Source : AFP
« La Cour suprême a décidé que le second tour de l’élection municipale de la commune de Kaédi prévu initialement entre l’UPR et le Sursaut aura désormais lieu entre l’UPR et l’APP. En conséquence, le second tour de cette élection est reporté à une date ultérieure. » C’est le contenu d’un communiqué de la commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu publique tard dans la soirée du jeudi 19 décembre. Le second tour opposera alors Sow Moussa Demba dit Tchombé, maire sortant candidat de l’UPR, a Amar Ould Salem, candidat de l’APP. La décision de la cour suprême fait suite au recours introduit par l’APP après l’annonce par la CENI, d’un second tour entre Tchombé et le candidat du parti Sursaut, Cheikh Tahara Baradji. Le second tour des élections municipales et législatives en Mauritanie aura lieu samedi 21 décembre 2013.
Source: cridem

Plusieurs chefs d’Etat du Sahel se sont retrouvés le mardi 17 décembre au Mali pour inaugurer un nouveau projet de barrage qui avait été abandonné lors de la prise de l’Azaouad par les terroristes.
Posant la première pierre du barrage hydroélectrique de Gouina, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a salué le Mali pour ses efforts visant à consolider la sécurité et à lutter contre la menace du terrorisme et la criminalité. Il a également félicité son homologue malien Ibrahim Boubacar Keita pour avoir favorisé l’unité nationale, dans le but de lutter contre les risques qui pèsent sur la sous-région.
Les travaux de ce projet de barrage avaient été arrêtés après le coup d’Etat au Mali en mars 2012 et la prise du nord du pays par des militants islamistes liés à al-Qaida.
En janvier, les troupes françaises et africaines étaient intervenues pour chasser ces extrémistes armés, permettant la reprise des projets de création d’infrastructures dans ce pays ravagé par la guerre.
La détermination de la Mauritanie à lutter contre le terrorisme et le crime organisé se retrouve dans sa coordination actuelle avec les autres Etats du Sahel et les autres Etats cofondateurs de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), le Mali et le Sénégal, a ajouté Ould Abdel Aziz.
Le chef de l’Etat mauritanien, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’OMVS, a confirmé l’engagement de cette instance à aider le Mali à sortir de la crise.
Pour sa part, le Président malien Ibrahim Boubacar Keita a parlé du rôle de l’OMVS dans l’amélioration des conditions de vie des habitants des régions frontalières. Ce nouveau barrage fournira de l’électricité à la Mauritanie, au Mali et au Sénégal.
L’Etat malien est déterminé à garantir la paix, la sécurité et l’unité nationale sur l’ensemble de son territoire, a ajouté Keita.
Ce partenariat dans le bassin du fleuve Sénégal est une expérience modèle qui pourrait être reprise dans le reste de la région du Sahel, a souligné l’analyste Abdel Salam Ould Dah.
La coopération sécuritaire est cruciale pour parer des attaques terroristes comme celle qui a eu lieu quelques jours seulement avant le lancement de ce projet.
Deux casques bleus sénégalais et plusieurs Maliens ont été blessés lors d’une attaque jihadiste contre une banque de Kidal, samedi dernier, selon l’AFP. Un membre malien d’al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué cette attaque “pour le compte de tous les moudjahidines“.
Cette visite du Président mauritanien au Mali est la première étape dans le réchauffement des relations entre les deux pays voisins, a expliqué à Magharebia le journaliste Mohamed Ould Muhammad Hafiz. Ould Abdel Aziz ne faisait pas partie des chefs d’Etat présents lors de la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’Etat malien.
“Je pense que la force des intérêts entre les deux pays, notamment contre l’ennemi commun du terrorisme, et la nécessité de protéger les deux peuples sont plus fortes que les divergences politiques“, a-t-il ajouté.
Par Jemal Oumar à Nouakchott
Source: cridem

Les partis engagés dans la confrontation du second tour des élections municipales et législatives affûtent leurs armes pour l’ultime combat. Un même objectif : engranger le maximum de voix au soir du 21 décembre. Une stratégie quasiment identique: le porte-à-porte, pour convaincre les électeurs dont les partis ont été éliminés au 1er tour à reporter leurs voix sur leur parti. Une tâche certes difficile mais pas impossible, quand on sait combien certains candidats, particulièrement ceux du pouvoir, n’hésitent pas faire miroiter les billets bleus ou presque rose argenté. Et, par les temps qui courent à grands pas, il est difficile, à ceux qui se démènent pour éviter le Paradis à « la grande gueule », je veux dire : la marmite, de ne pas céder à la tentation. A défaut de convaincre par un programme, miroir aux alouettes qui n’a jamais que peu ou prou trompé les Mauritaniens, on recourt, donc, à l’achat des consciences, une autre version de la gabegie contre laquelle le président de la République mène combat même si, il faut le reconnaître et le regretter, celui-ci a nettement baissé d’intensité pour ne pas dire qu’il s’est dévoyé.
Face au « rouleau compresseur » du pouvoir, les trois partis de l’opposition ayant pris part au scrutin du 23 novembre – APP, El Wiam et Tawassoul – ont décidé de se soutenir mutuellement face aux candidats du pouvoir. L’objectif est de limiter les dégâts que la CENI semble incapable d’endiguer. C’est dire que la contestation, déjà fortement présente après le premier tour, ira en s’amplifiant, à moins que la Cour suprême traite avec diligence les nombreux recours qu’elle a reçus. Mais on n’attend guère de surprise de ce côté-là. Ceux-là mêmes qui ont déposé recours n’y croient pas, simplement décidés à faire valoir, sans grand espoir, un droit constitutionnel. Pour toutes ces raisons, les partis politiques impliqués dans le second tour doivent se préparer à une soirée ou matinée de larmes. Le parti au pouvoir ne leur fera aucun cadeau. Reste à savoir à quelle sauce ils accepteront de se faire manger, en cas de refus de la Cour suprême d’invalider les résultats contestés.
Fortement décriée, la CENI est attendue pour ce deuxième tour. Saura-t-elle éviter le pire ? D’autant plus que, cette fois, elle ne pourra pas arguer de la complexité du scrutin, pour faire traîner la proclamation des résultats. En reconduisant les mêmes erreurs, la CENI achèverait de ternir sa réputation déjà fort dégradée. Et, au lieu de le renforcer, les élections de Novembre et Décembre 2013, « contestées » et « contestables », n’auront fait qu’affaiblir le pouvoir acharné à obtenir, par tous les moyens, une majorité simple, à défaut d’être absolue. Il n’aura réussi qu’à doter le pays d’une Assemblée nationale au rabais, avec de probables députés du style de l’ivoirien Charles Blé Goudé et autres obtus zélotes qui n’utiliseront l’hémicycle que pour insulter les leaders de l’opposition, exiger l’interdiction d’IRA et des FLAM, voire certains partis de l’opposition. Le président Aziz s’en accommoderait-il ? Certains observateurs de la place n’excluent pas la dissolution de la chambre basse du Parlement, au lendemain de la présidentielle de 2014.
La COD : résister ou disparaître
De son côté, la Coordination de l’Opposition Démocratique(COD) cherche ses marques pour faire échec à l’« agenda du pouvoir ». Un pari difficile, dans la mesure où cet agenda vient de franchir un pas, peut-être décisif, avec le premier tour du 23 novembre. Même si elle peut se vanter d’avoir fait bouder les urnes à plus de 700 000 électeurs – CQFD – la COD n’en reste pas moins avec un rude défi à relever : résister activement ou s’éroder dangereusement, au cours des cinq prochaines années, surtout si elle refuse d’aller à la présidentielle. C’est certainement pour avoir compris le risque pour ne pas dire le danger de cette « longue attente » que le président en exercice de la Coordination, Ahmed Ould Daddah, a tenu, au cours d’un point de presse, à mettre les points sur les i. Boycotter des élections, a-t-il dit en substance, ne signifie pas se désintéresser de la gestion des affaires de la Nation. Bien au contraire, l’opposition va peser sur le cours de l’Histoire, en s’opposant à la « dérive du pouvoir, à son simulacre électoral et aux risques, graves, qu’il fait encourir au pays ». Mais comment est-ce possible, en marge des institutions ? « Par un ensemble d’actions de masse », répond Ahmed Ould Daddah. Soit, en théorie. Mais en pratique ? La COD saura-t-elle mettre et tenir, dans la rue, des milliers voire des centaines de milliers de Mauritaniens, à l’instar de ce qui se passe, actuellement, en Thaïlande et en Ukraine ? Maître Bettah, président du CDN, n’en doute pas et croit que les Mauritaniens sont capables de mettre fin aux dérives du régime en place. De fait, ce sont surtout les résultats du second tour, en ce qu’ils mettront fin ou non aux espoirs des « dialoguistes », qui devraient situer les marges de manœuvres de l’opposition. C’est donc bien d’une victoire à la Pyrrhus dont doit se méfier Ould Abdel Aziz. Du coup, l’équation n’est pas aussi si « simple » que la majorité recherchée par l’UPR…
Dalay Lam
Source: Le calame
En Mauritanie, la Coordination de l’Opposition Démocratique a marché cet après midi à Nouakchott contre la mascarade électorale, en faisant allusion aux élections législatives et municipales qu’elle a boycotte et dont le deuxième tour est prévu samedi prochain.
“Le peuple mauritanien a déjà rejeté cette mascarade électorale et il le réaffirme ici par sa présence aux côtés de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) », a déclaré le chef de file de l’opposition mauritanienne, Ahmed Ould Daddah, au cours de la marche sous le slogan : « La mascarade électorale, une consécration du despotisme”.
Parmi les participants, Ely Ould Mohamed Vall, président de la transition de 2005-2007 qui a déclaré à Alakhbar que “le peuple mauritanien refuse cette élection unilatérale qui ne va faire qu’aggraver la crise que travers le pays”.
Saleh Ould Hanna a également confié à Alakhbar que « l’opposition veut démonter par cette marche que le peuple rejette cette mascarade électorale organisée par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz ».
Le marche a démarré de la place de la mosquée marocaine pour prendre fin devant le bâtiment de Radio Mauritanie sur l’axe qui mène vers la Présidence de la République. Plusieurs dizaines de policiers étaient déployés sur le même axe.
Amnesty International a attiré l’attention sur le cas de dizaines de travailleurs migrants laissés sans salaire depuis près d’un an par leur employeur au Qatar et qui ont du mal à se nourrir.
Source : AFP