Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Interview avec Alassane Hamady Soma BA dit Balas, président du parti mauritanien du concret, Arc-en-ciel.

altSelon Mr Balas, le bilan du général président se résume à 3 G+1. Les partis de l’opposition regroupés au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité, FNDU , qui ont décidé de boycotter la prochaine présidentielle, engagent déjà leur campagne politique pour expliquer les raisons d’un tel état de fait. C’est dans ce cadre qu’il faut placer le meeting du 29 mai dernier co-organisé par le PLEJ de BA Mamadou Alassane et le MPR de Kane Hamidou Baba et Arc-en-ciel de Balas. Nous avons rencontré ce dernier.

L’Authentique : pourquoi trois partis politiques negro-mauritaniens décident-ils ensemble d’organiser un meeting ?

Balas : Pour une raison évidente. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis un certain temps, des leaders de partis politiques qui s’estiment être les principales victimes du système, en réponse à l’appel pressant de la communauté noire, donc de leur base naturelle, ont décidé de se retrouver pour créer une coalition qui va plus faire entendre leur voix.
Il s’agit du parti mauritanien du concret, Arc-en-ciel, que je dirige, du PLEJ de Ba Mamadou Alassane, du MPR de Kane Hamidou Baba et du mouvement FLAM de Samba Thiam .
Toutefois, ce regroupement n’est point restrictif. Il comprendra naturellement tous les partis qui s’estiment être victimes de ce dit système. Nous avons des contacts poussés avec la formation politique de Tidjane Koïta qui a accepté le principe de nous rejoindre. Nous avons aussi rencontré à ce propos, l’ADEMA du Docteur Sy Zeine qui n’a pas désapprouvé. Nous avons également tendu la main à plusieurs autres organisations qui, pour la plupart, nous ont confirmé leur adhésion, et pour d’autres, nous ont demandé de leur accorder du temps pour réfléchir avant de nous rejoindre. A terme, ce regroupement ne comprendra pas que des partis dirigés par des noirs mais toutes les communautés confondues. Ce collectif n’est pas guide par le sectarisme, encore moins le comunautarisme, et surtout pas le racisme ; il est un collectif national.
Il s’est trouvé que trois de ces partis sont également du FNDU, qui avait demandé à ses membres du pôle politique, d’organiser individuellement des meetings de sensibilisation dans tous les quartiers de Nouakchott. Nous, nous sommes dits qu’il fallait saisir cette occasion pour mutualiser nos actions politiques et siffler le début de nos retrouvailles. Cette expérience ne sera que la première de toutes les autres qui suivront dorénavant.

L’Authentique : en créant un pole en marge du Forum, n’est-ce pas à dire que vous êtes peu ou prou marginalisés ?

Balas : Non. C’est plutôt dans le système inique que nous ressentons que nous sommes laissés en rade; sincèrement nous n’y trouvons absolument pas notre place , tant que les dénis, les injustices le tribalisme, le racisme sans gants et les persécutions continuent à être son créneau. C’est contre celui-ci que notre action est dirigée. Quant au FNDU, nous nous sentons parfaitement à l’aise, comme un poisson dans l’eau. A la place des lignes rouges, ce sont plutôt des règles d’or qui sont établies: La première c’est la consensualité. On ne connait pas au FNDU, de minorité, et encore moins la majorité. Il faut que tout le monde décide ensemble. Chacun est obligé de convaincre tout le monde pour que les autres partent avec lui. Donc ce n’est pas la règle subjective, de la majorité. La deuxième règle d’or du FNDU est celle de la diversité. Rien ne se fait sans que toutes les composantes mauritaniennes ne s’y retrouvent. La preuve a été donnée au moment de la constitution de la délégation qui était chargée de négocier avec le pouvoir. La composition de cette délégation n’a rien à voir avec ce qu’on avait l’habitude de voir depuis la création de la Mauritanie, toutes les composantes de notre peuple y était représentées. Voilà les deux règles d’or instituées au niveau du FNDU. Nous ne nous regardons plus en chiens de faïence, on ne se regarde plus en tant que noir ou arabe, ou pire encore, par condescendance, mais en tant que mauritaniens, frères, amis. On s’apprécie et on se respecte mutuellement. C’est toutes ces raisons qui nous y lient.
Bref ! Au FNDU, nous avons établi un PACTE de RESPECTABILITÉ non écrit.

L’Authentique : quel est le nom du collectif qui vous veniez d’évoquer?

Balas : le collectif n’a pas encore de nom parce qu’il n’a pas fini de se constituer. Mais laissez- moi vous dire qu’il a bien avancé. Il a si bien avancé que personne ne pourra plus le dynamiter. Il est comme le soleil qui se lève. Dites moi qui pourra cacher ce soleil avec la petite paume de sa main? On est en train de ratisser et il faut ratisser large, pour que l’arc-en-cielisme de la Mauritanie soit respectė.

L’Authentique : lors de votre dernier meeting, vous aviez annoncé que le vainqueur de la future présidentielle était d’avance connu et qu’il s’agissait du candidat Ould Abdel Aziz ! Qu’est-ce qui vous a amené à une telle projection ?

Balas : il ne suffit pas d’être un saint pour le prédire, au regard de la machine électorale mise en place par Mohamed ould Abdel, le résultat est connu d’avance. 
Nous avons prodigué, suffisamment d’arguments pour dire que ce qui nous attend est loin de ressembler à des élections transparentes et crédibles. Une élection où le vainqueur est connu d’avance, ce n’est pas une élection. C’est plutôt une mascarade. Il faut appeler le chat par le chat. C’est un vol électoral, si vous préférez, un dol électoral, une duperie des masses. Quand on dispose de tous les moyens de l’Etat, quand on crée son propre appareil électoral, et que l’on est au pouvoir central, on ne peut pas ne pas gagner. Vous le constatez avec moi, toutes les structures qui vont s’occuper de ces élections ( CENI, Conseil constitutionnel, Agence de recensement, directions chargées des élections au ministère de l’intérieur, etc, etc ) pour qu’elles soient transparentes et crédibles appartiennent à Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est lui qui les a nommées, c’est lui qui les renumere grassement et c’est lui qui met fin à leur fonction . Elles sont alors obligées de se mettre au pas.

L’Authentique : pourtant les membres de la CENI sont proposés par l’opposition?

Balas : C’est l’opposition dialoguiste qui avait demandé la mise en place de la présente CENI Vous ne l’ignorez pas, celle là est plus proche de Aziz que son ombre, quant à nous , nous allions demander une CENI politisée où tous les pôles politiques engages dans la compétition allaient être représentés équitablement, afin que chacun puisse veiller au grain, et jouer au gardien et à l’arbitre s’il le faut. Tel n’est pas le cas.
D’autre part, depuis le règne de Ould Taya, les mauritaniens ont une conception honteuse et infamante du vote. Ils ne votent pas pour un programme positif ou même pour une personnalité charismatique, mais plutôt, pour l’argent. C’est la voix de l’argent qu’ils entendent l’odeur de l’argent qu’ils sentent . Et l’argent ! Mohamed Ould Abdel Aziz en dispose. Il se trouve être aujourd’hui le plus riche président que la Mauritanie ait déjà connu. Il a rendu tout le monde pauvre, à juste titre il s’était auto-proclamé : “Président des pauvres” A sa place, j’aurai préféré être : “Président ėradicateur de la pauvreté.”

L’Authentique : avec ces boycotts répétitifs, ne craignez-vous pas à terme, la disparition de vos formations politiques ?

Balas : je vais parler plutôt de mon parti. Il n’a pas été crée contrairement à tout ce qui existe chez nous et ailleurs dans le monde, pour avoir le pouvoir ou se remplir les poches; Le parti mauritanien du concret, Arc-en-ciel, a été créé pour éveiller les mentalités, et ouvrir les yeux de la population mauritanienne, faire pointer l’aurore après une très longue nuit qui a duré pendant 54 longues années. Notre population a été endormie profondément, je devais dire anesthésiée. Notre devoir est de la réveiller pour que nos enfants, et nos petits enfants, à qui nous céderons bientôt le flambeau puissent hériter d’une Mauritanie véritablement démocratique, d’une Mauritanie juste, d’une Mauritanie où il fera bon vivre, où la cohabitation sera agréable, . C’est ça notre objectif.

L’Authentique : est-ce votre boycott sera actif contrairement aux scrutins législatifs et municipaux passés ?

Balas : chacun n’a qu’à assumer son rôle et être libre avec sa conscience. Nous nous considérons que nous avons fait ce que nous devrions faire. Nous avons sensibilisé, nous avons sillonné tous les quartiers de Nouakchott, où nous avons étalé les raisons objectives qui nous ont poussés au boycott. 
La décision finale, revient à chacun d’entre nous. Rassurez-vous, nous ne nous pointerons pas devant chaque porte de maison pour empêcher les mauritaniens de sortir.
Si elle ne le fait pas, on ne nous dira pas qu’il n’y pas eu de combat faute de combattants. 

L’Authentique : vous considérez encore dans vos discours le président Ould Abdel Aziz comme un général…

Balas : effectivement… C’est un Général aux trois G+1. 
Le G1 c’est celui de la gabegie, que le peuple mauritanien voulait à jamais bannie mais qui a atteint son paroxysme sous son magistère; 
Le G2 c’est le G du goudron dans lequel le trésor public à englouti des milliards qui ce sont embourbes des qu’il y’a eu quelques millimètres de pluie à Nouakchott; 
Le troisième G , c’est la goinfrerie qui amène les pauvres mauritaniennes à se déchirer les voiles ou à s’arracher les chignons pour un grain de riz tombė par terre devant les boutiques de Aziz. Au passage, il faut dire que cette opération sert plutôt a la société de transport qui a le monopole du transport de ses produits dans tous les coins et recoins de la Mauritanie et aux vendeurs de ses boutiques qui détournent des dizaines de millions sans être inquiétés; 
Le quatrième G c’est le G de la grenade. Il a jeté des grenades sur ses compatriotes à qui , il avait promis, en vain, monts et merveilles. N’ayant rien vu venir, ils se sont décidés à marcher de Boghe à Nouakchott pour lui rappeler que la promesse est une dette. Arrivés au désormais tristement célèbre “Carrefour Madrid”, ils ont été accueillis par une pluie de grenades.
Ces quatre G suffisent à eux seuls, pour décliner le bilan de Mohamed Ould Abdel Aziz.

L’Authentique : Biram Dah Abeid combat le système mais pourtant il est candidat à l’élection présidentielle ?

Balas: vous voulez me poussez encore à parler de ce jeune frère que je respecte énormément. Il a ses propres raisons qui l’ont poussė à prendre part à ces élections, c’est à lui qu’il faudra demander. Je note quand même, qu’il a eu à reconnaître dans un de ses communiqués que le FNDU avait raison, que ces élections ne seront ni transparentes donc non crédible.

Propos recueillis par Cheikh Oumar NDiaye. L´AUTHENTIQUE.

 

 

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N’est pas tout ce qui brille est or … n’est pas toute élection démocratie

altVu que ce tweet est le dernier que je compte publier en politique, j’ai voulais vous donner à travers ce message un résumé de ce que j’ai lu récemment de meilleur sur le sujet de la démocratie et des élections.
Dans l’ère de la bipolarité, le système de gouvernance  dans le monde était subdivisé en deux parties: des systèmes démocratiques avec ses différents modèles contre des systèmes  dictatoriaux et totalitaires  divers.
Mais, la situation a changé avec l’effondrement de l‘Union soviétique et la chute du mur de Berlin, où le monde est entré dans une nouvelle ère intitulée liberté, démocratie et  pluralisme.

Depuis cette date, on a commencé à parler de partis, du  pluralisme politique, des urnes,  de la liberté de choix …  La plupart des Nations du monde  a commencé à organiser des élections d’un genre quelconque, mais  seule une poignée d’Etats a connu réellement des élections qualifiées de  démocratiques  et compétitives.
Les autres élections n’ont pas les mêmes qualifications, puisque les gouvernants ont développé des outils et des méthodes pour assurer une manipulation de la volonté des électeurs …
Ces élections n’ont pas conduit, dans la plupart des pays arabes et africains à une seule  transition démocratique. Au contraire, les élections dans ces derniers Etats, utilisées uniquement à des fins formelles,  ont opéré un changement véritable  ayant conduit au désengagement politique du partage traditionnel du pouvoir précité et la résurgence de nouvelles catégories.
C’est le cas des régimes mixtes, de pseudo régimes ou de régimes hybrides.
Vu que le mécanisme électoral (urnes, encre, PV, commissions,  candidats, etc ..) sont utilisés aujourd’hui dans tous les régimes totalitaires et démocratiques pour réaliser des  objectifs  totalement contrastés, la nécessité appelle aujourd’hui  à un consensus sur des critères précis et clairs, à travers lesquels, il est possible de faire la distinction entre les élections démocratiques et les autres scrutins formels et fictifs.
Il s’agit d’un consensus important pour distinguer entre le bien et le mal, entre le système démocratique et le système non démocratique, compte tenu du fait que les  mécanisme des élections sont devenus dans le monde d’ aujourd’hui,   en particulier en Afrique,  parmi les plus, outils fondamentaux  auxquels les  putschistes et les dictateurs font recours pour légitimer l’’autoritarisme.
On ne peut plus considérer aujourd’hui les élections à elles seules  comme une preuve de la  démocratie, mais peut être  proches au meilleur des cas, puisque les élections sont une valeur politique.
Les élections sont des opérations procédurières que  l’absence du sens  et des critères démocratiques transforment en un  moyen aux mains des pouvoirs d’où resurgit le dictateur pour faire ce qu’il veut, quand il veut, comment il veut,  répétant à haute voix : je suis le président élu! Je suis le président élu!
Cependant, il ya des adages populaires qui confirment l’authenticité de l’expérience et de la  sagesse, comme « n’est pas tout  ce qui brille est  or … n’est pas toute élection  démocratie ».
Adieu aux tweets en politique et Prière  pardonnez-nous  pour tout lapsus, abus ou inconvénient. Je jure avoir bénéficié de vous tous, vous exprimant toute ma gratitude.
Enfin, je vous salue à la manière de l’Islam.
Salamou Alykoum We Rahmetou Allahi Teala We Berakatouhou

L’écrivain et ex ministre Mohamed Vall Ould Bellal 

 

Source: rapideinfo

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Mauritanie: “L’opposition « boycottiste» s’est exclue du jeu politique” (Président)

ALAKHBAR (Aleg)-Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, candidat à la présidentielle du 21 juin, a affirmé que “l’opposition qui boycotte l’élection s’est faite exclure du jeu politique par elle-même”.
Il a appelé le peuple mauritanien à ne “pas écouter le discours des « boycottistes» qui font partie d’une opposition vieillissante” et à “aller massivement voter le jour du 21 juin”.
Le président candidat s’exprimait vendredi lors d’un meeting à Aleg (Sud). Il a invité ses militants à scander : “Non au boycott …Non au boycott …Non au boycott…”

 

 

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Abdel Aziz à l’assaut d’un second mandat

altL’ex-général de l’armée semble avoir pris goût au pouvoir qu’il exerce depuis 2008. En uniforme, puis en costume. Pas facile de l’en déloger.

Le président sortant de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, au pouvoir depuis 2008, est reparti, hier, à la conquête d’un autre mandat. L’ancien général de l’armée semble prendre un goût immodéré au pouvoir qu’il exerce sous un «uniforme» civil. Et c’est face à des candidats-lièvres que Mohamed Ould Abdel Aziz, concourra en l’absence des prétendants de l’opposition qui boycottent le scrutin. Comme partout ailleurs en Afrique où le candidat du régime est assuré de gagner, la campagne électorale, qui a commencé hier en prévision de la  présidentielle du 21 de ce mois, s’annonce sur un ton monocorde. Grand favori, le chef de l’Etat s’est rendu, hier, dans le sud de la Mauritanie,  à Kaédi, où il s’est autoglorifié des «pas de géant» accomplis par son pays sous sa conduite «éclairée», notamment dans les domaines de la sécurité et de l’économie.   

Ce qui n’est pas tout à fait faux, soit dit en passant, puisque depuis son élection après son coup d’Etat de 2008, Abdel Aziz a pu chasser Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) de la Mauritanie, où elle commettait des attentats et enlèvements. De ce point de vue, l’évolution est incontestable par rapport à la situation sécuritaire dans les autres pays de la bande sahélo-saharienne. Les observateurs constatent que ce pays désertique est davantage un havre de paix qu’un repaire de terroristes d’Aqmi.
A l’actif du président Aziz, on cite notamment les raids préventifs effectués, entre 2010 et 2011, contre des bases et des unités combattantes d’Aqmi dans le nord du Mali, d’où la branche maghrébine d’Al Qaîda préparait et lançait ses actions en territoire mauritanien.

Un général qui a fait ses preuves contre AQMI

Avec l’Algérie, qui refuse le principe de l’octroi de rançons aux groupes armés, la Mauritanie de Abdel Aziz est apparue comme un acteur important dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Sahara. «Le premier point sur lequel le succès de Aziz est indéniable est bien celui de la sécurité et la stabilité du pays avec l’éloignement du spectre de la menace terroriste», reconnaît ainsi Mohamed Fall Ould Oumeire, analyste politique et directeur du journal La Tribune, interrogé par l’AFP.

Aussi, le chef de l’Etat mauritanien, également président en exercice de l’Union africaine (UA), reste «très impliqué» dans la résolution du conflit au Mali où, le 23 mai, il a réussi à arracher un cessez-le-feu entre la rébellion touareg et l’armée, après une brusque reprise des hostilités à Kidal, dans le nord-est du Mali. C’est dire que d’un point de vue stratégique, Abdel Aziz joue un rôle crucial dans la géopolitique de la sous-région du Sahel où le Mali, le Niger et le Burkina Faso affichent une pâle figure en raison, entre autres, des conflits internes, du manque de moyens et de la pauvreté.

Une «mascarade», selon l’opposition

Aussi, Abdel Aziz brandit-il quelques «exploits» économiques non négligeables pour un vaste pays désertique de seulement 3,8 millions d’habitants. Le président sortant se targue d’avoir atteint un taux de croissance de 6% en 2013 et fait baisser l’inflation à moins de 5%.
Mais comme souvent en ces contrées d’Afrique, l’autoritarisme est érigé en religion d’Etat. Et Abdel Aziz n’échappe pas à cette image d’autocrate qui s’accroche au pouvoir par la force et l’argent. En l’occurrence, l’opposition en Mauritanie a disqualifié ce scrutin qu’elle qualifie de «mascarade électorale», organisée de manière «unilatérale». Autour du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, opposition radicale), des milliers de sympathisants ont manifesté, mercredi dernier à Nouakchott, contre la tenue de l’élection et pour dénoncer «le pouvoir militaire» de l’ex-général Aziz.

Le FNDU, qui mise sur un fort taux d’abstention, regroupe les dix partis de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), le parti islamiste Tewassoul (16 députés à l’Assemblée nationale), des personnalités indépendantes, des syndicats et des organisations de la société civile. Mais Abdel Aziz pourra compter sur quatre candidats-lièvres pour crédibiliser son succès évident, dont une femme de 57 ans, Mint Moulaye Idriss, qui donnera une touche «moderniste» à une élection typiquement «africaine».

Hassan Moali- EL WATAN (ALGERIE)

 

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Présidentielle 2014 en Mauritanie : Des candidats reconnaissent déjà leur défaite

Présidentielle 2014 en Mauritanie : Des candidats reconnaissent déjà leur défaiteSahara Medias – Alors qu’elle est entrée déjà dans son deuxième jour, la campagne présidentielle manque encore d’effervescence. L’argent que l’on dit être le nerf de la guerre n’a pas encore coulé à flot. Des dizaines de tentes, constituant des sites de campagnes, restent encore vides, ou ne sont pas encore dressées.

C’est à Nouakchott où les empoignades sont généralement rudes, que l’on constate le plus ce peu d’engouement pour une campagne jugée par sans enjeux par bon nombre d’observateurs.

C’est dans cette ambiance que le candidat Boydiel Ould Houmeid, président du parti Alwiam, considéré comme l’adversaire le plus sérieux d’Ould Abdel Aziz, a déclaré que la participation ne signifie pas, forcément, la victoire, précisant qu’une candidature peut bien en préparer une autre. D’aucuns considèrent cette déclaration comme un aveu d’échec anticipé.

A Rosso, le candidat Biram Ould Dah Ould Abeid, a déclaré que si Mohamed Ould Abdel Aziz remporte la présidentielle de manière transparente, cela constituera une victoire pour la Mauritanie, ce qui a été considéré également comme une manière de baisser les bras avant même de livrer bataille. Et des observateurs de dire que tous les adversaires de Mohamed Ould Abdel Aziz sont sûrs de perdre les élections mais ont mis un point d’honneur à participer au scrutin du 21 juin prochain.

Au niveau de la campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz les gens se plaignent du manque d’argent et de moyens, même si des révélations faites à Saharamédias indiquent que des hommes d’affaires ont promis d’assurer la « logistique » en mobilisant 1 milliard d’UM. L’un d’eux aurait décidé de prendre en charge 6 wilayas du pays.

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