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Les pétro-dollars à l’assaut de l’Afrique
Mondafrique – Le séisme politique qui a secoué le monde arabe ces dernières années a consacré un peu trop vite la victoire du Qatar, ennemi juré de l’Arabie saoudite, fer de lance du “printemps arabe” et principal soutien des frères musulmans en Tunisie et en Egypte.
Aujourd’hui, le vent tourne. Les revers cinglants essuyés par les mouvements islamistes annoncent la contre offensive du royaume saoudien. L’Afrique sub-saharienne et le Maghreb, minés par l’absence d’Etat et les inégalités, en sont le théâtre privilégié.
Indifférent aux premiers souffles du fameux printemps arabe, le Royaume saoudien va réagir aux soubresauts que connaissaient les pays frères avec un sens aigu de l’hospitalité.
Le chef de l’Etat tunisien, le général Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier 2011, trouve accueil et réconfort auprès de feu son ami le prince Nayef, alors ministre de l’Intérieur. Le Royaume wahhabite manifeste de grands égards envers Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en Egypte.
Dès que les premiers grands mouvements populaires se produisent sur la place Al-Tahrir, le roi Abdallah Ibn Saoud téléphone immédiatement au président égyptien pour lui témoigner de son total soutien. Durant cet échange, le monarque saoudien stigmatise « les contestataires qui instillent leur haine destructrice ».
Attention au « diésel » saoudien !
C’est peu dire que le Royaume saoudien témoigne d’une haine viscérale contre « le vilain petit Qatar », qui aura été le bras armé financier des soulèvements successifs du printemps arabe. A Ryad, on ne parle ironiquement que de « l’Empire » à propos du minuscule Emirat. Malheur au printemps arabe ! Place à la contre attaque !Le roi Abdallah se sent doublement défié.
Traditionnellement méprisé par ses voisins, le Qatar revendique désormais un leadership dans la région du Golfe. Surtout, l’Emirat prétend prendre la place d’enfant chéri des Américains. Or cette place, ce sont les Saoudiens qui l’occupent depuis 1945. La rencontre historique au bord du croiseur Quincy, entre le fondateur du Royaume, Abdelaziz Ibn Saoud, et le président américain, Franklin D.Roosevelt avaient scellé l’alliance : le pétrole saoudien contre l’assurance vie américaine.
La contre offensive du roi Abdallah, 90 ans, ne sera pourtant pas immédiate. L’Arabie Saoudite est une gérontocratie de type diésel, qui prend du temps pour se mettre en mouvement. « L’armada saoudienne, une fois lancée, peut aller fort loin. Ce qui n’est pas le cas du Qatar, petit, souple et rapide, mais qui n’est pas forcément doué pour le marathon », note le chercheur Naoufel Brahimi El Mili dans son ouvrage « le printemps arabe, une manipulation ? ».
Avec ses réseaux salafistes, son coffre fort et ses alliances traditionnelles, la contre attaque du Royaume est spectaculaire. Au Maghreb comme en Afrique, les Saoudiens sont devenus des acteurs majeurs du jeu politique et religieux. Et cela sans que la diplomatie française et européenne, à la recherche de la manne financière saoudienne, s’en alarme particulièrement. Peu importe que Ryad, ce Royaume des ténèbres, véhicule des valeurs morales moyennageuses. Le coffre fort est bien rempli !
Soutien des djihadistes
C’est au Mali notamment qu’on a vu en œuvre, ces dernières années, l’influence des réseaux islamistes rétrogrades financés par les Saoudiens et fort proches des jihadistes violents. L’homme de Ryad à Bamako n’est autre que l’Imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique (HCI) qui prône un Islam wahhabite. Du genre à créer un atelier sur « les conditions raisonnables d’application » de la Charia. Du genre encore à acheminer des convois humanitaires en direction des groupes djihadistes durant les dix mois d’occupation du Nord Mali.
Durant les événements dramatiques du Nord du Mali qui vont provoquer l’intervention française, la complicité du Haut Conseil Islamique, financé par Ryad, avec les rebelles du Nord Mali ira beaucoup plus loin que des aides humanitaires. Le dimanche 29 juillet 2012 au matin, les responsables d’Ansar Dine ordonnent de lapider un homme et une femme. Aux lendemains de ce rituel barbare, qui a inspiré le film du mauritanien Abderramane Sissiko présenté au Festival de Cannes cette année, l’Imam Dicko se déplace à Gao pour rechercher la voie d’un compromis avec les leaders des groupes jihadistes.
« En janvier 2012, deux jours avant le début de la rébellion touareg, Mahmoud Dicko s’est déclaré en faveur d’une République islamique au Mali, si les maliens le désirent, explique Gilles Holder, anthropologue au CNRS. C’est la première fois qu’une telle personnalité intervenait sur le sujet ». La plus grande mosquée du pays, construite sur les bords du fleuve Niger sera fiancée par des fonds venus du Golfe.
Au Nigeria, le mouvement terroriste Boko Haram, qui vient de se livrer au rapt de 220 jeunes filles, apparaît bien comme « un monstre utile », financé notamment par Ryad. La médiatisation de ces jihadistes permet d’affaiblir encore d’avantage le pouvoir central de Lagos, pieds et mains liés aux intérêts occidentaux, notamment au sein de l’OPEP.
« Dans un tel contexte, explique Alain Chouet, ancien haut responsable des services français, il n’est pas surprenant que l’on évoque avec de plus en plus de précision les allers-retours, entre Ryadh et Kano, de porteurs de valises remplies de beaux dollars chargés de soutenir l’action du Robin des Bois du Califat de Sokoto, ce sultanat djihadiste et esclavagiste (…).
On a vu des valises identiques avec des porteurs différents se promener un peu partout (Soudan, Afghanistan, Libye, Syrie, Mali, Tunisie, etc.) dans les endroits où l’Arabie ou le Qatar le jugeaient utile à leurs intérêts.»
La diplomatie du chéquier
Dans d’autres pays comme le Tchad, la Mauritanie ou le Sénégal, la force de frappe des Séoudiens est avant tout financière. Dans l’entourage du président tchadien Idriss Deby on retrouve un dénommé Abakar Tahir Moussa, surnommé Almanna, du nom du groupe dont il est PDG. Cet homme d’affaires est un membre influent du parti au pouvoir au Tchad, le Mouvement patriotique du salut. Avant de s’imposer dans l’entourage du président, il a passé une grande partie de sa vie en Arabie Saoudite et aurait grandi à Ryad.
Encensé par un portrait dans le numéro spécial sur le Tchad du magazine « Jeune Afrique », dans lequel il est aussi annonceur, Almanna est au Tchad ce que Rafic Hariri était au Liban, un businessman politisé bien connecté.
A N’Djamena, la capitale tchadienne, son groupe s’est vu confier plusieurs grands chantiers officiels dont des ministères mais surtout la grande télévision nationale. Petite main des relations tchado-saoudiennes, il est notamment très proche de la communauté tchadienne de Médine qui l’a récompensé pour « toutes ses aides ».
Après le Tchad, la Mauritanie n’est pas le dernier pays à profiter de la manne financière saoudienne. Ainsi la Banque Islamique de Développement (BID), bras armé financier du Royaume, finance à fonds perdus de nombreux projets, dont l’extension de la centrale électrique à Nouakchott.
Cette proximité entre Ryad et Nouakchott explique les liens difficiles que le pouvoir mauritanien entretient avec le mouvement Tawassoul, certes d’obédience islamiste, mais proche du Qatar, comme l’explique un correspondant de « Mondafrique », Kaci Racelma.
En témoigne la déclaration attribuée le décembre 2013 au ministre mauritanien de la Santé, Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune, lors d’un meeting de l’UPR, le parti du président mauritanien : « Les frères musulmans échoueront en Mauritanie et en Turquie, comme ils ont échoué dans d’autres pays ».
Le relais des Fondations
Au Sénégal, les Saoudiens étaient au mieux avec l’ex président Wade. Alioune Aïdara Sylla, le plus proche émissaire sénégalais du roi Abdallah avait été arrêté en décembre 2012 à l’aéroport de Dakar lors de sa descente d’avion en provenance de Dubaï. Il était en possession d’un chèque de 2,5 milliards de CFA au nom d’Abdoulaye Wade. Depuis, le climat est nettement moins bon entre Dakar et Ryad.
L’actuel chef d’Etat, Macky Sall, a été reçu par l’émir à Doha, en février dernier, grâce à l’entremise de l’homme d’affaire franco-marocain Richard Attias, l’époux de Cecilia. Les Qataris lui ont promis monts et merveilles, ce qui a fortement déplu à Ryad. Il reste que depuis le milieu des années 1980 est apparue au Sénégal une myriade d’associations et d’organisations islamistes d’inspiration wahhabite: « Al-Falah », mouvement ouvertement wahhabite financé par des donateurs saoudiens; « l’Istiqamat », organisation concurrente agissant sur le même terreau idéologique, avec des fonds eux aussi saoudiens.
De même au Niger, un fort mouvement de réislamisation est financé depuis une vingtaine d’années par les Saoudiens. On assiste à la multiplication des mosquées, universités, associations islamiques, centres de santé, médias, qui sont liés au mouvement dit « réformiste ».
Autant d’initiatives financées par l’Arabie saoudite, à travers la « zakat » (aumône), qui témoignent de l’influence grandissante de cette puissance dans le pays. Le pèlerinage à la Mecque connaît par ailleurs un engouement de plus en plus important chez les Nigériens.
Des alliances traditionnelles
A l’exception de la Tunisie, où le Qatar joue un rôle déterminant auprès des dirigeants islamistes du mouvement Ennhadha, le Maghreb est sous influence saoudienne. Le roi Abdallah Ibn Saoud, qui passe ses vacances dans sa somptueuse propriété marocaine, est régulièrement consulté par Mohamed VI. La plupart des princes saoudiens ont une affection particulière pour le Royaume enchanté marocain où ils cultivent des liens nombreux, y compris familiaux.
A l’exception du dossier syrien, où ils sont manifestement en désaccord, Alger et Ryad partagent la même hostilité face aux changements provoqués par le printemps arabe. En Libye notamment, les deux pays semblent soutenir l’ascension du nouvel homme fort, le général Khalifa Haftar, adoubé par les Américains.
En Afrique francophone comme en Egypte ou dans le Golfe, il est difficile de jouer trop longtemps avec « les moustaches du lion », selon l’image utilisée par un dicton arabe à propos du Royaume.
Par La rédaction de “Mondafrique“
16 pays africains convergent vers Dakar pour échanger sur les déclarations de patrimoine des responsables publics
Dakar, le 25 Mai – Du 26 au 28 mai 2014, une Conférence régionale réunit à Dakar les représentants de 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale pour échanger sur les régimes des déclarations de patrimoine des responsables publics. Présidée par S.E M. Macky Sall, président de la République du Sénégal, la Conférence a pour objectifs de faire un état des lieux des différentes législations en la matière, de partager des expériences techniques de vérification des déclarations, d’adopter des principes directeurs, ainsi qu’une stratégie de recherche et plaidoyer pour améliorer les dispositifs actuellement en place.
Si aujourd’hui la plupart des pays de la sous-région ont adopté des législations en matière des déclarations de patrimoine, souvent celles-ci ne sont pas satisfaisantes. Une récente enquête a révélé que 65% de ceux qui sont responsables des systèmes des déclarations de patrimoine dans leur pays respectif considèrent que leurs systèmes actuels ne sont pas efficaces.
En effet, il s’avère, qu’au sein de la région de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, il y a trop peu de responsables publics qui déclarent leurs patrimoines. Il y a peu de vérification qui se fasse par les institutions chargées de vérifier les déclarations de patrimoine. Par ailleurs, il n’y a quasiment pas de sanctions effectives pour ceux qui ne soumettent pas leur déclaration de patrimoine ou en soumettent une fausse. Dans toute la sous-région, il y a moins de 5 pays où des sanctions ont été prises pour des déviances en matière de déclaration des patrimoines. Enfin, très peu de contrôles se font par la société civile, les médias et les élus sur la véracité des déclarations de patrimoine étant donné qu’elles restent majoritairement confidentielles.
Prendront part aux échanges, les agents publics chargés des déclarations de patrimoine, les parlementaires portant un intérêt particulier à la question, les chercheurs universitaires et les représentants de la société civile, ainsi que des experts venus d’autres régions du monde.
La rencontre est organisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en partenariat avec l’Office National pour la Lutte contre la Fraude et la Corruption du Sénégal (OFNAC), la Banque Mondiale (BM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Centre d’Études et de Recherche-Action sur la Gouvernance (CERAG), Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), le Programme Gouvernance et Paix de USAID au Sénégal (USAID/PGP) et l’Ambassade de France.
Pour plus d’informations, contactez M. Samuel De Jaegere, ONUDC au samuel.de.jaegere@unodc.org et M. Njoya Tikum, PNUD au njoya.tikum@undp.org
Source: le calame
Plaidoyer pour une réintégration de la Mauritanie à la CEDEAO
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| Jeudi, 29 Mai 2014 |
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Nord du Mali : Les non-dits du cessez-le-feu à Kidal
L’Indicateur du Renouveau – Inédit ! C’est la branche militaire des groupes armés qui a signé l’accord de cessez-le-feu. Une façon de mettre en minorité les acteurs de l’accord de Ouagadougou de plus en plus désavoués par les hommes de terrain.
L’accord de cessez-le-feu obtenu par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, après les combats meurtriers entre l’armée malienne et les troupes rebelles, jihadistes et terroristes le 21 mai à Kidal n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Mieux, son contenu reste flou et comporte de véritables obstacles pour empêcher l’Etat malien d’avoir le monopole de la situation.
Au moment où le médiateur qui s’est, en quelque sorte, auto désigné faisait son entrée à Kidal, des milliers de combattants de la communauté berabich ont quitté son pays, la Mauritanie, pour rallier le Nord-Mali et une bonne partie à Kidal.
Ce qui cache mal des mystères, notamment le fait que ces combattants armés jusqu’aux dents vont être reversés dans les rangs du MNLA, du MAA et d’autres groupes armés. L’objectif en est que ces hommes armés vont être cantonnés et bénéficieront des avantages au moment venu.
En tout état de cause, la gestion des milliers de combattants arabes qui ont élu domicile en Mauritanie est lourde de conséquences pour Mohamed Abdel Aziz. Ainsi, lors de sa rencontre avec les différents groupes armés, il a été question de préparer le cantonnement qui ne concernera que les combattants de nationalité malienne. D’où, la signature de trois entités, le MNLA, le HCUA et le MAA.
En réalité, si les groupes armés ont osé ouvrir le feu, c’est parce qu’il y avait une complicité au sein des pays voisins d’où sont venus les renforts. Autre aspect non moins important à signaler, c’est l’implication directe de la branche dite armée des groupes armés. Ce qui démontre que la question a plus une connotation militaire que politique. Et c’est à ce niveau que réside tout le danger.
Dissension ou diversion !
Selon plusieurs sources, il y a un véritable climat de suspicions entre les responsables des différents groupes armés. C’est entre, notamment, ceux qui se présentent comme politiques et ceux qui se réclament hommes de terrain. Le constat est qu’il y a une incohérence dans les prises de position et décisions entre les hommes qui sont dans la région de Kidal et les leaders Bilal Ag Achérif, Mohamed Djeri, Moussa Ag Assarid et la bande à Mohamed Ag Najim (considéré comme chef des opérations militaires).
Ag Najim a la caution des hommes et peut compter sur d’autres éléments proches d’Iyad Ag Ghaly. Au regard de son influence et de son emprise directe sur les éléments, c’est lui qui a été démarché par le président mauritanien pour signer et garantir le cessez-le-feu. Sans broncher, l’implication d’Ag Najim constitue un désaveu pour les responsables politiques du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).
Au sein du MNLA, certains ont le sentiment que Bilal Ag Achérif les utilise comme fonds de commerce. D’autres jurent la main sur le cœur qu’il a eu beaucoup d’argent au sortir de son audience chez le roi Mohammed VI du Maroc. Sans oublier le soutien qu’apportaient d’autres bailleurs du mouvement touareg basés en Arabie saoudite et dans d’autres pays du Golfe, entre autres.
Au regard de ces faits, le médiateur Mohamed Ould Abdel Aziz ne pouvait avoir mieux comme interlocuteur que les hommes armés. Donc, au détriment des autres responsables du MNLA qui sont désormais en déphasage avec la base dans l’Adrar des Ifoghas. Et c’est là où réside le soulagement des autorités du Mali qui ont accueilli favorablement l’accord de cessez-le-feu.
De ce fait, désormais, c’est plutôt avec la branche armée du MNLA et des autres groupes qu’il faut compter pour parvenir à une solution définitive de la crise. C’est une option qui permettra sans nul doute de mettre Ouagadougou en position de faiblesse. Du moins, avant le dernier mot de l’aile politique. Bien sûr, si celle-ci en a.
Nous y reviendrons
Alpha Mahamane Cissé
L’Indicateur du Renouveau
Source: cridem
Mohamed Saïd Homody : l’unité africaine / le parcours (Suite et fin)
Adrar-Info – Oeuvre de l’OUA.
Il est indéniable que l ‘OUA a affronté avec des bonheurs divers quelques question de grand intérêt pour la libération, la cohésion ou la paix sur le continent. -le conflit sur les frontières (novembre 1963) entre l’Algerie et le Moroc ; – Commission conultative dirigée par l’Empereur Hailé Sélassié d’Ethiopie ; suite à la sécession du Biafra (1967-1969) ; -la réunion en 1972 du Conseil de sécurité à Addis Abbéba, sur l’initiative du Président en exercice, alors notre chef d’Etat Me Mokhtar Ould Daddah.
Un seul point à l’ordre du jour de cette réunion extraordinaire : la para chèvement de la décolonisation de l’Afrique. -le conflit de l’Ogaden en 1²977 où la tentative de l’OUA échoue d’imposer une médiation pacifique entre L’ethiopie et la Somalie. -les divisions en Angola et la série d’accords non respectés. d l’accord d’Alvor du 11 novembre 1975.
Et c’est un échec en raison de l’inflexibilité de l’Unita et des scéssessionistes du Cabinda ; mais aussi du parti au pouvoir le MPLA.
-La question du Sahara Occidental
Depuis le 15e sommet à kempala en1975 qui rejette le projet mauritao-marocain sur le partage du territoire tout en refusant d’accorder au Front Polisario ie statut d’observatoire, en pasasnt par le sommet de maurice, en 1976, qui renvoie, à l’unanimité la question à un sommet exytraordinaire, et qui n’aura jamais lieu. (ni à Lusaka, ni à Libréville, ni à Addis)
Au sommet deKhartoum (juillet 1978) un Comité ad hoc chargée de mener des consultation avec les parties concernées ou interessés est désignée à la place du Somemt extraordinaire ; Il regroupait le mali, le nigéria, la tanzanie, la côte d’ivoire, la Guinée et le Soudan.
Au sommet de Monrovia (décembre 1979) le Comité ad hoc recommande un cessez le feu et l’exercice du droit des Sahraouis à l’autodetermination . il recoùmmande la constitution d’un contingent de l’Onu pour le maintien de la pix au Sahara.Le maroc rejette ces recommandation, mais accepte au Somet de Nairobi en 198& le principe d’un referendum, mais « seulemnt confirmatif de l’intégration « au royaume !
Le 28 février 1982 le Conseil des ministres de l’OUA approuve l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Cette admission, conforme à l’article 28 de la Charte de l’organisation qui stipule quant aux modalités d’admission : « Tout Etat africain et souverain peut, en tout temps, notifier au secrétaire général administratif son intentiond’adhérer à la présente charte. Le secretaire administratif saisi d cette notification en communique copie à tous leses. L’admission est décidée à la majorité simple des Etats membres. » Et un précédent existe avec le cas de la guinée-Bissau en septembre 1973.
En conséquence le 20 e sommet réuni à Addis Abeba, en 1984, reconnaît l’admission de la RASD, ce qui aboutit au retrait du Maroc ?
La lutte contre L’Apartheid qui est l’expression institutionnelle de l’idéologie raciste de l’Etat en Afrique du Sud fondée sur la discrimination et la confiscation de tous les droits et pouvoirs politiques, économiques etc aux progit des seuls blancs. En 1969 l’OUA, au 6e somemt d’Addis-Abeba, adopte le Manifeste sur l’Afrique australe.
Adopté auparavant par un sommet des etats de l’Afrique centrale et orientale le texte, qui abandonne la recherche du dialogue avec le pouvoir ségrégationniste assure : »devant l’entêtement et l’intransigeance de ces régimes colonialistes et racistes d’une part, et devant la complicité de certaines puissances occidentales d’autre part, nous en sommes arrivés à la conclusin que la libération du reste du continent requiert l’intensification de la lutte armée par les mouvements de libération, comme l’affirmait déjà la déclaration de Mogadiscio. »
Il faudrait cependant 11 ans ( 11 avril 1980) Zimbabwe ;
20ans (14 sept 1989) Namibie
6 ans (25 juin 1975) Mozambique
6ans (11nov 1975) Angola
25 ans (11 mars 1994) avec l’élection de nelson Mandela ;
Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples 68 ARTICLES miseen œuvre à nairobi du 2 au 4 déembre 1985 par la conférece internationale des juristes
Agence Panafricaine d’Information
-les Etats africains ont préconisé à la naissance de l’oua la création, en 1963, d’une agence continentale de Presse, comme organisme spécialisé de l’OUA.
Avril 1979 adoption de la convention établissant L’Agence Panafricaine d’Information (PANA) par la ée session de la Conférence des ministres africains de l’information à Addis. La conférence des Chefs d’etat décide de retenir Dakar Comme siège central de la Pana.
Elle devient opérationnelle le 25 mai 1983 après I phase pilote (1979-1983) et une phase de Démarrage (1983-1985) elle diffuse sa ^première dépêche
« l’intégration économique africaine, inscrite dans la charte et prônée dans de nombreuses résolutions n’a pu être réalisée. »
La persistance de l’extraversion des écomiees africaines est le pt=remier indicateur de cet état d fait. Il continue d’exister une absence d’intégration de la production et des marchés. La prolifération d’institutions pour l’intégration économique est un autre signe de faiblesse. Les pays appartiennent à plusieurs organisations qui font parfois la même chose… malgrél’echec relatif de l’intégration économique, il existe de nombreuses organisations regionales dont certaines ont de remarquables réalisations à leur actif… »
« … L’OUA a longtemps privilégié les problèmes politiques. Donnant la priorité à la conquête de la souveraineté et de l’identité africaines, elle a, par la force des choses, apporté Moins d’attention aux problèmes économiques… »
REMY BAZENGUISSA in l’ouvrage collectif «L’Afrique Mythes et Réalités d’un continent » collection DOCUMENTS in le cherche midi 2diteur,,Paris
L UNION AFRICAINE
« Charte africaine de la démocratie , des elctions et de la gouvernance ». : de 53 articles adoptee par lahuitième session ordinaire de la conférence tenue le 30 janvier 2007 Addis Abeba
Definitions
Acte constitutif de l’Union africaine ;
Communautésomiques regionales :
Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union africaine ;
Conseil de paix et de sécurité de l’UA ; mécanisme africain d’évaluation par les payrs
L’UA en bref
Introduction
L’avènement de l’Union africaine (UA) peut être considéré comme un événement majeur dans l’évolution institutionnelle du continent. Le 9.9.1999, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) ont adopté une déclaration, la Déclaration de Syrte, demandant la création de l’Union africaine en vue, entre autres, d’accélérer le processus d’intégration sur le continent afin de permettre à l’Afrique de jouer le rôle qui lui revient dans l’économie mondiale, tout en déployant des efforts pour résoudre les problèmes sociaux, économiques et politiques multiformes auxquels elle est confrontée, problèmes accentués par certains effets négatifs de la mondialisation.
Les principaux objectifs de l’OUA étaient notamment d’éliminer les derniers vestiges du colonialisme et de l’apartheid; de renforcer l’unité et la solidarité des Etats africains; de coordonner et d’intensifier la coopération en faveur du développement de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres; et de favoriser la coopération internationale, dans le cadre des Nations Unies.
En effet, en tant qu’organisation continentale, l’OUA a fourni un forum efficace qui a permis à tous les Etats membres d’adopter des positions coordonnées sur des questions d’intérêt commun concernant l’Afrique dans les instances internationales, et de défendre efficacement les intérêts du continent.
A travers le Comité de coordination de l’OUA pour la libération de l’Afrique, le continent a parlé d’une seule voix et œuvré avec une détermination et sans faille à la réalisation d’un consensus international en faveur de la lutte de libération et du combat contre l’apartheid.
La quête d’unité
Dans leur quête pour l’unité et le développement économique et social, sous l’égide de l’OUA, les pays africains ont pris un certain nombre d’initiatives et réalisé des progrès substantiels dans de nombreux domaines, ce qui a ouvert la voie à la création de l’UA. Au nombre de ces initiatives, il convient de citer les suivantes :
Le Plan d’action de Lagos (PAL) et l’Acte final de Lagos, adoptés en 1980, qui définissent les programmes et les stratégies visant à promouvoir un développement auto-entretenu et la coopération entre les pays africains. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981 à Nairobi, qui a conduit à la création de la Commission des droits de l’homme et des peuples, dont le siège est à Banjul (Gambie), ainsi que la Déclaration et le Plan d’action de Grand-Baie, deux instruments adoptés par l’OUA pour promouvoir les droits de l’homme et des peuples sur le continent.
Le Programme prioritaire de redressement économique en Afrique (PPREA), adopté en 1985, qui est un programme d’urgence visant à faire face à la crise des années 80 dans le domaine du développement, à la suite de la longue période de sécheresse et de famine qui a sévi sur le contient et de l’effet paralysant de la dette extérieure africaine.
La Déclaration de l’OUA sur la situation politique et socio-économique en Afrique et les changements fondamentaux qui se produisent dans le monde, adoptée en 1990, qui souligne la détermination de l’Afrique à prendre l’initiative, à façonner son propre destin et à relever les défis de la paix, de la démocratie et de la sécurité.
La Charte africaine de la participation populaire, adoptée en 1990, qui témoigne de la détermination renouvelée de l’OUA à tout mettre en œuvre pour placer le citoyen africain au centre des processus de développement et de prise des décisions.
Le Traité instituant la Communauté économique africaine (AEC), adopté en 1991 et plus communément connu comme le Traité d’Abuja, qui vise à mettre en place l’AEC en six étapes devant aboutir à un Marché commun africain dont les piliers sont les communautés économiques régionales (CER). Le Traité est en vigueur depuis 1994.
Le Mécanisme pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, adopté en 1993, est l’expression concrète de la détermination des dirigeants africains à trouver des solutions au fléau des conflits et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent.
Le Programme d’action du Caire, adopté en 1995, qui est un programme visant à relancer le développement politique, économique et social de l’Afrique. La Position africaine commune sur la crise de la dette extérieure de l’Afrique, adoptée en 1997, qui est une stratégie visant à faire face à la crise de la dette extérieure du continent.
La Décision d’Alger sur les changements anticonstitutionnels de gouvernement, adoptée en 1999, et la Déclaration de Lomé sur le cadre pour une réaction face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, adoptée en 2000.
La Déclaration solennelle sur la Conférence sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique (CSSDCA), qui établit les principes fondamentaux pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance sur le continent .
Les réponses face aux autres défis: l’Afrique a pris un certain nombre d’initiatives collectives, sous l’égide de l’OUA, dans le domaine de la protection de l’environnement, de la lutte contre le terrorisme international, de la lutte contre la pandémie de VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, de la gestion des questions humanitaires telles que l’afflux des réfugiés et des personnes déplacées, les mines terrestres, les armes légères et de petit calibre, etc.
L’Acte constitutif de l’Union africaine, adopté en 2000 lors du Sommet de Lomé (Togo).
Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), adopté lors du Sommet de Lusaka (Zambie), en tant que programme de l’UA.
L’avènement de l’UA
Les initiatives prises par l’OUA ont ouvert la voie à la naissance de l’UA. En juillet 1999, la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement a décidé de tenir une session extraordinaire pour accélérer le processus d’intégration économique et politique sur le continent. Par la suite, quatre Sommets se sont tenus et ont abouti au lancement officiel de l’Union africaine :
La session extraordinaire de la Conférence, tenue à Syrte en 1999, a décidé de créer l’Union africaine.
Le Sommet de Lomé, tenu en 200, a adopté l’Acte constitutif de l’Union.
Le Sommet de Lusaka, tenu en 2001, a établi le programme pour la mise en place de l’Union africaine.
Le Sommet de Durban, tenu en 2002, a lancé l’Union africaine et a été suivi de la tenue de la session inaugurale de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union.
La vision de l’UA
La vision de l’Union africaine est de « bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale ».
Cette vision d’une nouvelle Afrique, tournée vers l’avenir, dynamique et intégrée est une entreprise de longue haleine et sera pleinement réalisée par une lutte sans relâche menée sur plusieurs fronts. L’Union africaine a une nouvelle orientation issue du changement de l’objectif de l’OUA fixé en 1963 et visant à soutenir les mouvements de libération des pays africains encore sous le joug du colonialisme et de l’apartheid, pour celui de l’Acte constitutif qui préconise la création d’une organisation fer-delance du développement et de l’intégration de l’Afrique.
Les objectifs de l’UA
Réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique;
Défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres;
Accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent;
Promouvoir et défendre les postions africaines communes sur les questions d’intérêt pour le continent et ses peuples;
Favoriser la coopération internationale, en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme;
Promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent;
Promouvoir les principes et les institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance;
Promouvoir et protéger les droits de l’homme et des peuples conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et aux autres instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme;
Créer les conditions appropriées permettant au continent de jouer le rôle qui est le sien dans l’économie mondiale et dans les négociations internationales;
Promouvoir le développement durable aux plans économique, social et culturel, ainsi que l’intégration des économies africaines;
Promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l’activité humaine en vue de relever le niveau de vie des peuples africains;
Coordonner et harmoniser les politiques entre les Communautés économiques régionales existantes et futures en vue de la réalisation graduelle des objectifs de l’Union;
Accélérer le développement du continent par la promotion de la recherche dans tous les domaines, en particulier en science et en technologie;
Œuvrer de concert avec les partenaires internationaux compétents en vue de l’éradication des maladies évitables et de la promotion de la santé sur le continent.
Les organes de l’UA :
La Conférence
La Conférence est composée des Chefs d’Etat et de gouvernement ou de leurs représentants dûment accrédités. Elle est l’organe suprême de l’Union.
Le Conseil Exécutif
Le Conseil exécutif est composé des ministres ou autorités désignés par les gouvernements des Etats membres. Il est responsable devant la Conférence.
La Commission
La Commission est composée du Président, du Vice-président et de huit Commissaires, assistés des membres du personnel. Chaque Commissaire est en charge d’un portefeuille.
The Permanent Representatives’ Committee
Composed of Permanent Representatives of Member States accredited to the Union.
The Permanent Representatives Committee is charged with the responsibility of preparing the work of the Executive Council.
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS)
Par sa décision AHG/dec.160 (XXXVII), le Sommet de Lusaka, tenu en juillet 2001, a décidé de créer, au sein de l’Union africaine, le Conseil de paix et de sécurité. Le Protocole sur la création du CPS est en cours de ratification.
Le Parlement panafricain
Le Parlement panafricain est un organe qui vise à assurer la pleine participation des peuples africains à la gouvernance, au développement et à l’intégration économique du continent. Le protocole définissant la composition, les pouvoirs, les attributions et l’organisation du Parlement panafricain a été signé par les Etats membres et est en cours de ratification.
L’ECOSOCC
Le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) est un organe consultatif composé des représentants des différentes couches socio-professionnelles des Etats membres de l’Union. Les Statuts définissant les fonctions, les attributions, la composition et l’organisation de l’ECOSOCC ont été élaborés et seront soumis au Sommet de Maputo.
La Cour de justice
Il est prévu une Cour de justice de l’Union. Le Statut définissant la composition et les fonctions de ladite Cour ont été élaborés et sera soumis au Sommet de Maputo.
Les Comités Techniques Spécialisés
• le Comité chargé des questions d’économie rurale et agricoles;
• le Comité chargé des questions commerciales, douanières et d’immigration;
• le Comité chargé de l’industrie, de la science et de la technologie, de l’énergie, des ressources naturelles et de l’environnement ;
• le Comité chargé des transports, des communications et du tourisme;
• le Comité chargé de la santé, du travail et des affaires sociales;
• le Comité chargé de l’éducation, de la culture et des ressources humaines.
Les institutions financières
• La Banque centrale africaine
• Le Fonds monétaire africain
• La Banque africaine d’investissement.
La Commission de l’UA
La Commission est l’un des organes clés de l’Union. Elle joue un rôle central dans la gestion quotidienne de l’Union africaine. Entre autres attributions, la Commission représente l’Union et défend ses intérêts ; élabore les projets de positions communes de l’Union ; élabore des plans stratégiques et des études, soumettre à l’examen par le Conseil exécutif ; assure l’élaboration, la promotion, la coordination et l’harmonisation des programmes et des politiques de l’Union avec ceux des CER; veille à l’intégration des femmes dans tous les programmes et activités de l’Union.
Les membres de la Commission
• Le Président
• Le Vice-président
• Les huit (8) Commissaires
• Les membres du personnel.
Les Portefeuilles de la Commission
PAIX ET SECURITE (prévention, gestion et règlement des conflits et lutte contre le terrorisme);
AFFAIRES POLITIQUES (droits de l’homme, démocratie, bonne gouvernance, institutions électorales, organisations de la société civile, affaires humanitaires, réfugiés, rapatriés et personnes déplacées);
INFRASTRUCTURES ET ENERGIE (énergie, transports, communications, infrastructures et tourisme);
AFFAIRES SOCIALES (santé, enfants, lutte contre la drogue, population, migration, travail et emploi, sports et culture);
RESSOURCES HUMAINES, SCIENCES ET TECHNOLOGIE (éducation, technologies de l’information et de la communication, jeunesse, ressources humaines, science et technologie);
COMMERCE ET INDUSTRIE (commerce, industrie, douanes et immigration);
ECONOMIE RURALE ET AGRICULTURE (économie rurale, agriculture et sécurité alimentaire, élevage, environnement, eau et ressources naturelles, désertification);
AFFAIRES ECONOMIQUES (intégration économique, affaires monétaires, développement du secteur privé, investissements et mobilisation de ressources).
Conclusion
L’histoire a pris l’Afrique de vitesse. C’est le continent des contradictions : des Etats autocratiques sans structures sociales, ni société civile ; des capitales gigantesques et un arrière-pays mort ; une natalité galopante sur un territoire immense, fertile, mais en voie de desertification ; pas d’industries, mais un riche sous-sol ;de grandesz fortunes individuelels et une population écrasée de misère ; 80 %de la population occupée aux travaux des champs, mais une agriculture incapable de nourrir tout le monde.De ces oppositions brutales , un drame peut surgir à tout instant, plus désastreux que ceux auxquels ce continent s’est habitué… » Edgar Pisani (ancien ministre français de l’agriculture et de l’Equipement, ancien membre de la Commission des communautés européennes, ancien directeur de l’Institut du monde Arabe à paris et ancien intermédiare de paix au Mali) in « Pour l’Afrique » , Editions odile jacob et le Seuil, Paris 1988.
Conférence délivrée au Centre culturel de la CUN-Nouakchott 25 Rajeb 1435
Correspondant au 25 mai 2014
Mohamed Saïd OULD HAMODY


La Mauritanie est l’un des seize pays fondateurs de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO), le 28 mai 1975. Elle est également signataire du traité constitutif de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) du 17 février 1989. Ces deux sous-régions constituent son encrage naturel de par son histoire et sa géographie. Ces deux organisations ont pour objectifs le développement de la coopération et l’intégration des économies des états qui les composent. Elles constituaient et constituent encore un véritable espoir pour les peuples de cette partie de l’Afrique. L’importance de la coopération et de l’intégration économique régionale pour accélérer et renforcer le développement économique et social est reconnue depuis longtemps par les autorités mauritaniennes. 


