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Les Nations unies pour un processus inclusif pour l’organisation de la Présidentielle en Mauritanie
Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, a recommandé vendredi à l’Etat mauritanien la mise en oeuvre d’un processus de dialogue inclusif dans les préparatifs de l’ élection présidentielle prévue le 21 juin prochain.
Intervenant lors de la 26ème réunion périodique de concertation entre les chefs de mission des Nations unies pour la sous-région, qui se tient à Dakar, au Sénégal, M. Djinnit a lancé un appel à tous les partis de l’opposition et au gouvernement mauritanien à revenir vers un dialogue inclusif pour la bonne tenue de la Présidentielle. Cet appel fait suite à la déclaration de l’Alliance populaire progressiste (APP), principal parti d’opposition, annonçant le boycott du scrutin. “Nous lançons un appel pour que les acquis démocratiques en Mauritanie ne soient pas mis en cause, car il est important de préserver ces acquis pour la stabilité politique du pays et dans la sous-région”, a dit M. Djinnit. On rappelle qu’il y a quelques semaines, M. Djinnit et le Secrétaire général-adjoint aux affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, avaient rencontré, à Nouakchott, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui les avait rassurés sur la situation politique du pays. “Nous nous sommes réjouis du bon dialogue qui régnait entre le pouvoir et l’opposition. A l’époque, nous avons soutenu le processus de dialogue et encouragé tous les partis à prendre part à cette initiative”, a rappelé M. Djinnit. Selon lui, le processus inclusif est un élément important pour la stabilité et l’apprentissage de la démocratie. Au cours des dernières semaines, note-on, les principaux partis politiques mauritaniens, l’Union pour la république (UPR, au pouvoir), la Coalition pour une alternance pacifique (CAP) et le Forum national pour la démocratie (FNDU), ne sont pas parvenus à établir un dialogue visant à créer les conditions d’une élection présidentielle “inclusive, libre et transparente”. Sept candidats, parmi lesquels le président sortant, Mohamed Ould Abdel et une femme, ont déposé leurs dossiers de candidature devant le Conseil constitutionnel.
Pana
Source: mauriweb
Mauritanie: “L’Etat réprime les Noirs et tolère les autres” FLAM
ALAKHBAR (Nouakchott) – “L’Etat mauritanien exerce la politique de deux poids, deux mesures, il réprime les Noirs et tolère les autres”, a dénoncé le mouvement des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), dans un communiqué reçu à Alakhbar.
Le Mouvement réagissait par rapport à “la répression sauvage dans le sang par le pouvoir militariste de Nouakchott” de la marche de l´Union des rapatriés Mauritaniens du Sénégal sur Nouakchott le 25 avril 2014.
“Cette barbarie a provoqué une indignation générale à l’intérieur comme au sein de la diaspora, a ajouté le communiqué. Dans cet élan de solidarité avec les victimes de cette répression, un groupe de jeunes mauritaniens majoritairement composé d’étudiants a occupé, le 07 mai 2014, l’ambassade de Mauritanie à Paris. Les autorités consulaires feront appel aux forces de sécurité pour déloger les manifestants qui ont été placés en garde à vue prolongée de 24 heures du fait de l’immixtion de la chancellerie dans une affaire judiciaire quasiment bouclée“.
Le Mouvement a dénoncé l’attitude “raciste” des autorités mauritaniennes dans la gestion des questions nationales ainsi que l’attitude “provocatrice” des autorités consulaires de la Mauritanie.
IRA : Un nouveau cas d’esclavage dans le Guidimagha
IRA Mauritanie – La Coordination de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) au niveau de la Wilaya du Guidimagha vient de mettre à jour un cas d’esclavage incontestable dans la localité de « Ould Ramy » qui dépend du centre administratif de Wembou (75 Kilomètres au nord de Seylibaby dans le sud-est du pays).
La victime est une jeune dame d’une trentaine d’année qui se nomme Kemmacha accompagnée de ses cinq enfants. Cette esclave, dont IRA détient le témoignage audiovisuel, est la victime du dénommé Leyly Ould Cheikh qui l’emploie, depuis sa jeune enfance, comme bergère pour s’occuper de son cheptel de chèvres et de dromadaires dans les étendues désertiques des environs de Wembou.
La victime affirme en outre que les cinq enfants qu’elle a mis au monde sont tous le fruit de viols répétés de la part de Leyly Ould Cheikh qui lui impose, sous peine de terribles châtiments, le silence le plus absolu et la menace de mort au cas où elle essayait de s’enfuir.
Le mercredi dernier, 7 mai 2014, une délégation d’IRA s’est rendue chez le Hakem (Préfet) de la Moughataa de Seulibaby pour faire le signalement de ce cas d’esclavage. Le Hakem a transmis le dossier à la brigade locale de gendarmerie qui, fait inhabituel, a commencé par soumettre les membres de la délégation d’IRA à un interrogatoire digne de l’Inquisition.
Les gendarmes insistaient sur le fait qu’IRA était une organisation non reconnue, tenaient à relever les identités des militants et créaient un climat de suspicion autour de la démarche des antiesclavagistes espérant les dissuader de dénoncer ce cas d’esclavage avéré avant de les informer que la localité visée ne relevait pas de leur compétences territoriales mais plutôt de du centre administratif de Wembou.
Ce vendredi matin, 9 mai 2014, alors qu’IRA se préparait à dépêcher une délégation pour déposer plainte auprès des autorités administratives de Wembou, nous apprenons que des gendarmes ont été envoyés dans la commune de « Ould Rami » (lieu du crime d’esclavage) où ils ont tenu une réunion avec le Maire en présence de certaines notabilités pour discuter de la situation et ce en absence des membres d’IRA qui sont à l’origine de la démarche judiciaire.
Après cette réunion entre les notables et les gendarmes, ces derniers sont partis en direction du campement de la famille de présumés esclavagistes dans une démarche que nous craignons être motivée plus par le souci de faire disparaître les preuves du crime que par celui de le punir.
Au niveau d’IRA, nous annonçons solennellement notre ferme détermination à suivre cette affaire et exprimons nos réserves les plus explicites sur les intentions des gendarmes qui semblent tenir à agir en l’absence totale de la partie plaignante et de ses soutiens.
Nous réaffirmons ici que les informations qui sont en notre possession (enregistrements audiovisuels) prouvent, sans l’ombre d’un doute, que Kemmacha et ses cinq enfants sont maintenus en état d’esclavage caractérisé. Toute autre qualification relèverait de la complicité et de la connivence, hélas habituelles, de l’administration avec des présumés coupables du crime imprescriptible de l’esclavage.
Nouakchott le 9 mai 2014
La Commission de communication
Mauritanie: sept candidats pour une présidentielle boycottée par l’opposition

Sept candidats à la présidentielle du 21 juin en Mauritanie ont officiellement déposé leurs dossiers au Conseil constitutionnel, dont le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, grand favori. Le scrutin sera boycotté par une large frange de l’opposition.
Le président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz et Ibrahima Moctar Sarr, candidat du parti AJD/MR et militant historique des droits des négro-mauritaniens, sont les seuls candidats expérimentés. Les cinq autres se présentent pour la première fois à une présidentielle. Opposant de la première heure, Biram Ould Dah Ould Abeid, prix des Nations unis pour les droits de l’homme et président de l’IRA, une ONG de lutte contre l’esclavage, est le plus sérieux adversaire du chef de l’Etat.
En lice également, deux caciques du régime de l’ex président Maouya Ould Sid’Ahmed Taya. Boidiel Ould Houmeid, président du parti Al Wiam et Lalla Mint Moulaye Idriss, membre du cabinet de l’ex chef de l’Etat et actuelle présidente du conseil d’administration de l’agence officielle d’information AMI. Lalla Mint Moulaye Idriss est la deuxième femme à se porter candidate à une élection présidentielle en Mauritanie. Ahmed Salim Ould Bouhoubeini, bâtonnier de l’ordre national des avocats de Mauritanie et Alioune Ould Bouamatou, le frère du célèbre homme d’affaire mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou, complètent le tableau.
Un scrutin boycotté par l’opposition
Le scrutin sera boycotté par une quinzaine de partis, dont l’Alliance Populaire Progressiste (APP), pourtant connue pour être l’une des formations de l’opposition les plus conciliantes avec le régime. «Nous ne nous ferons rien de façon précipitée. Il ne s’agit pas d’une course de vitesse. Nous voulons d’abord que toutes les conditions de transparence soient réunies», a expliqué Ladji Traoré, secrétaire général de l’APP, au cours d’une conférence de presse à laquelle a assisté un journaliste du Courrier du Sahara mercredi 7 mai à Nouakchott.
Dirigé par l’ex président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, actuellement à la tête du Conseil Economique et Social, l’APP vient gonfler les rangs du camp des partisans du boycott. Les quinze partis de l’opposition «radicale», membres du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), avaient officialisé quatre jours plus tôt leur décision de ne pas prendre part au scrutin du 21 juin, faute d’accord avec le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier, candidat à un deuxième mandat, se retrouve avec un boulevard en face de lui mais aussi un problème de légitimité, ses principaux rivaux ayant décidé de snober un scrutin déjà qualifié par certains d’entre eux de «mascarade».
Deuxième force politique du pays à l’issue des législatives de novembre et décembre 2013, le parti islamiste Tawassoul sera l’un des grands absents de cette présidentielle. Ses alliés dans le FNDU, l’UFP de Mohamed Ould Mouloud et le RFD d’Ahmed Ould Dadda, deux grandes figures de l’opposition historique, pèsent désormais de tout leur poids pour décrédibiliser le scrutin.
L’opposition n’a jamais réussi à se faire entendre
La fronde à pris corps fin avril, après l’échec des négociations entamées avec le pouvoir pour l’organisation d’une élection consensuelle. Les discussions ont été interrompues depuis la publication d’un décret présidentiel annonçant l’organisation du premier tour du scrutin le 21 juin. Une décision qualifiée d’unilatérale par l’opposition qui exigeait un report de la présidentielle. Selon ces partis, l’échéance est trop avancée pour négocier les mesures susceptibles de garantir la transparence de l’élection. «Nous avons insisté sur les insuffisances de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour ne pas dire son disfonctionnement et ce dès le début du processus des élections législatives et municipales en 2013, a rappelé le secrétaire général de l’APP, Ladji Traoré. Il faut malheureusement reconnaître la faiblesse de la CENI qui s’est laissée manipuler».
Depuis plusieurs mois, l’opposition réclame que cette instance, chargée de superviser les élections, soit dissoute. Ou pour le moins entièrement recomposée. Elle accuse la CENI d’avoir déjà failli lors des municipales et législatives de 2013 au cours desquelles des «manipulations et des faveurs ont été accordées à la mouvance présidentielle», dénonçaient encore récemment plusieurs partis membres de la CAP (opposition modérée) dont l’APP est l’un des fers de lance.
LE COURRIER DU SAHARA.
Déclaration de soutien aux étudiants Négro-mauritaniens détenus en France
Suite à la répression dont ont été victimes les marcheurs de la dignité, de jeunes étudiants mauritaniens de France ont décidé d’occuper leur Ambassade à Paris, pour dénoncer l’accueil réservé aux rapatriés marcheurs par le Régime de Mohamed Ould Abdel Aziz dimanche dernier.
Les anciens refugiés qui ont marché de Boghé à Nouakchott ; soit 400 km, ont été réprimés brutalement par l’Etat mauritanien peu enclin à exécuter le plus élémentaire de ses engagements de l’Accord tripartite HCR-Gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, Accord signé à Nouakchott en novembre 2007.
Le manque de considération de l’Etat vis-à-vis de la communauté négro-mauritanienne à travers le génocide physique et biométrique, l’expropriation des terres traditionnelles des Négro-africains au profit de l’agro-business arabe, l’arabisation exclusive du système éducatif national et la mise au placard des fonctionnaires négro-mauritaniens, la précarisation administrative des étudiants vis-à-vis de leurs pays occidentaux d’accueils (refus de prorogation de passeport, exigence de documents nationaux inexistants pour se faire enrôler en vue de l’établissement d’état civil biométrique, refus d’octroi de bourses) ont contribué grandement à l’amertume des jeunes étudiants négro-mauritaniens.
C’est dans ce contexte particulièrement humiliant et dégradant que les jeunes étudiants noirs ont envahi l’ambassade de Mauritanie à Paris le mercredi 07 mai 2014 entre midi et 14H.
Suite à cette occupation, l’Ambassade a autorisé la police française à intervenir pour arrêter ces étudiants qui ne demandaient qu’à rencontrer l’Ambassadeur pour exprimer leur amertume. Ils sont depuis hier en garde à vue et n’ont aucun accès ni à leurs amis et ni à leurs familles.
Nous Collectif des Organisations Mauritaniennes de France, en signe de soutien aux étudiants prévenus et en garde à vue, dénonçons :
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La provocation avérée du personnel de l’Ambassade en vers les étudiants négro-mauritaniens ;
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le déni de nationalité dont sont victimes les étudiants négro-mauritaniens en particulier, et les étudiants Noirs de Mauritanie en général ;
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Et la plainte déposée contre ces étudiants sur des faits fallacieux et qui ne relèvent que de la construction d’esprit raciste de l’Ambassadeur Ould Brahim Khlil .
Nous exigeons sans autre forme le retrait de cette plainte et tenons pour responsable le régime raciste de Nouakchott et ses officines de toute conséquence de l’acte inédit dont a fait Ould Brahim Khlil.
Le collectif des Organisations Mauritaniennes de France



