Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La Gambie, une République islamique

La Gambie, une République islamique BBC Afrique – Le président gambien a proclamé la République islamique dans son pays. Cette décision marque la rupture avec le passé colonial de cette ancienne colonie britannique indépendante depuis 50 ans, selon Yahya Jammeh.

“Parce que les musulmans constituent la majorité du pays, la Gambie ne peut pas se permettre de conserver son héritage colonial”, a-t-il dit à la télévision d’Etat. Environ 90 % de la population du pays sont des musulmans.

M. Jammeh précise qu’aucun code vestimentaire ne sera imposé au peuple. La liberté de culte sera garantie aux fidèles des autres religions, selon le président gambien. La Gambie entretient des relations difficiles avec plusieurs pays occidentaux.

L’année dernière, l’Union européenne avait suspendu l’aide financière qu’elle accorde au pays, accusant le régime de Yahya Jammeh de violations des droits de l’homme.

M. Jammeh, qui dirige la Gambie depuis 21 ans, a retiré le pays du Commonwealth en 2013. Il accuse cette organisation de néocolonialisme.

La Gambie devient la deuxième République islamique en Afrique, après la Mauritanie. Ailleurs, les Républiques d’Iran et du Pakistan sont également islamiques.

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/12/151212_gambia-islam

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Alerte! Un journaliste du calame kidnappé par la police

altIan de Grange, alias Mansour Tawfiq, un journaliste du calame, a été kidnappé par la police à sa sortie de prison le mercredi 9 décembre. Ian, qui a fait l’objet d’une demande d’extradition de la France pour plainte pour des faits qui se sont déroulés entre 1990 et 1991, a été jugé par la cour suprême qui a déclaré la demande irrecevable. Au moment de sortir de prison pour rentrer chez lui, une voiture de police l’a embarqué pour une destination inconnue. Ni sa famille ni ses avocats ne savent où il se trouve actuellement. On craint que la police ne tente de l’extrader malgré l’échec de la procédure judiciaire. 
Converti à l’Islam depuis son arrivée en Mauritanie, Ian vit dans la localité de Maata Moulana à quelque 150 km de Nouakchott avec son épouse et ses trois enfants en bas âge ( 2 filles et un garçon )

le calame

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Frontière Rosso-Mauritanie : Là où les étrangers perdent tout honneur

altL’Authentique – La frontière mauritanienne, à partir du point de passage de Rosso est en train de traîner une mauvaise réputation. C’est là où les exactions les plus déshonorantes attendent les étrangers de passage. Une situation qui risque de rendre difficile le séjour des Mauritaniens dans les pays d’origine de ces étrangers.

« Chaque fois que je rentre en Mauritanie, par le bac de Rosso, je suis soumise à toutes les exactions ! » s’exclame une Sénégalaise qui a l’habitude d’enjamber le Fleuve, au moins plusieurs fois par an pour les besoins de son commerce. « Pourtant, je paye toutes les taxes d’entrée et je suis en règle » ajoute-t-elle, la voix amère.

Se retournant vers un Mauritanien qui avait fait avec elle le voyage depuis Dakar, elle l’interroge « est-ce qu’on te traite de la même manière, au Sénégal, quand tu traverses la frontière de l’autre côté ? » interrogea-t-elle. “Cest exactement le même traitement qui nous est réservé de l’autre côté” dit son vis-à-vis.

De part et d’autre, les forces de l’ordre agissent ainsi impunément foulant au pied les principes sacrsaint de respect des droits de l’homme. Au grand dam des peuples. Lesquels semblent les plus touchés par le mauvais comportement des forces de l’ordre mauritanien vis-à-vis des ressortissants étrangers et des forces de l’ordre sénégalais vis à-vis des Mauritaniens..

« Inhospitalité des forces de l’ordre mauritanien affectés aux deux points de passage de Rosso est en train de déteindre sur nous » affirme l’un d’entre eux.

 Fait particulier qi ne se passe qu’en Mauritanie : les voyageurs sur l’axe Nouakchott–Rosso connaissent des tracasseries tout au long de ce tronçon de 200 Kilomètres jalonné par des unités mobiles et fixes de la gendarmerie et de la police, avec à chaque dizaine de kilomètres, un contrôle au faciès et aux pièces, des fouilles de bagages.

Des haltes qu’ils jugent inopportuns et qui transforment leur périple en Mauritanie en un véritable parcours de commando. Parfois, certains affirment même y perdent des sous.

Ahmed B.

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Esclavage : Déni, instrumentalisation et manipulation

La Mauritanie vient de célébrer avec tambours et trompettes le cinquante-cinquième anniversaire de son accession à l’indépendance. Pour la première fois, les festivités marquant cet événement ont été transférées à l’intérieur du pays. C’est à Nouadhibou, à plus de quatre cent kilomètres (470 kms) que le défilé miliaire, la levée des couleurs nationales et autres manifestations se sont déroulées. Cinquante-cinq ans d’indépendance dont trente six ans de pouvoir militaire. Dix huit ans d’exercice civil et quinze mois d’intermède démocratique auquel une certaine humeur massacrante d’un général désavoué est venu mettre fin. Et replonger du coup la Mauritanie dans un système prétendument constitutionnel soutenu en sourdine par une oligarchie militaro- affairiste aux desseins inavoués. Les valeurs morales consolidées au fil du temps et qui structurent la vie politique, sociale et économique nationale font l’objet depuis quelques temps d’effraction particulièrement préjudiciable à la cohésion sociale et à la stabilité. De plus en plus, des questions nationales fondamentales se posent avec acuité. La gestion des rapports sociaux traditionnels basés sur la stratification sociale constitue en ces temps un terreau favorable à toutes les contradictions voire à toutes les confrontations. La cohabitation entre les communautés nationales pose de plus en plus problème. Surtout depuis les douloureux événements qui ont ensanglanté le pays à travers les exécutions extrajudiciaires des militaires négro-africains et la déportation de leurs familles des années 1989 à 1991. Or, face à tous ces problématiques de fond, la politique de tous les systèmes n’a pratiquement jamais changé. Jamais les dispositifs et les stratégies de cette politique de 1978 à nos jours n’ont favorisé l’émergence d’un climat de sérénité et de fraternité entre les membres de la société. Sur la question de l’esclavage par exemple : Le déni, l’instrumentalisation et la manipulation ont toujours été les palliatifs pour une situation qui s’amplifie de jour en jour et qui génère une radicalisation aux conséquences imprévisibles. Jamais un président mauritanien n’a eu le courage de faire face convenablement à cette histoire. Naturellement qu’en cela les gouvernants selon les circonstances de leur arrivée au pouvoir ont adopté des approches différentes. Quand bien même qu’institutionnellement et même juridiquement, cette question paraît réglée, sur le plan pratique, elle demeure présente dans ses plus éloquentes manifestations et dans ses plus rebelles incommodités. La dizaine d’affaires jugées entre 2010 et 2014 constitue une preuve sans appel de l’existence du phénomène. Les esclaves Yarg et Said dont le maître a reconnu les faits pour n’écoper que  de deux ans avant d’avoir une liberté provisoire. Oumoulkhair et ses enfants : Tarba, Yarbe, Mohamed et les autres sont là : « leurs têtes comme des graines ». Leurs maîtres sont à Yagref jouissant de l’impunité totale. L’esclave Choueida et ses huit enfants libérés de Lemgueyti vivent aujourd’hui à Tarhil dans le plus grand dénuement matériel et la plus grande blessure psychologique. En dix ans, les organisations des droits de l’homme, notamment SOS Esclaves ont libéré des centaines d’esclaves. Des centaines de dossiers sont pendants devant les juridictions nationales.  Depuis son arrivée au pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, plus que tous les autres, ne fait que nier catégoriquement l’esclavage non sans une petite dose d’humour peu à propos d’ailleurs. La délectation de la souffrance des autres et l’irrévérence à l’égard de millions de citoyens est une attitude dangereuse. Ce n’est pas que quelques Harratines « ambitieux » acceptent de jouer au cinéma en voyageant à tort et à travers aux frais de la princesse pour collectionner échec sur échec dans les forums internationaux que cela suffise pour éradiquer l’esclavage. Le galvaudage de la problématique et son utilisation à la réalisation de caprices personnels ne la fourvoiera nullement. L’Histoire rattrapera tout le monde : Président indélicat et acteurs peu talentueux. Les lois criminalisant l’esclavage, les tribunaux spéciaux, les fonds des institutions de prise en charge des esclaves et victimes d’esclavage ne serviraient à rien sans des magistrats indépendants, courageux et consciencieux. Or, depuis 2007, toutes les affaires d’esclavage présentées devant les tribunaux sont à quelque une ou deux exceptions près systématiquement requalifiées en travail de mineur, occupation non rémunérée et autres qualifications fallacieuses qui sentent clairement la manipulation complice de certains juges. Selon Boubacar Messaoud, président de SOS Esclaves et membre fondateur du Mouvement d’émancipation des Harratines (El Hor créé le 5 mars 1978) : « L’attitude des juges est compréhensible. Comment voudrions-nous que ceux-là puissent reconnaître l’esclavage alors que le président déclare chaque jour son inexistence » ? Face au déni du pouvoir, l’instrumentalisation de certains Harratines et à la manipulation des lois et dispositifs, le combat pour l’éradication de l’esclavage sera rude et fastidieux. Après cinquante-cinq ans d’indépendance, la Mauritanie doit faire comme les autres. Se réconcilier avec elle-même à travers de larges concertations nationales qui prennent en charge toutes les questions de fond : Cohabitation apaisée entre communautés, partage des ressources nationales, esclavage et promotion des secteurs sociaux, notamment l’école et la santé. Les intérêts égoïstes passent. Les peuples restent. Pour cela, il faut savoir raison garder.

 Sneiba El Kory

le calame

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L’ editorial du calame: Raccourcis

altQuelque chose ne tourne pas rond dans notre pays. Où plus personne ne se soucie ni des règles, ni des lois, encore moins des règlements. Le président de la République arrête un match de football après 63 minutes parce qu’il s’ennuyait. Une délégation du FNDU rencontre le ministre secrétaire général de la Présidence,  contre l’avis de trois partis du Forum, alors que les décisions de celui-ci sont censées n’être prises qu’à l’unanimité. Un général à la retraite  brigue la présidence de la Fédération des agriculteurs alors qu’il n’y a jamais adhéré par le passé. Un colonel, qui n’est plus sous les drapeaux lui aussi, est arrêté et mis en examen pour s’être exprimé librement. Un ministre est décoré le 28 novembre alors qu’il l’a été il y a deux ans et que la loi prévoit qu’il ne peut de nouveau l’être avant cinq ans sauf pour ‘’à titre exceptionnel’’. Ses collègues ministres se demandent encore quels services ‘’exceptionnels’’ il a bien pu rendre pour mériter pareille distinction. Si ce n’est un excès de zèle.

Aucun de ces événements n’a pourtant eu autant d’impact que l’affaire du match du 28 novembre. Qui a créé un véritable buzz sur les réseaux sociaux et dans la presse du monde entier. Notre guide éclairé, devenu spécialiste des raccourcis, a non seulement écourté la première expérience démocratique qu’a connue notre pays mais aussi une rencontre de football qui, qu’il vente ou qu’il pleuve, est partie pour durer 90 minutes au moins, selon les règlements intangibles de l’instance dirigeante de ce sport-roi. Pas un journal, un site, une radio ou une télé du monde entier n’a raté cette occasion de nous tourner en ridicule. Même après son coup d’état de 2008, Ould Abdel Aziz n’a pas eu droit à autant de publicité, gratuite bien évidemment. C’est qu’un match de football, même ennuyeux, nul et inutile comme celui de la supercoupe de Mauritanie doit arriver à son terme, sauf si les conditions météorologiques exigent son arrêt. Et dans ce cas, la décision revient à l’arbitre et à lui seul. La fédération de football a essayé, maladroitement, de tirer le président de ce mauvais pas, en se lançant dans des explications alambiquées mais le mal est déjà fait. De pays esclavagiste, champion des coups d’état, avec le plus grand nombre d’anciens chefs d’Etat encore en vie, nous sommes devenus la nation où le président décide de tout, même de la durée d’un match de football. Une réputation dont on aurait bien voulu se passer.

En France, malgré un contexte des plus maussades, marqué notamment par les attentats du 13 novembre et la montée du Front National, les humoristes s’en sont donné à cœur joie. Sur France Inter, l’un d’eux s’est fendu d’un sketch  où il affirme, devant une assistance hilare, qu’il est comme ça Ould Abdel Aziz, ‘’quand il s’ennuie, il faut que ça bouge et puis ça sert à quoi d’être président si tu ne peux pas faire ce que tu veux’’ ? Avec lui, dit-il, c’est une coupe du monde en quatre jours. Notre humoriste, qui n’avait apparemment pas beaucoup de sujets pour dérider son public, lui propose carrément à la fin de son mandat de diriger la FIFA. ‘’Un monsieur qui ne respecte rien pour remplacer des escrocs, on reste dans une certaine éthique, non’’ ? se demande–t-il à la fin.

Pour rester dans une certaine logique cette fois, proposons à notre guide éclairé, s’il veut briguer la présidence de cette  institution, beaucoup plus riche que notre pauvre pays, qu’il peut bien écourter son mandat. Un raccourci qui sera, au moins une fois, bénéfique pour son pays.

Ahmed Ould Cheikh

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