Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Collecte pour que Bakary Bathily retrouve l’usage de la parole

altNous demandons à toutes les bonnes volontés de faire un geste en faveur de notre camarade Bakary Bathiy lâchement enlevé en pleines négociations avec les autorités régionales et sauvagement torturé par la police de Kaédi jusqu’à en perdre l’usage de la parole. Notre camarade végète encore au Centre Hospitalier National en attendant une hypothétique rémission. Aidons-le dans ses soins pour qu’il puisse avec l’aide de Dieu retrouver au moins l’usage de la parole.
Une collecte sera organisée en marge du meeting de « Touche pas à ma nationalité » ce samedi 15 octobre 2011 à partir de 17 heures à l’espace sis entre la Nouvelle Maison des Jeunes et le CFPP. Pour vos dons, adressez-vous à Youssouf Sylla au 46.92.62.95 et/ou à Papis N’Diaye au 33.28.91.21.

Alassane Dia- TPMN.

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Des ONG s’indignent par rapport au propos du ministre de l´intérieur relatifs au cas des réfugiés mauritaniens au Mali

altLe 09 octobre 2011, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, répondant à une question orale de la député Kadiata Malik Diallo à l’Assemblée nationale au sujet des réfugiés mauritaniens au Mali, a encore fait une déclaration provocatrice : il nie l’existence de ces derniers et, l’année dernière, à l’occasion d’une question orale similaire, le même Ministre avait donné la même réponse ! S’il est vrai que le Ministre a annoncé par la même occasion la reprise des convois de rapatriement pour les déportés encore au Sénégal, il reste qu’il persiste dans une erreur grossière et qu’il a vraiment raté l’occasion de rétablir la vérité ou de se taire ! En effet, l’opinion publique nationale et internationale est aujourd’hui en possession d’éléments d’information clairs et précis sur la réalité des réfugiés mauritaniens au Mali. Depuis 1989, une partie de la population peule des Moughataa de Kankossa, Ould Yengé et Sélibaby a été contrainte de se réfugier dans la région de Kayes, au Mali. Ces réfugiés, comme ceux vivant au Sénégal, ont pour la plupart été chassés de leur pays, par des éléments des forces de sécurité et/ou de leurs supplétifs, durant la période1989 – 1990.
Plusieurs missions d’institutions humanitaires, y compris évidemment le HCR, ont fait état de l’existence de communautés de réfugiés mauritaniens au Mali.
Et plus récemment encore, le HCR a entrepris un recensement de ces derniers. La mention « réfugiés mauritaniens au Mali » existe dans tous les documents officiels qui ont préparé les rapatriements des réfugiés mauritaniens notamment: Décret du 02 janvier 2008 portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé « Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés », Décret N° 004-2008 du 08 janvier 2008 portant création d’un Comité Interministériel chargé du retour des Réfugiés Mauritaniens, arrêté N° 1035/PM du 02 avril 2008 portant création de la Commission Nationale d’Orientation et de Concertation pour le retour des réfugiés mauritaniens, Circulaire N° 003 du 04 mai 2009 du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation adressée aux walis.
Le HCR, qui est un partenaire privilégié du gouvernement mauritanien pour les opérations de rapatriement, reconnait la nécessité de procéder au rapatriement des réfugiés mauritaniens au Mali.

C’est pourquoi, le FONADH, tout en se félicitant de la décision de reprise des opérations de rapatriement des déportés mauritaniens vivant encore au Sénégal :
– condamne avec la dernière énergie les propos provocateurs du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation au sujet des réfugiés mauritaniens au Mali ;
– exige du gouvernement mauritanien la signature, dans les meilleurs délais, d’un Accord tripartite (Gouvernement du Mali – Gouvernement de la Mauritanie – HCR), en vue de l’organisation des opérations de rapatriement des réfugiés mauritaniens au Mali.

Fait à Nouakchott, le 12 octobre 2011

Les signataires

1. Association des Femmes Chefs de familles (AFCF),
2. Association Mauritanienne des Droits cde l’Homme (AMDH),
3. Association Mauritanienne pour la Promotion de la Langue et de la Culture SOONINKE (AMPLCS),
4. Association pour la Renaissance du Pulaar en RIM (ARPRIM),
5. Association pour le Renforcement de la Démocratie et de l’Education Citoyenne (ARDEC),
6. Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains en Mauritanie(CSVVDHM),
7. Groupes d’Etudes et de Recherches sur le Démocratie et le Développement Economique et Social (GERRDES),
8. Ligue Africaine des Droits de l’Homme (Section Mauritanie),
9. Ligue Mauritanienne des Droits de l’homme (LMDH),
10. Regroupement des Victimes des Evénements de 1989- 1991 (REVE),
11. Collectif des Rescapés Militaires,

 12. Collectif des Veuves,
13. SOS – Esclaves.


 

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Mauritanie : Recensement ou délit de faciès ?

La Mauritanie serait-elle un pays africain où continue de perdurer le système d’esclavage ? C’est la question que se posent bien d’observateurs après la vague de contestation par les Négro-Mauritaniens d’un recensement de la population : en effet, mardi 28 septembre dernier, un homme a été tué par balle et plusieurs personnes blessées à Maghama, sud de Nouakchott, la capitale, de la dispersion par les forces de l’ordre d’une manifestation contre ce recensement, jugé «discriminatoire» par les Négro-Mauritaniens.

On se souvient que cette contestation, qui a pris du poids depuis un certain temps, s’est traduite à Nouakchott et hors de la Mauritanie par des manifestations qui s’étaient déroulées de manière civilisée jusque-là.

Avec cette mort d’homme, les Négro-Mauritaniens font prévaloir leur ras-le-bol face à ce qui est considéré comme un racisme d’Etat : ainsi, les Mauritaniens noirs se disent victimes de faits racistes lorsqu’ils vont se faire recenser ; d’où leur colère, vu qu’ils sont toujours considérés comme des citoyens de seconde zone par leurs compatriotes de peau blanche, qui tiennent les rênnes du pouvoir. Véritablement, il était à penser que ces actes discriminatoires n’avaient plus droit de cité.

Mais à entendre les Négro-Mauritaniens, le mal est toujours là. Et comme il fallait s’y attendre, au lieu de tenter de résoudre ce problème endémique que vivent les Noirs mauritaniens depuis, Ould Boilil, le ministre de l’Intérieur, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger «les manifestants qui, sous prétexte d’arguments fallacieux, véhiculent, inconsciemment, par rapport à l’opération d’enrôlement, des slogans sans fondements qui, au-delà de l’intoxication, sont l’œuvre d’acteurs politiques malveillants et peu soucieux de l’intérêt national».

Cela est peut-être vrai. Mais si tous les opposants sont, sans distinction, des Négro-Mauritaniens, cela pose problème ! Et ils n’auraient pas tort de se dire frustrés, car, à voir les manifestants, on n’y trouve pas de Mauritaniens de peau blanche. Cela relance la question de la discrimination dont sont victimes les Noirs, voire du racisme dont se plaignent les Mauritaniens de cette race.

Pour aller de l’avant, la Mauritanie se doit de traiter tous ses fils sur un  pied d’égalité ; il y  va de son unité nationale.

 

Kader Traoré- L´OBSERVATEUR Palga

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MAURITANIE : Début du recensement des réfugiés rapatriés du SENEGAL

altLe gouvernement mauritanien a entamé hier à Rosso (sud) une opération de recensement des réfugiés rapatriés du Sénégal après avoir fui des violences interethniques entre 1989 et 1991, a annoncé le Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés (Hcr). Cette opération “s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’enrôlement de la population mauritanienne”, indique un communiqué conjoint du Hcr, de la Coordination nationale des rapatriés et de missions diplomatiques en Mauritanie. Cette opération a été dénoncée par les Noirs du pays. Le texte précise que ce recensement spécifique “est né de la décision des autorités mauritaniennes de reconnaître le principe selon lequel les rapatriés n’ont pas besoin d’être identifiés pour être enrôlés”, contrairement aux autres populations du pays. En effet, selon le communiqué “l’identité des rapatriés a déjà été confirmée par la Commission nationale d’identification des réfugiés, préalablement à leur retour en Mauritanie”.

Entre 1989 et 1991, plusieurs dizaines de milliers de Négro-Mauritaniens avaient dû fuir ou avaient été chassés de leur pays après un déchaînement de violences interethniques, sous le régime de l’ancien président Maaouya Ould Taya (1984-2005). Ils s’étaient réfugiés au Sénégal et au Mali voisins. Plus de 20.000 d’entre eux ont été rapatriés depuis janvier 2008 par le Hcr, en collaboration avec le gouvernement mauritanien et de plusieurs pays partenaires.

Les Négro-Mauritaniens, qui craignent d’être déchus de leur nationalité, exigent l’arrêt du recensement de la population en cours depuis le mois de mai. Selon le gouvernement mauritanien, l’unique but du recensement est d’instaurer “un système d’état civil biométrique moderne et fiable ».

AFP

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Grand meeting du mouvement « Touche pas à ma nationalité »

altLe mouvement « Touche pas à ma nationalité » invite ses militants, ses sympathisants et l’ensemble des citoyens mauritaniens épris de paix et de justice au grand meeting qu’il organise le samedi 15 octobre 2011, à partir de 17 heures, à l’espace situé entre la Nouvelle Maison des Jeunes et le CFPP. En effet, après plus de trois mois d’activités, cette rencontre sera l’occasion de mesurer le chemin parcouru et de préciser les orientations futures du mouvement.

Alassane Dia- Porte-parole

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