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Affaire Raja : Bedr libéré et l’affaire classée “sans suite”
Le parquet de Nouakchott a ordonné la libération de Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, après versement d’une amende de 50 000 ouguiyas (130 euros), dans “l’affaire Raja”, a-t-on appris de sources fiables. Le Procureur de la République a pris cette mesure suite au retrait de la plainte par le père de Raja contre le fils du Président de la République, ajoutent les mêmes sources
Le Parquet a fait signer à Bedr Ould Abdel Aziz un “procès verbal correctionnel”.
Les deux autres prévenus (Zeine Abidine Ould Chaafi et Rachid Kattab) après être entendus par le parquet dans “l’affaire Raja”, ont été également remis en liberté avec paiement du même montant et le dossier a été classé sans suite .
La jeune fille, Raja Mint Weiss, est toujours entre les mains des médecins dans une Clinique au Maroc.
ALAKHBAR
Anti-enrôlemet : 51 groupes de Rap rejoignent TPMN
ALAKHBAR (Nouakchott)- “On refuse.” C’est le slogan brandi par 51 groupes de Rap, qui ont fait leur adhésion au mouvement Touche pas à ma natiolité, qui lutte contre l’enrôlement «raciste» des populations en Mauritanie. L’occasion était célébrée à travers un concert de Hip hop organisé dans la soirée du mercredi 25 janvier, à Nouakchott à l’espace ‘’Terrain Camara’’, situé à qulques encablures du Carrefour Yoro Sarr, dans le 6ème arrondissement. Etaient présents, Abdoul Birane Wane, cordinateur de TPMN, des membres de son mouvement et d’autres amateurs du Rap, des jeunes en majorité. «On refuse, parce qu’il y a beucoup de discrimination. On refuse, parce qu’il y a trop d’injustice. On refuse, parce qu’on demande égalitité entre noirs et blancs de Mauritanie», a conficé, à Alakbar, Khally Diallo, un des quatre cofondateurs de mouvement On refuse.
«Nous avons choisi TPMN qui défend le peuple mauritanien oprimé ; nous nous considérons une branche de ce grand arbre que constitue TPMN. Nous sommes là pour lui donner un nouveau souffle : C’est-à-dire, un engagemenet, sans faille, à ses côtés pour l’accompagner dans son action de sensibilisation et faire, à notre tour, du porte-à-porte pour expliquer au citoyen mauritanien ses droits et devoirs», a ajouté Khally Diallo. A noter que le public a écouté la prémière version de «On refuse», en tant que son musical. «Il y aura prochainement les versions deux, trois. En effet, chaque version sera chantée par 16 rappeurs du mouvement On refuse», a conclu Khally Diallo.
Affaire Raja: L´interpellation du fils du président mauritanien
ALAKHBAR (Nouakchott)- Bedr Ould Abdel Aziz, fils du président mauritanien, a été entendu ce matin par la police après être accusé d’avoir ouvert le feu sur la jeune fille Raja Mint Weiss Ould Esyadi. L’incident qui a commencé d’une plaisanterie est survenu à Tevragh Zeina(Nouakchott ) dans la nuit du samedi à Dimanche. Bedr passe un coup de téléphone à son ami Zeine Abidine Ould Chafi qu’il invite à faire un petit tour de la ville. Le fils du président était avec Rachid, un ami marocain. Les deux garaient leurs véhicules devant la villa de la famille Chafi, ont déclaré des sources concordantes. Après quelques instants d’attente, le troisième du groupe fait son apparition. Zeine Abidine Ould Chafi s’engouffre dans la voiture. Direction l’appartement de Rachid, sur la route de Nouadhibou. Bedr Ould Abdel Aziz et Zeine Abidine Ould Chafi devaient déposer le marocain avant d’entamer leur tournée. Mais au moment de démarrer, le téléphone de Zeine Abidine Ould Chafi sonne. Il décroche et retrouve au bout du fil sa copine Raja Mint Weiss Ould Esyadi. “Je ne suis pas loin de chez vous. Je t’attends donc », s’échangent les deux. Un instant après, une voiture s’arrête près de celle des trois amis et une jeune fille descend.
Raja Mint Weiss Ould Seyad était sans doute habituée au groupe, d’où est vite partie une plaisanterie : Bedr Ould Abdel Aziz, détenant un pistolet silencieux, lance :«Si je tirais sur toi !», s’adressant à Raja. «Je suis une guerrière de sang ; je n’ai pas peur des balles…», réplique Raja qui n’aura pas le temps de terminer sa phrase, Bedr avait déjà appuyé sur la gâchette. Alors , la balle perce la poitrine de Raja, avant de se loger dans ses poumons.
Sur le coup, elle s’écroule et le groupe l’évacue d’urgence au CHN pour des soins intensifs, ajoute une infirmière qui était de la permanence.
Et la même source d’indiquer que la vie de la fille est en danger et elle devait subir une opération pour que la balle soit enlevée afin qu’elle puisse être évacuée à l’étranger.
Ça bouge dans les hautes sphères militaires
Le président Aziz pousse de petits pions avant de faire bouger les grands. La rumeur a mainte fois couru sur un changement au sein de la haute hiérarchie miliaire. A chaque fois on annonçait des départs dans les commandements et tout retombe comme un soufflet. Cette fois, c’en est une autre rumeur qui a fini par se réaliser avec à la clé, une simple permutation entre les généraux Békrine devenu DG de la sûreté et le Général Hadi rétrogradé au rang de Sg de la défense. Est-ce le début d’un changement dans les rangs de cette élite de l’armée coiffée par des généraux ?
Suffisant aussi pour ouvrir la voie à toutes les interprétations sur les rapports entre les hommes dont les humeurs peuvent être à l’origine de changement de positions. Il y a des signes qui ne trompent. Quand les pions commencent à bouger, il faut craindre des glissements capables d’engendrer des bruits de bottes. Ce frémissement intervient dans une période tendue où les unités de l’armée sont en mouvements dans les fronts du combat contre Aqmi. Mais aussi dans un climat politique des plus troubles. Les changements peuvent toujours en appeler d’autres. Il faut pour le moment atténuer la dose de ces rumeurs à tout va pour se contenter de parler de simple passation de témoin. Militairement mais généralement …
Amadou Diaara- Le Rénovateur
Total : victime collatérale de la brouille entre le Qatar et la Mauritanie
Pourquoi la visite de quelques heures qu’a effectuée il y a une semaine à Nouakchott, l’émir du Qatar s’est-elle terminée en «queue de chameau», s’interroge aujourd’hui encore la presse mauritanienne ? Certains ont vu dans le départ précipité de Cheikh Hamad al-Thani les conséquences d’une «prise de bec» avec le président Ould Abdel Aziz, à qui l’émir aurait donné des leçons un peu trop insistantes en matière de démocratisation, et de respect des droits de l’homme. Une source proche de la multinationale française raconte : «L’émir a voulu donner certaines directives au président Abdel Aziz, usant d’un ton quasi comminatoire, et menaçant d’utiliser sa chaîne al-Jazeera pour faire éclater une révolution en Mauritanie, comme en Tunisie et en Egypte. Le chef de l’Etat mauritanien, un militaire, a alors explosé, et a congédié l’émir». Celui-ci quitta Mouakchott sans être escorté à son départ de l’aéroport….
Peu après, le ministère du pétrole mauritanien a fait savoir à Total que si Qatar Petroleum restait partenaire dans le marché de prospection remporté récemment par Total, «et bien la Mauritanie çà ne l’intéressait plus», ajoute la source.
Le 6 janvier, Total a annoncé avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes, au terme desquels Total a acquis une participation de 90% dans deux blocs, l’un en mer à 140 km de la côte, l’autre dans le désert du Sahara. Total est présent en Mauritanie depuis 2005, et explore, aux côtés de son partenaire Qatar Petroleum International, le bassin de Taoudéni situé à 800 km de Nouakchott dans le désert.
Pourquoi Total est-il associé avec le Qatar en Mauritanie ? «Parce que le Qatar exige de Total, comme d’autres compagnies, que celles-ci l’associent à leurs projets de développements à l’étranger. C’était une condition pour que Total remporte des marchés au Qatar», nous a affirmé un cadre du groupe pétrolier.
Après avoir «accusé le coup», Total cherche maintenant à «faire revenir le président mauritanien sur son coup de sang». Sollicité, un représentant de Total au siège parisien nous a déclaré n’avoir «aucun commentaire à faire».
Cette brouille illustre l’agacement que suscite l’activisme du Qatar dans les pays arabes, depuis les révolutions soutenues par le richissime émirat gazier (voir Le Figaro du 12 janvier).
Georges Malbrunot– LE FIGARO
(Crédit : AFP).





