Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Communiqué de l´IRA

altLe jeunes Abass Kane , originaire de la localité de Bagodine (45 Km de Kaédi), qui accompagnait  son père âgé de plus de 90 ans et aveugle, pour son enrôlement a été interpellé et détenu par la police, suite à un incident qui l’opposait au Chef Centre d’Enrôlement des populations à Kaédi. Le chef du centre d’enrôlement lui aurait demandé, sans aucun motif valable de sortir de la salle, laissant son père derrière lui, ce que Abass a naturellement refusé. Aujourd’hui (17 décembre 2011), les militants du mouvement Touche pas Ma Nationalité à Kaedi, sont sortis pacifiquement demander la libération, sans condition, de leur ami Abass Kane. La police, à coup de gaz lacrymogène et de matraques a violemment réprimé cette manifestation. Plusieurs manifestants ont été arrêtés et d’importants dégâts matériels constatés.Le marché de la ville est également fermé et la police occupe toutes les grandes artères de la ville.

Devant la gravité de la situation, l’IRA Mauritanie :

– Condamne fermement l’usage de la violence contre des manifestants pacifiques,
– Réitère sa solidarité et son attachement au combat pacifique mené par les militants de Touche Ma Nationalité,
– Exige la libération immédiate et sans condition du jeune Abass Kane ainsi que des autres personnes arrêtées,
– Recommande une enquête, afin de situer la responsabilité de la police, dans la répression aveugle, contre les jeunes manifestants,
– Rappelle l’exigence d’une solution au processus d’enrôlement, intégrant la totalité des revendications posées par le mouvement Touche Ma Nationalité,
– Recommande l’arrêt du processus d’enrôlement et l’ouverture des commissions aux communautés exclues,
– Tient l’État mauritanien responsable de tout débordement, dû à l’exclusion et la discrimination. 

  La Commission Communication

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Déclaration du PLEJ

altLe Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ) condamne avec force l’arrestation d’Abass Kane et les agissements des forces de l’ordre. Le rôle justement des forces de l’ordre est de protéger les citoyens non pas de semer le désordre et de matraquer sauvagement des manifestants pacifiques qui ne font que faire prévaloir leurs droits constitutionnels. Il profite de l’occasion pour dénoncer la répression violente contre les Jeunes de « Touche pas à ma Nationalité » qui manifestent pacifiquement pour la libération de leur camarade arrêté arbitrairement dans un centre d’enrôlement à Kaédi.

Il  exige la libération immédiate et sans condition de Abass Kane.

Tient Mohamed Ould Abdel Aziz responsable de tout débordement dû à sa politique de répression.

 Il réitère son soutien aux jeunes de « Touche pas à ma Nationalité »  dans leurs manifestations pacifiques.

La commission de communication du PLEJ.

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Kaëdi: communiqué de Touche pas à ma nationalité

altSuite à une altercation avec le chef du centre d’accueil des citoyens de Kaédi, M. Abbas Kane, qui accompagnait son père venu s’enrôler, s’est retrouvé injustement emprisonné sans même que la police et encore moins la justice n’aient pris la peine d’écouter sa version des faits.  Cela en raison de la règle tacite qui dit que le noir a toujours tort. L’emprisonnement d’Abbas Kane montre donc d’une manière évidente que la justice mauritanienne, inféodée à un pouvoir exécutif raciste, est au service d’une seule communauté. Ce cas vient s’ajouter à bien d’autres pour signifier que les vexations et les humiliations à l’égard des noirs continuent de plus belle à la faveur de l’enrôlement. 

 La mauvaise foi des autorités décidées à exclure les noirs a poussé une fois de plus les jeunes de “touche pas à ma nationalité” à manifester à Kaédi. la police dressée pour réprimer et tuer les noirs a attaqué les manifestants désarmés à coups de grenades lacrymogènes avec un usage excessif.

Devant cette situation,le mouvement “Touche pas à ma nationalité” condamne cette violence de la police à l’encontre de ses militants et réaffirme sa volonté de ne jamais reculer face à ce pouvoir raciste fondé sur le mensonge et l’injustice.

Par la même occasion, nous dénonçons le comportement du gouverneur de Kaédi qui, par sa volonté de dresser les communautés noires( peuls et soninké) les unes contres les autres est désormais à nos yeux indigne d’ occuper la fonction administrative qui est la sienne. Cette attitude irresponsable et dangereuse montre une fois de plus que la question de l’unité nationale est le dernier des soucis du régime du général Ould abdel aziz 

 Devant le peuple mauritanien opprimé nous réaffirmons notre engagement de lutter contre ce système raciste qui est appelé à disparaître.

 Non à l’arbitraire, Non à l’injustice et non à la tyrannie !   

 Abdoul Birane Wane-Coordinateur de TPMN

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Kaédi: Affrontements entre TPMN et forces de l’ordre

altALAKHABR (Nouakchott)- Pour exiger la libération de leur camarade, Kane Abasse, des militantes du mouvement Touche pas à ma nationalité affrontent en ce moment (12 : 27 GMT), à Kaédi, les force de l’ordre, apprend-on de source locale. Kane Abasse, selon Abdoul Birane Wane, coordinateur du mouvement, a été interpelé, il y a trois jours, par la police suite à une altercation qui l’opposait à un chef de centre d’enrôlement des populations à Kaédi.
Kane Abasse, originaire de Bagodine, à une quarantaine de kilomètres de Kaédi, voulait assister son père, âgé de 96 ans et aveugle, qui se faisait enrôler. Ledit chef de centre lui aurait demandé de sortir. Mais, devant le refus de Abasse d’obtempérer, une altercation s’en est suivie, puis Abasse conduit au commissariat.

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Dioudé – Dièry subit les foudres de l’administration locale

altLa localité de Dioudé – Dièry, commune de Bababé vit une situation très difficile à cause de certaines décisions mal pensées de l’administration locale. Les habitants pensent qu’ils sont victimes d’un complot qui déploie ses ailes en sourdine. D’abord le poste de santé acquis avec labeur et dévoiement de ses fils a été fermé il y a trois ans sur une décision du médecin chef appuyé par le hakem de l’époque parce que tout simplement celui – ci s’était querellé avec l’accoucheuse en service sur une histoire sans importance de primes à l’occasion d’une journée de vaccination. Depuis les femmes enceintes et les enfants atteints de paludisme souffrent.

 Une décision mal comprise surtout quand on sait que cette localité est un carrefour de plusieurs petits villages dont les citoyens se rendaient massivement dans le poste. Comme cela ne suffisait pas à leur peine, au cours de cette année scolaire, l’inspection départementale de l’enseignement fondamental a procédé à l’affectation de deux enseignants coup sur coup si bien qu’aujourd’hui l’école est en passe de fermer.

 Les notables ont contacté le préfet mais aucune solution n’a été trouvée à nos jours. Plus grave encore, l’autorité administrative bloque l’exploitation d’un périmètre agricole dans le cadre de l’insertion des rapatriés qui ont signé un protocole d’accord avec les villages d’accueil et environnants sur les terres de ses derniers.

Quand on remonte plus loin, on constate que l’administration locale avait confisqué l’espace vitale de la localité et procédé à des lotissements pour des tierces personnes sans le moindre souci d’équilibre. Certainement d’autres sentences plus graves sont encore à venir. Tout cela concoure à accélérer le sentiment de rejet d’une administration qui n’a jamais servi cette population du sud du pays qui continue à vivre dans une sorte d’apartheid non déclaré.

 Une lettre ouverte a été adressée au Président de la République mais aucune amélioration n’a été faite. En ce moment le sentiment est à la consternation en attendant la prochaine goutte qui va sûrement cette fois –ci faire déborder la vase. Car ici également y’en a marre !

 Yero Amel Ndiaye

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