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Urgent-Mauritanie-Snim-Un compris met fin à la grève
Un compromis mettant fin à la grève des employés de la Snim aurait été trouvé avec les autorités, apprend-on de source encore officieuse.
L’objet du compromis n’a pas encore été divulgué mais une réunion entre les représentants des employés et des autorités politiques aurait permis de mettre fin à une grève qui dure depuis près de 2 mois. Outre les troubles sociaux issus de cette crise, l’Opposition en a fait un préalable à tout dialogue avec le Pouvoir; elle préparait pour mardi une marche de soutien aux grévistes. Les employés réclamaient des droits reconnus par l’entreprise qui ne voulait pas les honorer. Le 28 jnvier dernier, après un débrayage de quelques heures, l’arrêt de travail a pris l’allure d’une grève totale dans cette entreprise minière en Mauritanie. Rappelons que les grévistes avaient menacé de passer à des actes contre l’entreprise si leur situation n’était pas réglée dans les jours qui suivaient.
Mauriweb
Pourquoi la Mauritanie a besoin de modifier sa constitution
L’opposition mauritanienne, particulièrement celle rassemblée au sein du FNDU, est toute cabrée contre l’idée de modification de la Constitution. Le choix de cette position est semble-t-il provoquée par la crainte des résultats d’un accord, dans un dialogue évanescent, où une élection présidentielle anticipée serait prévue et où Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, actuel Président de la République, pourrait y participer et sûrement gagner. Une partie de cette opposition pousse à ce qu’on laisse le Président terminer son mandat croyant ainsi se débarrasser de lui et de son système. Avec quelques nuances, cette position – Pas touche à ma Constitution – vient d’être rappelée par deux avocats, Maîtres Lô Gourmo et Ahmed Salem Bouhoubeyni, issu pour le premier et proche pour le second de cette mouvance, dans deux interviews accordées au journal Le Calame. Il est étonnant que ce soit l’opposition qui s’agrippe à une Constitution faite sur mesure pour un dictateur et, qui plus est, ne permet même pas d’alternance.
Je suis pour ma part convaincu que, si le dialogue abordait les questions de fond, comme le réclament plusieurs acteurs politiques, la mise en œuvre de ses résultats nécessiteraient, à n’en pas douter, une modification de la Constitution. Si je prends les thèmes proposés au dialogue, chacun d’entre eux nécessitera qu’il figure dans la Constitution ou que des dispositions existantes soient réécrites pour que les conditions de sa mise en œuvre soient possibles. Par exemple le premier d’entre eux : l’alternance. Ce mot magique dont se gargarise l’opposition ne peut être atteint sans modifier les articles 32 (alinéa 2) et 33 du Titre II Du Pouvoir Exécutif. En effet, cet article attribut le pouvoir réglementaire au Président de la République au lieu du Premier Ministre ou du Gouvernement. En voici le texte : «(Le président de la République) dispose du pouvoir réglementaire, et peut en déléguer tout ou partie au Premier ministre ». Ainsi les lois décidées par le parlement sont sujettes au bon vouloir du Président en ce qui concerne leurs décrets d’application.
Personnellement, je vois mal, par exemple, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz déléguer son pouvoir réglementaire à un Premier ministre issu d’une majorité parlementaire appartenant à l’opposition obtenue à l’issue d’élections législatives anticipées ou organisées à son terme en 2018. Je le vois mal désigner même un Premier ministre de cette majorité qui ne se conformerait pas à ses orientations et aux options qu’il a fixées comme le prévoit l’article 43. Je vois mal un membre issu d’une majorité de l’actuelle opposition accepter d’être Premier ministre alors qu’il ne peut même pas nommer à des postes de responsabilités puisque ce pouvoir est limité au Président par l’article 32, alinéa 3. Sauf cas de délégation de pouvoir. Et ne parlons même pas de « la politique extérieure de la Nation, ainsi que sa politique de défense et de sécurité » dont l’article 30 en donne la détermination et la conduite au seul Président de la République. Tiens ! Tiens !
Moi je vous le dis : l’alternance est verrouillée au profit de tout Président tant que la Constitution n’a pas été réécrite ou à la rigueur modifiée. Cette Constitution-là a été faite pour le chef d’une junte militaire au pouvoir illimité contraint à une ouverture démocratique. Il n’y a pas eu de constituante ni de constituants. Juste un petit comité de collaborateurs qui lui ont conservé tous les pouvoirs sous un vernis démocratique. Et Je n’ai pas encore abordé les autres thèmes, surtout ceux qui fâchent et dont les résultats de leurs discussions exigeront obligatoirement d’être inscrits en lettres de marbre dans la Constitution. Ce sont principalement le principe de décentralisation avec un nouveau découpage administratif et/ou électoral plus juste et une nouvelle articulation des pouvoirs ; la place des langues nationales hors l’Arabe qui ne doivent pas seulement être considérées comme « un patrimoine commun à tous les mauritaniens que l’Etat se doit, au nom de tous, de préserver et promouvoir » (Préambule alinéa 4 nouveau) mais de vraies langues à enseigner à l’école et dont l’apprentissage doit être exigées aux responsables de l’Etat et de son administration; la place de la langue française qui est aujourd’hui la principale langue de travail, la langue de l’économie, des matières scientifiques à l’école et qu’une certaine hypocrisie commune refuse d’inscrire comme langue de travail dans la Constitution ; le rééquilibrage des pouvoirs (exécutif et législatif) qui conduirait à un pouvoir accru du parlement dans les domaines du contrôle de l’action gouvernementale et de l’application des lois dans des délais raisonnables; le partage du pouvoir entre les communautés nationales selon les principes et critères retenus consensuellement; etc.
Comme on le voit, Il est temps que la Mauritanie ait une Constitution qui réponde aux aspirations de l’ensemble de ses citoyens. Il serait regrettable, si un jour le dialogue est noué entre les acteurs politiques, de rater l’occasion de mettre le pays sur la bonne voie comme elle fut ratée par deux fois en 2006 et 2009. Surtout qu’il est possible d’obtenir ce résultat sans toucher aux articles 26, 27, 28 et 29 qui tétanisent l’opposition et le FNDU en particulier. D’autant plus que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré, au cours de sa dernière conférence de presse de jeudi 26 mars 2015 qu’il n’a aucune intention de toucher à la Constitution et qu’il partirait son mandat terminé.
Ahmed Jiddou ALY
Les élections au Nigeria entachées par des attaques meurtrières
Des hommes armés ont attaqué des bureaux de vote dans le nord-est du Nigeria, samedi, faisait plus d’une douzaine de victimes. Boko Haram est suspecté d’en être responsable : le groupe islamiste avait promis d’empêcher la tenue du scrutin.
Des hommes armés ont attaqué des électeurs qui se rendaient aux urnes, samedi 28 mars, dans les États de Gombe et de Yobe, dans le nord-est du Nigeria. Dans l’État de Gombe, au moins 10 personnes ont été tuées dans plusieurs attaques à Dukku, Tilen, Woru, Birin Bolawa et Birin Funali. Dans l’État de Yobe, le bilan est de trois morts après une attaque dans la localité de Ngala.
Dans la plupart des cas, les agresseurs ont ouvert le feu sur des électeurs qui se rendaient à pied vers leurs bureaux de vote. Les hommes armés sont parfois arrivés à bord d’un pick-up, le visage recouvert d’un chèche. “Nous avons entendu les assaillants crier : ‘On ne vous avait pas dit de rester à distance de l’élection ?'”, a rapporté un responsable local de la Commission électorale indépendante (Inec) sous couvert d’anonymat.
Abubakar Shekau, le chef du groupe islamiste armé Boko Haram avait menacé, le mois dernier, de perturber le processus électoral, qu’il considère comme non conforme à la charia.”Ces élections n’auront pas lieu, même si nous sommes tués. Même si nous ne sommes plus en vie, Allah ne vous le permettra jamais”, avait-il proféré. Une vague d’attentats-suicides visant des marchés et des gares routières, ces dernières semaines, avaient laissé craindre des attaques terroristes samedi contre les électeurs.
Très critiqué pour n’avoir pas su juguler l’insurrection islamiste durant son mandat, le président Goodluck Jonathan a lancé une offensive armée de grande envergure, le mois dernier, et il a autorisé les armées des pays voisins, le Tchad en tête, à intervenir dans le pays, ce qui a permis de faire reculer le groupe extrémiste, qui s’était emparé de pans entiers de territoires du nord-est. L’insurrection de Boko Haram et sa répression ont fait plus de 13 000 morts, principalement dans le nord du Nigeria, en six ans.
Avec AFP
france24
La CSI interpelle le Président mauritanien au sujet de la grève de la SNIM
Dans une lettre adressée jeudi 26 Mars 2015 au Président mauritanien, Madame Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI) a déclaré que la CSI est très préoccupée par la situation délétère qui prévaut au sein de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) suite à la grève générale déclenchée par les travailleurs de l’entreprise minière depuis le 30 janvier 2015
La CSI a rappelé que les accords conclus dans le cadre des relations professionnelles, à travers des négociations collectives menées entre les travailleurs et les employeurs, deviennent des obligations qui s’appliquent à toutes les parties et par voie de conséquence, leur non application s’avère être une source de conflit si des mécanismes de conciliation ne sont pas mis en œuvre afin que le droit soit respecté dans toute sa rigueur. Et la CSI d’ajouter que cette régulation est de la responsabilité du gouvernement, à travers le département en charge du travail, et devrait pouvoir éviter à l’un des poumons économiques du pays, de connaître un arrêt de travail aussi long et préjudiciable à son essor économique.
La CSI a noté, qu’au lieu de s’inscrire dans une logique de dialogue pour mettre fin au conflit, le gouvernement a plutôt affiché un favoritisme pour la direction générale de la société en rejetant tout le tort sur le dos des travailleurs. Aussi, la direction générale forte de ce soutien n’a pas hésité à justifier par ce biais les sanctions prises à l’encontre des délégués du personnel ainsi que des travailleurs en grève.
La CSI a rappelé que l’interdiction par le Hakem de Nouadhibou, à deux reprises, aux travailleurs le droit de se rassembler autour de leur siège en leur proférant des menaces et des sanctions diverses constitue une violation grave de l’esprit et de la lettre des conventions de l’Organisation Internationale du Travail, notamment la C87 sur la liberté syndicale et la C98 sur le droit de négociation et d’organisation, ratifiées par le pays depuis plusieurs décennies.
La CSI interpelle avec la plus grande fermeté, le gouvernement mauritanien sur la situation préoccupante au niveau de la SNIM, afin que la raison domine la passion dans la gestion de la grève légitime des travailleurs, et que des négociations sociales soient ouvertes permettant ainsi, l’application et le respect des accords conclus entre les délégués du personnel et la direction générale de l’entreprise. Elle a rappelé également que toute mesure de sanction disciplinaire de n’importe quel degré prise à la suite d’une grève légale, est une violation des droits des représentants légaux des travailleurs et par conséquent sera nulle et de nul effet, car les délégués du personnel sont sous ce rapport, doublement protégés aussi bien par la Loi nationale que par les conventions internationales.
La CSI en appelle à la responsabilité du Président, pour permettre et favoriser un dénouement heureux de ce conflit par le rétablissement de tous les travailleurs dans leurs droits et dans leurs fonctions, ainsi que la tenue dans les formes convenues d’accord partie, de négociations entre la SNIM et les délégués du personnel autour de la plate-forme revendicative déposée lors du préavis de grève.
La CSI, au sein de laquelle les organisations syndicales affiliées de Mauritanie jouent un rôle important, s’est déclarée disposée à apporter son appui dans ce cadre, afin que les relations professionnelles entre les employeurs et les travailleurs connaissent des progrès considérables pour favoriser un meilleur développement économique et social de votre pays.
La CSI a enfin déclaré qu’elle restera attentive à l’évolution de la situation et espère que son appel auprès du gouvernement sera entendu.
Rappelons que la CSI représente plus de 176 millions de travailleurs dans 162 pays.
Source: CGTM
le calame
Conférence de presse du Rais : On est resté sur notre faim
Annoncé à coup de communiqués relayés par les médias, la conférence de presse du président de la République a laissé plus d’un sur sa faim. Le timing étant bien choisi par le rais ou sa communication– il intervient à la veille de la fin de sa visite dans les Hodh, au moment où la grève de la SNIM se prolonge et menace même la survie de la première entreprise du pays, mais aussi au moment où les pourparlers avec l’opposition, suspendus à cause du voyage présidentiel, devraient reprendre, la conférence de presse n’aura pas tenu toutes les attentes. Tous les sujets abordés par le président, visiblement déstabilisé par l’accroc avec un confrère, ont été superficiellement traités. Rien de nouveau sur la SNIM sauf qu’aucun missionnaire n’a été dépêché pour discuter avec les grévistes qui n’auraient pas respecté la parole donnée au président lors d’une rencontre à Zouerate, que leurs revendications sont « irréalistes » pour être satisfaites par la direction de l’entreprise. Pour le président Aziz, les mauritaniens doivent tirer les leçons d’autres pays qui ont vu les entreprises minières (fer) fermer à cause de la chute vertigineuse des prix de ce minerai dans le marché mondial. La menace de fermeture pèse-t-elle dès lors sur le premier employeur du pays, premier contributeur au budget national ?
Sur le dialogue tant attendu, le président qui disait qu’aucun sujet n’est tabou informe le FNDU qu’aucun préalable n’est admis avant l’ouverture des discussions, qu’il n’a jamais évoqué la modification de la constitution, ni pour instaurer un régime parlementaire, encore moins pour la déverrouiller, que les gens sont libres de gesticuler. Le pays ne vit aucune crise politique, s’est-il hâté de rappeler.
Interrogé sur les conditions de vie des populations, sur la montée des prix de denrées de première nécessité, sur la baisse du pétrole qui devrait avoir des implications positives sur tout ce qui est transport (importations), le président a tout simplement opposé la structure des prix du carburant, indiquant au passage que le gouvernement subventionne à hauteur de 80 Um le prix d’un litre de gas-oïl.
Dans le même ordre d’idées, le président a déploré la prolifération anarchique des hameaux et autres localités à l’intérieur du pays. Un problème pour les investissements en termes d’écoles, de santé, d’équipements hydrauliques …
C’est dire qu’on n’aura pas appris grand-chose au sortir de cette rencontre avec la presse.
Piètre format de Com
Les conférences de presse du président de la République ont souvent connu des ratés que la Com de la présidence ou le cabinet peinent à corriger. On se demande parfois si la direction de la communication de la présidence a son mot à dire sur la préparation des conférences de presse ou autres rencontres avec le Peuple ou la Jeunesse ou si c’est le cabinet qui régente tout.
L’un ou l’autre devrait pourtant avoir son mot à dire par rapport aux thèmes à traiter. Il ne sert à rien de remettre au président une pile de fiches où il pourrait se perdre ou s’attacher les services d’un ministre pour donner une réponse à une question. La présidence gagnerait à cadrer quelques thèmes, ce qui permet de maîtriser leurs aspects, d’éviter de coller aux fiches, d’hésiter avant de répondre. Un président de la République, fut-il le plus futé du monde ne pourrait maîtriser tous les aspects de la vie de sa nation, c’est un être humain, avec ses qualités et ses défauts. Simplement, il doit avoir la magnanimité de trouver des portes de sorties pour des questions «gênantes ». La Com ou le cabinet pourrait par conséquent restreindre le nombre de journalistes qui interviennent, quitte à opérer une rotation des organes de presse, chaque fois qu’une conférence de presse est convoquée au palais. Il faut apprendre à s’inspirer des exemples d’ailleurs. Le président Aziz n’a-t-il pas beaucoup voyagé, présidé l’UA pendant une année?
La Com ou le cabinet se devrait au cours du briefing de préparation faire comprendre au président qu’il n’a pas affaire à de grands enfants ou à des soldats et qu’il doit par conséquent se départir de certaines réactions, genre “tais-toi !” Ou “retire-toi !” Il doit rester détendu, détendre l’assistance et les téléspectateurs. Les journalistes doivent, eux aussi se montrer « polis» et «responsables » mais pas se faire désarçonner ; ils doivent faire montre de maturité et se sérénité. Le courage du confrère Wédiaa, directeur de Siraj et responsable de la Chaine privée El Mourabitoune est à ce point à saluer,il a tout simplement voulu rappeler un principe: on ne change pas les règles du jeu en cours de route.
Ensuite, par rapport aux choix des organes de presse et leur gestion. Jusque-là, beaucoup d’organes se demandent comment s’effectue le « tri » des journalistes pour interroger le président. A l’occasion de cette dernière sortie, on constate que la presse écrite francophone a été totalement zappée. Certains d’entre eux sont tout simplement considérés comme des pestiférés par le cabinet ou la Com du Rais. En tout cas, au Calame, nous ne regrettons pas d’avoir été “oubliés ” encore une fois pour ne pas avoir à assister à des « shows », à servir de « faire valoir », ou disons-le, de « décor » tout simplement.
le calame



