Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Affaire Macina: l’opposition demande son implication dans l’enquête

Affaire Macina: l’opposition demande son implication dans l’enquêteLe président en exercice du FNDU, Forum National pour la Démocratie et l’Unité, Mohamed Salem Ould Bouhoubeini, a demandé l’implication de l’opposition dans l’enquête sur les accusations de corruption autour d’un contrat liant le Ministère mauritanien de l’Intérieur et la société britannique Smith & Ouzman Limited (“S&O”).

Selon Ould Bouhoubeini, qui était en conférence de presse mardi, «il s’agit d’une entente suspecte et non justifiée entre le Ministère la société britannique qui a produit pour la Mauritanie des bulletins de vote, ces dernières années. C’est une affaire d’élection qui concerne donc l’opposition».

« Cette affaire renforce la thèse des partis d’opposition qui ont accusé le régime de fraudes électorales»,
a ajouté le président en exercice du FNDU, le plus grand rassemblement de l’opposition mauritanienne.

La sécurité mauritanienne a interpelé depuis quelques jours, le secrétaire général du Ministère de l’intérieur, Mohamed Hady Macina, après l’inculpation de la société Smith & Ouzman Limited (“S&O”), par la justice britannique, pour corruption en Mauritanie et au Kenyan.

alakhbar

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Réforme constitutionnelle : L’intégralité du discours de Macky Sall

content_imageSénégalaises, Sénégalais,

Mes chers compatriotes,

Dans mon message du 31 décembre 2015, je vous avais entretenu du projet de révision de la constitution que je compte soumettre au référendum.

Conformément à l’article 51 de la constitution, j’ai saisi pour avis, le Président de l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel.

À la suite de l’avis du Président de l’Assemblée nationale transmis par lettre en date du 18 janvier 2016, le Conseil constitutionnel vient de me notifier la Décision n° 1/C/2016 du 12 février 2016 portant sur le projet de révision constitutionnelle.

Mes chers compatriotes,

Je me dois de rappeler ici l’objet et la finalité de la réforme que je vous soumettrai.

Il s’agit de moderniser et de stabiliser nos institutions, de consolider notre démocratie et la forme républicaine de l’État, de renforcer l’État de droit et d’améliorer la gouvernance des affaires publiques.

Dans le projet de révision que j’ai soumis à l’examen du Conseil constitutionnel, j’ai tenu à réaffirmer mon engagement pour la restauration du quinquennat de manière irréversible.

Cet engagement traduit ma conviction profonde qu’ il est bon et sain que le peuple puisse faire entendre sa voix dans des délais raisonnables, en élisant le Président de la République tous les cinq ans. De plus, le quinquennat est plus conforme aux standards internationaux en matière électorale pour une démocratie qui se veut majeure et moderne comme la nôtre.

J’ai donc proposé dans la réforme une disposition transitoire à l’article 27 de la constitution prévoyant que la durée de cinq ans du mandat du Président de la République s’applique au mandat en cours.

Ayant, par-dessus toute considération, le souci de respecter et de faire respecter la constitution et les lois de notre pays et, en tant que gardien de la constitution et garant du fonctionnement régulier des institutions, j’ai demandé au Conseil constitutionnel de m’indiquer si l’ensemble du projet de révision de la constitution était conforme à l’esprit général de la constitution du 22 janvier 2001 et aux principes généraux du droit.

Le Conseil, dans sa Décision précitée, a conclu à la régularité de la procédure de révision.

Il a également estimé que le contenu de la révision est conforme à l’esprit général de la constitution et aux principes généraux du droit, sous réserve des observations qu’il a formulées. Ainsi, sur l’application de la réduction au mandat en cours du Président de la République, le Conseil constitutionnel considère que cette disposition doit être supprimée, au motif qu’elle n’est conforme ni à l’esprit de la constitution ni à la pratique constitutionnelle.

Se fondant sur l’histoire constitutionnelle de notre pays et l’expérience d’autres États partageant la même tradition juridique, le Conseil constitutionnel considère que le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, dont la durée, préalablement fixée dans le temps, et par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle.

S’agissant des dispositions non susceptibles de révision, le Conseil juge nécessaire de réduire la liste des matières concernées.

J’en ai pris bonne note. Je ne proposerai donc comme dispositions non susceptibles de révision dans le texte final à soumettre au peuple, que la forme républicaine de l’État, disposition déjà consacrée par la constitution, le mode d’élection du Président de la République, le quinquennat, ainsi que le nombre de mandats présidentiels consécutifs limité à deux.

Enfin, concernant l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel, la haute juridiction estime que la rédaction de l’article 89 nouveau de la constitution doit être revue pour tenir compte de cette augmentation.

J’entends me conformer à la Décision du Conseil constitutionnel.

En conséquence de quoi, le mandat en cours du Président de la République connaitra son terme en 2019.

Au demeurant, l’article 92 de la constitution m’y oblige, en ce sens qu’il prescrit que, je cite : « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles » fin de citation.

Je ne saurais déroger à cette règle, sachant que c’est l’autorité attachée aux délibérations de notre système juridictionnel qui donne force et crédibilité à nos institutions, condition sine qua non d’une démocratie majeure et apaisée et d’un État de droit vigoureux et durable.

Je veillerai donc à ce que tous les aspects de la révision constitutionnelle soient conformes à la Décision du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,

À la lumière de ce qui précède je convoquerai le référendum le dimanche 20 mars 2016.

Si j’ai préféré cette voie, en lieu et place de la voie parlementaire, c’est parce que le référendum reste le meilleur gage d’une appropriation populaire de la réforme.

Je considère, en effet, que parmi les formes de gouvernance établies entre les hommes, la démocratie veut que le dernier mot revienne toujours au peuple, comme fondement et source de légitimité du pouvoir.

Seule donc, en définitive, votre voix compte, parce que seul le peuple est souverain.

En nous rendant au référendum du 20 mars, après ceux de 1963, 1970 et 2001, nous ferons ainsi revivre, pour la quatrième fois depuis notre accession à la souveraineté internationale, une vieille tradition démocratique de notre pays.

Le 20 mars, mes chers compatriotes, chacun de nous aura donc son mot à dire dans la décision que nous prendrons ensemble sur la voie de notre destin commun.

Ce destin nous engage.

Ce destin, je le vois grand, comme est grande l’ambition que nous nourrissons tous pour notre démocratie.

C’est pourquoi je souhaite que nous nous mobilisions tous ensemble pour voter Oui au projet de révision constitutionnelle.

Oui, pour un État de droit renforcé ;

Oui, pour un nouveau souffle démocratique,  adapté au rythme de notre temps ;

Oui, enfin, pour des institutions fortes, crédibles et stables.

Voilà, mes chers compatriotes, ce que je vous propose au référendum du 20 mars pour conforter nos idéaux partagés, pour consolider notre démocratie, et pour qu’ensemble nous continuions notre marche ferme et résolue vers notre destin commun.

Vive la République !

Vive le Sénégal !

 

Auteur: seneweb News – Seneweb.com

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Le PLEJ, pris en otage par le Président Ba Mamadou Alassane –

PLEJ, pris en otage par le Président Ba Mamadou AlassaneAu lendemain de la déroute du Président Ba Mamadou Alassane, à la présidentielle du 11 Mars 2007, bon nombre de militants avaient demandé qu’un seul et même thème, relatif  à la reforme du PLEJ  soit débattu au sein du parti. Malheureusement,  neuf ans après, on constate aucune volonté de la part  Bâ Mamadou Alassane, afin de redynamiser le PLEJ, ne s’est manifesté.

     En effet, au lieu d’observer une pause avec l’ensemble de ses camarades pour mieux examiner et analyser à fond les principaux problèmes qui assaillent le PLEJ et les défis que tout le monde sans exception doit relever, le Président Bâ Mamadou Alassane a choisi la dictature pour instaurer le désordre et le chaos au sein du Parti :

    Il a créé un système dénommé système Bâ Mamadou Alassane où tout part de lui et tout revient à lui. Il est au début et à la fin de tout. Il est l’alpha et l’oméga de la prise de toutes  les décisions.  Il est « omniprésent », «  omnipotent », et touche-à- tout. Il ne délégué aucun pouvoir, il ne fait que prêter ; selon ses humeurs, il reprend sans qu’on n’y prenne garde.

Il a créé au  saint du Parti, des clans, des haines  et il combat tous ceux qui s’opposent démocratiquement à ses idées.

violation flagrante des textes du parti par son refus d’accepter tous les 4 ans la tenue  du Congrès ordinaire.

Confiscation des informations destinées au Parti.

Prise des décisions individuelles et erronées au nom du Parti  ou des membres de  Comité Exécutifs.

Organisation hors du siège du Parti des  réunions  secrètes et illégales au nom du Comité Exécutif.

 Son hostilité à l’adhésion des cadres au Parti.

En outre depuis la campagne présidentielle de 2009, Bâ Mamadou Alassane a plongé  le PLEJ totalement dans la léthargie :

Sa décision  unilatérale sans le  consentement  des organes du parti de siéger à la CENI pour des raisons purement pécuniaire.

Sa volonté affichée de  faire ombre à tous les membres du Parti : Il na pas voulu qu’un membre du parti accompagne le candidat du FNDD ( Messaoud O/ Boulkhaire) que le PLEJ avait soutenu en 2009, durant ses déplacement à l’intérieur du Pays.

 Aucun meeting tenu et aucune conférence de presse faite de 2009 jusqu’à nos jours.

Peut de déclarations faites entre 2009 et 2016 sans importances.

Tenue irrégulière des assemblées Générales.

 Anéantissement du rôle de L’Assemblée Général.

Depuis bientôt un moi et plus, un  sujet sensible non débattu démocratiquement au  sein Parti menace son unité :

Relativement au sujet évoqué, 33 camarades lui ont adressé  le 04 février 2016 une Lettre interne  dont il a ignorée.

Par ailleurs, il est bon de rappeler, que le PLEJ créé le 24 nombre 1991, n’a jamais organisé un congrès et par conséquent, nous, membres du PLEJ favorables à l’adhésion au Parti des compatriotes précités et regroupés au sein d’une structure dénommée comité pour la réorganisation du Plej :

Déclarons que le Président Bâ Mamadou Alassane est malgré son âge  très avancé (80ans) est considéré à partir de ce Lundi 15 février 2016 comme Président du PLEJ par Intérim et  ce jusqu’à la tenue du premier congrès ordinaire du Parti.

Exigeons une réponse immédiate et écrite  à la  lettre du 4 février 2016.

 Exigeons la cessation de travailler dans l’informelle  et en non  conformité avec le règlement intérieur du Parti.

 Condamnons l’organisation des réunions en de hors du siège du Parti.

Condamnons énergiquement la tenue des réunions secrètes et illégales à  l’insu du plusieurs membres du Comité Exécutif, à son Domicile.

 Exigeons la cessation immédiate de ces réunions secrètes et illégales.

jugeons nulles et non avenues toutes les décisions  prises pendant ces réunions secrètes et  illégales.

 Exigeons  la tenue d’une réunion du Comité Exécutif et une Assemblée Générale au cours de l’année 2016, pour pouvoir fixer la date du premier congrès ordinaire du Parti, passé ce délai, le Comité pour la Réorganisions du PLEJ prendra toutes ses responsabilisées.

Nous lançons un appel à tous ceux qui adhèrent à cette cause de se joindre au Comité pour la Réorganisation du PLEJ (C.R.PLEJ).

Nouakchott le 15 Février 2016

Pour le Comité de la Réorganisation du PLEJ.

Ampliations :

-Ministère de l’Intérieur.

-FNDU.

-MPR.

-Arc en Ciel.

Ci jouint : La listes des Signataires et des soutiens

La liste des signataires  :                                                                                                                                                                                                                  1. Abdoulaye Djibril Deh , membre du Comité Central et du Comité  Exécutif ,Tél : 46806237.

2. Ousmane Amadou Dia membre du Comité Central et du Comité Exécutif, Tél : 26757164

3. Mamadou Samba Thiam , membre du Comité Central et du Comité Exécutif,Tél :44451662

4. Djibi Ba, membre,Tél : 46745191

5.  Ismael Sow, membre du Comité Central et du Comité Exécutif , Tél : 46039235

6 Abou Amadou Thiam , membre du Comité Central,Tél :

7. Sylla Ibrahima :  President section Bababe:    46875205                                                                                                                                                     8. Djibril Abdoul Sall:    47167909                                                                                                                                                                   9. Hamdou Abou Gaye: 46072213                                                                                                                                                                  10. S all Adama Amadou: 47529668

11Mohamed Abderrahmane Sall : 46913121

12. Yaya  Ba, membre.

13 Mamoudou Baba Diallo , membre.

14.Teddy Sow , membre fondateur.

15.Mamadou Silèye Sow , membre.

16. Birama Bâ , membre.

17. Abdoulaye Mamadou Ba , Professeur , membre.

18. Abou Aly Sow , Cadre , membre.

La liste des soutiens :

19.Aissata Hamadi Diallo membre.                                                                                                                                                                              

20. Aminata Mamadou Barry , membre.

21. Aminata Hamadi Sow , membre.

22. Ibrahima Ousmane Barry , Professeur , membre.

23 Mamoudou Demba Diallo , Etudiant ,  membre.

24.Oumou Oumar Diallo , Etudiante , membre.

25. Djeinaba Harouna Diallo , Professeur , membre.

26. Aboubakri Demba , Cadre de la SNIM , membre.

27. Yero Demba Sow membre.

28.Moussa Gorel sow membre .

29. Mariem samba Dia menbre.

30. Kardjetou Samba Dia membre.

31.Soulé Ba membre.

32. Amadou Demba Barry membre.

Parti pour la Liberté, l’Egalité et la Justice  والعدالة والمساواث الحرىة حزب   

P.L.E.J                    

Siège Social : Sebkha                             

Tél : 46806237 ; 44451662 ; 26757164

e-mail :corplej@gmail.com

 

 http://rapideinfo.net

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Le pouvoir se dirige vers la dissolution du parlement et la tenue d’élections anticipées

Le pouvoir se dirige vers la dissolution du parlement et la tenue d’élections anticipées28novembre – Les pouvoirs publics comptent changer officiellement de cap et s’engager dans une nouvelle piste politique, au lendemain de la décision faite par le Conseil Constitutionnel, relative à l’illégitimité de l’actuel Sénat mauritanien en activité.

Les autorités envisagent ainsi de dissoudre le parlement et d’organiser des élections anticipées, pour remédier à cette irrégularité constitutionnelle, rapportent des sources concordantes.

Les concertations sur ce sujet ont déjà commencé au niveau de la pyramide de l’Etat et des décisions cruciales sont très attendues au cours des prochaines semaines.

De l’avis des sources précitées, il est fort probable que les futures élections législatives se déroulent au cours du mois d’octobre prochain

Traduit de l’Arabe par Cridem

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Secteur de l’agriculture : La désillusion des producteurs

Secteur de l’agriculture : La désillusion des producteursLe président de la République, Mohamed Abdel Aziz, avait soulevé un immense espoir lors de la sa dernière visite au Trarza quand il avait promis que l’Etat allait acheter la totalité de la production rizicole. Il aurait parlé, selon certaines sources, sans mesurer les capacités financières disponibles au niveau du Trésor public. L’erreur sera par la suite relevée d’abord par le ministre des Finances qui nia formellement une telle déclaration pourtant immortalisée par enregistrement en son et image. Le Premier ministre vient de confirmer ce désistement en expliquant devant les députés, lors de la présentation du programme de politique général de son gouvernement, que l’Etat n’achètera que 40.000 tonnes sur les 120.000 tonnes de la production nationale de riz, indiquant que ce sont ces quantités qui correspondent à ses besoins.

N’empêche, la Chamama et ses habitants vivent ces temps-ci la désolation. Leurs champs sont livrés aux essaims d’oiseaux granivores, souffrant en silence, de l’absence de toute aide publique. Même les engrais que l’Etat livrait gratuitement n’ont pas été fournis, réduisant à néant les efforts publics pour le développement agricole, comme si la Mauritanie officielle avait déclaré une guerre tacite à l’une de ses principales ressources. Certains agriculteurs vont même jusqu’à entrevoir un complot ourdi contre l’agriculture, se demandant « à qui profite le crime ? »
Pourtant, le nombre d’ouvriers agricoles est estimé à plus de 35.000 individus, selon les chiffres fournis par la Fédération nationale des agricultures. Les chiffres officiels de la Mauritanie indiquent quant à eux que plus de 60% de la population mauritanienne vivent de l’agriculture. Les 35.000 paysans répartis sur l’ensemble du territoire se sont constitués en coopératives rurales ou familiales, en réseaux plus ou moins importants, d’autres évoluent seuls, et d’autres encore se sont spécialisés dans la vente des aliments de bétail, dans l’élevage…

Le secteur agricole avait connu dans les années 90 un boom sans précédent en termes de détournement et de gabegie, au moment où un flux massif de financements extérieurs et d’investissements privés sur prêts bancaires nourrissaient le secteur. C’étai l’époque où l’agriculture avait connu le plus grand appui international, mais les milliards de dollars qui lui étaient destinés n’ont jamais profité au secteur. Le népotisme, la malversation et la mauvaise gestion financière avaient empêché à l’agriculture de décoller et de donner les fruits qui ont profité à d’autres pays qui ont construit leur développement économique et social sur leur révolution agricole.

Pourtant, toute cette masse d’argent destinée à l’agriculture n’a profité qu’à une minorité d’hommes d’affaires influents, quelques notables traditionnels, des officiers de l’armée et des élus, qui se sont partagés la manne financière mobilisée sous le long règne de Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

Le feu de la corruption avait embrasé tous ces immenses financements ainsi que tous les budgets nationaux annuellement destinés au secteur de l’agriculture. L’action des prédateurs des fonds publics n’a ainsi jamais cessé avec la bénédiction des différents régimes qui se sont succédé dans ce pays. Leurs méfaits ont été toujours judicieusement couverts, sans contrôle ni poursuites administratives ou judiciaires.
Seule lueur d’espoir dans ce tableau apocalyptique, les observateurs relèvent le bref passage de l’ancien président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi. C’est le seul Chef d’Etat mauritanien qui se serait, selon cette thèse, conformé aux normes de gestion établies par les bailleurs internationaux, lesquels ne lui ont exigé que ce qu’ils ont toujours exigé à ses prédécesseurs, à savoir le développement du secteur agricole en contrepartie de prêts financiers consistants.

Les démarches entreprises sous la présidence de Sidi Ould Cheikh Abdallai dans ce domaine sont considérées comme exemplaires. Il aurait commencé à redonner vie à un secteur moribond et détruit. Sont cités dans ce cadre les campagnes d’aménagement gratuit de milliers d’hectares avec l’appui de la BAD à travers la Société nationale d’aménagement du territoire (SNAT). En plus, l’homme avait initié un système de subvention au profit des agriculteurs, à hauteur de 57.000 UM pour chaque hectare cultivé. Assez suffisant pour que des milliers de Mauritaniens s’orientent vers l’agriculture. En plus, l’Etat mettait l’engrais gratuitement à la disposition des coopératives agricoles, cédant la moitié de leur prix aux privés. Toutes ces mesures ont été annulées après sa chute.
A l’époque de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, les tronçonneuses étaient louées 22.000 UM à l’hectare. Le même service a été revu à la hausse pour atteindre 100.000 UM à l’hectare, créant une poussée de colère tout le long de la Vallée.

La fédération nationale des agricultures n’avait face à ces mesures draconiennes que faiblement réagi malgré le recul constaté au niveau de la commercialisation des produits de la terre et malgré la perte de tous les acquis. Mais les réactions purement formelles de la fédération ont été supplantées par le tollé des agricultures qui sont allés jusqu’à brandir une grève générale, sous la forme d’une année blanche sans agriculture.

Résultat de la morosité qui gagne le secteur agricole, la présence de plusieurs milliers de tonnes de riz, emmagasinés sans décorticage. En plus de cela, le financement extérieur en faveur de l’agriculture a beaucoup baissé tout comme le flux financier interne. Le plus grand signe du délaissement du secteur de l’agriculture par les autorités, se manifeste par la démission de l’Etat dans la protection aérienne des champs contre les prédateurs des cultures.

Ainsi, les milliers d’oiseaux granivores qui ont dévasté près de 30% des cultures à la Chamama n’ont trouvé devant eux aucune résistance aérienne. L’Etat n’a déployé le moindre avion pour les combattre.

L’actuel ministre de l’Agriculture avait promis aux paysans, lors de sa dernière tournée qu’elle va en mobiliser pour chasser les oiseaux, mais rien n’a été fait, selon les agriculteurs.

Pire, la caisse d’épargne et de crédit agricole se serait elle aussi délaissé de sa mission. Elle ne reconnaît plus aux titres de propriété agricole la moindre garantie et semble également ne donner aucune importance aux garanties données par l’Etat aux coopératives et aux diplômés chômeurs.

De telles mesures auraient entraîné un recul de la production à 2 tonnes par hectare, pesant lourdement sur la capacité des agriculteurs à honorer leurs dettes et solder leurs dépenses. Le plus grand malheur qui est venu s’ajouter à tous les maux cités, le désistement de l’Etat à acheter la production rizicole, alors que tous les espoirs y étaient fondés.

Face à l’incapacité des délégations régionales de l’agriculture à répondre aux attentes du monde rural, certains l’accusant d’être des nids de corruption et de népotisme, beaucoup d’opérateurs ont passé des contrats tacites avec des conducteurs d’engins de pulvérisation pour les dépouiller de leurs parasites.

Le paradoxe serait l’arrestation d’une vingtaine de jeunes diplômés-chômeurs qui n’ont pas pu, sous ces conditions draconiennes de l’agriculture, payer leurs dettes à la Caisse de dépôt (CDD) alors qu’aucune possibilité ne leur a été offerte. Certains de relever que la masse financière qu’ils doivent à la caisse ne représente pourtant que 10% des dettes contractées par un puissant homme d’affaires dont l’ardoise a été purement et simplement effacée.

C.A

 
Noorinfo

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