noires étaient l’empire préhistorique de ZINGH qui existait il y a plus de 15.000 avant J.C, et qui était situé depuis le territoire actuel de la Mauritanie jusqu’au KMT (Egypte Antique) et Nubie-Koush »? Le conservateur du musée de Touezekt El Khalil Ould N’Tahah propose quelques éléments de réponse après son dernier séjour a Tichitt lors de la 3eme édition du festival des villes anciennes.

Le conservateur du musée de Touezekt Mr El Khalil Ould N’Tahah. Crédit photo : Ely Salem Khayar / Adrar Info

Le conservateur du musée de Touezekt Mr El Khalil Ould N’Tahah. Crédit photo : Ely Salem Khayar / Adrar Info

 
Il a vu et entendu en effet tant de choses a propos des civilisations anciennes, et premiers peuplements de la Mauritanie au travers des conférences, visite de sites archéologiques, contes populaires et modes de vie local que plusieurs interrogations germent en lui. Quel rapport par exemple entre le nom Zigh du mont et puits situés a 45km de Tichitt et le nom Zingh attribué a l’empire Zingh cité dans les écrits d’historiens : « Les premiers empires et civilisations noires étaient l’empire préhistorique de ZINGH qui existait il y a plus de 15.000 avant J.C, et qui était situé depuis le territoire actuel de la Mauritanie jusqu’au KMT (Egypte Antique) et Nubie-Koush » ?

Le conservateur du musée de Touezkt se dit être impressionné par la similitude de l’architecture de construction des maisons et mosquées de Tichitt avec celle de Ouadane et Oualata… Les mêmes maçons à si grande distance séparant ces cités ?

Pourquoi ne pas vulgariser les données du site archéologiques d’Aghreijit si bien expliquées dans la conférence présentée par Kane Hadia, directeur de l’office des musées (ONM ), traduite par le professeur Bouba Ould Nafaa et vérifiées par tous lors de la visite du site ? Pourquoi les manuscrits de certaines riches bibliothèques de Tichit sont-ils délaissés aux aléas de l’oubli, à l’image de celle d’Ehel Najem pendant que d’autre comme celle de Ehel M’Balla sont sauvés, numérisés et copiés en microfilms sur CD?

Khalil a été surpris de voir que les instruments de musiques sacrés de « l’orchestre traditionnel antique » de la cité, qui se transmettent de génération en génération, et ne se jouent que lors des fêtes religieuses annuelles, soient toujours suspendus au mur extérieur de la maison –temple habitée par les détenteurs de cet héritage historique ( Ehel Boukra)….Quel secret cachent-ils ?

Au sortir de Tichit vers Lekhcheb , Ould N’Tahah et son campement « musée de Toueizekt » (véhicule tout terrain, huit personnes et matériel) déplacés d’Atar pour assister aux cérémonies marquant la 3eme édition du festival des anciennes villes, se sont arrêtés au niveau du puits dénommé Zigh, non loin d’un petit mont portant le même nom. Les échanges avec les personnes rencontrées autour de ce puits, l’accueil, le mode de vie et surtout les anecdotes font bien remonter l’histoire a l’empire Zingh, la ou « 10.000 ans avant J.C, et jusqu’á environ 1.000 après J.C, les noirs étaient les pionniers dans le domaine de la science, culture, technologie, empires et civilisations ».Y’at-il une relation véritable entre ces 2 sites, d’autant plus que les historiens situent cet empire préhistorique en Mauritanie ? Si oui !… Pourquoi ne pas admettre et faire admettre que : « Les origines des sciences et des technologies modernes proviennent des régions anciennement contrôlées par les peuples noirs.

Les racines des civilisations, cultures, sciences, technologies, et religions Occidentales ne sont pas « Grecques » mais Egyptienne et Nubienne/Koushites. Les noirs ont dominé la Grèce pendant des milliers d’années avant que les Dories de l’Eurasie du nord envahissent la Grèce, et avant que les Grècs émergent comme un peuple « civilisé » » ?….Historiens, Archéologues, chercheurs, intellectuels, instituts de recherche, Oulémas, répondez s’il vous plait !

Le conservateur du musée de Touezekt ne pensait pas enfin qu’Ehel Tichitt pouvaient disposer de dattes, beurre ,Tichtar, recettes culinaires aussi délicieuses que celles de son Atar natal ; Ni que ces respectables et paisibles citoyens de Lekhcheb. Aghoueirjitt , Tichit et campements environnants seraient plus hospitaliers que les gens de l’Adrar. …Pourtant!!!! Aussi leur tire-t-il son turban et le pan de son boubou, en guise de remerciements infinis.

Ely Salem Khayar
Pour Adrar Info

 

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Est-ce le commencement de la fin pour Aziz ?

altLe journal Afrik a attaqué violemment le Président Mohamed Ould Abdel Aziz considérant que la tempête d’accusations, les difficultés auxquelles il fait face dans son pays et la guerre sur ses frontières au nord Mali risquent de précipiter sa chute. Le journal a rapporté l’accusation portée contre lui par un député français dans un programme télévisé et sa confirmation dans une interview accordée à un journal mauritanien en plus des informations données par Moustapha Ould Limam Chavi selon lesquelles le Président serait impliqué dans une affaire douteuse au Ghana. Le journal fait remarquer qu’aucune réaction n’a été faite par rapport à ces accusations et ajoutant que la Mauritanie traverse une situation économique difficile marquée par un détournement massif des caisses de l’Etat et par de fortes pressions liées aux dossiers de l’esclavage et du passif humanitaire. Ce qui, précise le journal, signifie que l’étau se resserre jour après jour sur Aziz lui faisant perdre petit à petit toute crédibilité. Selon le journal Afrik, le plus grand problème auquel fait face Aziz est le litige qui l’oppose à l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou qui bénéficie d’une grande estime auprès de la France. Le journal se demande quelle position adoptera la France aujourd’hui qu’elle a tout intérêt que la frontière avec le Mali reste fermée ? Et de là, la déclaration du député français Noel Mamère trouve tout son sens lorsqu’il déclare : « Est-ce que vous imaginez que les Jihadistes vont se cacher et ne vont pas recourir à aller se réfugier par exemple en Mauritanie où il ya un Président qui parraine la vente de la drogue » Ce qui signifie que pour que les frontières mauritano-maliennes restent fermées, il faut changer le Président.

source: Le calame

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Mali; La bonne porte de sortie

altCe qu’on a appelé un peu vite « la guerre du Mali » continue de dominer l’actualité, de retenir l’attention des états-majors et des chancelleries, de la presse et de l’opinion, au-delà même du continent et de la région qui lui servent de théâtre.
Mais chaque jour qui passe nous révèle une face cachée de cette étrange équipée qui a les apparences d’une guerre mais qui n’en a pas les caractéristiques.
Elle n’a pas encore bouclé son premier mois qu’elle a déjà pris une forme radicalement différente.
Regardons de plus près pour voir ce qui se passe derrière le décor.

Lesimages de la télévision nous montrent le corps expéditionnaire français : des militaires détendus et souriants et des blindés rutilants qui avancent sans rencontrer aucune résistance, des avions qui sillonnent le ciel, des grappes de parachutistes qui en descendent comme à la manœuvre, des foules maliennes (clairsemées) qui agitent des drapeaux (français) et disent ce qu’on souhaite entendre.
Une armée bien préparée, bien équipée, à laquelle il ne manque pas un bouton de guêtre, en promenade militaire sur un territoire ennemi aimablement fourni, avec usage de balles réelles autorisé ou même recommandé.
Des bombardements aériens qui ne provoquent pas de riposte, mais pas de bataille terrestre : très peu de victimes du côté de ces armées en manœuvre, aucune perte matérielle.
Les officiers français parlent de « l’ennemi », dont on évalue les forces à 2 000 ou 3 000 combattants, qu’on nous dit « aguerris ». Mais il se dérobe partout et, en tout cas, on ne le voit nulle part. Tout juste a-t-on aperçu quelques-uns de ses véhicules détruits et calcinés.
L’avance est si rapide qu’en moins de trois semaines un immense territoire a été parcouru, et toutes les villes ont été reconquises et occupées sans coup férir par des troupes terrestres.
Ce n’est pas du cinéma, mais cela y ressemble. C’est, en tout cas, de la très bonne communication militaire et même guerrière : les journalistes sont tenus à distance, et ni en Irak ni en Afghanistan les Américains n’ont fait aussi bien.

En près de cinquante ans – depuis les guerres coloniales d’Indochine (1946-1954) et d’Algérie (1954-1962) et l’expédition paracoloniale de Suez (1956) -, la France est intervenue militairement plus de vingt fois hors de son territoire, la plupart du temps en Afrique. Avec des fortunes diverses, des résultats mitigés, voire mauvais pour certains d’entre eux.
Son expédition au Mali, elle, est en revanche approuvée politiquement par le monde entier, saluée par un grand nombre de pays sur tous les continents – et, en particulier, par la quasi-totalité des Africains, qui ne sont pas avares de félicitations. Elle est donc, de très loin et à ce jour, la plus réussie : un sans-faute.
Elle donne des militaires français – pour la première fois depuis un demi-siècle – une image de gagnants, de redresseurs de torts, de remparts contre les dérapages et autres règlements de comptes.
Depuis le 11 janvier, jour où a débuté cette belle opération, François Hollande et ses compatriotes ont engrangé les témoignages de reconnaissance à la pelle. Mais ils doivent, eux aussi, savoir gré aux autorités maliennes et à la Cedeao de les avoir appelés au secours.
Et aux islamistes jihadistes d’avoir rendu nécessaire leur entrée en scène et de leur avoir donné la possibilité de montrer l’étendue de leur immense savoir-faire politique et militaire.
Parce qu’il a su prendre – à temps – la décision d’intervenir, le président français a fait disparaître en quelques jours les interrogations sur ses qualités de chef et, depuis trois semaines, voit sa cote de popularité grimper aussi bien en France que dans le reste du monde.

Ayant réussi leur entrée et atteint en moins d’un mois les principaux objectifs qu’ils ont publiquement fixés à l’aventure politico-militaire dans laquelle ils se sont engagés, la France et son président doivent maintenant trouver la bonne porte de sortie.
De très bonne source, on me dit que François Hollande est bien décidé à éviter l’enlisement : l’ex-puissance coloniale va commencer à évacuer militairement le Mali dès que celui-ci aura recouvré, au cours de ce mois de février, son intégrité territoriale.
Il ne lui faudra que quelques semaines pour alléger considérablement son dispositif et passer le relais aux contingents militaires des pays de la Cedeao et à l’armée malienne, qu’elle aidera à se former.
Ensuite ? Elle dispensera ses conseils politiques pour que la République malienne résolve par la négociation le particularisme de sa partie nord et participera, par le biais de ses instructeurs – quelques centaines -, à la reconstitution d’une armée nationale malienne.

Le mois de février verra l’ONU décider de sa présence au Mali : les contingents de la Cedeao et des soldats français deviendront des « Casques bleus » des Nations unies.
De leur côté, les États-Unis ont signé avec le Niger, en janvier, un accord qui leur permet d’installer une base aérienne à Agadès.
On est donc en train de passer du vide créé par l’absence d’armée malienne au trop-plein.
Si tout se passe bien, le Mali tiendra dans l’année 2013 des élections présidentielle et législatives financées et supervisées par la communauté internationale. Elles lui permettront, s’il parvient au préalable à donner à sa partie nord qui aura renoncé à l’indépendance un statut politique tenant compte de son particularisme, de renouer avec son passé démocratique.

Restera alors à résoudre un immense problème qui dépasse le Mali et même l’Afrique dans son ensemble : celui de ce Sahel africain transformé au cours des dernières années en refuge d’un terrorisme islamiste transnational et en couloir de transit de divers trafics, dont le plus dangereux est celui de la drogue sud-américaine en route vers son marché européen.
Il s’agit là d’un problème qui devrait faire l’objet d’une concertation internationale et d’une action de longue haleine. Seront nécessairement impliqués : les États-Unis et les pays européens, premiers destinataires et principaux marchés de la drogue.
Les Africains, eux, sont victimes de leur géographie, qui fait de leur continent une voie de transit obligée de la drogue vers son lieu de consommation. Comme le Mexique, qui, en Amérique du Nord, est la porte d’accès au marché américain, ils sont condamnés à subir les effets indirects du trafic des drogues dures, devenues les fléaux du monde moderne. 

 
Source: Ja
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Deux ans après Kadhafi, rien n’a changé à Benghazi

Deux ans après le début de la révolution, Benghazi est toujours plongée dans la violence.


Les funérailles de l'opposant libyen Mansour Rashid al-Kikhia à Benghazi le 3 Decembre2012. REUTERS/Esam Al-Fetori

Les funérailles de l’opposant libyen Mansour Rashid al-Kikhia à Benghazi le 3 Decembre2012. REUTERS/Esam Al-Fetori

 

 

Un rapport indépendant des plus accablants avait qualifié, il y a quelques semaines, le dispositif de sécurité du département d’Etat américain d’«absolument inadéquat». Pendant ce temps, les tensions s’intensifient à Benghazi, deuxième ville de Libye.

Retour, par exemple, sur l’attaque du 16 décembre. Ce dimanche-là, des hommes armés attaquent un poste de police au lance-grenades. L’explosion a fait un mort parmi les policiers; l’incendie en a emporté trois autres, qui avaient accouru pour aider les victimes.

Les images de l’habitacle ensanglanté d’un véhicule de patrouille se sont répandues comme une traînée de poudre sur les chaînes de télévision et les réseaux sociaux libyens. Et une fois de plus les habitants de Benghazi se sont demandés ce qui arrivait à leur ville, elle qu’ils qualifient fièrement de berceau de la révolution libyenne.

Nous sommes aujourd’hui plus de trois mois après l’assaut de la mission américaine, qui a entraîné la mort de l’ambassadeur Christopher Stevens et de trois autres Américains.

L’enquête libyenne sur cette attaque est pratiquement interrompue. La nervosité et la tension règnent toujours à Benghazi. Les coups de feu et les explosions résonnent presque toutes les nuits, jusque dans les beaux quartiers.

Bien des habitants choisissent leurs itinéraires nocturnes avec prudence. On se plaint amèrement des drones américains patrouillant au dessus de la ville, qui font parfois l’objet de plaisanteries teintées d’humour noir:

«C’est mon beau-frère qui me tient à l’œil de là-haut», rit ainsi un homme en pointant le ciel du doigt.

L’ombre d’Ansar al-Charia

Mais la légèreté n’a pas lieu d’être lorsqu’il s’agit d’affronter le nœud complexe des problèmes de sécurité dont souffre Benghazi —nœud fait de milices hors-la-loi, d’assassinats fréquents et d’un environnement politique tendu (la disponibilité immédiate des armes ne faisant qu’ajouter de l’huile sur le feu).

«Depuis l’attaque du consulat, j’estime que la situation sécuritaire —qui était déjà mauvaise— s’est dégradée», affirme Wanis al-Sharif, premier représentant du ministère de l’Intérieur dans l’est de la Libye. Reste à savoir pourquoi —et la réponse varie en fonction des interlocuteurs.

Pour certains, Ansar al-Charia, groupe islamiste radical qui nie avoir participé à l’attaque du consulat américain, est une cible privilégiée.

«Les partisans d’Ansar veulent tuer tous ceux qui s’opposent à leur idéologie, ou tous ceux qui ont collaboré avec Kadhafi», déclare ainsi un habitant de Benghazi lors d’une discussion portant sur les possibles auteurs du récent attentat contre le commissariat.

Son ami n’est pas du même avis:

«Non, non, c’était un coup des azlaam (fidèles de Kadhafi). Ils veulent ruiner la réputation des islamistes et semer le chaos en prime.»

Cette théorie est retenue par nombre d’anciens rebelles (ce qui n’est sans doute guère surprenant); ils se surnomment encore les thuwar, ou “révolutionnaires”.

Deux ans après la mort de Mouammar Kadhafi, Benghazi se retrouve tiraillée entre de nombreuses influences.

Les tensions opposant les puissantes milices (qui se targuent d’avoir participé à la révolution) aux groupes restés fidèles à l’ancien régime (qui sont surnommés taheleb, ou «algues», terme péjoratif faisant référence au vert du drapeau de l’ère Kadhafi) menacent de déchirer la ville.

Il en va de même avec les clivages existant entre les islamistes et les non islamistes, ainsi qu’entre les partisans et les opposants au nouveau mouvement fédéraliste de la région.
«Des opérations de représailles»

Ces dynamiques se recoupent souvent, mais les tensions les plus dangereuses résultent de l’animosité qui prévaut entre les responsables de la sécurité qui ont servi sous l’ancien régime et ceux issus des rangs des thuwar, qui ont fait l’expérience directe de sa brutalité.

La constellation de milices à tendance islamiste de l’Est libyen (plusieurs d’entre elles sont —théoriquement— sous le contrôle du gouvernement) regroupe un large spectre idéologique, que ce soit chez les commandants ou les simples combattants.

On dénombre par exemple des membres des Frères musulmans, des salafistes et une poignée de radicaux rattachés à l’idéologie takfiri: cette dernière autorise l’assassinat de musulmans dont la foi est jugée insuffisante.

Une large part des miliciens de Benghazi partagent toutefois une chose: l’expérience de l’incarcération dans les prisons de Kadhafi, notamment à Abou Salim, la —tristement— célèbre prison de Tripoli. Les dissidents politiques (islamistes, pour la plupart) y étaient enfermés avant la révolution.

«Je pense que ces assassinats sont l’œuvre des islamistes, parce que la plupart des victimes travaillaient dans la sécurité nationale du temps où les islamistes étaient emprisonnés et torturés, explique Wanis al-Sharif, le responsable du ministère de l’Intérieur. Aujourd’hui, les islamistes sont sortis de prison, et je pense que ces attaques sont des opérations de représailles.»

Mais certains y voient plus qu’une vulgaire volonté de vengeance. Pour eux, la violence n’est que l’un des aspects d’une lutte visant à façonner l’esprit de la Libye à l’heure où l’Etat post-Kadhafi commence timidement à prendre forme.

Et au cœur de cette lutte, l’idéologie n’est pas en reste: lorsqu’on discute avec les personnes qui peuplent le milieu islamiste, la conversation finit toujours par s’orienter vers la rédaction de la Constitution libyenne, un processus qui devrait commencer l’année prochaine.

«Bien des thuwar ne font toujours pas confiance au gouvernement. Ils attendent la Constitution. C’est très important pour eux», explique le juge Jamal Benour, chargé de la coordination judiciaire à Benghazi.

«Sauvons Benghazi»

La plupart des Libyens sont d’accord sur un point: la charia doit être l’une des sources principales de la loi. Mais les extrémistes (qui, dans bien des cas, disposent d’armes à feu) vont plus loin: ils veulent en faire sa source exclusive.

Exemple: dans un enregistrement vidéo mis en ligne sur le site YouTube, on peut voir un prédicateur dénoncer les tendances séculaires du gouvernement et enjoindre les anciens combattants de la révolution à garder leurs armes à portée de main tant que la charia ne régnera pas en maître.

Mais ce sont précisément ces armes —et les hommes qui refusent de s’en défaire— qui ont conduit Benghazi au bord du gouffre. A la suite de l’attaque du consulat américain, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour manifester —non seulement contre les évènements, mais contre la présence continue de milices rebelles; de nombreux habitants estiment qu’elles se sont trop habituées au pouvoir que leur confèrent les armes à feu.

La nuit de l’attaque, les locaux de trois brigades islamistes (17 février, Ansar al-Charia et Rafallah al-Sahati) ont été pris d’assaut, et la base de cette dernière a été le théâtre de violents affrontements.

Quant aux miliciens, ils sont encore marqués par cette vague de manifestations (surnommée Sauvons Benghazi).

«Toutes les factions œuvrant pour le mal – les fédéralistes, les azlaam et les membres corrompus de la police et de l’armée – ont uni leurs forces et se sont servies des manifestations populaires pour attaquer des brigades. Ces brigades ont participé à la révolution, et sont aujourd’hui directement contrôlées par le gouvernement», a déclaré Wissam Ben Hamid, trente-cinq ans, commandant au sein du «Bouclier de la Libye» (groupe de milices reconnu par le pouvoir).

«Les gens veulent une police, une armée»

Hamid, qui tenait un garage automobile avant la révolution, assure qu’il renouera un jour avec sa vie d’antan. Mais pour l’heure, il estime que les forces armées comme la sienne contribuent à combler les failles de la sécurité nationale.

A l’en croire, sa milice a veillé à la bonne tenue des élections à Benghazi, et ses hommes auraient escorté les responsables américains fuyant leurs locaux assiégés lors de l’attaque du 11 septembre. Ils auraient également assuré la sécurité d’une équipe américaine d’investigation enquêtant sur l’attaque au sein de Benghazi.

i[ «Les gens disent qu’ils veulent une police et une armée… C’est même notre [les anciens combattants de la révolution] cas. C’est ce que je veux. Mais nous ne pourrons renouer avec nos vies d’avant que lorsque [la police et l’armée] seront capable de garantir notre sécurité.»]i

Aucune arrestation dans l’affaire du consulat US

Le projet de Shuwai visant à améliorer la sécurité comprend à la fois un renforcement de la présence policière à Benghazi (parmi d’autres villes) et le transfert de l’ensemble des armements lourds des zones urbaines vers des bases militaires désignées.

Il a également pour projet de faire voter une loi interdisant la vente ou la possession d’armes à feu, mais permettant à toute personne volontaire de rendre les siennes, et autorisant l’intégration des miliciens au sein des ministères de la défense et de l’intérieur.

Mais alors que Shuwail et que le ministère de l’Intérieur se préparent à faire respecter la loi et l’ordre, personne ou presque ne parle plus de l’enquête sur l’attaque du consulat américain —une enquête qui fait pour l’heure chou blanc.

Le rapport indépendant rendu public par l’Accountability Review Board est peut-être le compte-rendu des évènements le plus détaillé à ce jour, mais les autorités libyennes n’ont toujours pas procédé à la moindre arrestation.

Certains pointent du doigt Ahmad Abukhattallah, chef d’une milice locale, qui a admis avoir été présent lors de l’attaque, mais qui nie y avoir participé. L’intéressé n’a toutefois subi ni garde à vue ni interrogatoire —il nous l’a directement confirmé il y a peu.

Wanis al-Sharif reconnaît que les enquêteurs se sont visiblement égarés. Il met cette erreur sur le compte de l’absence de forces de sécurité libyennes dignes de ce nom —sans parler d’un système judiciaire en état de fonctionnement.

«Que pouvons-nous attendre d’un pays privé d’un département d’enquêtes criminelles? interroge-t-il. La tâche est presque impossible. »

Mary Fitzgerald, Umar Khan (Foreign Policy)
Traduit par Jean-Clément Nau 
slateafrique

 

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