Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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SAMBA A ould Belal

J’ai lu, avec intérêt ,  la sortie de mon grand frère ould Belal  il y a quelques jours dans les réseaux sociaux . Il faut saluer cette posture qui  sied à  l’intellectuel  dans son’’ rôle de vigile  et d’alerte au  danger’’ , dirait l’autre …

J’entre dans son  texte par la fenêtre de  l’ironie, caustique , opposée aux ‘’légalistes’’ : ‘’le Droit autorise parfois ce que la nuque redoute ‘’ . Décodons : si cette vague de magistrats , tous issus d’une seule et même composante nationale , a passé haut la main cet examen , ils y ont droit  …de par  la loi  qui  les y autorise, certes . Drapés dans leur bon droit, ils perçoivent  leur succès comme  naturel et normal ,  sans se poser la moindre  question ” .  D’aucuns  parmi ceux -là , sans fausse modestie, poussent le bouchon assez  loin, pour justifier leur réussite  par le mérite , l’intelligence …leur ‘’intelligence supérieure’’ , bien entendu ! Valy essaie de  tempérer  cette  conviction forte et suffisante à outrance qui manquait du sens de la mesure et de la relativité des choses, en attirant ironiquement  l’attention sur le fait que la loi pouvait aussi comporter des travers, comme la démocratie  s’accommoder de la ségrégation raciale et de l’esclavage .’’ Qu’une loi peut aussi  produire de l’injustice…’’

Il pose ensuite le diagnostic du mal, structurel , à l’origine de notre ‘’ mal-vivre ensemble’’ qui découle du  jacobinisme français, transposé et plaqué  sans clairvoyance  chez  nous  comme modèle, en porte-à-faux , disons-le , avec  la réalité multi-nations  de l’Afrique .Un jacobinisme qui nivèle , gomme les différences par l’uniformisation, tablant sur l’individu abstrait, dans la négation du groupe.  Qui reconnaît les langues et non  leurs locuteurs …

Bref ,un diagnostic clair , bien posé ,  pertinent  mais qui , hélas,  contraste quelque peu avec le style feutré , contenu,  dès que  l’éventail des solutions est abordé. Là ,en effet, l’auteur  louvoie ,  effleure la plaie sans vouloir crever l’abcès…Comme ceux-là qui voudraient résoudre la question du « Passif humanitaire ‘’ , comme sorti du néant , sans avant, sans cause  ni  contexte ! 

Valy  pose que la solution à notre problème de cohésion nationale  réside dans ‘’une administration publique qui reflète la diversité sociale , culturelle et régionale du pays,  protège  les intérêts,  en matière de participation et de représentation  des groupes non arabes, dans la gestion de l’Etat’’. 

Il n’y a  là  rien à ajouter , rien à dire…

Reconnaissons  – lui , ici , ce courage  qui sied à l’intellectuel  qu’il faut saluer, assez peu courant dans notre faune politique  ,loin de la posture  du coquin sur les ‘’Pullo-toucouleurs’’.

Le hiatus  dans son approche des choses  se situe  toutefois dans  l’application concrète de l’éventail des solutions proposées ; en effet, il parle d’usage de  ‘’critères de compétence et de diversité sociétale’’, alternées, sans nous dire à l’ aune de quelle langue cela se ferait ? Il évoque cette décentralisation – un clin d’œil au Rais –  en termes positifs , alors qu’au vu du constat dréssé  un peu partout et dans la vallée du fleuve en particulier , elle apparaît  plutôt comme  une décentralisation  dévoyée , vide de sens , placée sous la férule du ministère de l’intérieur et de ses gouverneurs et préfets,  dans une administration méthodiquement blanchie, sans possibilité aucune  pour  les populations locales de choisir librement  leurs  administrateurs .

 Valy  parle ensuite de  l’ouverture d’écoles d’excellence ,mais qui se révèlent être dans cette zone , des tape-à-l’œil en réalité . Si l’objectif  de départ était  de corriger les déséquilibres dans leur accès , au final c’est tout le contraire qui se produit , puisqu’elles se retrouvent  quasiment blanchies  pour tout dire,  comme  pour  Nouakchott . Ould Belal termine par la loi d’orientation ,bonne à ses yeux ,  mais qui ,en fait, est l’une des plus scélérates  à mon sens , édictée pour noyer le poisson en matière de réforme de l’enseignement des langues nationales pulaar, sooninke et wolof ,et  constitue un recul net . J’entends des voix  parler de   ‘’promotion’’ des langues nationales, mais c’est complétement dépassé , ! C’est de l’officialisation qu’il s’agit et rien d’autre … Valy   évoque enfin l’accès à l’emploi , la voie des concours sans se poser la question de savoir qui contrôle le service des Examens et Concours,  dans quelle langue et de quelle manière sont tissées les épreuves d’examen qui conduisent à l’échec massif des uns  ?  

Il pose tout cela en omettant  de mettre le doigt  sur le véritable  nœud du problème, passé sous silence, c’est-à-dire  la barrière de  la langue. Si toute une composante  est aujourd’hui éjectée , hors circuit ,en situation d’échec massif ,  c’est bien en raison de l’instrumentalisation de la langue arabe , éclatée en matières multiples afféctées de coefficients accrus , bien souvent  fantaisistes. Comme souligné  plus haut, Valy effleure la plaie sans oser crever l’abcès…Or

’’ mal nommer les choses , nous dit  A Camus , c’est rajouter du malheur au monde’’ …La culture , disait  Maitre Taleb Khyar ,est utilisée en Mauritanie ‘’ comme  un instrument de conquête et de confiscation du pouvoir ’’ . Vérité absolue !

La  solution juste et durable  de ce problème crucial réside dans l’officialisation de nos langues nationales sooninke , pulaar et wolof qui donneront à manger et à boire, au même titre que la langue arabe ,exactement comme le préconisait le CMSN dans une de ses résolutions ,en  prélude  à  l’experience de  l’ I-L-N des années 90, menée avec succès .  Mais sur ce point là,  mon grand frère  hésite  à franchir le pas , pour ne  pas, me dis-je ,  recevoir des coups  qui , immanquablement ,  ne sauraient tarder  . Et ça n’a pas raté avec la sortie du coquin, ‘’diplomate de son Etat ‘’, ces jours-ci !

Bref , tant que la  réalité actuelle  n’aura pas changé –ce racisme d’Etat et cette  question de l’esclavage escamotée –  notre cohésion nationale et sociale   souffrira durablement ,pour ne pas dire plus .

Valy  fera -t-il des émules , c’est -à-dire  sera –t-il suivi  dans cette voie  qui  place la cohésion nationale  par-dessus tout , au risque de déplaire voire de recevoir des coups ? Wait and see.

Samba Thiam président des FPC

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Un dialogue national pour un sursaut national ?

1-Contexte

    Le dialogue national est une opportunité pour les Mauritaniens de se réunir et de discuter des défis auxquels leur pays est confronté, et de trouver des solutions pour un avenir meilleur. C’est un moment crucial pour la Mauritanie, qui doit choisir entre continuer sur la voie d’un modèle suranné ou s’engager sur la voie du sursaut de la renaissance nationale, de la démocratie et du développement.

2- La crise de la gouvernance:

– La Mauritanie est à un tournant de son histoire, avec un État central qui a choisi très souvent de faire tanguer le navire plutôt que de le diriger vers l’avenir.

– Les paradigmes actuels vont effacer mille ans d’histoire et de culture communes, et les mensonges et falsifications ont encombré la voie empruntée.

– L’ignorance des profondeurs sociologiques et historiques du pays est largement partagée, et la gouvernance est déconcertante par sa boussole en contresens. La Mauritanie ne ressemble qu’à elle même et les solutions idoines ne se trouvent que dans son génie propre et non ailleurs.

3- Les conséquences de la corruption

– Les allées du pouvoir regorgent d’hommes et de femmes dont les parcours sont entachés d’actes de concussion sur des deniers publics.

– La croyance à l’amnésie collective est une candeur coupable . Un pays peut se reconstruire après une bataille ou une guerre mais en se détournant de ses valeurs fondatrices , il se condamne au naufrage.

– La substitution des choix politiques légitimes des communautés composantes de la nation par la transplantation d’écuries à la seule dévolution et de fidélité amiable à d’individus installés dans les cercles de décisions est à la fois de la corruption morale et de la félonie .Il s’agit d’un déni de la démocratie représentative. 

4-La nécessité d’un dialogue national

– L’espace national est fracturé, et la tenue d’assises pour un dialogue national représentatif, inclusif, citoyen et démocratique est un impératif.

– Il est indécent de vouloir imposer des individus qui se sont cooptés les uns les autres dans un jeu de chaises musicales.

– Le dialogue national doit être fondé sur l’esprit d’un engagement citoyen et sur les valeurs cardinales qui nous unissent.

5- Les attentes des citoyens

– Des milliers de citoyens ont transmis un signal fort sous la bannière de Rendo Mauritanie pour une dynamique de sursaut et de soutien au stade olympique sis à Tevragh Zeina en mai 2023. Qui ne veut ni voir ou entendre ?

Le credo du minima de l’expression citoyenne par «les chiens aboient et la caravane passe » est à la fois un aveu d’irresponsabilité et surtout de l’incompétence.

– Une charte nationale de la citoyenneté , socle d’un dialogue sincère , a été mise en avant, qui met en valeur ce qui nous unit dans nos valeurs cardinales.

– L’atteinte des objectifs assignés à un dialogue national n’est réalisable qu’avec à la base l’esprit d’un engagement citoyen.

6-La reconnaissance des héros

– Il est permis de se demander si l’aune décrétale suffit désormais pour la reconnaissance nationale au vu du panthéon clientéliste qui adresse nos rues . Il s’agit d’une injustice faite aux familles et à la mémoire de centaines de nos compatriotes qui ont fait le sacrifice suprême pour une Mauritanie impériale dans le conflit du Sahara et dans les missions commandées.

– La république ne saurait s’accommoder de la mesquinerie au nom de l’État. Les conflits d’intérêts personnels doivent strictement relevés de la sphère privée.

7- La nécessité d’un changement

– Il est temps de donner la parole aux Mauritaniens et de créer un espace de dialogue véritable, où les citoyens puissent s’exprimer librement et contribuer à l’avenir de leur pays.

– Il est malheureux de l’affirmer, mais pour se faire entendre, il faut s’exposer au marché d’un Photoshop politique qui impose des standards dont les moindres sont la médiocrité, la courbette et l’obséquiosité.

8- Conclusion

– La Mauritanie a besoin d’un nouveau départ, fondé sur la vérité, la justice et l’unité.

– Il est temps de refermer la parenthèse du passé avec lucidité et courage et de s’engager vers un avenir meilleur, ensemble.

Nouakchott le 12/01/2026

Seydou Hassan SALL

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Je me demande Quel Peuple sommes-nous…

Chaque que l’on se réveille et qu’on observe autour de nous on est désappointé, inquiet de la trajectoire de ce pays , à tous les niveaux . Les prix flambent jusqu’au ‘’nana’’,d’au moins de 40 %. Le trafic touche jusqu’aux Sociétés d’Etat. A la Somelec  les factures grimpent sans raison . La Société du Gaz triche sur le remplissage des bouteilles qui durait pour deux mois  de consommation, maintenant la bouteille fait juste un mois…et pour le même prix initial , idem pour les petites bouteilles…Une pagaille qui traduit une absence de contrôle . Chacun fait ce qu’il veut, assuré de rester impuni…L’Etat  absent … En cas de contentieux  avec un tiers on pourra compter sur le juge de la tribu…Si l’ on est  emprisonné il nous sortira discrètement de là .. On supporte tout , tous les caprices des commercants , en gémissant …
Je me demande quel peuple  sommes-nous  ….
Samba THIAM 
Président des FPC
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DÉCLARATION

Les autorités du département de Bababé  en collaboration avec le maire d’Aéré Mbaar ont produit un procès verbal partisan et inique  qui imposait  à des propriétaires légitimes de terres du waalo, à céder,de force, la moitié de leur propriété à des populations Haratines .

Ce qui a eu pour conséquence de déclencher des violences qui se sont soldées par  des blessés  graves et légers et des emprisonnements d’innocents , en plus des belligérants eux-mêmes  , à Aleg.

Tout  récemment, dans le département de Mbagne, dans la localité de Mbotto précisément , un chameau a été retrouvé mort , empêtré dans la clôture de barbelés d’un champ de culture. Les autorités administratives locales dépêchent des gendarmes sur les lieux. Quatre résidents sont arrêtés, déférés à Mbagne et sont sommés de payer le prix du chameau mort , sans éléments  de preuves patentes qu’ils  sont  les coupables.

Quelques semaines avant ,nous avions assisté à un séminaire du ministre de l’intérieur , dans la wilaya du  Gorgol, visant à conditionner , par intimidation , les paysans de la région  à devoir se préparer à accepter la dépossession de leurs terres de culture , ni plus ni moins . C’est inacceptable !

Partout dans le monde, la propriété privée reste privée. Partout elle demeure inviolable et sacrée , sauf chez nous en Mauritanie .On l’a constaté dans  de nombreux conflits portant sur les attributions de terrains, à Nouakchott en particulier ; on l’a observé dans le domaine des terres de culture  en raison,ici, d’une vieille ordonnance  scélérate du 5 juin 1983 – 83-127 fixant  la réforme foncière et domaniale, à double standard, qui visait et vise toujours ,en réalité , à déposséder de leurs terres les paysans  de la vallée du fleuve.Une réforme foncière  territoriale, censée être neutre et uniforme,  mais qui ne s’appliquait  que sur les terres de la vallée du fleuve, épargnant celles  du Nord et de l ‘Est des grands seigneurs. Les déportations de populations noires  en 1989-1990 s’inscrivait ,en partie , dans cet objectif là .

Il  y a lieu de comprendre  pour tous les belligérants que  la guerre des pauvres et des opprimés, suscitée et incitée , personne n’y avait intérêt, pour ne servir ni les haratines , ni les négro-africains ; elle  ne profitait  qu’aux tenants du Système. L’unité des opprimés, les tenants du Système feront tout pour qu’elle n’ait pas lieu , tout comme la droite  pour l’unité des forces de gauche .Voilà pourquoi les éléments des deux camps en conflit se doivent de ‘’savoir raison garder’’, pour toujours  cultiver  le bon voisinage , la convivialité . Savoir raison garder ,même dans la pire violation  et agression de leurs droits légitimes pour les uns , et pour les autres  s’abstenir  de faire le jeu du pouvoir  en servant  de complice à la loi du mensonge des tenants du Système  .   

La Coalition Anti-Système , consciente du jeu en cours   qui est de monter les uns contre les autres , à travers son administration locale, dénonce avec la plus grande fermeté les manœuvres  et l’arbitraire des autorités locales,  aux ordres.

– Appelle à la libération immédiate des détenus à la prison d’Aleg

– Avertit les hautes autorités  de l’Etat que laisser le champ libre aux faucons et  pyromanes du régime  n’est pas de nature à créer un climat favorable à la veille d’un dialogue, dit-on en perspective  .

Nouakchott le 12 janvier  2026

La Coalition anti-Système  ( conseil des présidents)

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Dialogue politique : Ghazouani écarte toute arrière-pensée et appelle à une large concertation

Nouakchott : L’Agence Al-Akhbar a obtenu des informations détaillées sur la réunion tenue ce jour au palais présidentiel, sous la présidence du chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani, en présence de représentants des forces politiques de la majorité et de l’opposition.
La rencontre a été essentiellement marquée par les interventions du président Ghazouani et du coordinateur du dialogue, Moussa Fall. Ce dernier a procédé à la présentation d’un document proposant une « structure organisationnelle préliminaire du mécanisme du dialogue ». 
En ouvrant la séance, le président de la République a indiqué que les participants à cette réunion diffèrent, dans une certaine mesure, de ceux qu’il avait rencontrés au lancement du processus de dialogue lors d’un iftar du Ramadan en mars 2025, estimant que cela reflète un renouvellement au sein de la classe politique.
Mohamed Ould Ghazouani a précisé que la réunion était ouverte à toute personnalité politique souhaitant y prendre part. Il a rappelé qu’habituellement, l’opposition était à l’origine des appels au dialogue, mais que lorsque le pouvoir a pris l’initiative de l’organiser, des soupçons ont émergé quant à d’éventuelles motivations cachées. 
Le président a fermement démenti l’existence de tout objectif particulier ou arrière-pensée, soulignant que le dialogue vise exclusivement l’intérêt général de la Mauritanie et la participation de l’ensemble des Mauritaniens à la réflexion sur les moyens de le préserver. 
Il a ajouté que ce dialogue ne répond à aucune crise politique, mais s’inscrit dans une démarche volontaire qu’il suit personnellement depuis un certain temps.
 Le chef de l’État a réaffirmé son engagement à accompagner le processus de dialogue et à offrir toutes les garanties nécessaires à sa réussite, s’engageant à mettre en œuvre les accords qui en découleront. Il a également précisé que le document présenté sera mis à la disposition de tous les acteurs politiques afin qu’ils puissent l’examiner attentivement et formuler leurs observations. 
Prenant la parole, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, a invité les différentes parties à étudier le document et à soumettre leurs remarques dans un délai compris entre une et deux semaines.
Revenant à la tribune, le président Ghazouani a insisté sur l’absence de toute urgence, précisant qu’aucun calendrier strict n’a été fixé pour le dialogue.
 La réunion s’est tenue en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, Moulay Ould Mohamed Laghdhaf, du ministre chargé du Cabinet présidentiel, Nani Ould Chrougha, d’un conseiller présidentiel et du coordinateur du dialogue. 
Au total, 52 représentants de la classe politique, répartis à parts égales entre la majorité et l’opposition, ont pris part à cette rencontre, qui a duré environ quinze minutes.
 
#source: Alkhbar 
#senalioune
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