Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Communiqué de presse IRA : COMITÉ PRÉPARATIF DES JOURNÉES DE SOUVENIR AUX MARTYRS D’INAL

altDans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, les visées génocidaires du régime du Colonel Maouya Ould Sid’Ahmed TAYA atteignirent leur paroxysme avec la pendaison de 28 militaires négro- mauritaniens dans la base militaire d’Inal, sous le prétexte odieux de la célébration du 30ième anniversaire de l’accession de la Mauritanie à l’indépendance.

Et pourtant, six ans après la chute du Colonel Ould TAYA la question de la tentative de génocide reste toujours en suspens, ne trouvant point un quelconque règlement juste et définitif. Loin s’en faut ! Tous les régimes qui se sont succédé se sont évertués à assurer l’impunité aux auteurs de crimes racistes et à occulter les devoirs impérieux de vérité, de justice, de mémoire et de réparation.

C’est dans ce contexte particulier, que des organisations mauritaniennes de défense de Droits Humains et politiques, mues par un élan de solidarité avec les victimes et ayant-droits, a décidé d’organiser des journées de souvenir aux martyrs d’Inal qui seront couronnées par une visite commémorative à Inal les 27 et 28 novembre 2011.

Dès son annonce, l’initiative a reçu un soutien rapide et actif de nombreuses organisations mauritaniennes et internationales de Droits humains mais aussi de partis politiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le Comité tiendra le 16 novembre une réunion élargie pour décider des derniers cadrages techniques et il informe qu’il reste encore ouvert à toute demande de participation à la commémoration.

Liste des Organisations membres du Comités ou de ses démembrements.

Comité Inal Mauritanie (Nouakchott)

SOS-Esclaves

Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie)

Le Parti Alliance pour la Démocratie en Mauritanie (ADEMA)

Le Parti pour la Liberté, l’Egalité et la Justice en Mauritanie (PLEJ)

Coordination Collectif des Victime de la Répression (COVIRE)

Collectif des Rescapés Militaires (COREMI)

KAWTAL e Jellitaare

Le Parti Union des Forces Sociales de Mauritanie (UFSM)

Conscience citoyenne

Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM)

Réseau des Victimes des Evènements de 89/91 (Rêve 89/91)

Association mauritanienne des Femmes Chefs de Familles (AFCF)

Ligue Mauritanienne des Droits de l’Homme (LMDH)

Observatoire pour le Dialogue de la Jeunesse Mauritanienne pour l’Elimination des Disparités Sociale

Associations des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires

Collectif des Veuves

Association d’aides aux Veuves et aux Orphelins de Mauritanie (AVOMM)

Comité Inal France

AFMAF (Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve)

AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe)

CAMME (Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens en Exil)

IRA-France (Initiative de Résurgence du Mouvement abolitionniste en France)

MAPROM (Mouvement Autonome pour le progrès en Mauritanie)

OCVIDH (Organisation Contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie)

PLEJ (Parti pour la Liberté, L’égalité et la Justice en Mauritanie)

Comité Inal Sénégal

Mouvement des Réfugiés mauritaniens au Sénégal Pour la Défense des droits de l’Homme

SOS-Enfants déportés

Coordination des Associations et Collectifs des Réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali

Fait à Nouakchott, le 12 novembre 2011

Le Secrétariat à la Communication

E-MAIL: oubeidimijine@gmail.com

 

 

Partagez

IRA: Une “défection suscitée” par O.Hadi a mal tourné

altALAKHBAR (Nouakchott) – Un militant de l’IRA a reconnu, ce dimanche, avoir été sollicité par le général Ould Hadi pour faire défection de l’IRA. Et à la grande surprise des journalistes, le concerné a déchiré le discours que lui aurait remis le général. Lehbouss Ould Oumar, un militant d’IRA, qui a invité la presse pour annoncer sa défection du mouvement antiesclavagiste IRA-Mauritanien, a fait la surprise. Devant les journalistes, invités à l’occasion à l’hôtel El Khater, il a déchiré le discours qui lui aurait été remis, dit-il, par les srvices de Ould Hadi. Il m’a été demandé d’annoncer que je ne suis plus convaincu de ma lutte contre l’esclavage, d’insulter Biram et compagnie. En contrepartie, j’aurai droit à une somme d’argent considérable et à l’autorisation d’une ONG. Mais j’ai décidé autrement” a-t-il indiqué. Et Lehbouss Ould Oumar de préciser: “Je ne troque pas mes principes ni trahir mes compagnons” en déchirant une banderole “dénonçant le discours extrémiste” affichée à l’occasion. “Je suis le fils d’une femme esclave qui a été vendue à Boutilimit. Je paie toujours pour ce drame. Je ne peux donc pas vendre, à mon tour, des esclaves” a-t-il affirmé. “Vous savez que je suis pauvre et j’habite dans la Gazra. Comment peux-je louer cette salle (hôtel Khater), si ce n’était pas les moyens de l’Etat qui tente de diviser les abolitionnistes” s’est-il moqué.

Partagez

Grande mobilisation du mouvement “Touche pas à ma nationalité à Kaëdi: l´intégralité du discours du meeting du 12`novembre 2011 à Kaëdi

altQuand l’essentiel est en danger, s’engager est un devoir. C’est la raison pour laquelle nous voilà réunis ici à nouveau pour mettre l’accent sur la situation d’un pays à deux vitesses. En effet, nous devons d’emblée préciser que nous ne sommes pas là pour quémander quoi que ce soit, mais pour défendre notre droit légitime à une identité, droit qui ne peut être matérialisé que par le respect de notre droit à la nationalité.

L’essentiel pour nous est donc menacé car un peuple sans identité est un peuple voué à la perdition et c’est ce que nous sommes venus défendre aujourd’hui. La nationalité fait donc partie intégrante de l’identité de chaque être humain, dès lors, nous nous engagerons à défendre la nôtre corps et âme. 

En effet, dans un pays marqué par une hétérogénéité ethnique et linguistique, le respect de la diversité culturelle est une question incontournable. D’autant plus que les possibilités de développement humain viable sont en butte au manque de tolérance et de compréhension interculturelle, fondements de la paix.

 Mais l’opération d’enrôlement qui est en cours et maintes fois dénoncée pour ses dérives à caractère raciale, ne semble pas prêter attention à cet état de fait. Ainsi un climat délétère sur fond de méfiance s’est installé au risque de réveiller les antagonismes intercommunautaires au moment où tous les pays du monde cherchent à consolider leur tissu social.

 C’est dans cet esprit que s’inscrit le mouvement Touche pas a ma nationalité qui, dès le départ avait exprimé ses craintes vis-à-vis altde cette opération d’enrôlement des populations. Le mystère qui a entouré la création de la commission chargée de superviser ce recensement ainsi que l’absence totale d’informations fiables sur les conditions à remplir pour être recensé ont réconforté notre doute. Pour nous, dans un pays multiculturel, toute commission qui ne prendrait pas en compte ce facteur serait de nature à envenimer les tensions.

La composition des différentes commissions (nationale et départementale) en est une parfaite illustration. Le comportement zélé de certains agents, le rejet systématique de beaucoup de noirs et les questions humiliantes, c’est l’amer constat que l’on peu souligner. Nous disons simplement que nous n’acceptons pas un recensement qui tendrait à asseoir l’hégémonie d’un peuple sur un autre en jouant sur des appellations pour diviser les uns et phagocyter les autres afin de maintenir une pseudo supériorité numérique. A cet effet, nous réaffirmons notre attachement à cette terre, terre de nos ancêtres (l’histoire en est témoin) et que nous n’avons jamais douté et nous ne douterons jamais de notre nationalité mauritanienne.

Ceci étant, le mouvement touche pas à ma nationalité, mouvement pacifique, épris de justice et considérant les droits de l’homme comme étant la valeur suprême, entend dénoncer désormais toute violation observée. Même si la constitution mauritanienne dispose que « … La République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale, l’égalité devant la loi… »,

 altLa réalité est toute autre. Les choix politiques opérés par les régimes qui se sont succédé, étaient peu enclins à respecter les droits de l’homme d’une manière générale et celui des groupes non dominants en particulier. La situation n’a guère changé avec le nouveau régime. Cette politique a accentué les clivages ethniques, les tensions sociales et conduit à de violations massives des droits humains. Nous exprimons aussi notre préoccupation sur les questions suivantes :

 – Le passif humanitaire qui reste une question pendante de l’unité nationale et restée jusque là sans solution véritable ;

 – L’absence d’une réelle volonté politique pour en finir avec l’esclavage ;

 – Le partage inéquitable du pouvoir, car nous assistons à l’accaparement de tous les leviers du pouvoir par une seule communauté ;

 

– L’inégale répartition des richesses, et l’inégalité des chances ;

 

-Le fonctionnement de l’Armée Nationale et des Forces de sécurité qui sont devenues des institutions réservées exclusivement à une seule communauté

 

– La spoliation de nos terres de la vallée

 

– Le fait que nos langues soient reléguées au second plan

 

-Le comportement méprisant et attitudes avilissantes des autorités administratives locales, des chefs de services déconcentrés envers les usagers du service public ; 

-Nous dénonçons le peu d’intérêt accordé aux secteurs de l’éducation et à la santé dans nos régions. Secteurs qui constituent la clé de voute de notre développement ;

 

– Le comportement de la SOMELEC, de la SNDE sont aussi à déplorer et les citoyens ne savent plus à quel sain se vouer ;

 

– Nous mettons l’accent aussi sur notre préoccupation quant à la mauvaise gestion des PPG I & II ainsi que des gazras tout autour de la ville de Kaédi dont les parcelles de terrain ont été distribuées dans la plus grande opacité ;

 

– Nous déplorons ce qui constitue pour nous un problème de santé publique, c’est celui de l’insalubrité de la ville de Kaédi.

altL’énumération n’en sera jamais exhaustive car nous nous considérons encore au point de départ. Nous en tirons la malheureuse conclusion que les noirs sont marginalisés et font l’objet d’une discrimination quasi quotidienne.

Pour finir nous appelons tous nos frères à l’unité car elle est notre seule force et nous avons eu la chance de le démontrer. Tant que nous sommes unis, nous pourrons « déplacer des montagnes » et nos revendications porteront leurs fruits. Nous devons refuser les forces rétrogrades et éviter de travailler en ordre dispersé. Nous sommes UN et indivisible, c’est le message que tout le monde doit entendre.

La lutte continue!

 

WWW.FLAMNET.INFO

WWW.FLAMONLINE.COM

Partagez

Etats généraux de l’éducation:Liste des membres de la commission de supervision

altALAKHBAR(Nouakchott)-ALAKHBAR publie la liste des membres de la commission de supervision des travaux des ateliers des journées de réflexion sur l’éducation: 1-Diallo Ibrahima (Professeur de l’enseignement supérieur)
2-Abderrahmane Ould Youra (Professeur de l’enseignement supérieur)
3-Bilal Ould Hamza (Professeur de l’enseignement supérieur)
4-Mohamed Mokhtar Ould Sidina (Professeur de l’enseignement supérieur)
5-Khalil Ould Jiddou (Professeur de l’enseignement supérieur)
6-Moulaye Ahmed OuldHasni (Professeur de l’enseignement secondaire)
7-Sidi Ould Alaoui (Professeur de l’enseignement secondaire)
8-Cheikh Konaté (Professeur de l’enseignement secondaire)
9-Fatimata Bâ (Professeur de l’enseignement secondaire)
10-Mohameden Ould Bouka (Professeur de l’enseignement secondaire)
11-Mohamed Mahmoud Ould Moud (Inspecteur de l’enseignement fondamental)
12-Dah Ould Dadeya (Inspecteur de l’enseignement fondamental)
13-Mâh Mint Younouss (Inspectrice de l’eneignement fondamental)
14-Coulibaly Mansour (Inspecteur de l’enseignement fondamental)
15-Ahmedou Ould Radhi (Professeur de l’enseignemnt originel)
16-Hamoudi Ould Hamadi-Président -Prof Ens Sup (Doyen de FLSH).

Partagez

Le forum de la Commission africaine des droits de l´homme préoccupé par des pratiques discriminatoires en Mauritanie

altLe Forum de participation des ONG, réuni à Banjul (Gambie) du 19 au 21 octobre 2011 à l’occasion de la 50ème session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)

Considérant l’actuel recensement de la population débuté en mai 2001 avec pour objectif de mettre en place un système biométrique d’identification des citoyens ;
Préoccupé par les informations faisant état de pratiques discriminatoires exercées par les agents recenseurs à l’encontre des populations négro-mauritaniennes ; notamment des questions supplémentaires qui leur sont posées ayant trait à la religion, à la politique ou à leur généalogie, dans le but de contester leur nationalité mauritanienne ;
Considérant la multiplication des manifestations protestant contre ces pratiques discriminatoires ;
Considérant l’interdiction souvent arbitraire de ces manifestations et la répression brutale et disproportionnée par les forces de l’ordre contre les manifestants, en toute impunité ;
Préoccupé par les arrestations arbitraires des manifestants et les sévères condamnations pour « manifestation non autorisée » ;
Rappelant la décision du 11 mai 2000 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples faisant étant des violations massives des droits de l’homme et de discriminations perpétrées par les Autorités mauritaniennes contre les populations négro-mauritaniennes.
Le Forum de participation des ONG réuni à Banjul (Gambie) du 19 au 21 octobre 2011 à l’occasion de la 50ème session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
Recommande à la CADHP d’adopter une résolution appelant
Les autorités mauritaniennes à :

• Respecter strictement les dispositions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et notamment son article 2 sur la non discrimination ;

• Prendre toutes les mesures nécessaires pour que cessent immédiatement toutes les pratiques discriminatoires, notamment à l’occasion du recensement ;

• Respecter les dispositions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples relatives à la liberté d’expression et de réunion ;

• Prendre les mesures nécessaires pour que les éléments de forces de l’ordre, auteurs des violations des droits de l’homme soient poursuivis et jugés conformément aux dispositions de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Fait à Banjul le 21 octobre 2011

Partagez