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Mauritanie: des élèves se plaignent contre l’annulation du bac LMB
ALAKHBAR (Nouakchott)-Un groupe d’élèves est venu dimanche à Alakhbar se plaindre contre la nouvelle réforme du système éducatif mauritanien qui remplace le bac LMB (Lettres Modernes Bilingue) par la bac LM (Lettres modernes).«On nous oblige à faire le bac LM, Lettres modernes, au lieu du bac LMB, Lettre Moderne Bilingue. Dans le premier; l’Histoire-géographie et la philosophie sont en Arabe alors que nous les avons étudiées en Français », a expliqué Abdel Razagh, qui parlait au nom de ses camarade élèves.
Le bac LMB a été éliminé suite à la réforme de 1999 du système éducatif mauritanien qui fait que désormais les matières littéraires, comme Histoire-géographie et la Philosophie, sont enseignées en Arabe et les autres scientifiques en Français. « On avait commencé avec un système et l’on veut nous imposer un autre. Ce qui n’est pas normal ni juste», a ajouté Abdel Razagh.
Source: alakhbar
Le nouveau bureau de l’Assemblée Nationale
La nouvelle Assemblée Nationale, après avoir élu le député UPR, Mohamed Ould Boilil comme président en remplacement de Messoud Ould Boulkheir, vient de terminer la composition de ses instances dirigeantes en élisant les cinq vice-présidents et les présidents des commissions et leurs membres. Ainsi, le premier vice-président de l’Assemblée est revenu à l’UPR à travers l’élection du député de Timbedra, Mohamed Ould Mouhamedou. La deuxième vice-présidence revient à l’opposition. Le parti Tawassoul prépare son vice-président, Mohamed Ghoulam Ould Haj Cheikh pour l’occuper. Le président d’El Vadila, Ethmane Ould Cheikh Belm’Ali est retenu comme troisième vice-président. Camara Ali Guéladio (député d’Ould Yengé) et Zeinebou Abdoul occupent respectivement le poste de quatrième et cinquième vice-président de l’Assemblée Nationale. Par rapport aux commissions parlementaires, un accord a été passé en vertu duquel l’opposition présidera les commissions des finances, des affaires étrangères et du contrôle et les partis de la majorité présidentielle se chargeront de la présidence de toutes les autres commissions. Selon les observateurs, les dernières élections législatives et municipales ont constitué un véritable recul démocratique eu égard à la gestion des institutions démocratiques. Alors que lors de la législature passée, l’opposition dirigeait la Communauté Urbaine de Nouakchott et l’Assemblée Nationale, cette fois avec ce mandat qui commence, toutes les institutions sont tombées dans l’escarcelle du pouvoir : Sénat, Assemblée Nationale, Conseil Constitutionnel….Communauté Urbaine de Nouakchott en plus de 75 députés sur les 146 du Parlement et 168 conseils municipaux sur les 216 que compte le pays.
Source: Le Calame
Essais nucléaires français au Sahara : La Mauritanie touchée
Le quotidien français “Le Parisien” a jeté un véritable pavé dans la mare en dévoilant dans son édition du vendredi dernier une carte de l’armée française, classée jusqu’ici “Secret-défense” et qui montre les retombées des essais nucléaires français dans le Sahara algérien.
Cette carte a été déclassifiée dans le cadre de l’enquête pénale déclenchée par des vétérans des campagnes des essais nucléaires français et en gardent des séquelles et qui ont esté en justice.
Selon cette carte, les zones de contamination et l’étendue des retombées radioactives sont beaucoup plus importants que ne l’ont admis jusqu’ici les autorités françaises.
“Pour la première fois, le peuple découvre l’étendue exacte des retombées nucléaires radioactives des essais aériens réalisés par la France au Sahara algérien”, écrit le journal.
Cette carte, dévoile notamment que loin de rester cantonnées au Sahara, les retombées des essais nucléaires français ont recouvert tous les états de la sous régions. Ainsi au jour J+9 après le tir de la première bombe française, la fameuse “Gerboise bleue” la radioactivité a touché la région de Nouakchott et Nouadhibou.
Se fondant sur les données du document qu’il a publié, Le Parisien souligne que les normes de radioactivité induite par ces essais ont “nettement été dépassées” à certains endroits, comme à Arak, près de Tamanrasset où l’eau était fortement contaminée, mais, aussi dans la capitale tchadienne N’Djamena pourtant distante de plus de deux mille km, alors que dans les documents classés “Secret-défense”, les militaires français assuraient que ces normes étaient “généralement très faibles”.
“Sauf que les normes de l’époque étaient beaucoup moins strictes que maintenant et que les progrès de la médecine ont démontré depuis, que même à de faibles doses, la radioactivité peut déclencher, dix, vingt, ou trente ans plus tard de graves maladies”, commente Bruno Barillot spécialiste des essais nucléaires, dans sa synthèse de ces documents déclassifiés.
“La carte de zonage des retombées de « Gerboise bleue » montre que certains radioéléments éjectés par les explosions aériennes, tel l’iode 131 ou le césium 137 ont pu être inhalés par les populations malgré leur dilution dans l’atmosphère”, explique Bruno Barillot, ajoutant que personne, aujourd’hui, n’ignore que ces éléments radioactifs sont à l’origine de cancers ou de maladie cardio-vasculaires. De là à penser que la recrudescence actuelle des cancers en Mauritanie est due à cette contamination, il ya pas que certains n’hésitent pas à franchir. Pour la première fois, le grand public découvre l’étendue exacte des retombées nucléaires radioactives des essais réalisés dans le Sahara algérien. Quelles étaient les doses enregistrées ? Dans les documents secret-défense, les militaires assurent qu’elles étaient « généralement très faibles » et sans conséquences. « Cela a toujours été le système de défense de l’armée », « Sauf que les normes de l’époque étaient beaucoup moins strictes que maintenant et que les progrès de la médecine ont démontré depuis que même de faibles doses peuvent déclencher, dix, vingt ou trente ans plus tard, de graves maladies. » Alors après l’indemnisation des volontaires français passera-t-on à celle des africains. Rappelons que le premier essai nucléairefrançais mené dans le Sahara algérien a lieu le 13 février 1960, à Reggane. Le tir est aérien, sa puissance est quatre fois supérieure à la bombe d’Hiroshima. Trois autres tirs – intitulés “Gerboise blanche”, “rouge” et “verte” – suivront rapidement. Par la suite, y compris après l’indépendance de l’Algérie, en 1962, et selon une clause secrète des accords d’Evian, treize autres essais auront lieu jusqu’en 1967. Ils sont cette fois souterrains, parmi lesquels le tir “Beryl” qui échoua et libèra le 1er mai 1962 un nuage radioactif contaminant tous les soldats présents sur le site d’In-Eker, à une centaine de kilomètres au sud de Reggane.
Source: mauriweb
L’ONU et ses partenaires lancent un plan humanitaire sur trois ans en faveur du Sahel [Communiqué de presse FAO]
FAO – L’ONU et ses partenaires lancent un plan humanitaire sur trois ans en faveur du Sahel. Il faut 2 milliards de dollars pour venir en aide à plus de 20 millions de personnes à risque d’insécurité alimentaire.
3 février 2014, Rome – L’ONU et ses partenaires humanitaires ont lancé aujourd’hui un Plan triennal d’intervention stratégique pour venir en aide à des millions d’habitants de neuf pays de la région du Sahel en Afrique. Le plan cherche à mobiliser un capital initial de 2 milliards de dollars auprès des donateurs internationaux pour 2014.
Quelque 20 millions de personnes sont actuellement menacées par l’insécurité alimentaire au Sahel, et 2,5 millions d’entre elles ont besoin de secours alimentaires d’urgence. On estime à 5 millions les enfants de moins de cinq ans qui souffriront de malnutrition en 2014, dont 1,5 million environ seront victimes de malnutrition aiguë.
La violence et l’insécurité ont contraint 1,2 million d’habitants à abandonner leurs Logements, entraînant des déplacements internes prolongés et une véritable crise de réfugiés.
Page 1 sur 2“Jamais autant d’êtres humains au Sahel n’ont été à risque, et l’ampleur de leurs besoins est si colossale qu’aucune organisation, à elle seule, ne peut prétendre les affronter“, a déclaré la Coordonnatrice des secours d’urgence de l’ONU, Valerie Amos, à Rome. “Le plan stratégique pour la région nous permettra de dispenser une assistance vitale à des millions de personnes, de renforcer leur résilience et de sauver des vies”.
La stratégie sera articulée en neuf plans d’action déployés dans les pays suivants: Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Tchad. Basée sur de solides partenariats avec les Gouvernements et les partenaires de développement, elle misera sur une perspective régionale et s’échelonnera sur plusieurs années pour mieux s’attaquer aux causes chroniques des crises.
“Notre priorité la plus urgente est de faire en sorte que les agriculteurs du Sahel puissent mener à bien la campagne de semis qui se déroulera au cours des prochaines semaines, en leur fournissant rapidement des intrants agricoles”, a expliqué le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. “Mais il nous incombe aussi de veiller à ce que la prochaine sécheresse ne se transforme pas en une autre crise humanitaire à grande échelle.
Avec le concours des gouvernements nationaux et des partenaires, nous travaillons à développer la résilience des populations sahéliennes en produisant des variétés de semences de qualité, en restaurant les terres agricoles dégradées, en conservant l’eau de pluie et en soutenant l’irrigation à petite échelle”.
La légère amélioration de la production vivrière en 2013 n’a pas suffi à couvrir la croissance démographique de la région, tandis que les prix élevés sur la plupart des marchés ne font qu’aggraver le manque d’accès à la nourriture. “La situation requiert une intervention humanitaire rapide et de grande envergure dans la quasi-totalité des pays du Sahel“, a souligné Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réponse aux crises.
“La Commission européenne débloquera 142 millions d’euros en faveur de l’aide humanitaire en 2014. D’autres contributions des bailleurs de fonds internationaux seront nécessaires au plus vite pour répondre aux besoins de première nécessité des populations du Sahel“.
Le lancement de l’initiative à Rome s’est déroulé en présence de Romano Prodi, Envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel; d’Amir Abdulla, Vice-Directeur exécutif et Chef des Opérations du Programme alimentaire mondial (PAM); de Nancy Lindborg, Administratrice adjointe du Bureau de la démocratie, des conflits et de l’aide humanitaire (USAID); et de Robert Piper, Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel. En 2013, l’appel pour le Sahel sollicitait 1,7 milliard de dollars et a été financé à hauteur de 63 pour cent.
En Mauritanie, plusieurs organisations humanitaires internationales, notamment le PAM (Programme Alimentaire Mondiale), opèrent sur le terrain depuis plusieurs années à fin de juguler les effets néfastes des calamités naturelles comme la sécheresse et les inondations. Les actions du PAM sont souvent mises en exécution par l’Ong locale Au Secours, jugée très efficace par les autorités régionales du PAM.
Actuellement cette Ong supervise, en coordination avec le PAM, plusieurs sites de soutien en argent liquide au profit des couches vulnérables démunies à Riyad et Arafat, ainsi qu’aux victimes des inondations de l’année dernière à Elmina et Sebkha. Des milliers de pauvres gens en profitent.
Terrorisme au Sahel : le président mauritanien prône la vigilance des Etats
APA – Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a indiqué que les menaces sécuritaires qu’endure la région du Sahel rappellent, par leurs manifestations, même sporadiques, que la lutte contre le terrorisme et le crime organisé exige une vigilance de chaque pays et une action multidimensionnelle de longue haleine.
La persistance du terrorisme dans ‘’notre espace sahélien’‘ représente un défi d’autant plus majeur qu’il vient s’ajouter, en les accentuant, aux contraintes du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, a-t-il dit à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat du Sahel, dimanche à Nouakchott.
Ont pris part à ce sommet les présidents du Mali, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso, respectivement Ibrahima Boubacar Keita, Mahamadou Issoufou, Idriss Deby Itno et Blaise Compaoré.
Pour Ould Abdel Aziz, une corrélation forte existe entre sécurité et développement dans la mesure où il n’est de développement durable sans sécurité ni de sécurité pérenne sans développement effectif. Il s’est cependant réjoui de la libération effective du nord du Mali, puis le retour à l’ordre constitutionnel dans ce ‘’pays frère” avec l’appui de l’ensemble de ses partenaires.
‘’L’abnégation remarquable des Maliens conjuguée avec l’engagement, au sein des forces conjointes, de contingents mobilisés par des pays du Sahel, mérite d’être saluée”, a souligné le président mauritanien.
Il a, en particulier, rendu hommage au ‘’sacrifice des preux officiers et soldats tchadiens venus déloger de leurs repaires les bandes terroristes qui sévissaient au nord Mali”, rappelant que la Mauritanie avait imposé une inviolabilité absolue de son territoire face aux bandes armées en quête de repli et accueilli des dizaines de milliers de civils maliens.
Selon lui, la dimension transfrontalière et les défis auxquels le Sahel fait face commandent, en premier lieu, une solidarité sans faille de nos Etats. ‘’Dans l’immédiat, il nous faudra renforcer nos politiques et notre coopération sécuritaires. Au-delà, l’ancrage de la démocratie, le renforcement de l’Etat de droit et la promotion de la bonne gouvernance resteront indiscutablement le meilleur rempart contre les tentations extrémistes, le gage d’une légitimité indispensable à l’action publique et la condition nécessaire à une lutte efficiente contre la pauvreté”, a-t-il expliqué.
Ould Abdel Aziz a considéré que le domaine des infrastructures, notamment de transport et d’énergie, doit bénéficier d’investissements conséquents pour permettre un accroissement de l’activité économique, par l’émergence réelle d’un marché intérieur à dimension régionale.
Il a notamment plaidé en faveur d’une attention particulière à donner au pastoralisme et à l’agriculture, ‘’jusqu’ici insuffisamment exploités”, pour les valoriser et en faire un puissant levier de lutte contre la pauvreté, eu égard à leur potentiel en emplois et en revenus.



