Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

MANIFESTATION: Après Nouakchott, Montréal, Cincinnati, Paris, prochaine destination Bruxelles, la capitale de l´UE.

altA L’appel de nos compatriotes de Belgique, le collectif des organisations, partis politiques et mouvements politique souhaite à travers un déplacement  se joindre à la grande manifestation contre  l’enrôlement  raciste et discriminatoire qui sera  organisée par nos compatriotes résidents en Belgique le Dimanche 14 Aout 2011 à Bruxelles en direction des décideurs de  Bruxelles  et des autorités mauritaniennes.  A cette  occasion nous demandons à tous les Mauritaniens, amis de la Mauritanie, qui veulent participer physiquement à cette grande rencontre de Bruxelles  de se manifester très rapidement auprès du coordinateur du collectif Mr Sow Mohamed  Abdoul dit Hamadi, son numéro de téléphone est  le 0622 730600.

 Pour tous ceux qui peuvent mettre leurs voitures à la disposition de cette grande cause,  nous permettant le covoiturage seront les bienvenus et doivent se faire connaitre au plus vite afin de  mieux organiser et repartir les taches en temps et en heure.

Prière de prendre contact très rapidement avec Mr Sow Mohamed au  06 22 73 06 00.

Ou les rédactions des sites :

www.boolmbal.org

www.flamonline.com

www.ocvidh.org

 La lutte continue!

Partagez

Manifestation à la place Trocadéro : Des mauritaniens dénoncent le recensement de la population en cours dans leur pays

altUne foule de Mauritaniens, estimée entre 600 et 1 000 manifestants ont battu le macadam, avant-hier, à Paris. Ils ont marché de la Place de Trocadéro jusqu’à leur ambassade en dénonçant le recensement en cours dans leur pays. Pour eux, les autorités mauritaniennes font dans la discrimination en refusant de recenser les négro-mauritaniens sous prétexte qu’ils n’ont pas d’état-civil.
(Correspondant permanent à Paris) – Le slogan d’Alioune Tine, Président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme a fait mouche jusque dans la communauté mauritanienne de France. ‘Touche pas à ma Constitution’ est devenu chez la communauté mauritanienne de Paris ‘Touche pas à ma nationalité’ ou ‘Touche pas à ma mauritanité’. Ces deux slogans ont été scandés durant toute la marche qui s’est déroulée, ce samedi, de la Place Trocadéro à l’Ambassade de Mauritanie à Paris. Les manifestants dénoncent ‘la ségrégation dans le recensement en cours’ en Mauritanie.

Ils estiment que certains Négro-mauritaniens ont été empêchés d’être recensés, sous prétexte qu’ils ne sont pas nés en Mauritanie ou qu’ils n’ont pas d’état-civil. ‘Nous manifestons contre la discrimination des négro-mauritaniens composés de Wolof, Peul, Haratine, etc.) qui sont complètement exclus du recensement. Nous considérons ce projet extrêmement dangereux pour la Mauritanie’, explique Ibrahima Diallo, secrétaire chargé de la presse et de la communication des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam)Europe de l´ouest. M. Diallo considère que ‘cette situation est très grave’.

Quand les quelque 1 000 manifestants, selon les organisateurs ou 600 pour la police française, sont arrivés à la hauteur de l’ambassade de leur pays, ils ont redoublé d’ardeur dans la dénonciation du régime du président Abdel Aziz. Les Crs français étaient déjà en place barrant la rue qui mène au portail de la bâtisse diplomatique. Cette fois-ci, les policiers français ont pris les devants et ont renforcé leur effectif, parce que la vieille une autre manifestation avait forcé la porte qui n’était gardée que par trois policiers. Et cette fois-ci également, les policiers étaient armés jusqu’aux dents pour parer à toute éventualité.

Dans cette foule de manifestants surexcités, malgré la fine pluie qui tombait sur eux, Hamdou Rabby Sy, professeur de philo, donnait aussi de la voix. S’il considère que le recensement est une bonne chose quand il s’agit dénombrer le nombre d’habitants d’un pays, il estime que dans le cadre de la Mauritanie, rien ‘n’est neutre’. ‘Il s’agit de créer une majoritaire mécanique de Maures. C’est pourquoi, nous considérons que c’est une opération idéologique et politique qui instrumentalise les Nouvelles technologies de l’information et de la communication et crée une majorité maure incontestable’, soutient Hamdou Rabby Sy. Pour lui, les négro-mauritaniens ne sont pas recensés ‘sous prétexte que ce sont des étrangers, qu’ils n’ont pas d’état-civil’. Avant d’imputer leur manque d’état à ‘la déportation et la répression qui ont fait beaucoup de dégâts’. ‘Beaucoup de noirs n’ont pas leur état-civil. C’est pourquoi, nous mobilisons pour dénoncer cette logique qui sous-tend que nous n’existons’.

Le concept de Mauritanité installe le malaise

altDans le mémorandum, déposé à l’ambassade de Mauritanie par les manifestants, on pouvait lire des critiques très dures contre les autorités mauritaniennes. ‘Présenté par le pouvoir comme un instrument permettant de doter le pays d’un fichier d’état-civil fiable dans le prolongement du Ranvec (1998), ce recensement se révèle être un acte de trahison de l’Etat et un moyen d’épuration identitaire spécialement contre les populations négro-mauritaniennes et haratine, mais également contre certaines tribus du Nord dont la Mauritanité est remise en cause comme en 1976, et contre certaines populations du Tagant et de l’Assaba’, écrit la douzaine d’organisations qui a appelé à la manifestation.

Pour ces organisations mauritaniennes, ce recensement marque ‘la naissance d’une autre Mauritanie, la ‘’vraie fausse Mauritanie’’, celle débarrassée de sa composante négro-mauritanienne et haratine, créant une présomption de Mauritanité pour certains et, à l’inverse, une présomption d’étranger pour d’autres, principalement pour les négro-mauritaniens’. Elles estiment que c’est ‘une menace grave’ qui pèse désormais sur ‘l’avenir de la Mauritanie si le pouvoir ne renonce pas à son sombre dessein’. C’est pourquoi, les manifestants demandent ‘l’arrêt des opérations de recensement à vocation d’état-civil, la concertation nationale sur ce dossier capital pour l’avenir et l’identité de la Mauritanie, l’adoption d’un système de recensement neutre et représentatif de l’état-civil fiable dans un cadre juridique concerté’. Seront-ils entendus ? Ça dépendra, selon Ibrahima Diallo, de leur capacité de mobilisation et de la pression qu’ils mettront sur leurs autorités.

Moustapha BARRY -Walfadjri

Partagez

Birame contre attaque

altBirame Ould ABeid a balayé d’un revers de la main les déclarations jugées ‘’intempestives’’ du président de la République, le vendredi dernier qui avaient laissé entendre que ‘ ‘certains éléments d’une organisation que l’Etat ne reconnaît pas se sont permis de saccager un commissariat de police”. La police a fait son travail, avait-t-il ajouté, considérant que les présomptions d’esclavage en Mauritanie sont un fonds de commerce pratiqué par certains. Lors d’une conférence de presse tenue, dimanche 7 aout, Birame a indiqué que depuis une année, ‘’nous courons derrière une reconnaissance.’’ ‘’Ould Abdel Aziz a peur de faire reconnaitre par son gouvernement notre organisation qui est un mouvement irréductible qui compte procéder à la refonte de la société mauritanienne avec l’émergence d’une société citoyenne. Nous n’entendons pas faire de concession’’, a déclaré Biram qui a révélé que le général Ould Abdel Aziz a tenté, à plusieurs reprises de le coopter et de l’attirer à travers de gros moyens afin de gagner sa sympathie. ‘’Après avoir échoué dans cette tentative de corruption, il cherche maintenant à m’éliminer’’, dira-t-il. Le président de l’IRA a appelé ses militants à la mobilisation jusqu’à la libération de leurs camarades. ‘’Nous allons persister dans cette lutte en nous érigeant contre cette impunité. La lutte se poursuivra, nous sommes prêts au sacrifice. Il n’y a pas d’autres alternatives que les tombes, l’hôpital ou la prison’’. Il a promis une intensification de la lutte avec plus de vigueur et d’action sur le terrain et a dénoncé l’attitude répressive du régime qui veut coûte que coûte écraser les protestations et étouffer dans l’œuf les mouvements de contestation.

 Il a indiqué que les 13 militants de l’IRA arrêtés le jeudi dernier, subissent des tortures . L es autorités policières souhaiteraient leur extorquer des aveux et des témoignages pouvant accabler Birame. A noter qu’un Comité de soutien avec les détenus a été constitué et est dirigée par Khadjetou Mint Mohamed Mahmoud. Aminetou Mint Ely, présidente de l’Association des femmes chefs de famille a exprimé sa solidarité avec Birame et son organisation. Elle a souhaité la mise sur pied d’une enquête minutieuse sur le cas d’esclavage dont Aouichitta Mint Hamady est victime. Elle a affirmé que pour la stabilité du pays et la préservation de l’unité nationale, il est indispensable de procéder à une application des lois. ‘’Masquer les cas d’esclavage, c’est favoriser, aux yeux de Aminetou, la déchirure sociale et la désunion de la communauté’’. Aminetou Mint Ely s’est dite déçue par la prestation du chef de l’Etat. ‘’ Il va falloir agir pour faire face à la nouvelle orientation répressive du régime’’, a conclu la présidente de l’AFCF.

LE CALAME

Partagez

Les Négro-Mauritaniens se mobilisent contre un recensement “discriminatoire”

altIls étaient plusieurs centaines à Paris, samedi, pour manifester leur colère contre le recensement en Mauritanie. S’ils n’en contestent pas le principe, ils jugent qu’il pourrait servir à exclure une partie des Négro-Mauritaniens de la nationalité mauritanienne. « Non aux enrôlements racistes en Mauritanie ! » lance avec vigueur un manifestant au micro, tandis qu’une jeune fille frappe en rythme sur un bidon rouge. Le drapeau vert et jaune de la Mauritanie flottait au dessus de la place du Trocadéro, ce 6 août à Paris. Des centaines de Noirs mauritaniens- 1300 selon l’organisation -, se sont rassemblés afin de manifester contre les conditions de recensement de la population dans le pays, qu’ils jugent discriminatoires envers eux.

Officiellement, le recensement doit permettre de doter le pays d’un fichier d’état-civil fiable basé sur la biométrie, en diffusant de nouvelles pièces d’identité. « Si le but de l’opération est en soit louable, les conditions d’application sont très chaotiques, assure Haimout Ba, représentant de l’UFP (Union des Forces de Progrès, parti d’opposition), à Paris. On leur demande les papiers d’identité des parents, puis des grands-parents et enfin s’ils connaissent tel ou tel personne d’origine arabe. On les questionne même sur la géographie du pays ! »

 
Alors que l’opération dure depuis le mois de mai, des manifestations hebdomadaires ont également lieu devant les centres de recensement de Nouakchott, la capitale. À Paris, le  rassemblement précédent du 24 juillet avait rassemblé plus de 600 personnes. « La procédure du gouvernement mauritanien est tout à fait équivoque, soutient Sidi Tidiane Gueye, président de la FETAF (Fédération africaine des travailleurs d’Afrique en France). Tous les citoyens du monde doivent dénoncer cette épuration ethnique », accuse-t-il.

Recensement ciblé

altSous une fine pluie, le cortège rejoint à 17 heures l’ambassade de la Mauritanie, dans le 16e arrondissement de la capitale française. « On nous dit que l’on recense pour le moment que des gens nés avant 1945 et sur le territoire mauritanien, précise Ibrahima Diallo, représentant des FLAM (Forces de libération africaines de Mauritanie) à Paris. Or, nous avons vu des gens nés en dehors du territoire mauritanien se faire recenser. Mohamed Ould Abdel Aziz le président de la Mauritanie, est né au Sénégal, reprend-il. Mon père, né en 1930 au Mali, devrait alors pouvoir se faire recenser ! Des personnalités importantes telles que le Premier ministre des Finances de la Mauritanie, Ba Bocar Alpha, ne parviennent pas non plus à s’enregistrer. Il y a un grave problème », assure-t-il.

Les revendications des manifestants, énoncées dans une « déclaration sur le recensement à vocation d’état civil », lue au micro par Haimout Ba devant l’ambassade, sont claires. Ils demandent l’arrêt des opérations de recensement, la concertation nationale sur ce dossier et l’adoption d’un système de recensement neutre et représentatif d’un état-civil fiable dans un cadre juridique concerté.

Le 5 août, le chef de l’État Mohamed Ould Abdelaziz est intervenu en direct à la télévision mauritanienne, assurant que « personne n’est exclu » du recensement. Il est revenu sur une autre question brûlante, celle de la double-nationalité : « Un mauritanien qui se retrouve en France et qui prend la nationalité française n’est plus mauritanien tant qu’il n’a pas demandé à garder sa nationalité mauritanienne. »

Loi sur la double nationalité


De fait, la loi du 12 juin 1961, qui excluait la double-nationalité, a été modifiée en 2010. Elle prévoit désormais qu’un Mauritanien qui a acquis une autre nationalité peut demander à conserver sa nationalité d’origine. « C’est une loi de circonstances puisque ce droit est offert par décret du chef de l’État », précise Haimout Ba. Un Franco-Mauritanien, habitant en banlieue parisienne, explique alors son parcours du combattant pour retourner en Mauritanie. « Je dois obtenir un visa comme si ma nationalité avait été bannie, lance-t-il avec colère. Je suis clandestin dans mon propre pays. »

La veille, dès 10 heures, des jeunes avaient occupé l’ambassade de Mauritanie à Paris, de laquelle ils ont été délogés 3 heures plus tard.  « Je vis en France mais je suis Mauritanien, contrairement à ce que dit le chef de l’État », explique l’un d’entre eux en présentant son passeport. Ce jeune ingénieur venu passer des entretiens d’embauche à Paris, a même été retenu dans un fourgon de la police, peu après avoir quitté les lieux. « Il n’y a eu aucune casse, nous recherchions avant tout le coup médiatique, explique-t-il. Peu importe les obstacles, nous continuerons à faire entendre notre voix. »

Justice Spiegel- JEUNE AFRIQUE

Partagez

Communiqué de l´IMEJ

altDans la nuit du jeudi 04/08/2011, alors que les militants de l’IRA-Mauritanie tenaient un sit-in devant le commissariat des mineurs pour exiger, conformément à la loi, la prise en charge d’un cas avéré d’esclavage sur la personne de Ouaichita mint Hamady par une esclavagiste du nom de Aichetou mint Saibott, ils ont été violemment pris à partie entre « deux feux » ennemies : la tribut de l’esclavagiste et les forces de police instrumentalisée, comme à leur habitude, par le système raciste et esclavagiste au pouvoir en Mauritanie. Face à de tels événements, l’IMEJ

–         exprime toute sa solidarité, sa sympathie et son soutien à IRA-Mauritanie, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;

–         dénonce la brutalité policière contre des militants pacifistes qui n’ont fait que demander la fin de la pratique honteuse que constitue l’esclavage ;

–         exige la libération immédiate des détenus de l’IRA et la poursuite de l’esclavagiste ;

Par ailleurs, Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice, comme toutes les organisations éprises de justice et d’équité, a été, non pas surprise, mais déçue par les propos du Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui, à l’occasion du deuxième anniversaire de son investiture, n’a rien trouvé de mieux que de mépriser les populations noires de Mauritanie en

–         niant leur rejet massif dans les opérations d’enrôlement et en remettant en cause la nationalité de la diaspora noire du pays ;

–         en niant la perpétuation de l’esclavage qui frappe ces mêmes populations noires;

–         et en jetant à la figure de nos compatriotes anciens déportés de retour, qu’elle ne recouvriront jamais leur maison et les terres de leurs ancêtres.

Enfin, l’IMEJ  appelle l’ensemble des forces progressistes à entamer une dynamique de synergie seule capable de barrer la route aux dessein malsain clairement exprimé par le sommet du régime en place.

 Pour le Bureau exécutif

Son Président Mamadou Kalidou BA

Partagez