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L’administration de l’hôpital met fin au contrat de travail du professeur Soumaré parce qu´il est opposant?
Selon des sources informées, l’administration de l’hôpital militaire a procédé , mardi, de façon inattendue, à l’annulation d’un contrat de travail liant cet établissement au professeur chirurgien et opposant Otoma Soumaré. Selon une source proche du parti de l’Avant-garde du changement, auquel appartient le Pr Soumaré, ce dernier a été convoqué, ce matin, par le directeur de l’hôpital militaire qui lui notifia que, conformément aux instructions émanant de hautes autorités, il est mis fin à tout contrat le liant à cet établissement. Ces mêmes sources ont ajouté que le chirurgien a fait savoir à l’administration de l’hôpital qu’il a déjà programmé des opérations chirurgicale pour des malades. Ce qui n’a pas empêché le directeur de cet établissement de revenir pour insister sur le caractère irréversible de la décision prise à son encontre et qu’il ne peut plus traiter des malades à l’hôpital militaire.
Le Pr Otoma Soumaré est membre de la direction politique du parti d’opposition de l’Avant-garde du changement, dont le vice président, Moulay El Arby Ould Mhamed, ancien DG de la SONIMEX, actuellement en prison, est en attente de jugement pour « abus de confiance et escroquerie ». .
ANI
Journée mondiale du Réfugié: déclaration du FONADH
La célébration de la Journée Mondiale du Réfugié qui coïncide cette année avec le 60 eme anniversaire de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, est une occasion pour le FONADH, de manifester une solidarité agissante à toutes les personnes obligées de vivre ailleurs que chez elles, notamment avec nos frères et sœurs originaires d’Afrique et d’ailleurs et vivant parmi nous, en Mauritanie.
C’est aussi l’occasion de rappeler à l’opinion publique nationale et internationale la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali, en dépit de l’évolution récente de celle-ci.
S’il est vrai que des efforts non négligeables ont été consentis par l’Etat mauritanien, en partenariat avec celui du Sénégal et le HCR, pour le retour organisé et dans la dignité des milliers de personnes en exil forcé au Sénégal, il reste que l’opération est aujourd’hui inachevée.
D’après les estimations les plus courantes, plus de 5 000 personnes attendent toujours au Sénégal d’être rapatriées. Les mêmes sources indiquent que 9 000 autres personnes attendent, au Mali, leur rapatriement en Mauritanie.
Or, depuis décembre 2010, les opérations de « rapatriement organisé » et de « rapatriement assisté », ont été déclarées closes. Elles ont toutefois permis, depuis le 29 janvier 2008, le retour en Mauritanie de 20 484 personnes, anciennement réfugiées au Sénégal.
Les réfugiés au Sénégal et au Mali, non encore rapatriés devront encore vivre le calvaire de l’exil forcé, depuis 1989.
Les autorités mauritaniennes tiennent, selon leurs discours à préserver et renforcer l’unité nationale. Or, les déportations et les nombreux crimes de faciès de 1989 à 1990, constituent une entrave très profonde au ciment de l’unité nationale. Il faut donc des mesures vigoureuses et sérieuses pour contribuer à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale.
Il faut noter à cet effet que les mesures prises par les autorités restent insuffisantes et ne répondent pas à toutes les attentes des victimes :
– le recensement des anciens fonctionnaires et agents de l’Etat, réalisé depuis janvier 2010, n’a connu aucune suite, en dépit des réunions de la Commission nationale créée par décision du Conseil des Ministres du 15 octobre 2009 ;
– l’indemnisation des veuves et orphelins des victimes des exécutions extra-judiciaires est non seulement non concertée, mais encore n’intéresse qu’une partie des victimes ;
– le recensement des sépultures est une décision non concertée et non préparée ;
– le recensement des victimes des forces armées et de sécurité est une opération comparable à la précédente.
C’est dire que même si la volonté politique de résoudre les problèmes était réelle, la mise en œuvre des solutions à ce qu’il est convenu d’appeler le « passif humanitaire » reste incomplète. Or, en matière de droits humains, l’omission n’est pas permise.
Il faut signaler qu’avant le début des opérations de rapatriement organisé, plus de 50 000 personnes étaient rapatriées, soit dans le cadre du PSIR, soit sans l’assistance d’aucune institution.
Ainsi, un seul réfugié qui exprime son désir de rentrer au pays qui demeurerait non rapatrié, amenuiserait tous les efforts consentis pour le rapatriement de plus de vingt mille personnes. Il en est de même des veuves et ayants droit et de toutes les autres catégories de victimes.
En effet, au moment où les autorités mauritaniennes veulent régler définitivement la situation des personnes victimes des douloureux évènements de 1989, quel sort sera réservé à cette catégorie ? En effet aucune mesure de réparation n’a été entreprise en leur faveur jusqu’à ce jour, ce que constitue une grande injustice.
Il est temps de terminer les opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal et de commencer celles concernant les réfugiés mauritaniens au Mali.
Il faut préciser que les 20 484 personnes rentrées depuis 2008, font face à des difficultés, liées notamment à :
- à l’accès aux terres de culture,
- à l’emploi et à
- l’obtention des pièces d’état civil.
Le FONADH saisit l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale du Réfugié, pour lancer un appel pressant à toute l’opinion publique nationale et internationale, pour une mobilisation réelle et sincère, en faveur de la finalisation dans les meilleures conditions de dignité, de sécurité et de transparence, des opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali.
Fait à Nouakchott, le 20 juin 2011
Les organisations signataires
1. Association des Femmes Chefs de familles (AFCF),
2. Association Mauritanienne des Droits cde l’Homme (AMDH),
3. Association Mauritanienne pour la Promotion de la Langue et de la Culture SOONINKE (AMPLCS),
4. Association pour la Renaissance du Pulaar en RIM (ARPRIM),
5. Association pour le Renforcement de la Démocratie et de l’Education Citoyenne (ARDEC),
6. Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains en Mauritanie(CSVVDHM),
7. Groupes d’Etudes et de Recherches sur le Démocratie et le Développement Economique et Social (GERRDES),
8. Ligue Africaine des Droits de l’Homme (Section Mauritanie),
9. Ligue Mauritanienne des Droits de l’homme (LMDH),
10. Regroupement des Victimes des Evénements de 1989- 1991 (REVE),
11. Collectif des Veuves,
12. SOS – Esclaves.
A l’approche des élections, les députés de la majorité se confondent en lapsus
Il existe des lapsus verbaux qui sont très indisposant pour leurs auteurs, voire même humiliants, reflétant généralement une conscience dissimilée qu’on s’efforce considérablement de garder pour soi, avant qu’ils ne se dérobent, dévoilant des personnages doublés, qui militent pour des objectifs contradictoires, sinon politico-mercantiles tout en manifestant un dynamisme inverse
Quand un parlementaire vient rappeler au sein de l’assemble nationale que les efforts déployés par Ould Taya pour hisser la langue arabe sont louables, on se demande s’il ne s’agit pas d’un lapsus d’un genre particulier, cette fois d’ordre social, sinon intellectuel, dont les défenseurs regardent sous un prisme très étroit toute une nation multiraciale, mettant en premier leurs propres égoïsmes au lieu de servir une cause plutôt nationale.
Ce serait plutôt diplomatique de dire que l’arabe a connu un recul ces dernières années, sinon qu’il a besoin d’être soutenu au même degré que les autres langues pour mieux souder le pays et harmoniser sa cohésion.
Mais, être un député de la majorité fidèle pendant trois années, et tenir un langage pareil, fait plus mal qu’une défection, à moins qu’il existe bel et bien une réelle intention vindicative à exprimer, malheureusement de la manière la plus drôle, à l’endroit du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz.
Sinon, peut être que cette frousse ne laisse plus les députés dormir depuis l’annonce d’élections législatives en octobre prochain, certains que pour être reconduits, il fallait bien mériter la confiance du boss.
Un objectif raté ne laissant que de rares occasions pour s’essayer à des sorties voulues héroïques, d’abord comme l’avocat du diable Kadhafi, ensuite, pour réveiller les démons que le chef du gouvernement et la ministre de la culture avaient profondément regretté de tirer de leur sommeil.
Mohamed Ould Mohamed Lemine –Le Rénovateur
Urgent/Les jeûnes manifestent contre la commune à Kaédi
Dans la matinée du lundi 20 juin, des jeunes ont manifesté au marché de la ville de Kaédi. Ils se sont ensuite dirigés vers la Mairie pour continuer leurs protestations. Cause de ces manifestations : Il aurait été attribué à un Monsieur une place stratégique du marché municipal de Kaédi. Ce monsieur serait un proche du wali du Gorgol. La place en question est celle qui était occupé il y a quelques années par de vieux vendeurs de perles. L’attributaire de cette place y a érigé un hangar qui a été démoli ce matin par les manifestants composés essentiellement, selon nos informations, de jeunes du quartier de Touldé et de commerçants.
La police a dispersé la manifestation à coup de gaz lacrymogène et a procéder à quelques interpellations. Les jeunes interpellés ont été libérés. Le Wali aurait ordonné la suspension de toute occupation de la « place des vendeurs de perles » en attendant le retour à Kaédi du maire. Le marché municipal fait en effet partie du patrimoine de la commune. Et, l’attribution des places y relève de prérogatives de cette commune.
Khalilou Diagana- CRIDEM
Communiqué : journée du réfugié à Nouakchott
A l’occasion de la journée internationale du réfugié, Conscience citoyenne vous invite à la conférence-débat qu’elle organise le lundi 20 juin 2011 à partir de 16 heures, à l’espace culturel Diadié Camara sis à la Socogim (au sud de l’ISERI) sous le thème « Les réfugiés mauritaniens, 22 ans après ».
Vu l’importance du thème, vous êtes invités à venir nombreux assister à la manifestation.
La lutte continue !
Le département de la communication





