Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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TEXTE DE NIZAR QABBANI. Un texte qui a fait l objet de controverse,

Nizâr Qabbâni est un célèbre poète syrien, né le 21 mars 1923 à Damas, et décédé le 30 avril 1998, à Londres.

Non, nous ne sommes pas des Arabes. Assez de mensonge, de tromperie, de fraude, de faiblesse, d’impuissance et de peur.

Le Syrien n’est pas un Arabe, l’Irakien n’est pas Arabe, l’Égyptien n’est pas un Arabe, le Libanais n’est pas un Arabe, le Jordanien et le Palestinien non plus.

Nous sommes des Levantins, nous sommes des Byzantins, des syriaques, des Chaldéens, des Assyriens, des Coptes, nous sommes les descendants des Mésopotamiens, des Phéniciens, des Pharaons, nous sommes du Levant et de son peuple autochtone. 

Nous ne sommes pas des Arabes. 

Assez  de viol, et de  falsification de l’Histoire, de la géographie, de la vérité et de la réalité.

Les descendants de l’Arabie sont les Arabes – et pour rester fidèle à l’Histoire – nous disons qu’il y a des tribus arabes qui sont devenues chrétiennes mais l’arabité de la minorité ne saurait se généraliser à la majorité Levantine qui n’a jamais été Arabe.

Même si nous sommes arabophones, cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes des Arabes. 

L’Américain qui parle anglais n’est pas un anglais pour autant, le brésilien qui parle portugais n’est pas  portugais pour autant, et l’Argentin qui parle espagnol n’est pas espagnol pour autant.

Ce sont des langues coloniales héritées d’un passé colonial.

Même si nous parlons arabe, nous ne sommes pas des Arabes et nous ne ressemblons en rien aux Arabes, ni dans la pensée, ni dans le goût, ni non plus dans la civilisation. 

Eux, leur  terre est le désert alors que la nôtre elle est celle du lait, du miel, de la figue, de l’amande, de la pomme et du raisin. 

Nos ancêtres avaient cultivé la terre et s’y sont enracinés et ils y sont devenus « des Authentiques » quant à vous, vous êtes des nomades, vous ne semez point et vous n’y êtes jamais enracinés.

Nos ancêtres avaient planté la vigne, fabriqué du vin et cultivé la musique, ils ont fait la fête, ils ont dansé, ils ont construit des civilisations et ont écrit des livres, vos grands-parents ont bu du sang et ils le  font toujours, ils ont dansé sur des cadavres de certains d’entre eux et ont abattu certains d’entre eux pour faire la fête et ils le font toujours.  

Ils ont détruit les civilisations et brûlés des livres et ils le font toujours. 

Que ce soit dans l’Histoire ancienne ou dans l’Histoire contemporaine, nous ne vous ressemblons point.

Notre passé est fait d’épopées, de science, et de gloire, quant à vous, votre passé est une trahison, votre présent est une trahison et votre avenir est une trahison.

Nous ne vous ressemblons en rien, ni par notre passé humain, ni par notre passé chrétien, ni par notre passé musulman. 

Les musulmans de mon pays, sont des musulmans aimants de la science, de la vie, alors que vous avez élevé des peuples emplis de haine, de complexes, de maladies, qui adorent la mort. 

Notre passé est une civilisation, une science, une littérature, une musique, une poésie, votre passé est fait de sang, d’invasions, de haine et de convoitises.

Celui qui est devenu musulman dans mon pays, après l’invasion arabe, a gardé sa noblesse sociale, ses traditions, et ses coutumes et même celui qui a vécu parmi nous est devenu l’un des nôtres du point de vue social, nous avons mangé ensemble, dansé ensemble, ri ensemble et pleuré ensemble, mais vous, vous ne changez jamais. 1400 ans et vous ne changez jamais et quand vous vous êtes rendu compte que vous n’arriverez pas à nous changer, vous avez détruit notre pays, notre patrimoine, notre coexistence et vous nous avez détruit. 

Le musulman Levantin n’a plus foi en vous, vous le dégoûtez plus que vous l’êtes pour un chrétien Levantin.

Nous vous avons enseigné, construit vos villes, vos hôpitaux et vos universités et préservé votre langue. 

Si seulement nous ne l’avons pas fait, si seulement nous vous avons laissé à la justice de Dieu et votre destin plus foncé que votre pétrole.

Nous étions un pont entre vous et l’Occident et vous êtes devenus un outil entre les mains de l’Occident pour détruire notre orientalité.

Nous vous avons connu à travers vos fruits, un passé barbare, fait d’humiliations et de fractures. 

Rappelez-nous une seule victoire à vous ? Ou une seule gloire à vous  ? 

Vos victoires se réduisent à l’anéantissement de l’Autre, du frère à frère, du fils à son père pour le pouvoir, ou pour une femme, ou pour un chameau, ou encore pour un âne.

L’Occident vous a écrasé, celui-là même que vous taxez d’infidèle et vous lui léchez quand même les pieds pour qu’il préserve vos trônes, et  voler ensuite les deniers des pauvres pour remplir ses ( l’Occident ) banques.

On en a assez et on ne couvrira plus jamais cette farce à partir d’aujourd’hui.

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Soutien des FPC à la candidature de Biram, la reaction de Moulaye El hassene 

La décision extrêmement sage, de soutenir la candidature de Biram Dah Abeid , prise par la direction du parti FPC, sous la présidence de son leader, le Président Samba Thiam, démontre qu’il y a encore dans le pays quelques irréductibles militants qui ont encore le “sens du sacrifice” quant il s’agit de l’intérêt suprême de la nation.

   Cette décision, qui n’est pas étonnante quand on sait la maturité intellectuelle et la longue expérience dans le militantisme intègre et foudroyant du Pr. Samba Thiam, constitue une ponctualité nette à ce grand rendez-vous électoral qui opérera certainement, un tournant dans l’Histoire politique et sociale du pays. 

   On ne peut que s’en réjouir, nous autres, jeune génération, qui rêvions tant de cette Union Sacrée, indispensable à notre effort commun et à nos aspirations communes pour une Mauritanie reprise des mains du système chauvin, raciste et tribaliste qui l’a en otage depuis des décennies; et remise à toutes ses filles et à tous ses fils sans distinction aucune, sans stratifications, sans hiérarchisations claniques. 

   Félicitations à nos deux leaders, Pr Samba Thiam et Biram Dah Abeid, pour l’aboutissement de ce cette conjugaison des forces.

Moulaye El hassene 

(Texte écrit en français, si lu en arabe, c’est la traduction “approximative” de Facebook).

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Conférence  de  Presse  des  FPC

Officialisation du  soutien  des FPC  à  Biram DAH Abeid, candidat à la présidentielle  de 2024.

Notre  soutien découle d’une réflexion approfondie , longuement mûrie, qui nous a conduits  à la conclusion qu’il faut donner une chance à l’avènement du Changement dont  notre  pays a tant  besoin.  Biram , à notre avis , symbolise  cette  chance pour le Changement  pour réunir ces critères de crédibilité, de légitimité pour son long combat porté , de popularité qui ne se dément pas .

Ce pays a tant souffert du joug des généraux  qui ont tout détruit : la cohésion nationale , l’Ecole, le service public. En plus de nous piller.

A l’heure des grandes décisions , fussent – elles  difficiles,  mais jugées justes, notre parti  ne faiblira et ne tergiversera pas. Il  ne se dérobera pas face à  ses responsabilités historiques.

 Il est des moments où il faut savoir sérier l’essentiel  de l’accéssoire , s’éloigner des considérations dictées par des instincts grégaires .

Voilà pourquoi nous appelons le peuple , toutes composantes confondues, les forces vives du pays à faire preuve de lucidité  pour  comprendre que nous sommes  face  à  un tournant historique qui ne saurait permettre  une erreur  de choix  ,fatale pour le devenir de notre pays, déjà  assez compromis  par ces  régimes  militaires pernicieux  qui  nous  gouvernent .

Il  faut donner au changement  cette chance d’advenir …

Mais cela ne saurait se réaliser  sans la transparence requise . L’opposition au premier chef -la vraie opposition- et la presse doivent prendre leur responsabilité  toute, et imposer cette  transparence . Il faut esperer que les partenaires sérieux du pays sauront sentir la direction du vent pour nous y aider.

Nous sommes fatigués  des  Républiques bananières !

A ceux-là qui , de nouveau, reprennent leur travail  de  l’ombre sur la question du ‘’Passif humanitaire’’ , nous disons qu’il ne saurait être réglé en catimini . Le timing choisi -perspective des élections – incite fortement à penser qu’il ne s’agit  là que  d’une  manœuvre politicienne , électoraliste, sans volonté politique réelle de prendre ce dossier à bras le corps. Nous ne saurions permettre à personne- ni à un ministre  ni  à un commissaire- de bâcler ce dossier, qui est une  affaire  nationale .   

 Tous  derrière  Biram  Dah  Abeid !

Les  f P C

Nouakchott  07 Mai 2024

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Les FPC organisent une conférence de presse le mardi 7 Mai 2024 au siège des FPC. La presse nationale et internationale est cordialement invitée.

La présence de tous est vivement souhaitée. 

La lutte continue !

Le département de la Communication.

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Décès de Aly Kalidou Ba, ancien directeur de l’informatique et signataire du Manifeste des 19

Après son frère  Abdoul Aziz Ba, décédé le 28 mai 2012, les frères Mohamed El Bachir Bal et Mohamed El Habib Bal décédés les 24 février 2018 et 19 juillet 2020, Abdoulaye Sow le 22 juillet 2020, Demba Seck  et Satigui Oumar Hamady Sy décédés les 13 et 14 novembre 2022 puis son cousin Mohamed Abdallahi Ba décédé le 04 février 2023,  tous signataires du Manifeste des 19, la Mauritanie perd à nouveau un de ses premiers cadres qui avait fait le choix de la dignité, de vivre loin des éclats sombres de la compromission. 

Né en 1939 ou en 1940 à Gouriki, notre regretté Aly Kalidou Ba est décédé ce mercredi 24 avril 2024 peu avant 1 heure du matin à Nouakchott. Qu’Allah l’accueille dans son paradis. Nous adressons nos sincères condoléances à la famille, à sa veuve gorgol Ndira Barry, à ses enfants Abdoul Aziz dit Zeus, Mariame, Coumbis, Hamidou et Sidi Mahmoud, ses frères et sœurs, et à tous ceux qui sont proches et chers.

La Mauritanie a perdu un de ses premiers hauts cadres « En 1966 déjà, il était inspecteur de trésor (finances) formé à Grenoble puis il a poursuivi une autre formation à Washington. Après celle-ci, il est nommé directeur de l’informatique au ministère des finances. Un poste qu’il cumule avec celui de gouverneur suppléant de la Mauritanie auprès du FMI et de la banque mondiale » précise son fils Abdoul Aziz.

La disparition dans l’anonymat et dans l’indifférence de Aly Kalidou Ba, comme des autres auteurs du Manifeste des 19, est le reflet d’une Mauritanie raciste qui assume ouvertement la suprématie et la mainmise totale d’une seule communauté sur tous les leviers du pouvoir. Assuré de sa « victoire », le système dominant ne fait plus semblant. 

Le temps  a fait son œuvre. Les uns après les autres, ces pionniers, précurseurs et visionnaires s’effacent. Pas leur œuvre malgré l’acharnement avec lequel la direction de leur pays s’emploie à les recouvrir d’un oubli qui est le lot commun de ceux qui dérangent mais auxquels l’histoire a donné raison. C’est peine perdue. Preuve en est que l’on est nombreux à se souvenir.

Qu’Allah accueille ces grands hommes dans son paradis. Des 19 visionnaires, il reste Daffa Bakary et Traoré Souleymane dit Jiddou. Nous leur souhaitons une très bonne santé.

Pour lui rendre hommage et immortaliser, nous republions ce texte daté du 11 février 2022.

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Le 11 février 1966, arrestations des auteurs d’un texte de référence : le Manifeste des 19

Il est des faits auxquels leur immédiate évidence confère une force singulière et durable. Le Manifeste des 19 conserve, cinquante-six ans après sa publication, un impact qui, non seulement ne s’est pas démenti, mais s’est renforcé. Le texte fait plus que jamais sens et référence. Devenu flambeau et cri de ralliement, il renferme une démarche, une séquence historique, un jalon de l’histoire politique de la Mauritanie. Jamais un texte aura eu une telle portée emblématique. On sait à quel point le regard rétrospectif peut se révéler un juge sévère. D’où vient qu’année après année, la postérité s’est faite plus généreuse?

Le Manifeste est une réussite à de multiples égards

D’abord par la simplicité des mots voulus pour dire la réalité. «Manifeste», il fallait y penser. Ni déclaration, ni résolution, ni charte, ni appel…juste un manifeste. Un texte pour avertir, montrer et donner à voir des faits évidents dans leur simplicité et leur vérité et d’autres qui couvent sous les cendres.

La fortune d’un écrit ou d’une démarche n’est jamais acquise d’avance. C’est le temps qui la consacre même si, en l’occurrence, il y avait de multiples raisons à ce que ce texte là rencontre, non pas le succès, expression subalterne en l’espèce, mais l’adhésion. Il y a d’abord le profil des auteurs. Ils appartenaient à toutes les ethnies négro-africaines ainsi qu’en témoignent leurs noms. Issus de l’élite négro-africaine, les rédacteurs du Manifeste avaient beaucoup à perdre du fait de leur initiative. Et d’abord leur statut ou, pour être trivial, leur place. Ils la perdirent effectivement. Leur liberté par-dessus tout. Elle leur fut également confisquée. Ils étaient ingénieurs, hauts fonctionnaires, enseignants. Ils étaient l‘ossature de l’administration et savaient ce qui se tramait, ce qui était en vue et ce qui risquait d’arriver.

En un mot, et le principal est là. Les faits leur ont donné raison. Le jugement de l’histoire a suivi. Ils ont eu raison trop tôt. Ce qui est difficilement pardonné. Ils ont compris très tôt que le fait déclencheur de leur soutien au mouvement lycéen débuté le 4 janvier 1966, l’introduction à la hussarde de la langue arabe dans l’enseignement du second degré, ne pouvait simplement s’analyser en termes de réforme du système éducatif. Loin d’être anodin, le fait brut faisait date C’était un jalon essentiel qui donnait le signal de ce qui se passe aujourd’hui : une arabisation massive à vocation assimilatrice, une politique discriminatoire par l’instrumentalisation d’une langue, la promotion d’une identité culturelle et raciale unique, hégémonique voire exclusive d’un pays pourtant multiculturel.

La force du Manifeste, c’est son actualité

Des phrases rédigées il y a cinquante huit ans et dont la résonance est aujourd’hui telle qu’on n’a nul besoin de les revisiter. Tout y est. Sous toutes ses formes, la politique d’effacement et d’invisibilisation des Négro-africains de l’espace public est décrite dans ses mécanismes et chiffres à l’appui. Le seul changement intervenu, à plus de cinq décennies d’intervalle, tient à l’ampleur de ce qui est décrit et à son caractère désormais systématique.

Parmi tant d’autres, un exemple montre la perspicace vigilance des vigies de 1966. Et l’actualité leur donne raison au moment même où des chevaux de retour nous vendent leur projet d’assimilation sous l’emballage de l’islam, « notre religion commune». Une communauté qui, au passage n’a jamais fait obstacle ni au racisme, ni aux injustices, ni aux pogroms, ni aux tortures ni aux déportations mais qui réapparaît dès qu’il est question de transcription des langues nationales, de l’emprise de l’arabe sur la scène nationale. Plus que jamais, les auteurs du Manifeste ont eu raison de dissocier ce qui, en effet, doit l’être : l’appartenance à une religion et la préemption de cette religion par un groupe dominant à des fins hégémoniques et d’exclusion. Les auteurs du Manifeste avaient vu venir et avaient annoncé les tenants d’une « politique de civilisation » ayant pour « pilier fondamental le credo religieux». Au « Vous êtes musulmans donc devenez arabes » qui se murmurait en 1966, les rédacteurs du Manifeste avaient répondu : musulmans mais pas arabes. C’était il y a cinquante-six ans. Aujourd’hui, d’autres, assurés de leur victoire, ne se contentent plus de murmurer. Ils ordonnent.

Ciré Ba et Boubacar Diagana– Paris, le 24/04/2024

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