Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mugabe réagit aux violences xénophobes : « Nous sommes choqués et dégoûtés »

content_imageRobert Mugabe, président du Zimbabwe, a fustigé l’”horreur” dont sont victimes les étrangers établis en Afrique du Sud.

“Nous sommes choqués, dégoûtés et avons en horreur ce qui s’est passé à Durban. Des Africains ont été délibérément brûlés à mort par certains membres de la communauté zoulou”, a martelé le président en exercice de l’UA.

“Cela ne doit jamais se reproduire. Que cela ne se reproduise plus jamais en Afrique ou dans un autre pays. Nos peuples doivent être traités avec dignité sur le continent africain”, a ajouté Robert Mugabe.

Au moins 300 personnes arrêtées

En trois semaines, les violences xénophobes, qui ont d’abord éclaté à Durban avant de s’étendre à Johannesburg, ont fait six morts et cinq mille déplacés, selon un bilan donné mercredi par la police sud-africaine.

Le ministre sud-africain de l’Intérieur a annoncé ce dimanche qu’au moins 300 personnes ont été arrêtées pour leur participation présumée aux violences xénophobes.

Les auteurs de ces violences accusent les étrangers de s’emparer des emplois disponibles en Afrique du Sud, où le chômage touche près de 40% des jeunes.

BBC-Afrique

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Mauritanie-Exclusif/Dialogue : Les propositions du FNDU pour dépasser la crise en RIM (Document)

altRéuni, hier samedi, en conclave d’avec une délégation mandatée par le pouvoir, le FNDU a fait part des préalables à satisfaire pour favoriser l’ouverture d’un dialogue mais a également mis l’accent sur les questions qui doivent être abordées dans le cadre dudit dialogue. Mauriweb publie dans son intégralité le document titré « DOCUMENT DU FNDU POUR LE DIALOGUE AVEC LE POUVOIR » que le FNDU a transmis à la délégation mandatée par le pouvoir.

 

DOCUMENT DU FNDU POUR LE DIALOGUE AVEC LE POUVOIR

Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité, lors de ses premières assises de mars 2014, a adopté une vision stratégique qui fait du dialogue politique la seule voie possible pour le règlement de la crise politique que vit notre pays. Ce dialogue doit avoir pour objectif dedéfinir de manièreconsensuelle, dans le cadre d’un compromis national,  les éléments de base pour la mise en place d’un véritable Etat de droit, garantissant la justice, la liberté et la démocratie, avec un schéma de mise en œuvre et un calendrier réalistes, devant conduire à une alternance pacifique au pouvoir et à l’élimination et la réparation des injustices dont certains segments de nos populations ont longtemps souffert. Les expériences précédentes ont montré la nécessité d’une préparation minutieuse du dialogue en vue de s’assurer de la bonne volonté des différents acteurs et de lui garantir le maximum de succès. Pour cela, le FNDU envisage ce dialogue en deux phases, dont la deuxième est conditionnée par le succès de la première. Dans le cadre de cette première phase, le FNDU soumet aux représentants du pouvoir, une proposition comportant des mesures que le gouvernement doit entreprendre avant le dialogue national en vue de rétablir la confiance entre les partenaires et à apaiser la situation politique et sociale du pays ainsi que des engagements qui feront l’objet d’un accord-cadre entre les deux parties.

 

I. Première phase

 

a. Les mesures de rétablissement de la confiance :

1. Libération de tous les détenus politiques et de droit de l’homme (IRA, Kawtel, OuladLeblad) et abstention de réprimer les manifestations pacifiques ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à respecter la constitution, notamment dans ses clauses relatives aux mandats du Président de la République, et à la faire respecter par tous les démembrements de l’Etat ;

3. La normalisation de la situation du BASEP, en intégrant tous ses éléments au niveau de l’armée nationale ;

4. Ouverture des médias publics de façon permanente et juste ;

5. Le règlement des problèmes liés à l’état civil de tous nos compatriotes, particulièrement ceux de la vallée, ceux anciennement réfugiés au Sénégal et ceux vivant à l’étranger ;

6. L’allègement des conditions de vie des populations par la réduction des prix des hydrocarbures dont l’impact sur les autres prix est considérable ;

7. Application de la loi n° 2007/054 à travers la déclaration et la publication   de la  situation patrimoniale du président de la république, du premier ministre, des membres de gouvernement et des autres   responsables concernés par la loi ;

8. Ouverture d’un dialogue entre le syndicat et la SNIM et entre la faculté de médecine et les étudiants pour un règlement de la crise ;

9. Faire respecter les lois reconnaissant et incriminant l’esclavage dans notre pays ;

10. Annulation des mesures arbitraires à l’encontre de certains citoyens mauritaniens (licenciement de syndicalistes, exclusion d’étudiants, mesures disciplinaires, administratives ou judiciaires arbitraires) ;

 

b. L’accord cadre

 

En plus des mesures précédentes, conformément à la plateforme du FNDU et à la lettre la transmettant au pouvoir, et dans le cadre de cette première phase, le dialogue doit nécessairement être précédé par la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement comportant les points suivants :

1. L’engagement du Chef de l’Etat à se positionner de façon équidistante de tous les acteurs politiques, à assurer la neutralité des services publics dans le jeu politique, à garantir à tous les citoyens un traitement égalitaire, notamment en matière d’emploi, à faire respecter par toutes les autorités leur obligation de réserve par rapport aux compétitions politiques et rompre de façon définitive tout lien organique entre l’administration et tout parti politique ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à œuvrer à l’édification d’un système judiciaire juste, crédible et efficace et à faire cesser toute intervention du politique et de l’administration dans le fonctionnement normal de la justice ;

3. L’engagement du Chef de l’Etat à maintenir nos forces armées et nos forces de sécurité à l’écart du jeu politique ;

4. L’engagement du Chef de l’Etat à organiser des élections anticipées consensuelles.

5.  L’engagement du chef de l’état à appliquer les reformes électorales nécessaires avant toute élection anticipée.  

6. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir un gouvernement consensuel (pouvant inspirer confiance aux différents acteurs) et à lui déléguer les compétences nécessaires pour mettre en œuvre les accords issus du dialogue politique, notamment la supervision d’élections consensuelles ;

7. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir des responsables consensuels pour les médias publics ;

8. L’engagement du FNDU à apporter son appui à ce gouvernement consensuel pour la mise en œuvre des accords du dialogue et pour son programme économique et social ; 9. L’engagement des parties à cet accord-cadre de traduire les présentes clauses au niveau de l’accord issu du dialogue ;

10. L’engagement des deux parties à convenir avec les autres parties au dialogue national un calendrier raisonnable pour le dialogue ;

11. Tout manquement par l’une des deux parties aux présents engagements donnera à l’autre partie le droit de reconsidérer sa position par rapport au dialogue.

Dans le cas où le FNDU considère que la réponse du pouvoir est positive, l’accord cadre devra être paraphé par les négociateurs des deux parties et signé par le Président du FNDU et le Chef de l’Etat. Il ouvre la voie à un dialogue national dont le programme et les participants seront convenus en commun accord entre le FNDU, le pouvoir et sa majorité et les autres partenaires nationaux, en particulier, la CAP.

II. Deuxième phase

 

La deuxième phase de ce dialogue constitue le véritable dialogue national auquel participent tous les acteurs concernés et qui portera sur tous les problèmes nationaux. Le FNDU ne pourra, à lui seul, fixer l’ordre du jour de ce dialogue.  Il considère cependant, que les points suivants doivent y être nécessairement inscrits et que les mesures appropriées pour la mise en œuvre de l’accord cadre en ressortiront :

i) L’Unité nationale dans toutes ses dimensions ;

a. L’esclavage et ses séquelles (politiques de discrimination positive) ;

b. La question du vivre ensemble ;

 

c. La question culturelle ;

d. Le passif humanitaire ;

e. L’insertion des réfugiés et leur rétablissement dans leurs droits ;

f. La question foncière ;

g. La décentralisation ;

h. Le développement régional équilibré ;

ii) L’Etat de droit :

a. Respect et stricte application de la constitution et des lois et règlements de la République ;

b. Une armée républicaine (apolitique, neutre, structuré et reflétant la diversité du pays) ;

c. Une justice indépendante ;

d. Un pouvoir législatif autonome ;

e. La question du genre ;

f. Le rôle de la société civile ;

g. Une administration au service du citoyen et neutre au niveau du jeu politique (accès aux emplois et aux marchés selon les lois et règlements, une administration du développement) ;

iii) Des élections consensuelles avec une supervision technique et politique également consensuelle :

 

a. Un gouvernement consensuel disposant de larges compétences pour la supervision des élections ;

b. Un système et des institutions électoraux consensuels (lois, règlements, institutions (CENI, Conseil Constitutionnel, Agence d’état civil, Cours Suprême) ;

iv) La gestion des deniers publics

a. Eclairages sur certains dossiers obscurs (aéroport de Nouakchott, montage des avions à Nouakchott, attribution du domaine public de l’Etat (stade olympique, école de police), le sort des 50 millions de dollars RAS, les détournements au trésor public, les 200 millions de dollars de Senoussi, etc.) ;

b. Audit de certaines institutions économiques et financières (Délégation Maritime, SNIM, la BCM, SPEG) ;

c. Instauration d’une bonne gouvernance économique et financière ;

v) Un service public de communication autonome, efficace et impartial ;

vi) La question de la sécurité publique ;

vii) L’institutionnalisation du dialogue ;

viii) La situation économique et sociale des populations (prix, sécheresse, chômage, accès aux services de base, justice sociale) ;

 

Mauriweb

Dimanche, 19 Avril 2015 15:01

altRéuni, hier samedi, en conclave d’avec une délégation mandatée par le pouvoir, le FNDU a fait part des préalables à satisfaire pour favoriser l’ouverture d’un dialogue mais a également mis l’accent sur les questions qui doivent être abordées dans le cadre dudit dialogue. Mauriweb publie dans son intégralité le document titré « DOCUMENT DU FNDU POUR LE DIALOGUE AVEC LE POUVOIR » que le FNDU a transmis à la délégation mandatée par le pouvoir.

 

DOCUMENT DU FNDU POUR LE DIALOGUE AVEC LE POUVOIR

Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité, lors de ses premières assises de mars 2014, a adopté une vision stratégique qui fait du dialogue politique la seule voie possible pour le règlement de la crise politique que vit notre pays. Ce dialogue doit avoir pour objectif dedéfinir de manièreconsensuelle, dans le cadre d’un compromis national,  les éléments de base pour la mise en place d’un véritable Etat de droit, garantissant la justice, la liberté et la démocratie, avec un schéma de mise en œuvre et un calendrier réalistes, devant conduire à une alternance pacifique au pouvoir et à l’élimination et la réparation des injustices dont certains segments de nos populations ont longtemps souffert. Les expériences précédentes ont montré la nécessité d’une préparation minutieuse du dialogue en vue de s’assurer de la bonne volonté des différents acteurs et de lui garantir le maximum de succès. Pour cela, le FNDU envisage ce dialogue en deux phases, dont la deuxième est conditionnée par le succès de la première. Dans le cadre de cette première phase, le FNDU soumet aux représentants du pouvoir, une proposition comportant des mesures que le gouvernement doit entreprendre avant le dialogue national en vue de rétablir la confiance entre les partenaires et à apaiser la situation politique et sociale du pays ainsi que des engagements qui feront l’objet d’un accord-cadre entre les deux parties.

 

I. Première phase

 

a. Les mesures de rétablissement de la confiance :

1. Libération de tous les détenus politiques et de droit de l’homme (IRA, Kawtel, OuladLeblad) et abstention de réprimer les manifestations pacifiques ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à respecter la constitution, notamment dans ses clauses relatives aux mandats du Président de la République, et à la faire respecter par tous les démembrements de l’Etat ;

3. La normalisation de la situation du BASEP, en intégrant tous ses éléments au niveau de l’armée nationale ;

4. Ouverture des médias publics de façon permanente et juste ;

5. Le règlement des problèmes liés à l’état civil de tous nos compatriotes, particulièrement ceux de la vallée, ceux anciennement réfugiés au Sénégal et ceux vivant à l’étranger ;

6. L’allègement des conditions de vie des populations par la réduction des prix des hydrocarbures dont l’impact sur les autres prix est considérable ;

7. Application de la loi n° 2007/054 à travers la déclaration et la publication   de la  situation patrimoniale du président de la république, du premier ministre, des membres de gouvernement et des autres   responsables concernés par la loi ;

8. Ouverture d’un dialogue entre le syndicat et la SNIM et entre la faculté de médecine et les étudiants pour un règlement de la crise ;

9. Faire respecter les lois reconnaissant et incriminant l’esclavage dans notre pays ;

10. Annulation des mesures arbitraires à l’encontre de certains citoyens mauritaniens (licenciement de syndicalistes, exclusion d’étudiants, mesures disciplinaires, administratives ou judiciaires arbitraires) ;

 

b. L’accord cadre

 

En plus des mesures précédentes, conformément à la plateforme du FNDU et à la lettre la transmettant au pouvoir, et dans le cadre de cette première phase, le dialogue doit nécessairement être précédé par la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement comportant les points suivants :

1. L’engagement du Chef de l’Etat à se positionner de façon équidistante de tous les acteurs politiques, à assurer la neutralité des services publics dans le jeu politique, à garantir à tous les citoyens un traitement égalitaire, notamment en matière d’emploi, à faire respecter par toutes les autorités leur obligation de réserve par rapport aux compétitions politiques et rompre de façon définitive tout lien organique entre l’administration et tout parti politique ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à œuvrer à l’édification d’un système judiciaire juste, crédible et efficace et à faire cesser toute intervention du politique et de l’administration dans le fonctionnement normal de la justice ;

3. L’engagement du Chef de l’Etat à maintenir nos forces armées et nos forces de sécurité à l’écart du jeu politique ;

4. L’engagement du Chef de l’Etat à organiser des élections anticipées consensuelles.

5.  L’engagement du chef de l’état à appliquer les reformes électorales nécessaires avant toute élection anticipée.  

6. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir un gouvernement consensuel (pouvant inspirer confiance aux différents acteurs) et à lui déléguer les compétences nécessaires pour mettre en œuvre les accords issus du dialogue politique, notamment la supervision d’élections consensuelles ;

7. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir des responsables consensuels pour les médias publics ;

8. L’engagement du FNDU à apporter son appui à ce gouvernement consensuel pour la mise en œuvre des accords du dialogue et pour son programme économique et social ; 9. L’engagement des parties à cet accord-cadre de traduire les présentes clauses au niveau de l’accord issu du dialogue ;

10. L’engagement des deux parties à convenir avec les autres parties au dialogue national un calendrier raisonnable pour le dialogue ;

11. Tout manquement par l’une des deux parties aux présents engagements donnera à l’autre partie le droit de reconsidérer sa position par rapport au dialogue.

Dans le cas où le FNDU considère que la réponse du pouvoir est positive, l’accord cadre devra être paraphé par les négociateurs des deux parties et signé par le Président du FNDU et le Chef de l’Etat. Il ouvre la voie à un dialogue national dont le programme et les participants seront convenus en commun accord entre le FNDU, le pouvoir et sa majorité et les autres partenaires nationaux, en particulier, la CAP.

II. Deuxième phase

 

La deuxième phase de ce dialogue constitue le véritable dialogue national auquel participent tous les acteurs concernés et qui portera sur tous les problèmes nationaux. Le FNDU ne pourra, à lui seul, fixer l’ordre du jour de ce dialogue.  Il considère cependant, que les points suivants doivent y être nécessairement inscrits et que les mesures appropriées pour la mise en œuvre de l’accord cadre en ressortiront :

i) L’Unité nationale dans toutes ses dimensions ;

a. L’esclavage et ses séquelles (politiques de discrimination positive) ;

b. La question du vivre ensemble ;

 

c. La question culturelle ;

d. Le passif humanitaire ;

e. L’insertion des réfugiés et leur rétablissement dans leurs droits ;

f. La question foncière ;

g. La décentralisation ;

h. Le développement régional équilibré ;

ii) L’Etat de droit :

a. Respect et stricte application de la constitution et des lois et règlements de la République ;

b. Une armée républicaine (apolitique, neutre, structuré et reflétant la diversité du pays) ;

c. Une justice indépendante ;

d. Un pouvoir législatif autonome ;

e. La question du genre ;

f. Le rôle de la société civile ;

g. Une administration au service du citoyen et neutre au niveau du jeu politique (accès aux emplois et aux marchés selon les lois et règlements, une administration du développement) ;

iii) Des élections consensuelles avec une supervision technique et politique également consensuelle :

 

a. Un gouvernement consensuel disposant de larges compétences pour la supervision des élections ;

b. Un système et des institutions électoraux consensuels (lois, règlements, institutions (CENI, Conseil Constitutionnel, Agence d’état civil, Cours Suprême) ;

iv) La gestion des deniers publics

a. Eclairages sur certains dossiers obscurs (aéroport de Nouakchott, montage des avions à Nouakchott, attribution du domaine public de l’Etat (stade olympique, école de police), le sort des 50 millions de dollars RAS, les détournements au trésor public, les 200 millions de dollars de Senoussi, etc.) ;

b. Audit de certaines institutions économiques et financières (Délégation Maritime, SNIM, la BCM, SPEG) ;

c. Instauration d’une bonne gouvernance économique et financière ;

v) Un service public de communication autonome, efficace et impartial ;

vi) La question de la sécurité publique ;

vii) L’institutionnalisation du dialogue ;

viii) La situation économique et sociale des populations (prix, sécheresse, chômage, accès aux services de base, justice sociale) ;

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Lilian Thuram : « Les racistes ont falsifié l’histoire du monde»

content_imageL’heureux gagnant du Prix Kéba Mbaye de l’Ethique 2014, Lilian Thuram, après avoir reçu sa distinction, a déclaré que les racistes ont falsifié l’histoire du monde. Avant d’ajouter que chaque personne est porteuse de l’histoire. «J’ai l’habitude de dire souvent aux enfants que chacun de nous est porteur de l’histoire. Qu’on le veuille ou non, nous sommes porteurs de l’histoire. Et, cette histoire est très proche de nous», a-t-il soutenu.

L’ancien défenseur de l’équipe de France a aussi estimé qu’il faut changer la carte du monde car, elle ne respecte pas les superficies de chaque pays, et met toujours le continent européen au centre. «Il faut changer cette carte afin de mieux percevoir le monde», a-t-il déclaré. Avant de présenter une nouvelle carte du monde à l’assistance.

Sur cette carte, M. Thuram a renversé les continents en mettant l’Afrique au centre du monde. Selon lui, cette carte respecte les superficies. Elle  permet de voir autrement le monde et permet au continent noir d’être debout. «Je pense qu’il n’est jamais trop pour découvrir la réalité des choses. Et, découvrir la réalité des choses, c’est le premier chemin pour apprendre à se respecter», a-t-il soutenu. Avant de remettre un exemplaire de cette carte au Premier ministre et au président de la Fondation Kéba Mbaye, El Hadj Ibrahima Ndao. Lilian Thuram a ainsi demandé à ces derniers de faire en sorte que sa carte soit amenée dans les écoles afin que les élèves aient une autre dimension du monde.

Le champion du monde en 1998, a également souligné que la première chose dans la vie pour réussir, c’est avoir confiance en soi et avoir un bon estime de nous-mêmes. «La connaissance est un moyen pour comprendre qu’en réalité, ce sont les personnes racistes qui ont des problèmes. Il faut enrichir notre connaissance pour aider les personnes les plus racistes à devenir plus humains».

Lilian Thuram a reçu son Prix Kéba Mbaye de l’Ethique 2014, des mains du Premier ministre, Mohammed Abdallah Dionne, ce samedi 18 avril, au Grand Théâtre national de Dakar, en compagnie de son épouse Christiana Thuram et de sa mère Marianna.
  

Cheikhou AIDARA 

seneweb

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Des pays africains inquiets après les violences xénophobes en Afrique du Sud

Des pays africains inquiets après les violences xénophobes en Afrique du SudPlusieurs pays africains ont réagit après la poursuite des violences xénophobes en Afrique du Sud, se préparant même à rapatrier certains de leurs ressortissants. L’Afrique du Sud craint d’écorner son image dans le continent.

L’ONU et des pays africains ont exprimé leur inquiétude samedi 18 avril devant la poursuite des violences xénophobes qui ont fait au moins six morts et provoqué le déplacement de 5 000 étrangers en trois semaines en Afrique du Sud.

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est dit “très préoccupé”, tandis que dans la région, des pays d’origine des immigrés se sont préparés à rapatrier certains de leurs ressortissants. Le Zimbabwe, qui compte officiellement 250 000 immigrés en Afrique du Sud, a annoncé qu’il rapatrierait ceux de ses ressortissants qui en feraient la demande. Le Malawi avait fait la même annonce en début de semaine.

Plusieurs chefs d’État africains sont montés au créneau, au rang desquels le président zimbabwéen Robert Mugabe. Celui-ci a dénoncé des actes “impardonnables” dans un discours prononcé pour l’anniversaire de l’indépendance nationale samedi. Allié historique de l’ANC – le parti au pouvoir en Afrique du Sud -, Mugabe s’est tout de même dit rassuré par les déclarations du président sud-africain Jacob Zuma.

“Nous allons sans aucun doute mettre fin à cette violence”, avait assuré le dirigeant sud-africain depuis un camp d’accueil de réfugiés près de Durban samedi, après une nouvelle nuit de violences xénophobes.“Ceux qui voudront revenir, quand les violences auront cessé, seront les bienvenus”, avait-t-il ajouté.

Des réactions au Mozambique, en Zambie et même au Nigeria

Après le Zimbabwe où une centaine de manifestants ont marché vendredi sur l’ambassade d’Afrique du Sud pour remettre une pétition, de nouvelles manifestations ont eu lieu samedi dans les pays voisins de l’Afrique du Sud.

Au Mozambique, une centaine de personnes ont marché dans la capitale Maputo jusqu’à l’ambassade d’Afrique du Sud. “Ces actes xénophobes sont très tristes car l’Afrique du Sud et le Mozambique ont une histoire extrêmement liée, nous les avons considérablement appuyés au moment de l’apartheid”, confiait Amilcar Manhica Junior, l’un des manifestants. La veille, plus de 200 manifestants avaient brièvement bloqué la route menant au poste-frontière de Ressano-Garcia, entre le Mozambique et l’Afrique du Sud. Ils avaient interdit le passage de tous les véhicules immatriculés en Afrique du Sud, en représailles aux violences xénophobes des derniers-jours.

Au Nigeria, le ministre des Affaires étrangères Aminu Wali a relevé qu’aucun de ses concitoyens n’avait été victime des récents incidents. En cas de besoin, “il est de notre devoir de nous assurer que nous pourrons rapatrier nos compatriotes”, avait-t-il cependant indiqué jeudi soir.“Nous n’acceptons pas que nos citoyens soient l’objet d’un tel traitement inhumain en Afrique du Sud”, avait-il ajouté.

Plus symbolique, une radio privée en Zambie avait annoncé qu’elle ne diffuserait plus aucune musique d’artistes sud-africains.

L’image de l’Afrique du Sud écornée

L’Afrique du Sud risque des conséquences sur l’économie et l’image du pays, a mis en garde le directeur de cabinet de la présidence sud-africaine, Jeff Radebe.

De son côté, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, avait reçu des ambassadeurs africains vendredi pour les assurer des efforts de Pretoria. “Nous avons mis le corps diplomatique africain dans la confidence des mesures prises par nos forces de sécurité pour traduire en justice les responsables de la violence et des actes criminels”, avait-t-elle dit, assurant : “Nous pensons que nous pouvons vaincre ce démon” de la xénophobie.

AFP

france24.fr

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Réflexion : Le nouvel équilibre du monde

Réflexion : Le nouvel équilibre du mondeadiac.congo.com -Il devient chaque jour plus évident que le monde dans lequel nous vivrons demain ne ressemblera guère à celui qui l’a précédé. Aussi convient-il de se préparer dès maintenant aux changements qui se produiront sur les cinq continents dans les dix ou vingt prochaines années.

Résumé en quelques phrases qui paraîtront sommaires à beaucoup, voici donc le nouveau cadre dans lequel nous allons très probablement évoluer.

° L’ère de la toute-puissance occidentale est révolue du fait de l’affirmation continue sur la scène internationale de la Russie, de la Chine, de l’Inde et, de façon plus générale, des pays dits « émergents » en Afrique, en Asie, en Amérique latine. Comme l’Europe se montre incapable de devenir une véritable communauté politique, son influence ne peut que décroître dans les enceintes où se prennent les grandes décisions. Quant aux États-Unis, l’on voit bien, avec la reprise de relations normales avec Cuba et la recherche d’un compromis avec l’Iran sur la question nucléaire, que ses dirigeants n’entendent plus se comporter comme ils le firent depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale en semant le chaos dans différentes parties du monde. Conclusion : le temps des interventions anarchiques en Asie (guerre de Corée et du Vietnam), au Proche et au Moyen-Orient (guerres d’Irak et d’Afghanistan), en Afrique (guerres d’Algérie, de Libye et autres) est terminé.

° Comme au temps de la « guerre froide » les grandes puissances vont se préoccuper de plus en plus de protéger leurs zones d’influence contre les convoitises de leurs alter ego. La Russie, qui affirme chaque jour un peu plus son retour sur l’échiquier international, poursuivra donc sans désemparer la reconstitution d’une « zone tampon » en Europe orientale et méridionale. Les Etats-Unis, quant à eux, recentreront leurs activités stratégiques sur l’Europe occidentale et l’Amérique latine, sans doute aussi sur l’Afrique que ne domine plus aucune puissance extérieure au continent. La Chine enfin, qui est devenue la première puissance économique mondiale mais qui n’a rien oublié du passé, se protègera sans le moindre complexe des dérives réelles ou supposées du Japon qui lui firent tant de mal il y a soixante-quinze ans et se dotera, en conséquence, de tous les moyens militaires capables de protéger efficacement son territoire.

° De ce qui précède découle le fait que la grande aventure des années à venir sera bien la recomposition de la gouvernance mondiale. Ni la Chine, ni la Russie, ni l’Inde, ni les puissances émergentes n’accepteront, en effet, que les Occidentaux continuent de dominer les institutions telles que le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Elles exigeront et obtiendront un rééquilibrage en leur faveur de  l’Organisation des Nations unies et une réforme de son fonctionnement qui les mettront définitivement à l’abri des foucades de leurs partenaires occidentaux comme cela s’est produit lors des évènements ayant conduit à l’assassinat de Mouammar Kadhafi en Libye. Cependant, même si les « Grands » affirment la main sur le cœur qu’ils feront aux pays du tiers-monde une place à la mesure de leur importance humaine, il n’est pas du tout certain que l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie du Sud trouveront finalement leurs comptes dans le nouveau schéma de la gouvernance mondiale.

° Dernier point et non le moindre, il n’est pas impossible que la redistribution des cartes au plan mondial génère un ou plusieurs conflits de grande ampleur. On peut imaginer, par exemple, que les liens  étroits unissant Israël et les États-Unis conduisent un jour les seconds à s’engager au côté du premier dans une guerre qui embraserait le Moyen-Orient et le Golfe persique ; ou que la Russie tente de profiter de la faiblesse stratégique dont fait preuve l’Union européenne pour accélérer au-delà du raisonnable la reconstitution de son empire ; ou que le Japon tente de se remilitariser afin de répondre à l’expansion de la Chine dans ce qui était jusqu’à une date récente sa sphère d’influence. La folie humaine et l’incapacité des gouvernements à anticiper l’avenir rendent malheureusement possibles, sinon même probables, des glissements vers la violence que l’évolution actuelle du monde semble prévenir.

Conclusion : la redistribution des cartes qui s’effectue sous nos yeux ne garantit malheureusement pas que l’humanité vivra en paix dans les décennies à venir. Mieux vaut s’en convaincre dès à présent et prendre les mesures qui s’imposent.

 

Rapideinfo

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