Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Grève estudiantine : Quand le racial s’y mêle

altLe syndicat national des étudiants mauritaniens (SNEM), qui regroupe en majorité des étudiants négro-mauritaniens, croit fermement que la grève estudiantine a pris des relents raciaux certains avec les dernières arrestations qui n’ont visé que l’élément noir. Hier, plusieurs mères de cette frange étaient devant le commissariat du Ksar 1 pour réclamer la liberté pour leurs filles incarcérées.

Plusieurs femmes négro-mauritaniennes avaient pris d’assaut hier, mercredi 15 février 2012, le commissariat du Ksar 1 pour exiger la libération de leurs filles, des étudiantes incarcérées suite à une marche de protestation organisée par plusieurs syndicats d’étudiants.

Au total quatre filles seraient détenues dans des conditions inhumaines, selon la déclaration de plusieurs partis et organisations des droits de l’Homme. Cette image de mères noires réclamant la liberté pour leurs filles était assez suffisante aux yeux de plusieurs observateurs pour relever la nature sélective et raciale des arrestations qui ont été opérées. Parmi les mères présentes, une activiste des droits de l’Homme, Lalla Aïcha qui trouve que la liberté d’expression et de manifester reste encore un vœu pieux dans un pays où les réflexes sécuritaires hérités des époques d’exception, sont encore vivaces. Selon elle, les doléances des étudiants étaient légitimes et ne méritaient pas une telle charge de violence telle celle déployée à leur encontre.

Il faut souligner que la grève estudiantine, qui avait pris racine à l’Institut supérieur de recherches et des études islamiques (ISERI) s’est rapidement élargie à l’Université de Nouakchott et à la nouvelle Université islamique d’Aïoun. Le malaise du monde académique et scolaire, avec les remous signalés à Tidjikja, a été à l’origine du mouvement de protestation lancé par deux syndicats d’étudiants, l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM), de sensibilité islamique et le SNEM. L’arrestation d’une vingtaine d’étudiants, suite aux clashs qui avaient opposé la semaine passée les forces de l’ordre et les manifestations, a été suivie en effet mardi dernier par une marche de protestation initiée par plusieurs syndicats d’étudiants pour réclamer la liberté pour leurs camarades.

La marche organisée devait s’ébranler vers l’Assemblée nationale pour interpeller les élus du peuple sur la situation de leurs camarades incarcérés et la décision du conseil de discipline de l’Université d’exclure certains étudiants. Mais la police est intervenue d’une manière musclée pour les en empêcher. La répression qui s’est abattue sur cette marche a été jugée par le SNEM de sélective dans la mesure où les huit étudiants arrêtés suite à ce remous sont tous Négro-mauritaniens. Parmi les étudiants arrêtés, figureraient quatre jeunes filles, dont Kadiata NGaïdé, Secrétaire général adjointe du SNEM et une autre jeune fille du nom de Kadiata Malick Bâ, qui aurait subi des tortures inhumaines au commissariat de Dar Naïm 2 où elle est détenue, selon le parti Union des forces du progrès (UFP).Il faut rappeler que la police dans ses actions musclées auraient dépassé, selon les observateurs, sa mission de maintien d’ordre pour se muer en milice en zone de non droit.

L’essentiel des étudiants arrêtés dans la première comme dans la deuxième vague seraient des meneurs que les services de sécurité auraient minutieusement sélectionnés dans le dessein de démanteler les syndicats auxquels ils sont affiliés. Beaucoup d’entre eux auraient été battus, violentés et extirpés manu militari de leurs domiciles familiaux, en violation des dispositions de la loi sur l’inviolabilité des domaines privés sans mandat judiciaire. Cette scène apocalyptique a poussé certains leaders du SNEM à croire à une intention délibérée du pouvoir de les décapiter.

Selon eux, les autorités actuelles ont rappelé pour cette nouvelle épuration, des officiers de police qui s’étaient distingués durant le pogrom des années 89-92 pour leur art “à mater du noir “. Certains de ses policiers encore en service traîneraient, selon la déclaration du SNEM, un passé de tortionnaires.

A été évoqué également dans cette répression, le rôle des ex-officiers aujourd’hui promus chefs des agences de gardiennage et qui se seraient constitués en milices armés chargés d’apporter leur expérience aux services de sécurité. La particularité de cette grève étudiante est qu’elle a été soutenue par des mouvements qui luttent pour les droits de l’homme, notamment l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et Touche pas à ma nationalité (TPM).

JOB.L´AUTHENTIQUE

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Boubacar Ould Messaoud : SOS Esclaves dénonce “les arrestations sélectives

altLe président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud a signalé, hier samedi, lors d’une conférence de presse à Nouakchott, que le pays a adopté des lois incriminant les pratiques de l’esclavage, et que des efforts ont été consentis par le gouvernement dans ce sens, comme la traduction de certains auteurs de ce “crime” devant la justice.

Il a aussi dans le même temps fustigé les déclarations du Président Ould Abdel Aziz, dans lesquelles il a démenti l’existence de l’esclavage en Mauritanie. En considérant que ces déclarations sont “inexactes”

Boubacar Ould Messaoud a condamné énergiquement les arrestations de 31 étudiants, dont huit filles survenues ces derniers jours sur fond de mouvement estudiantins. Il a déploré le caractère « sélectif » des ces arrestations qui, selon lui, ont visé des étudiants noirs.

“Sos Esclaves n’est pas une organisation de Harratines, de Pulars, de bambaras ou de soninkés, nous sommes une organisation de mauritaniens qui lutte contre toutes les formes de racismes”, a-t-il déclaré. “C’est pourquoi aujourd’hui, nous dénonçons ce qui se passe pour les jeunes étudiants qui sont tous des noirs. Nous voulons que ca soit dit. Nous dénonçons les arrestations sélectives d’étudiants noirs”, a souligné Ould Messaoud.


NOORINFO

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Communiqué du TPMN: une répression raciste

altDepuis plusieurs semaines les étudiants de l’université de  Nouakchott vivent une répression violente. Ce qui était une grève d’étudiants motivée par des revendications légitimes est aujourd’hui transformée en une chasse aux noirs. Depuis une semaine le régime raciste s’appuyant sur sa police politique brutale a déployé tous ses moyens pour frapper sans distinction tout ce qui  est noir. Des dizaines d’étudiants noirs sont arrêtés parmi eux des filles maintenues dans des conditions inhumaines . 

Aujourd’hui la situation est claire, des forces de sécurité composées dans leur commandement de la seule communauté arabo-berbère répriment de manière raciste les étudiants noirs.

 Dans ces conditions “Touche pas à ma nationalité” dénonce avec énergie la répression qui s’abat sur les négro-Mauritaniens comme pendant les années de braise. Une fois de plus l’Etat Mauritanien organise et planifie la répression d’une partie de sa population comme en 1989.

Devant cette situation inquiétante ,”Touche pas à ma nationalité” appelle tous les mauritaniens épris de justice et d’égalité et toutes les organisations à l’intérieur et à l’extérieur à se mobiliser pour dire non à cette répression contre les noirs et exige :

  -la libération des étudiants détenus 

  – la réintégration des étudiants exclus sans raison 

  -la poursuite judiciaire des responsables de la répression 

 Tous ensemble pour la résistance!

Nouakchott le 18 février 2012

TOUCHE PAS A MA NATIONALITÉ

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Etudiants détenus: sit-in devant le Palais de la Justice

altALAKHBAR (Nouakchott) – Dizaines des étudiants se manifestent en ce moment devant le Palais de la Justice pour réclamer la libération de leurs collègues détenus. La police anti-émeute avait réprimé le matin une manifestation organisée par l’UNEM en solidarité avec une vingtaine des étudiants membres du SNEM, détenus depuis la semaine dernière.

La Police a arrêté le secrétaire général de l’UNEM, Mohamed Salem Ould Abidine ainsi que 3 membres du bureau avant de procéder à leur libération.

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Ba Mamadou Alassane : «Abandonnez Aziz et consorts, et votez la COD»

altALAKHBAR (Sélibaby)- Le président en exercice de la COD, Ba Mamadou Alassane a affirmé que tout au long de notre tournée dans la Vallée, nous avons demandé trois choses aux populations : nous leurs avons demandé d’abandonner Ould Abdel Aziz et de ne plus soutenir ceux qui sont avec lui, mais également de voter la Coordination de l’opposition démocratique.

«Mohamed Oul Abdel Aziz, s’est justifié Ba Alassane, a sombré le pays dans une crise politique, économique, sociale, religieuse et morale. Et ceux qui le soutiennent ne le font pas par conviction, mais pour s’enrichir et défendre des intérêts purement égoïstes.»

Quant à l’opposition, «il faut la soutenir, car elle a, depuis des décennies, montré qu’elle constitue une force crédible en bravant l’injustice et la prison», a-t-il conclu.

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