Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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MLSOD : Au secours, il revient…

MLSOD : Au secours, il revient… RMI Biladi – Mohamed Lemine Salem Ould Dah, alias MLSOD, reprend du service. Il a été promu à la présidence du conseil d’administration de la SOMELEC lors de la dernière réunion du gouvernement. Une véritable sinécure pour un retraité pas comme les autres.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, MLSOD est le tristement célèbre gouverneur de région puis ministre de l’intérieur de la dernière décennie du XXème siècle dans notre pays. Ce ressortissant de la Moughataa de Guerou est réputé être un nationaliste arabe pur sang.

Les défenseurs des droits de l’homme l’accusent d’avoir commis des atrocités pendant les années de braise contre la communauté négro-africaine. Pendant cette période, il officiait comme gouverneur très zélé à Rosso dans l’opération de déportation des négro-africains vers l’autre rive du fleuve Sénégal.

Une accusation très grave contre laquelle l’intéressé n’a jamais fait de démenti. On raconte même dans certains milieux des défenseurs des droits de l’homme qu’il se délecte en racontant les péripéties de son action en faveur de la communauté arabe dans le pays. Ce qui en réalité veut dire qu’il a bel et bien trempé dans l’opération de quasi épuration ethnique dans les années 90 qui visait à vider le pays de ses citoyens négro-africains.

Fort donc de cette réputation d’homme de poigne, pas très respectueux des valeurs de la démocratie synonyme dans sa conception d’acculturation et d’aliénation, MLSOD fur rappelé en 1994 au gouvernement par le maitre de l’époque, Maaouiya Ould Sid’Ahmed Ould Taya.

La mission qui lui a été confiée est simple : sévir contre les libertés, particulièrement la liberté de la presse. Il allait la remplir sans états d’âme : censures et interdiction de parution se multiplient contre les titres de la presse indépendante. Le vent de liberté qui souffla sur le pays depuis le discours du président français Mitterrand à La Baule est de fait stoppé.

Cela s’est fait donc à travers la nomination de Mohamed Lemine Salem Ould Dah au ministère de l’intérieur. Un serviteur zélé qui s’en fout royalement des valeurs de la démocratie.

Son rappel aujourd’hui aux affaires à travers sa nomination à la présidence d’un conseil d’administration, quel que soit son importance, s’inscrit dans une autre logique qui n’a rien à voir avec les orientations de la politique générale du pays.

D’abord le poste de président de conseil d’administration est plus une sinécure pour retraités en phase avec le régime qu’autre chose. Ensuite, celui qui l’occupe n’a aucun rôle dans la gestion de tous les jours de l’entreprise qu’il préside. Enfin, les temps ont changé au niveau des libertés à cause du développement spectaculaire de l’Internet, ce qui a rendu caduc les anciennes manières de censures dans lesquelles avaient excellé Ould Dah.

Si tel est le cas, pourquoi MLSOD est-il donc rappelé aux affaires ? Il semble que cette promotion s’inscrit dans le cadre de la guerre sans merci qui oppose l’ancien PM, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et son successeur, Yahya Ould Hademine. Particulièrement au sein de l’ensemble tribal des Tajakanet duquel est issu le premier.

En effet MLSOD appartient à la tendance tribale à l’intérieur de cet ensemble animée par le ministre chargé des relations avec le parlement et d’autres hauts fonctionnaires de la République qui ne cachent pas leur alliance avec Ould Hademine et leur hostilité envers l’ancien PM Ould Mohamed Laghdaf.

Amine Lazrag

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Samory ould Bèye, président du mouvement El Hor, secrétaire général de la CLTM et membre du pôle syndicats du FNDU: ‘’Notre pays est au bord de banqueroute ; la situation d’ensemble s’est détériorée, tant au plan politique que social et économique’’

altLe Calame : Dans un récent communiqué, El Hor dénonce comme une espèce de cabale contre vous. Qui en veut tant  à Samory Ould Beye ? A quelle fin ?

Samory ould Bèye : Ils n’en finissent pas, ils sont très nombreux à vouloir la tête de Samory, ils sont partout. Les raisons en sont multiples et variées, selon les différentes parties, groupes ou individus… Certains me jugent encombrant, très étouffant, difficile et complexe ; d’autres font état de divergences politiques et idéologiques ; certains m’en veulent pour mes positions ; d’autres voient en moi un rival dangereux ; le pouvoir me cible en gardien du temple, meneur des poches de résistance de la lutte des Harratines et m’accuse, à tort, d’extrémisme œuvrant contre l’unité nationale, ce qui est totalement faux.

–Le renouvellement des instances dirigeantes du FNDU se heurte à votre refus de quitter la vice-présidence que vous occupez depuis quelque temps. Vous subiriez des pressions  pour céder la place à un autre syndicaliste. Qu’en est-il au juste ?

– Non, il ne s’agit pas de refus de ma part de céder, il s’agit d’attitudes que d’autres acteurs véhiculent pour des raisons qui leurs sont propres. Lors de la constitution du FNDU, j’ai été désigné, à l’unanimité, par le pole syndical, comme vice-président. Les textes du FNDU ne sont pas restrictifs ni limitatifs de mandat. Au dernier renouvellement des instances du FNDU, il été question que chacun des pôles désigne son représentant, en confirmant l’ancien  ou en en choisissant un nouveau. Nous avons discuté de cette question entre les six centrales syndicales qui constituent notre pôle. Deux des secrétaires généraux se sont déclarés candidats. Je trouve cela légitime mais pas la manière dont s’est déroulé le scrutin, dans un contexte où des divergences existent, depuis un certain temps, sur des questions importantes, dont la question des élections sociales et le rapprochement trop visible de ces deux candidats avec le département ministériel de tutelle. Cette situation conflictuelle était la base de ces candidatures. Nous avons procédé au vote qui m’a donné quatre voix sur six, chacun de mes concurrents votant pour lui-même. Malgré cette situation de vote majoritaire, ils ont persisté et signé qu’ils ne désisteraient pas. C’est aberrant. Suite à cela, les forces politiques dont ils tirent leur source ont mis en branle leurs machines, pour venir au soutien de leurs amis, occultant les règles démocratiques, au profit d’un prétendu« consensus », comme ils disent, alors qu’il n’y en a pas. Or, en l’absence d’un consensus, le seul recours reste la règle démocratique. Sans elle, cela devient de l’arbitraire et de la dictature. C’est cela que Samory n’accepte pas.

–Le pôle syndical serait-il donc victime des manœuvres ou divergences, au sein du pôle politique du Forum ?

– La situation est celle que je viens de décrire

–Qu’est-ce qui explique, à votre avis, l’actuel retard dans la mise en place du dialogue entre le pouvoir et l’opposition (FNDU) ? Faut-il pour autant désespérer ?

Le retard observé aujourd’hui n’est pas du tout surprenant, eu égard le manque de sérieux du pouvoir qui nous a, malheureusement, habitué depuis toujours à ce simulacre de volonté d’ouverture au dialogue. Quand on dialogue et qu’on ne veut pas qu’il reste la moindre trace de ce qui se dit ou se fait, on se comporte comme un voleur qui s’emploie à effacer toute preuve de son passage.

Le FNDU, comme il l’a toujours exprimé et, maintes fois, réitéré, veut le dialogue qui constitue, pour lui, un choix stratégique, en vue de trouve des solutions à la crise multiforme que connaît notre pays, suite aux échecs répétés de la politique laconique et chaotique de Mohamed ould Abdel Aziz. Nous savons tous que notre pays est au bord de banqueroute ; la situation d’ensemble s’est détériorée, tant au plan politique que social et économique. Pour ces raisons, le FNDU cherche le dialogue mais un dialogue franc, constructif, à même de sortir le pays de cette situation de crise multidimensionnelle.

– Vous venez de rentrer  d’une visite auprès du président d’IRA Mauritanie et de ses amis, dans la prison d’Aleg. Comment se portent Biram et ses codétenus ?

Oui. J’ai dirigé, le mercredi 16 Juin 2O15, une délégation d’El Hor, pour rendre visite au frère Biram Dah Abeïd et son compagnon, le frère Brahim Bilal, en la prison d’Aleg. Parler de leurs conditions d’existence, je ne peux en dire que la prison n’a jamais été un lieu confortable ou acceptable, quelles que ces conditions. Et d’autant moins qu’on y séjourne injustement, parce qu’on défend, tout simplement, une cause et de surcroît, une cause juste.

Mes frères Biram Dah Abeïd et Brahim Bilal sont victimes du système esclavagiste et discriminatoire que dirige, aujourd’hui, une poignée d’officiers nationalistes, bornés et étroits, avec, à leur tête, Mohamed ould Abdel Aziz qui rêve d’exterminer les Haratines, pour asseoir un pouvoir pur beïdane, basé sur l’apartheid, condamnant les Haratines à vivre dans des ghettos, dans l’éternelle humiliation de l’esclavage, l’exclusion et la discrimination. On veut nous faire abdiquer et nous assujettir à nouveau. Cela ne se produira plus. Par la lutte, nous vaincrons car notre cause est une cause juste.

– Le président de la République a effectué des tournées dans quelques régions du pays. Que vous inspirent ces « visites de prise de contact et de travail » ?

La visite de Mohamed ould Abdel Aziz dans les régions de l’intérieur du pays  a permis, aux Mauritaniens de découvrir toute sa vision philosophique et idéologique. Plusieurs remarques en ce sens.

En un, le chef de l’Etat n’a pas daigné rencontrer, au cours de toutes ses visites, un seul des chefs des adwabas ou notabilités harratines, malgré que la population qui l’a accueillie, dans toutes les localités visitées, était, à 90 %, des harratines, sauf au Sud. Aziz a oublié les Harratines, victimes de grandes injustices et souffrant de tous les maux : misère, analphabétisme, précarité, exclusion, sous-développement… Eux qui devraient préoccuper le premier responsable du pays et bénéficier d’un intérêt particulier ont été totalement ignorés. On pouvait pourtant imaginer que l’objectif de la visite de cette partie du pays, si forte de présence harratine, était de s’enquérir de la situation réelle des Harratines, en vue de prendre des décisions politiques spécifiques à leur profit, toutes les raisons l’imposent, si l’on veut réellement réparer le tort et les injustices subis.

En deux, Aziz a montré son vrai visage de féodal et de nationaliste chauvin incarnant l’idéologie esclavagiste et rétrograde, en homme plein de mépris pour les groupes autres que les Maures. En trois, il nous a révélé le virage à cent quatre-vingt degrés qu’il a accompli, pour revenir à la tribu, aux grandes familles et à la chefferie traditionnelle. Nous constatons, en quatre, qu’il vit en vase clos, sans aucune idée de la situation réelle où se débat la population. Oui, Aziz se soucie bien peu des problèmes de son peuple. En cinq, il a parlé de fonds à mobiliser pour des hommes d’affaires des Hodhs, afin de renforcer leurs capacités d’investissement. Il oublie que ce sont les Harratines qui ont le plus besoin de cet argent. Il faut injecter ces fonds dans leurs milieux, à travers des petits projets et des programmes de développement économique et social, sachant que seule une politique de discrimination positive est à même d’aider les Harratines à sortir de l’ornière. Enfin, il reste, à Aziz, à prendre conscience que toutes ses options politiques furent chaotiques, en se lançant dans de gros projets inopportuns, comme la construction de l’aéroport et d’avions, alors qu’il fallait mettre l’accent sur les questions d’urgence, comme les problèmes de l’eau, de la santé, de l’emploi, etc.

– La montée du discours communautariste est perceptible, depuis quelque temps. Le pouvoir estime qu’il menace l’unité nationale. Quelles sont, à votre avis, les raisons de cette résurgence ?

Moi, je pense que le phénomène dit de communautarisme est la résultante d’une situation que nos connaissons tous en Mauritanie. Des communautés ont été totalement exclues et marginalisées, particulièrement la communauté haratine. La situation est rendue complexe parla mainmise de la seule communauté maure sur le pouvoir, de l’indépendance à nos jours. On nous présente cela comme un fait accompli, un acquis irréversible. Toute volonté de remettre en cause cet état des choses basé, non seulement, sur des déséquilibres majeurs mais, aussi, sur des injustices historiques de taille, serait, de ce point de vue, une menace contre l’unité nationale. Pour certains, la préservation de cette unité-là commande d’accepter l’ordre préétabli, y consentir, se soumettre à toutes les règles mises en place par le seul groupe dominant au pouvoir. L’aspiration des autres, au partage du pouvoir et des richesses, à la liberté et à l’implication de tous dans la gestion des affaires du pays, est considérée, par les Maures, comme une velléité de déclaration de guerre, une menace à l’unité nationale. Alors que c’est cette vision erronée qui menace, en réalité, l’unité nationale et pousse vers les conflits ethniques et groupusculaires. On ne peut pas priver certains de leurs droits et leur demander de ne pas réclamer ni dénoncer le tort subi, ainsi que les injustices.

– Pourquoi  certains harratines et négro-mauritaniens dénoncent-ils, systématiquement, leur « exclusion » des rouages de l’Etat par un « système esclavagiste et raciste » ? Sur quoi fondez-vous ces accusations ? Et que préconise El Hor, pour permettre, aux Mauritaniens, d’anticiper, tous ensemble, sur les dangers qui menacent ainsi leur pays ?

– Les Haratines et les Négro-africains ont tellement vécu, dans ce pays, de situations dramatiques, subi de morbides pratiques esclavagistes, génocidaires, discriminatoires,  d’exclusion et de rejet, comme autant de motifs à dénoncer le système qui les réprime mais, aussi, à agir pour replacer les choses dans leur juste milieu.

Les événements douloureux de 199O sont encore présents dans les esprits et les mémoires. C’est, pour moi, l’occasion de rappeler, ici, que ce ne furent pas seulement les Négro-africains qui furent affectés par ce drame. Des haratines ont été également visés et connurent le même sort. J’illustrerai mon propos avec le cas d’un rescapé du camp d’Inal, un hartani parmi d’autres haratines amenés dans le camp de la mort. Ce monsieur continue de taper à toutes les portes, pour recouvrer ses droits de rescapé militaire. En vain. Il a saisi la commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Aujourd’hui, son sort est entre les mains du haut-commissaire aux droits de l’homme.

Ces douleurs, ces plaies béantes, ce mépris et ce rejet ne sont pas une gorgée d’un verre de thé, c’est nauséabond et cela nous donne du souci. Nous faire oublier l’aigreur de ce menu toxique, il faut beaucoup de choses qui passe, nécessairement, par un dialogue ou une conférence nationale où toutes les questions seront examinées, dans un débat national constructif qui débouchera sur la refonte de l’Etat en une reconstruction qui tiendra compte des intérêts de toutes les composantes du pays. Cela doit également déboucher sur la reconnaissance constitutionnelle des Haratines, en tant communauté distincte de celle des Maures.

On l’on ne conclura aucun accord, sans s’être entendus sur le partage du pouvoir et des richesses qui reste un des facteurs fondamentaux de l’équilibre. C’est là l’idéologie du mouvement El Hor, sa vision d’une Mauritanie autre, celle où chacun trouve sa place et jouit, pleinement, de tous ses droits, protégé par un Etat de droit, garant des intérêts supérieurs de la Nation et les droits fondamentaux de chaque mauritanien.

Je pense que voir les solutions autrement, c’est une duperie. Sous l’angle aigu d’Aziz, fourrer les fils des Harratines en prisons, les exproprier des terres, les asphyxier économiquement, les contraindre au chômage et les exclure, rien de tout cela ne peut apporter la moindre solution à cette problématique ou« question » des Harratines. Voilà pourquoi je demande la libération, immédiate et sans condition, des détenus d’opinion haratines, Biram Dah Abeïd et Brahim Bilal.

C’est aussi l’occasion de souligner qu’El Hor mène une action nationale qui vise à produire les conditions propices au renforcement de la cohésion nationale, dans le respect réciproque des personnes et de leurs intérêts. Nous prêchons pour une Mauritanie ouverte à tous les Mauritaniens, sans distinction aucune. Nous restons convaincus que cela ne peut se réaliser que dans le respect des droits.

– La lutte contre l’esclavage ou ses séquelles a conduit au Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Harratines. Ce manifeste a organisé deux marches ayant bénéficié d’un large soutien des patriotes mauritaniens. Quelle est la prochaine étape de votre mouvement ?

– C’est vrai, nous avons organisé et réussi des marches sensationnelles. Nous avons prouvé notre force de mobilisation. Mais, demain, nous pouvons prouver notre capacité de nuisance. Notre objectif, aujourd’hui, est de faire entendre la voix de Haratines et de sensibiliser l’opinion nationale et internationale, sur leur cause et leur juste combat.

– Ne pensez-vous pas que le gouvernement actuel a franchi de grands pas, dans la lutte contre l’esclavage, en mettant en place un important arsenal juridique et diverses structures, comme, entre autres, l’agence Tadamoun ? Ne trouvez pas l’espace trop éclaté – trop d’organisations – pour mener efficacement et gagner le combat contre les pratiques esclavagistes et l’exclusion ?

– L’Agence Tadamoun n’est qu’une nouvelle farce et duperie. Il s’agit d’un fourre-tout, qui s’occupe de tout pour ne s’occuper de rien. Dans notre conception ou vision des choses, cette agence devrait se focaliser sur les problèmes spécifiques des Haratines, visant leur développement et le retard qu’ils subissent. Or c’est précisément outre cette mission que Tadamoun passe.

Propos recueillis par DL

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Siège G 5 du Sahel à Nouakchott : La Mauritanie, futur fantasme pour apprenti-jihadistes !?

Siège G5 du Sahel à Nouakchott : La Mauritanie, futur fantasme pour apprenti-jihadistes !?Le Groupe des cinq pays du Sahel, encore appelé G5 du Sahel, vient de choisir son siège à Nouakchott. L’accord a été paraphé la semaine dernière entre la ministre mauritanienne des Affaires étrangères, Mme Vatma Vall Mint Soueina et le Secrétaire Permanent du groupe, Nejim El Hadi Mohamed. Ce choix porté sur la Mauritanie comme plaque-tournante de la lutte contre le terrorisme au Sahel, ne risque-t-il pas de l’exposer aux fantasmes des Jihadistes assoiffés d’actions d’éclats et de martyres ?

Nouakchott a abrité vendredi 26 juin dernier la signature d’un important accord de siège entre la ministre mauritanienne des Affaires Etrangères, Mme Vatma Vall Mint Soueine et le Secrétaire Permanent du G 5 du Sahel, Nejim El Hadj Mohamed. Aux termes de cet accord, l’outil de coopération sous-régionale qu’est le G5 du Sahel, ouvrira ses bureaux en Mauritanie et accueillera des fonctionnaires internationaux, des experts militaires et des stratèges en développement issus des cinq pays qui forment l’organisation, en l’occurrence, le pays hôte, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Toute la mécanique de la lutte contre le terrorisme au Sahel ainsi que toutes les stratégies de sécurité intéressant la région seront dorénavant prises à Nouakchott.

En plus des gros bonnets des gouvernements membres du G5 qui ne manqueront pas de défiler à Nouakchott, c’est toute une armée de généraux et de hauts gradés de la sous-région qui défileront dans un ballet endiablé entre leur pays et la capitale mauritanienne. Viendront se greffer sûrement à ce tourbillon, des experts américains, français, et probablement d’autres appartenant à diverses nationalités.
La Mauritanie est-elle réellement prête à endosser une telle responsabilité, eu égard aux mesures draconiennes de sécurité qu’impose la gestion d’un tel siège ? En effet, les mesures de sécurité qu’imposent des structures de haute sensibilité comme les bureaux du G5 du Sahel, semblent en déphasage avec la légèreté légendaire du Mauritanien si peu habitué aux dangers. Pour nombre d’observateurs, la décision de faire de la Mauritanie le cœur névralgique de la sécurité dans la sous-région est un coup de prestige pour le pays. En plus de ses retombées politiques et diplomatiques sur le plan international, l’installation d’un tel siège à Nouakchott aura des répercussions économiques, sécuritaires et militaires pour le pays, en termes d’entrées de devises, de formation et d’expérience.

Revers de la médaille, il y a ceux qui voient dans l’installation d’un siège aussi sensible que celui du G5 du Sahel à Nouakchott un danger réel pour le pays. Selon cette vision, la Mauritanie risque de devenir la cible du terrorisme dans sa forme la plus méconnue jusque-là, à savoir les voitures piégées et les opérations kamikazes, dans et aux alentours non seulement des bâtiments devant abriter le siège du G5, mais aussi dans les hôtels et les résidences qui accueilleront les délégations.

En effet, la chance d’avoir un nombre si importante de hautes personnalités civiles et militaires, réunis l’espace d’une rencontre régionale dans un seul édifice, fait fantasmer les groupes terroristes toujours assoiffés de coups médiatiques.
Certains semblent cependant minimiser les risques, trouvant que la Mauritanie reste confiante en ses services de renseignement et de police pour déjouer toutes tentatives terroristes sur son sol. Des analystes trouvent toutefois qu’aucune force aussi efficace qu’elle soit ne peut déjouer à cent pour cent des attentats terroristes et que le risque reste grand d’infiltration de jihadistes et d’actions d’éclats en Mauritanie.

Cheikh Aïdara

l’ authentique

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Démantelement d’une cellule dormante Daesh à Nouakchott

altLes autorités mauritaniennes auraient démantelé une cellule dormante de Daesh à Nouakchott composée de mauritaniens et d’algériens, apprend-on de source de Taqadoumuy qui rapporte mercredi la nouvelle.

Selon nos confrères arabophones, les autorités mauritaniennes auraient, en effet, arrêté dans ce cadre, il y a une semaine, un mauritanien étudiant de Mahdra du nom de Mohamed Ould Cheikh Brahim. L’arrestation du mauritanien aurait permis d’appréhender de trois algériens soupçonnés de former avec lui cette cellule dormante de Daesh. Selon la même source, l’interrogatoire de Ould Cheikh Brahim aurait conduit à l’arrestation de Billal Achouri El Mekani alias “Amine” supposé être le chef de cette cellule. Il aurait été appréhendé au moment où il s’apprêtait à quitter Nouakchott en direction de la Turquie. La police aurait également arrêté deux autres algériens Moustapha Sabouri et Jemal Abass connu sous le sobriquet de Abou Zatar. Selon les mêmes infos, la cellule dormante constituée en 2007 était affiliée à AlQaeda avant de prêter allégeance à Daesh. Elle aurait été mise en place par Abdelhamid Allibi avant d’en confier la responsabilité après avoir quitté la Mauritanie l’algérien Hamza Khadda. Ce dernier aurait également quitté la Mauritanie en 2013 avant de décéder combattant en Syrie. La cellule dormante a, par la suite, été confiée à Mohamed El Gharbi alias “Badie” combattant aujourd’hui en Irak sous le nom de “bou Oussama Ennassouh”. Un autre algérien “ZEIN” qui a quitté le sol mauritanien depuis deux ans aurait également appartenu à cette cellule.

 

mauriweb

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Révélations de Snowden : comment les USA aident Israël et recrutent les djihadistes de Daesh

Edward SnowdenEdward Snowden

Glenn Greenwald l’avait dit : « Snowden fera d’autres révélations importantes à propos d’Israël. » Et c’est ce qui s’est passé. Le journaliste britannique qui a déclenché le scandale des écoutes illégales mises en place par la National Security Agency (l’affaire dénommée le ‘Datagate’) revient à la chargesur son site The Intercept. Les tout derniers documents top-secret examinés par Greenwald parmi les quelque 1,7 million de fichiers fournis par l’ex-agent de la CIA [et fondateur du site Wikileaks] Edward Snowden, éclairent d’un jour nouveau l’agression israélienne contre les Palestiniens de Gaza, une nouvelle fois d’actualité. Ils mettent notamment en évidence l’implication directe des USA et de leurs principaux alliés. Au cours des dix dernières années – selon ces documents – la NSA a fortement augmenté son soutien, financier, en armes et en informations, à son homologue israélienne, l’unité 8.200 (aussi appelée ‘ISNU Sigint’).

La coopération entre les deux agences a débuté en 1968 et a formé la base des relations étroites qui existent actuellement entre les autres agences de renseignement israéliennes et celles américaines, comme la CIA, le Mossad et la division des opérations spéciales.

Des services secrets alliés dans le but de tenir sous contrôle plusieurs objectifs et aussi « les pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, du golfe Persique, du Sud-Est asiatique et les Républiques islamiques de l’ex-Union soviétique. » Dans de nombreux cas, la NSA et l’ISNU ont collaboré avec les agences de renseignement britanniques et canadiennes, le GCHQ et le CSEC. On découvre aussi l’aide de certains pays arabes comme la monarchie jordanienne, et le rôle des forces de sécurité de l’ANP dans la fourniture de services d’espionnage essentiels pour identifier et frapper des « objectifs palestiniens. » The Intercept montre également un reçu de paiement daté du 15 avril 2004.

>>> RIRE AVEC LA COMTESSE DU RIRE (clic)

Les agressions répétées contre la population de Gaza – explique Greenwald – ne seraient pas possibles sans le soutien des USA, toujours prompts à satisfaire les requêtes belliqueuses d’Israël, comme cela s’est produit avec les 225 millions de dollars additionnels approuvés pour financer le système de missiles israélien. Une attitude qui tranche avec le présumé rôle de médiateur affiché ostensiblement par les États-Unis dans le conflit israélo-palestinien. Des faits qui affaiblissent d’autant les paroles prononcées par Barack Obama, comme si le président US n’était qu’un simple spectateur face au massacre des enfants de Gaza (« C’est effrayant de voir ce qui se passe là-bas. »)

The Intercept fait observer qu’Obama parle de [la tragédie de] Gaza comme s’il s’agissait d’une calamité naturelle, d’un événement incontrôlable auquel le gouvernement des USA assiste impuissant. D’après les documents diffusés par Snowden, actuellement réfugié en Russie, la CIA et le Mossad ont entrainé Abu Bakr Al-Baghdadi, l’actuel leader de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). L’EIIL, qui prône le retour au « Califat » a initialement été constitué en Égypte pour combattre le gouvernement de Bashar al-Assad. Il a reçu des armes de la part du renseignement US et de celui du Royaume-Uni, et des financements de l’Arabie Saoudite et de la monarchie du Qatar.

Abu Bakr Al-Baghdadi a été prisonnier à Guantanamo de 2004 à 2009. Au cours de cette période, la CIA et le Mossad l’auraient recruté pour fonder un groupe en mesure d’attirer des djihadistes de différents pays vers un endroit précis, et ainsi les tenir loin d’Israël. Pour Snowden, « la seule solution pour protéger l’État juif est de lui créer un ennemi à ses frontières, mais en le dirigeant contre les états islamiques qui s’opposent à sa présence. » Une opération secrète dénommée « Nid de frelons ».

L’étroite collaboration entre les services de renseignement de Washington et ceux de Tel-Aviv n’a pourtant pas empêché l’espionnage réciproque entre les deux grands alliés. C’est ainsi – comme le révèle le journal allemand Der Spiegel – que les services secrets israéliens ont intercepté les conversations du secrétaire d’État américain John Kerry avec les médiateurs arabes et l’Autorité palestinienne, pour avoir les réponses toutes prêtes lors de l’ultime tentative de négociations avec les Palestiniens.

 

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