Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Troisième mandat pour l’actuel président : FNDU condamne un “coup d’état contre la constitution” et met fin à tout contact avec le pouvoir

alt« Nous condamnons avec la dernière énergie le coup d’état contre la constitution que le gouvernement  est entrain de préparer  pour  octroyer un 3e mandat  à l’actuel président et nous mettons fin  à tout contact  avec lui tant qu’il n’aura pas désavoué les ministres qui ont  estimé que  Mohamed Ould Abdel Aziz  mérite un 3e mandat  et que  c’est là une expression populaire de la majorité des mauritaniens », a déclaré, au cours d’un point de presse  tenu ce midi au siège du CDN,  Me Mahfoudh Ould Bettah, président de ce parti et  du pôle politique  du FNDU.

Cette sortie du plus grand  front de l’opposition  intervient au lendemain des déclarations faites par les  membres du gouvernement  dont  son porte-parole officiel  prêchant  pour   un 3e mandat pour  le président Mohamed ould Abdel Aziz  qui  coule son 2e et dernier mandat selon la Constitution en vigueur. Pour Me Bettah, cette «entreprise est  constitutionnellement  impossible et  moralement  inacceptable » et le FNDU la rejette catégoriquement et  va s’y opposer vaille que vaille. Il prend à témoin le peuple mauritanien  et lance un appel à l’ensemble des forces vives du pays, aussi  bien de l’opposition que du pouvoir,  pour  mettre en échec les manœuvres du pouvoir. L’appel du président du pôle politique s’adresse particulièrement à la jeunesse mauritanienne parce qu’il y va de son avenir.

Le peuple mauritanien a exprimé clairement son désir du changement au cours des sorties du FNDU aussi bien à Nouakchott qu’à l’est du pays, a indiqué Ould Bettah pour qui les ministres ayant appelé à un 3e mandat pour le président de la République actuel  répondront un jour devant le peuple et devant l’histoire. Et  tous ceux qui seraient tentés de suivre leur voie subiront le même sort

« Comment oser réclamer un 3e mandat pour un président qui a mis à genoux son peuple, ruiné la SNIM,  répandu le chômage, sacrifié l’avenir des  jeunes mauritaniens », s’est interrogé le président Bettah.  

Répondant à des questions des journalistes, Dr Kane Hamidou Baba, président du MPR et Dr Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP se sont demandés ce qui pourrait justifier  cette  « précipitation du pouvoir », trois ans avant la fin du mandat de son président. De quoi a peur le président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est demandé Ould Maouloud. Pour le président de l’UFP, le  président Mohamed Ould Abdel Aziz  qui avait été  envoyé, avec certains de ses homologues  par l’UA  au Burundi  pour  faire entendre raison à son homologue N’Kurunziza  dont le pays, à cause son entêtement,  est plongé  dans une crise politique majeure,  semble  aujourd’hui emprunter la voie de celui-ci pour  rester au pouvoir.

Pour le secrétaire exécutif du forum, les ministres d’Ould Abdel Aziz  se sont trompés d’explications  car le peuple mauritanien n’a pas  demandé un 3e mandat pour le président actuel mais la baisse des prix des produits de base, du gas-oil, le réglement du chômage…

 

le calame

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Vidéo. Me Fatimata MBAYE reçoit à Washington un prix des mains de John Kerry (PhotoReportage)

Vidéo. Me Fatimata MBAYE reçoit à Washington un prix des mains de John Kerry (PhotoReportage)L’avocate mauritanienne, Me Fatimata MBAYE, a reçu mardi matin à Washington le Prix international Femme de courage 2016 du Département d’État. Le trophée lui a été remis par le Secrétaire d’État américain, John Kerry qui a salué dans son discours l’engagement de ces femmes qui luttent pour les droits de l’Homme dans leurs pays. “Il y’a beaucoup de barrières qui ont été cassées entre les hommes et les femmes et cela a été rendu possible grâce au combat des femme”, a rappelé M. Kerry.

“C’est un agréable moment”, a déclaré Mme Mbaye lors de la cérémonie de remise du Prix qui s’est déroulé, à Washington, au Département d’État américain. Treize (13) autres femmes ont reçu également le prix, dont une soudanaise.

La cérémonie de remise des prix a été retransmise en direct à Nouakchott en présence de personnalités politiques, de la société civile et activistes dans le domaine des droits de l’Homme.

“C’est une amie que j’apprécie beaucoup pour son courage, sa persévérance dans le domaine des droits de l’Homme. Ce prix nous honore tous. Elle le mérite”, a déclaré Me Ebetty, qui a assisté à la retransmission de l’évènement.

Créé en 2007 par la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, le Prix international Femme de courage est un prix américain décerné chaque année par le Département d’État américain aux femmes du monde entier qui ont fait preuve de leadership, de courage, d’ingéniosité et de volonté de se sacrifier pour les autres, en particulier pour une meilleure promotion des droits des femmes.

Me Fatimata Mbaye devient ainsi l’unique femme mauritanienne à recevoir le Prix international Femme de courage.

Par Babacar Baye NDIAYE

 


 
CRIDEM

 

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L’EDITORIAL DU CALAME : Déminage

alt« Il y a », disait Samuel Langhorne Clemens, dit Mark Twain, « trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Notre bouillant ministre de l’Economie, en plus de la maîtrise des statistiques dont il s’est fait une spécialité, commence à traîner une solide réputation de « cireur de pompes » du guide éclairé. Après ses fracassantes sorties devant la presse et au Parlement, où il martèle, à chaque fois, que « le pays se porte à merveille », que la baisse des prix du gasoil ne profiterait qu’à une minorité  qui dispose de voitures « dont personne ne sait comment elle les a acquises » et que les pauvres, qui peuvent « s’approvisionner, à prix réduits, dans les boutiques Emel, n’ont pas à se plaindre », le voilà qui nous sort une nouvelle et grosse boulette. C’était la semaine passée devant l’Assemblée nationale. Emporté par sa fougue, le voilà à déclarer, sans vergogne, qu’il faudrait bien « trois ou quatre mandats, à ce régime, pour achever le travail entrepris’’. Les rares députés de l’opposition présents protestent bruyamment.  Notre ministre statisticien fait comme si de rien n’était et continue sa tirade. Quelques jours plus tard, c’est au tour du ministre de la Justice de tenir les mêmes propos. Brahim ould Daddah, avocat, juriste et vieil habitué des prétoires, ne pouvait tomber dans de tels travers incidemment. Il y a lieu donc de se poser des questions sur ces deux sorties et leur timing. Deux ministres peuvent-ils impunément se présenter aux représentants du peuple pour leur demander, ouvertement, qu’on viole le texte fondamental qu’est la Constitution ? S’ils n’ont pas été expressément envoyés pour lancer le débat, pouvaient-ils se permettre de lancer un tel pavé dans la mare ? Pourquoi, à trois années de la fin de ce deuxième et réputé ultime mandat, poser un problème qui n’en est pas un, en fait ? Et pourquoi en ce moment précis ? Susciter des réactions, occuper le pays qui vit une crise sans précédent, lancer l’idée comme quoi rien n’est tabou, même le troisième mandat, préparer le terrain à une modification de la Constitution ? Il y a, en tout cas, anguille sous roche. A l’heure où la crise politique s’aggrave, de jour en jour, où le dialogue n’arrive pas à sortir de terre et où le Président fait, plus que jamais, cavalier seul, ignorant son opposition et méprisant ses soutiens, évoquer la question des mandats présidentiels relève, non seulement, de la bêtise mais frise, surtout, l’insolence. Venant de ministres en exercice, de telles déclarations  auraient suscité, ailleurs, une telle levée de boucliers qu’ils allaient être obligés de rendre leur tablier. Ailleurs, je veux dire : dans une démocratie un tant soit peu digne de ce nom. Où le chef n’est pas devenu chef par « rectification », pour ne pas dire coup d’Etat. Où son élection n’est entachée d’aucune irrégularité. Où ses ministres sont choisis sur la seule base de la compétence et de l’intégrité. Où la parentèle n’a pas droit de cité. Où le pays n’est pas géré, selon l’humeur et les désirs d’un seul homme qui reconnait, lui-même, être obligé, tel Superman, de tout vérifier et contrôler. Ne soyez donc pas surpris si, demain, un autre membre du gouvernement, le Premier ministre ou, même, le Président s’aventurent sur le terrain que deux ministres ont commencé à déminer. Entreprise hautement risquée, il serait toutefois bon de le leur rappeler. Et aléatoire, qui plus est : nul n’est à l’abri, en ces terrains apparemment rectifiés mais si peu constitutionnels et d’autant moins sûrs en conséquence, d’une ultime mine  oubliée…

Ahmed Ould Cheikh

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L’amendement constitutionnel est une revendication populaire, dit le Porte-parole du gouvernement

L’amendement constitutionnel est une revendication populaire, dit le Porte-parole du gouvernementAlakhbar – Le ministre des relations avec le parlement et Porte-parole du gouvernement mauritanien Mohamed Lemine Ould Cheikh, a indiqué que les ministres de l’économie et des finances et de la justice, n’ont pas modifié la Constitution, mais ont simplement dit que le Président méritait trois ou quatre mandats.

“L’amendement constitutionnel représente à leurs yeux une conviction personnelle, voire le souci et la revendication d’importants pans du peuple mauritanien”, a-t-il ajouté.

Le ministre a dit dans ses réponses aux journalistes, à l’occasion des commentaires faits par des membres du gouvernement des résultats du conseil des ministres de ce mardi 29 mars courant, que la volonté du peuple est au-dessus de la Constitution.

Demander l’amendement de la loi fondamentale ne fait pas partie des interdits, a-t-il dit affirmant qu’il est du droit des ministres de demander de changer la Constitution, qualifiant cette requête de réponse positive à la volonté du peuple mauritanien.

Traduit de l’Arabe par Cridem

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Loi sur le financement du terrorisme : La Mauritanie ne reconnaîtrait plus la résistance palestinienne

Loi sur le financement du terrorisme : La Mauritanie ne reconnaîtrait plus la résistance palestinienneL’Authentique – La loi sur le financement du terrorisme récemment adoptée par le parlement mauritanien va à contre-courant de la position diplomatique de la Mauritanie vis-à-vis des mouvements de résistance comme en Palestine. C’est ce que soutiennent nombre d’observateurs qui sont persuadés que cette loi n’exclurait pas les peuples qui luttent pour leur autodétermination.

Le débat a été houleux autour de la loi sur le financement du terrorisme, récemment adoptée par le parlement mauritanien. Le gouvernement aurait dans ce cadre refusé toute modification du projet de loi 016-080 portant lutte contre le financement du terrorisme.

Ces modifications proposées par le groupe parlementaire du parti islamiste Tawassoul, portaient sur des exceptions. Celles-ci portaient sur les mouvements populaires luttant pour l’autodétermination ainsi que les mouvements de résistance comme en Palestine. A ces mouvements, nulle confiscation de bien ou rétorsion juridique ne doivent être imposés, selon les partisans de la modification.

Ainsi, au sein de la commission parlementaire Justice, Intérieur et Défense, il a fallu passer au vote pour décider la saisie conservatoire, la confiscation et le gel immédiat des biens et propriétés des individus et groupes listés par le Conseil de sécurité de l’ONU ou par l’Etat mauritanien comme mouvements terroristes, ceux qui les financent ou leur achètent des armes de destruction massive.

L’exception demandée par les partisans de la modification portait sur les organisations reconnues par les Nations Unies comme des combattants de causes justes reconnues par le droit international, comme les peuples qui luttent pour leur indépendance ou pour leur autodétermination, comme en Palestine.

Mais les députés de la majorité membres de la commission se seraient opposés farouchement à ces modifications, soutenant qu’il n’y aura aucune exception dans le projet de loi sur le financement du terrorisme.

Ainsi, la Mauritanie ne reconnaîtrait plus la résistance palestinienne. Ce qui selon plusieurs observateurs, constitue un précédent dangereux et un alignement sur la thèse du sionisme international et de ses alliés du Golfe arabique.

Ainsi, le projet de loi proposé par le gouvernement est passé devant le Parlement comme une lettre à la poste, démontrant par là que le gouvernement contrôle totalement le Parlement à travers sa majorité.

Aucun débat contradictoire ne serait ainsi plus possible au sein des deux hémicycles du parlement mauritanien, par rapport aux lois que le gouvernement veut faire adopter. Le contrôle parlementaire est ainsi mort de sa vilaine mort, trouvent plusieurs parlementaires.

Mais le vote sur la loi sur le financement du terrorisme pourrait comporter une exception, car une seule député, Betoul Mint Abdel Haye de la majorité a voté contre, sous réserve des deux exceptions qu’elle propose d’introduire, celles portant sur les mouvements de résistance. Son parti, qui appartient à la majorité l’aurait tancé vertement.

JOB

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