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FLAMNET-AGORA: Promouvoir une «L’Autre Mauritanie » par Aicha Diop des FLAM-Canada
Promouvoir une «L’Autre Mauritanie » : celle de la liberté, de la dignité, de la justice, de la fierté, de prise de conscience et de la responsabilité devant l’Histoire qui se réécrit. Je me sens astreinte de sensibiliser hâtivement et en abordant simultanément certaines façades au sujet des élections en Mauritanie. Ces idées sont issues de la réflexion que j’ai eu après avoir lu sur la toile un débat que je résume en deux mots : de question d’Ipséité « Soi ou l’identité le plus irréductible » et d’idiosyncrasie (comportement).
J’ai préféré écrire ce petit papier en réaction à la polémique largement diffusée dans les medias sociaux. Des élections chez nous ? Deux axes :
1) Instigateur des mangeocrates entichés insatiablement de Ploutos, « richesse », et ou d’obsession de Kratos, « pouvoir ».
2) Inspirateur de permutation par le peuple et rien que pour le peuple, l’intérêt général et la liberté de tous. Choisissez votre alvéole entre un régime ploutocratique ou un régime préférablement démocratique.
En effet, dans les grandes révolutions, ce n’est pas le volume des mouvements des groupes de lutte ou la foule qui les appuient qui font la différence, mais la détermination avérée de certains individus résolus à changer le parcours des choses et qu’aucune fatalité ne fait régresser. Il s’agit là de militants capables de remuer des montagnes d’incertitudes, d’apathie, d’inaction, d’affliction ambiante, de negro-pessimisme, de tribalisme, d’ethnocentrisme et de mangeocratie. Certes, le temps évolue, il serait désormais précieux de mobiliser les énergies pour atteindre les cibles prioritaires de la lutte pour la liberté en réponse aux questions décisives sur la situation actuelle de la Mauritanie.
J’avance dans le même temps une question fondamentale à savoir : Qu’est ce que être négro-mauritanien (poular, soninké, wolof, bambara et haratine) au XXIe siècle si ce n’est de n’être que dominé et victime de discrimination combinée de racisme dans les formes les plus subtiles et les plus prononcées ? Nous sommes négro-mauritaniens produit du système de domination ou ceux qui nous dominent se sont constitués en dispositif de « théodicée de leur propre privilège », (au sens de Weber), donc une apologie de l’ordre sociétal qu’ils dominent et continuent de dominer par une quintessence de supériorité. Voilà comment je perçois le rapport de domination qui se rapporte à l’existence de la marginalisation, l’impunité, l’injustice à l’égard des populations noires mauritaniennes. Il est fondamental de soutenir et encourager ceux qui luttent avec acharnement et constance à repenser à reconstruire une nouvelle Mauritanie admonestant toute sociodicée ou mieux encore l’ethnosociodicée du système raciste, génocidaire et esclavagiste dans ce pays au bord de la déchéance.
Ainsi, depuis l’indépendance, les gouvernants (tous maures) qui se sont répétés ont voulu maintenir une tradition d’une Mauritanie communément arabisée blanche. L’état mauritanien a favorisé l’ethnie arabo-berbère sur d’autres, la « race blanche » sur une l’autre. Le gouvernement maure contrôle le pays sur le plan politique, militaire, économique et culturel. Ainsi, la marginalisation sociale aussi bien que politique des groupes ethniques amplement situés dans la partie Sud du pays constitue un des obstacles très présent. L’oppression des noirs continue jusqu’aujourd’hui, les politiques successivement menées ont conduit à des crises cycliques répétitives. Autrefois, l’idée que nous avions de la Mauritanie était : un pays énigmatique tabou et secret, qui niche en elle une profonde crise ethnique identitaire entre les composantes de la population qui menace son unité nationale. Qu’en est il aujourd’hui ? Qu’est ce qui a changé ? En état de cause, nous ne voulons pas de cette Mauritanie meurtrie. Du moment ou nous avons pris conscience de la situation politique de notre pays, il serait bienveillant de faire le bilan sur les différences entre les partis politiques et les autres formes d’association afin de comprendre la nature et le rôle de chaque parti politique ou mouvement dans la trajectoire de la démocratie. A mon sens, s’il y’a un mouvement politique capable de sortir la Mauritanie du gouffre c’est bien Les forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). FLAM est objet de plus de trois décennies de lutte pour la justice, l’égalité et la dignité. FLAM c’est aussi consacré de se réunir sur la base d’une vision essentiellement cohérente en vue de mener une action citoyenne qui est celle de libérer la Mauritanie. Il faudrait également lui reconnaître son engagement dans la reconstruction de l’unité nationale et la sauvegarde de l’intégrité. De plus, les Leaders et sympathisants du mouvement par leurs actions menées sur tous les fronts œuvrent pour refouler l’intolérance, bannir l’ethnocentrisme, proscrire le fanatisme, d’abolir le racisme, la discrimination, la xénophobie ou l’incitation à la violence sous toutes ses formes. Finalement FLAM c’est la promotion la diversité, le cri à la complémentarité raison pour laquelle le mouvement constitue une entité essentielle pour ressusciter la Mauritanie.
Oui au changement ! Oui à un nouveau gouvernement ! Mais avant de diriger, il faut se faire élire et pour cela, il faut s’impliquer et faire des choix éclairés pour l’avancement de la chose politique. Citoyens et citoyennes nous sommes concernés par les jeux de débats et de prise de décision, si nous n’y participons pas activement nous ne parviendrons guère au changement. Chacun d’entre nous à une importance capitale à jouer dans le processus démocratique, donc apportons notre soutien, notre vote à ceux qui incarnent le changement et selon nos convictions.
Salutations militantes et cordiales. La lutte continue !
Aicha Diop des FLAM-Canada.
Mauritanie : Samba Thiam plaide ouvertement pour l’action des militants
Le président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) a rendu un vibrant hommage aux martyrs Flamistes tombés sous le régime de Ould Taya en observant une minute de silence avant de critiquer le régime de Ould Aziz pour sa mollesse et sa similitude avec les régimes précédents dans la cohabitation des communautés du pays dont les principales victimes sont toujours les négro mauritaniens et les Hratins dans un message qu’il a adressé aux militants et sympathisants à l’occasion du 31ème anniversaire du mouvement. Samba Thiam a appelé ainsi à un sursaut de ses militants pour prendre leur destin en main dans les années à venir.
Jusque là en retrait dans le processus politique du pays avant le redéploiement des FLAM à Nouakchott, le président du mouvement veut montrer qu’il est bien décidé à revenir sur la scène nationale et internationale. C’est le sens en partie du message de Samba Thiam aux militants et sympathisants à l’occasion du 31ème anniversaire des FLAM sous le signe cette année du retour au pays natal. Le leader négro mauritanien donne ainsi le coup d’envoi avant le grand meeting reporté cette semaine pour le 23 mars prochain dans la capitale mauritanienne. En rendant hommage aux martyrs tombés sous le régime de Ould Taya par une minute de silence, l’ancien prisonnier de Oualata imprime le devoir de mémoire. Ce n’est pas avec gaieté de cœur que lui-même et beaucoup d’autres militants ont pris le chemin de l’exil forcé. L’essentiel est dans l’avenir. Des perspectives qui expliquent que le combat maintenant est dans la légalité avec la même détermination qu’hier. Samba Thiam a critiqué le régime de Ould Aziz qui a tourné le dos à la saine cohabitation entre les différentes composantes de la population. Les négro mauritaniens et les Hratins étant toujours les exclus de la société. Pour le leader des FLAM cette similitude avec le régime raciste de Ould Taya est on ne peut plus criante avec en toile fond une absence d’Etat qui se nourrit en permanence du tribalisme et du régionalisme pour gouverner.
Le président Flamiste n’a pas raté le quinquennat du locataire de la Maison brune dont le fil conducteur est la modernisation du pays synonyme d’arriération du pays avec un système éducatif à deux vitesses avec la création de grandes écoles sans les enfants de ceux qui sont considérés aujourd’hui parias de la société mauritanienne. Un paysage audiovisuel monocolore qui laisse en rade les journalistes et communicateurs talentueux noirs qui voudraient créer leur radio ou télévision. C’est surtout le recensement biométrique qui fait mal au dirigeant du mouvement négro africain à peine revenu après 27 ans d’exil en constatant avec amertume la discrimination de l’enrôlement des populations. Une politique qui prive une partie de la communauté noire de ses droits civiques .C’est significatif à la veille des présidentielles de juin prochain. Face à cette triste réalité le numéro un des FLAM appelle à une révolte des militants et sympathisants pour qu’ils prennent en main leur destin et leur place dans la société mauritanienne. Un message très clair historique et critique pour donner du sens au grand meeting du 23 mars prochain.
Yaya Chérif KANE-Journaliste.
Rouen-France.
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Mauritanie : le premier test politique des FLAM à Nouakchott
Le report du meeting des Forces de Libération Africaines de Mauritanie ( FLAM) pour le 23 mars prochain à Nouakchott faute d’autorisation suscite des interrogations de l’opinion publique. Il s’agissait pour le président Samba Thiam et ses militants de marquer le retour sur le sol national après 27 années d’exil. Vu l’ampleur de l’évènement les Hakems de Sebkha et de Travragh Zeina en passant par le Wali de Nouakchott se sont réfugiés derrière le tout sécuritaire pour repousser le meeting. Les observateurs semblent retenir l’hypothèse de l’amalgame avec l’interdiction du meeting du parti islamiste TAWASSOUL dont certains membres sont accusés d’accointance avec les présumés auteurs de la profanation contre le Coran le 3 mars dernier dans une mosquée de la capitale.
Au départ le meeting des FLAM devait se dérouler dans un stade du quartier Sebkha.Annulé au dernier moment. Ensuite la proposition des Hakem de Sebkha et de Travragh Zeina de jouer sur le temps pour une salle fermée avant que cette dernière soit tranchée par le Wali de Nouakchott qui invoque des raisons de respect des délais. Il a fallu ainsi beaucoup de patience pour le président Samba Thiam et ses militants d’accepter le fait accompli après cette odyssée rocambolesque qui cache la première confrontation politique des FLAM avec le régime de Ould Aziz. Pour le leader négro mauritanien qui s’apprêtait à organiser le premier grand rassemblement des militants et sympathisants depuis le redéploiement en Mauritanie ce n’est qu’une partie remise.
Le 23 mars prochain fera date dans l’histoire du mouvement. Le premier anniversaire à Nouakchott après 27 ans d’exil est un moment de retrouvaille avec le peuple mauritanien. Le sillon est déjà tracé. Ce n’est qu’un simple report qui ne gâchera pas la fête. Mais d’ores et déjà ce premier test politique en dit long sur le chemin qui reste qui reste à parcourir. Il est révélateur de la nature du pouvoir actuel avec son autoritarisme croissant qui irrite l’opinion publique et l’opposition. Cette péripétie que les FLAM viennent de vivre n’est qu’un exemple. Et l’amalgame avec l’interdiction du meeting du parti islamiste TAWASSOUL n’est pas du tout du goût du leader pacifiste négro mauritanien qui est loin d’épouser les thèses violentes des salafistes. En réalité c’est la guerre contre la terreur qui est déclarée par le gouvernement de Ould Laghdaf qui craint sombrer dans la violence politique. C’est la première bataille de nerfs pour les FLAM qui comptent faire de ce 31ème anniversaire un succès et une réflexion sur l’avenir.
Yaya Chérif KANE-Journaliste.
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FLAMNET-RÉTRO: Les FLAM et moi : cauchemar d’enfant et rêve d’adulte par Mohamed El Hacen Ould Lebatt.
La première fois que j’entendis parler des FLAM, c’était dans la bouche d’un cousin à moi, ami d’Ely Ould Mohamed Vall (oué oué, ami d’Ely, en Mauritanie, c’est un qualificatif en soit, on peut par exemple entendre ce type d’échange : « Abdallahi, tu vois qui c’est ? », « non ! », « mais si, l’ami d’Ely », « ah, oui, je le connais », nous le voyons donc, c’est un qualificatif, ça peut même devenir un boulot à plein temps, j’ai des exemples, mais là on s’éloigne du sujet) ce cousin donc est entré un jour à la maison, avec sous le bras une grosse liasse de papier, il est parti directement s’enfermer dans le salon, ma mère me demanda de lui ramener un verre de thé et du zhrig, quand je suis rentré il a précipitamment rangé les feuilles, mais voyant qu’il ne s’agissait que d’un gamin de dix ans, il s’est détendu.
Le mystère qui entourait ces papiers a éveillé ma curiosité, je lui ai demandé de quoi il s’agissait, il me répondit : « c’est le programme des FLAM ! ». Il me dit que les FLAM c’est les nègro-africains, qu’on ne leur connaît pas de visage, que Demba le menuisier, ou les Diallo, nos voisins de toujours, peuvent en faire partie, qu’il ne faut pas traîner avec eux, car ils comptent nous égorger tous, mais que la police en a arrêté quelques uns, hier, et ils ont trouvé sur eux leur programme. Je l’ai quitté avec un grand sentiment de peur mais aussi un inexplicable malaise, pourquoi Demba, ce gentil garçon, voudrait-il m’égorger ?
Bien sûr avec mon jeune âge d’alors, je ne pouvais pas comprendre que, si le document était réellement des FLAM, pourquoi sa lecture doit s’entourer de telle mesure clandestine, n’est ce pas ce document qui prouve l’infamie des FLAM, et donc la nécessité de les mettre hors d’état de nuire ? Il est donc de l’intérêt de la police d’encourager plutôt sa lecture.
Ce n’est que lorsque j’ai eu le véritable Manifeste du Nègro-mauritanien Opprimé que j’ai compris l’étendue de la manipulation machiavélique dont je fut victime, et je suis loin d’être le seul.
Je ne m’étendrai pas ici sur la réécriture du manifeste, de telle sorte que les FLAM deviennent, dans l’imaginaire collectif Beidhane, ainsi que celui de la quasi totalité des populations Haratines, synonymes de Négro-africain voulant égorger le pauvre musulman, afin de permettre que notre pays soit annexé par l’étranger (à l’époque l’étranger c’était le Sénégal), et je caricature à peine, mais ce qui m’importe ici est de faire la lumière sur la campagne d’information que les FLAM ont mis en place pour dévoiler leur vrai visage, campagne dont le fer de lance est le site FLAMNET.
Il a fallu du temps aux FLAM, pour se réorganiser, se remettre en contact, ce qui n’est pas chose aisée, quand les militants en Mauritanie doivent se cacher, et ceux de l’étranger sont dispersés de par le vaste monde (Sénégal et Mali, mais aussi les USA, l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Belgique et les pays scandinaves)
Tout commence en juin 2000, époque où les étudiants préparaient les examens, l’unique source dont on disposait pour s’informer sur le pays était mauritanie-net, et c’est là qu’on a appris la naissance de Flamnet. La suite est connue de tous, d’abord les Flam deviennent fréquentables par une bonne majorité de Maure, ensuite on se rend compte qu’en fait, ils ne voulaient pas nous égorger, ni même égorger Ould Taya, mais qu’en définitive la réciproque est vraie, c’est nous qui les avons égorgés.
Je vous épargnerais le rébarbatif discours sur « La Communauté de Destin et bla bla bla… » mais je veux juste rappeler que la Mauritanie n’est pas plus arabe qu’africaine, et vice-versa, nous avons une double appartenance, donc une double vocation (triple, d’après le PRDS car, apparemment, la Mauritanie a aussi une vocation hébraïque ! )
En définitive, la question que nous devons nous poser n’est plus : mais pourquoi ils nous détestent ? Mais : Qu’avons nous fait pour qu’ils nous détestent ?
Supposant que le froid nordique a réussi à apaiser la hargne de Kaaw Touré, je me permets une timide remarque :
Pourquoi ne pas envisager une version arabe de Flamnet?
Je remarque que d’ores et déjà on peut publier en arabe sur le site FLAMNET, j’espère donc que le nouveau FLAMNET tranchera avec la vieille habitude de nos intellectuels d’écrire uniquement à destination du pré-carré francophone.
Bon Anniversaire donc aux FLAM !
Mohamed El Hacen Ould Lebatt.
www.flamnet.info
LE CALAME: Faute d’autorisation, les FLAM reportent leur meeting de ce vendredi
Le meeting prévu par les Forces de Libération africaines de Mauritanie (FLAM), prévu ce vendredi14 mars, à 16 heures, au Cinéma Saada (Sebkha), dans le cadre des festivités marquant le 30 anniversaire du mouvement, a été reporté à une date ultérieure. Une source du mouvement renseigne qu’après les raisons de sécurité invoquées par le Hakem de Sebkha, suggérant de tenir le meeting dans un espace fermé, le mouvement s’est tourné vers la Case, mais là aussi, le Hakem de Tevragh Zeina. qui devrait autoriser la manifestation, a invoqué un retard du côté du Wali de Nouakchott, dans la délivrance de l’autorisation, jusqu’à hier, jeudi 13 mars. Le rendez-vous est pris pour dimanche prochain.
En invoquant des raisons de sécurité, les autorités semblent jouer l’amalgame. En effet, explique un cadre du mouvement, “même si nous comprenons les craintes du pouvoir, ce n’est pas parce qu’on a refusé à Tawassoul une autorisation de tenir son meeting, au lendemain des manifestions suite à la profanation, le 2 mars, du Saint Coran, que les autorités nous fassent traîner. Qu’on nous dise oui ou non, c’est simple !”
Rappelons que c’est pour la première fois que les FLAM célèbrent en Mauritanie l’anniversaire de leur naissance, Trente ans après.



