Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’ambassadeur français indigné de la comparaison de Ould Hademine de l’esclavage en Mauritanie à celui pratiqué en France

L'ambassadeur français indigné de la comparaison de Ould Hademine de l’esclavage en Mauritanie à celui pratiqué en FranceL’ambassadeur français àNouakchott Joël Meyerest profondément indigné des propos tenus par le chef du gouvernementYahya Ould Hademine,relatifs à la vision de ce dernier de l’état des lieux de l’esclavage enMauritanie. 

Des déclarations, dans lesquelles, le Premier ministre qui nie l’existence des pratiques traditionnelles de l’esclavage dans le pays, circonscrit ces supposées séquelles à leurs apparitions modernes, qu’on peut constater dans tous les Etats du monde dont la France dit le haut responsable.

Le Chef du gouvernement Ould Hademine a tenu ces propos au cours d’une audience qu’il a accordée au diplomate français à la Primature à Nouakchott, au cours de laquelle, l’ambassadeur a réaffirmé les critiques de son pays du blocage des lois relatives à la pénalisation des crimes esclavagistes en Mauritanie, non encore appliquées selon Joël Meyer.

L’ambassadeur français outré par cette comparaison faite par le Premier ministre, a exprimé son indignation à plusieurs personnalités politiques mauritaniennes qu’il a rencontrées, dont le leader de l’APP Messaoud Ould Boulkheir. 

Traduit de l’Alakhbar par Cridem 

 

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A qui profite l’éclatement du FNDU ?

A qui profite l’éclatement du FNDU ?Mohamed Feily SambaVall ( photo Cridem)

Le dialogue politique, amorcé il y a quelques semaines entre le gouvernement et le FNDU, est actuellement interrompu. C’est le président de Tawassoul, Jemil Ould Mansour, qui l’a précisé, hier, sur une chaine de télévision privée. Les raisons ? Le sempiternel prétexte que le pouvoir n’a pas donné de « garanties » pour l’ouverture du dialogue. Mais, quelles garanties pourraient donc offrir, le Président Ould Abdel Aziz ; sinon celles que toutes les questions soumises à ce processus de larges concertations seront étudiées et discutées par les parties.

Pourquoi, le FNDU ne vient pas poser sur la table tous ses « préalables » et libre à lui de dire après qu’elles n’ont été satisfaites.

C’est comme si vous allez au marché et exiger du commerçant, qu’avant d’entamer le marchandage, il doit vous donner (et par écrit) la garantie qu’il va vous vendre un tel article à un tel prix.

C’est dire que les raisons du blocage du FNDU se situent ailleurs. Surtout au niveau de certains de ses dirigeants qui vivent une retraite dorée pour avoir amassé des fortunes colossales, fruit de longues années de gabegie et de privilèges immérités. Leur unique objectif, peut-être, serait de caser leur progéniture à des postes « juteux » de l’Etat pour perpétuer leur action destructrice de l’économie du pays. Tellement, ils se moquent du citoyen mauritanien quand il les voit donner des leçons de bonne gouvernance, au moment il les contemple dans leurs villas cossues de Tevragh Zeina ou les croise, dans la rue, au volant de leurs rutilantes cylindrées V8. Croire un seul instant que le règne du pillage des biens publics pourrait un jour ressusciter, c’est se fourrer le doigt dans l’œil, et un gros doigt en plus.

Delà, on peut bien comprendre la crise que traverse le FNDU, aujourd’hui, qui n’arrive pas à formuler des objectifs clairs et précis. D’où ces défections qui sonnent son éclatement.

Après la défection de l’ancien député RFD, Yacoub Ould Moine, qui vient de créer son parti ; c’est au tour de son père, Mohamed Abderahmane, vice-président du RFD de claquer la porte du parti entrainant dans son départ des dizaines de cadres et de militants. A ce rythme, le parti ne comptera plus qu’un cercle de proches d’Ahmed Ould Daddah, après le départ, il y a quelques mois, d’autres dirigeants comme Bilal Ould Werzeg et Ould Ghaddour.

A qui profiterait donc l’éclatement du FNDU ?.

Mohamed Feily SambaVall

 

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LARMOIEMENTS D’UNE PLUME : Toutou la forgeronne

 LARMOIEMENTS D’UNE PLUME : Toutou la forgeronnePhoto pour illustration Elle appartenait à la caste de la forge, et répondait au nom deToutou, mais tout le monde, même les enfants l’appelaient Toueitou essellala (suceuse de sang). Un diminutif doublé d’un péjoratif à l’intonation méprisante. Il faut dire qu’il ne l’irritait que rarement et seulement quand il venait de la bouche d’un polisson. Mais les rares fois où il l’indignait, il se trouvait toujours comme par hasard parmi les adultes présents un volontaire pour prendre la défense du petit affreux, et remettre la pauvre offensée à sa place. Il suffisait que la diarrhée sévisse chez les nourrissons, ou qu’une grande personne souffre d’une migraine, ou encore que la mort fasse son œuvre pour que tous les regards se dirigent vers son misérable et fantomatique logis qui témoignait de la pauvreté extrême des siens. On se déchargeait sur elles de tous les maux, et on lui prêtait des pouvoirs maléfiques qu’elle niait détenir. Sa taille était petite et fragile, et son corps ravagé par la malnutrition était ridé et squelettique. Et pour couronner le tout elle paraissait trois fois plus que son âge réel. Je crois que c’étaient ses petits yeux larmoyants toujours striés de sang et sa bouche édentée qui lui valurent son fâcheux surnom. Malgré tout cela elle avait des mains de magicienne, et fabriquait presque sans contrepartie tout ce qui rendait viable la vie du campement. Elle aimait beaucoup ma grand-mère, et cette dernière qui le lui rendait bien, recourait souvent à ses services. Et parce qu’elle appréciait à leur juste valeur l’habileté de ses mains et les facultés créatrices de son cerveau, et qu’elle la payait en conséquence, une solide amitié s’était tissée au fil des ans entre ces deux femmes qui au départ tout séparait, et pas seulement la classe sociale, mais aussi la classe d’âge. Contrairement au reste du campement, chez-nous Toutou se sentait toujours en sécurité. Et parce que tout le monde l’appelait par son nom, et mangeait avec elle dans le même plat, elle recouvrait un tant soit peu de sa dignité, et chose étrange, elle faisait montre d’une espièglerie d’esprit, et d’un art inégalables de tourner en dérision – en cachette bien sûr – ceux qui la marginalisaient dans le campement, et Dieu sait qu’ils étaient légion. A force de l’écouter reproduire ses modèles, et rire de ses mimiques je réussissais au grand dam de ma grand-mère à imiter sans m’en rendre compte son style à la fois mordant et démystificateur. Mais mon aïeule qui ne voyait pas d’un bon œil mes dons d’imitateur, avait décidé après avoir recouru à toute sorte de persuasion pour me voir changer de disque que dorénavant on ne m’appellerait plus dans la famille que par le diminutif de Toutou, ce qui n’était pas pour me déplaire. Mais pour faire croire à Mamie que c’était là la sanction appropriée, je ne cessais de lui pomper l’air avec mes cris, et mes larmes affectés. A quelques temps de là, j’assistais une conversation animée entre un petit groupe d’ados assis en ronde à la belle étoile. Elle portait sur leurs plus récents bides affectifs, que chacun d’entre eux s’ingéniait avec art à transformer à sa manière en un succès absolu. Mais le temps qui n’était pas de la partie passait indifférent à leurs boniments. Et quand sous la pression de la fatigue, et du sommeil, ils décidèrent en fin de se séparer, les voix implorantes des veilleurs nocturnes se faisaient entendre un peu partout dans le campement. Comme tous mes petits copains j’avais pris le chemin de chez-moi, mais absorbé comme je l’étais par les dernières retouches que je mettais à une histoire digne de Roméo et Juliette, inventée de toutes pièces, et que je destinais aux potes, lesquels je la leur en foutrai comme une merveilles dés la nuit suivante, je n’avais réalisé que je m’étais éloigné de mon chemin, que lorsqu’un bruit fortuit me tirait de mes pensée. Je restais clouer de panique à la vue dans le noir d’une silhouette familière que je n’eus aucune peine à reconnaitre, et qui était bien la dernière personne que j’aurais manifesté le souhait de rencontrer à cette heure-ci. C’était Toutou la forgeronne, elle s’assoyait à l’abri d’un gros tronc d’arbre, et une bouilloire à la main elle commençait ses ablutions. Malgré l’effroi, je réalisais que je n’étais pas dans son champ de vision, et que je pouvais l’observais à loisir. Ses ablutions finies elle se déshabilla et passa le reste de la bouilloire sur le corps, tout en le frottant de sa main libre. Ce manège terminé elle s’habilla, et avant de rentrer dans la prière elle leva les mains au ciel puis d’une voix cassée par l’émotion prononçait cette supplique que j’entendis cette nuit-là pour la première fois de ma vie : (Je prends Allah en témoin que je ne suis pour rien dans ce qu’ils disent, et je te demande Ô Seigneur de me rendre encore meilleure que ce qu’ils pensent.) Un bien-être s’installa tout à coup en moi, et je me rendis compte que je n’avais plus peur. Je repris ma marche et passai d’un pas assuré tout près de sa tente, et ce que je vis m’avais laissé cette nuit-là sans voix. Son mari que je croyais être un « Dracula » était en prière et récitait le Coran d’une voix mélodieuse. Le lendemain quand je racontais à ma grand-mère mon excursion nocturne, je restais interloqué d’ébahissement lorsque je l’entendis répondre qu’elle savait déjà.

 Ely-Salem Ould Abd-Daim

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Aleg: drogues et armes blanches, saisies sur des prisonniers

ALAKHBAR (Nouakchott)- De la drogue et des armes blanches ont été saisies, lundi, sur des détenus à la prison civile d’Aleg dans le sud de la Mauritanie.

La saisie a été effectuée après la dispersion violente d’un rassemblement des prisonniers protestant contre le placement en isolement de deux codétenus. Les deux avaient échangé des coups de couteau lors d’une bagarre.

Les gardes pénitentiaires ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires qui avaient cassé des portes et mis du feu dans des couloirs de la prison.

La situation a été maitrisée et six chefs protestataires placés en isolement après l’arrivée en renfort d’éléments de la Garde nationale, venus de la capitale Nouakchott.

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Tir à la cible : Suite de la série de bourdes de la commission chargée de la préparation de l’Assemblée Générale

Tir à la cible : Suite de la série de bourdes de la commission chargée de la préparation de l’Assemblée Générale Tariouvete – Ce lundi 28 Décembre 2015 restera un jour noir dans les annales de l’histoire du tir à la cible traditionnelle en Mauritanie. En effet c’est ce jour qu’a choisi la Commission chargée par le ministère de la culture et de l’artisanat de la préparation de l’assemblée générale de l’Union Mauritanienne de Tir à la cible traditionnelle pour faire ce pourquoi elle a été composée : porter Mr Khattry Ould Die à la tête de cette organisation.

Dés le matin une compagnie de police et un détachement de la garde ont pris possession des lieux et un officier de police tenait la liste de ceux qui sont censés assister a cette assemblée générale aux allures martiales. On est loin de l’esprit de fraternité et de camaraderie qui caractérisent ce genre de manifestation.

Devant ce déploiement de forces et l’esprit partisan qui règne en ces lieux un groupe de membre de l’UTMCT a décidé de se retirer et de porter ses doléances à la ministre de tutelle. Devant la ministre les points suivants ont été soulevés :

1. Pourquoi les porteurs de voix, légalement mandatés, de l’association Culturelle et sportive de la Snim ont été rejetés et remplacés sur la liste des votants ?

2. Pourquoi 4 équipes refusées aux élections de 2014 par une autre commission du ministère de tutelle ont été validées en 2015 alors que rien n’a changé depuis (les récépissés de ces équipes datent de 2014 et c’est un élément disqualifiant) ?

3. Pourquoi le ministère n’a pas tenu compte des plaintes et observations de plus de 104 équipes qui lui ont été soumises ?

4. Est-ce que la ministre sait maintenant que cette affaire sera portée devant la justice par plus de 104 équipes au lieu d’une seule équipe, celle de kiffa qui a pu avoir gain de cause par on ne sait quel miracle ?

5. Pourquoi la ministre n’a pas abrogé le décret pour élargir le collège électoral pour permettre aux nombreuses autres équipes de jouir de leur droit de vote pour élire qui représentera mieux leurs intérêts et développera la discipline ?

6. Pourquoi devant la partialité et le manque de neutralité avérés des membres de la commission des sept désignés pour régler les problèmes du tir à la cible la ministre n’a pas réagi ? Pour rappel sur ces sept personnes Cinq sont issus de la même région que l’un des candidats, le cinquième étant également capitaine de l’équipe de Kiffa !

7. Sachant que le Président de la République a donné des instructions claires pour régler de façon responsable les problèmes posés au niveau de la famille du tir à la cible, pourquoi la ministre n’a pas supervisé personnellement une opération aussi sensible que l’élection des instances dirigeantes de l’Union de Tir à la cible ?

8. Pourquoi le choix des années de référence pour déterminer le collège électoral s’est porté sur 2012 et 2013 alors que le décret n°118/2013 fixe les années de références aux deux dernières années, donc le choix objectif aurait été de prendre en considération 2013 et 2014 ?

9. Pensez-vous sincèrement que les 13 équipes qui ont voté représentent toute la famille du tir à la cible qui en comptent plus d’une centaine ? Pourtant si on avait respecté le décret cité plus haut beaucoup de ces équipes auraient pu voter.

Dans tous les cas ce groupe rejette formellement les résultats du vote de ce matin qu’il ne reconnait pas et se déclare prêt à entreprendre toute démarche de nature à rétablir le bon droit à l’UMTCT, à rétablir les relations de confiance et de concorde qui doivent régner entre les membres d’une association aussi prestigieuse que l’Union de tir à la cible.

Sidi Hamada 

Cridem

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