Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Epuration ethnique contre les négro mauritaniens : Un ancien président mauritanien dans le collimateur de la justice belge

altEn 1990, Idy Yero était second maître de la Marine nationale mauritanienne. Le 27 novembre, il fut arrêté, conduit sur la base militaire d’Inal, déshabillé et ligoté. C’est là qu’il rencontra un autre militaire, Abdoulay Hamath Diop, qui avait subi le même sort. Torturés et humiliés, les deux hommes assistèrent aux mauvais traitements infligés à plusieurs compagnons de cellule : brûlures au fer rouge, yeux arrachés, écartèlement entre deux voitures… Ils furent également témoins de la pendaison de 28 prisonniers négro mauritaniens, et de l’abandon de leurs corps dans des fosses communes.

Etant depuis lors réfugié en Belgique et ayant acquis la nationalité belge, M. Idy Yero a fait cause commune avec son ancien compagnon de cellule Abdoulay Hamath Diop, et avec l’Association d’aide aux veuves et orphelins de militaires mauritaniens (AVOMM) qui a son siège en France et il a saisi la justice belge sur base de la loi de compétence universelle. La plainte, déposée auprès de la juge d’instruction Sophie Huguet, vise le colonel Ould Sid’Ahmed Taya, qui était à l’époque président du Comité militaire de salut national et président de la république islamique de Mauritanie. Aujourd’hui réfugié au Qatar, il est accusé de crime contre l’humanité et génocide.

En vertu de la loi belge de 1999, relative à la répression des violations graves du droit international humanitaire, la juge d’instruction belge compte envoyer une mission rogatoire en Mauritanie.

L’avocat des plaignants, Me Libert, rappelle qu’au cours de la période 1989-1992 les membres de certains groupes ethniques appelés «négro mauritaniens » furent opposés aux Mauritaniens d’origine arabo-berbères, souvent qualifiés de « Maures ».

C’est en avril 1989 que des incidents frontaliers entre éleveurs mauritaniens et cultivateurs sénégalais avaient enflammé la région voisine du fleuve Sénégal. Les autorités mauritaniennes, sous la présidence du colonel Ould Taya, décidèrent d’expulser non seulement les Sénégalais mais aussi les Mauritaniens appartenant aux ethnies noires. Plus de 50.000 personnes, faisant l’objet d’une véritable épuration ethnique, furent chassées vers le Sénégal dans des conditions très violentes : biens pillés, femmes violées, villages encerclés de nuit par les militaires tandis que les deux tiers de l’armée mauritanienne étaient déployés le long du fleuve. En outre, la publication du manifeste des FLAM (Forces de libération africaine de Mauritanie) et la crainte d’un coup d’Etat par des officiers noirs déclencha au sein de l’armée une épuration qui visa des centaines de militaires négro africains.

Colette Braeckman

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Mega-meeting de l’opposition : Du poisson contre le poison de la COD

La grande marche de la COD a eu lieu. L’appel à la mobilisation lancé par la coalition des partis de l’opposition a été largement entendu.Ce fut un ras- de-marée aux alentours de la mosquée marocaine où des milliers de personnes se sont rassemblées pour écouter les discours et slogans des partis de l’opposition.L’ambiance rappelle les grandes occasions politiques.Les grandes figures de la contestation du pouvoir de Ould Abdel Aziz se sont données rendez-vous pour cette messe dont « l’objectif est de mettre à nu les mensonges et les montages du régime qui cherche à détourner l’attention des populations  sur ce qu’ils qualifient de situation sociale, politique et économique sans précédant que le pays connaît depuis une longue période ». Le cadre était bien circonscrit pour une opposition enflammée de monter sur ses chevaux de bataille devant des foules nombreuses venues de tous les quartiers notamment populaires. Le pouvoir qui s’était aussi préparé pour une telle « manifestation de déstabilisation » a usé de ses méthodes pour saper cette démonstration de force de la COD. Des centaines de bus ont été immobilisés dans le parc du CSA pour provoquer une crise dans le transport des cars desservant les axes des quartiers périphériques de la capitale. Une distribution de poissons et de produits alimentaires a été organisée le jour de la marche au profit des populations, pour les occuper aux besoins vitaux. Des embouteillages monstres auraient été créés à tous les carrefours de la Capitale pour permettre d’empêcher les manifestants, venus de la périphérie, d’accéder à l’itinéraire de la manifestation. Un ordre aurait été donné par ailleurs aux membres des brigades de la Police Routière pour bloquer ces bus chargés de transporter les manifestants vers le lieu de regroupement. Mais la mayonnaise, n’a apparemment pris que de moitié. Le meeting aura au moins permis à la COD de tenir sa promesse et ce à la veille de la visité du président Aziz à Nouadhibou.
Cette marche pacifique qui devait se poursuivre jusqu’au crépuscule vise à protester contre la situation politique, économique et sociale du pays. Composée d’une douzaine de partis politiques, la COD veut également dénoncer « l’incurie du pouvoir, le blocage politique, le pillage des ressources nationales, la persistance des grandes tares de la société mauritanienne » et demander la démission du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Tous les ténors de l’opposition mauritanienne ont pris part à cette manifestation. L’Ira qui avait indiqué la veille ne pas aller à cette marche, a finalement décidé de participer, avec des militants brandissant des banderoles évocateurs de combat contre l’esclavage. Selon d’autres sources qui ont suivi cette marche, on rapporte que les services de l’Etat se sont entièrement mobilisés pour faire échouer la marche. Des instructions auraient été donnés aussi aux gérants des boutiques Emel 2012 de distribuer gratuitement des dattes et du poisson. La mesure vise le captage des habitants des quartiers périphériques pour les empêcher d’aller à la Marche.


Amadou Diaara –LE RÉNOVATEUR.

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Côte d´Ivoire: Guillaume Soro, nouveau président de l´Assemblée nationale(officiel)

altYamoussoukro (Côte d`Ivoire) – L`ex-Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a été élu lundi à Yamoussoukro (centre), sans surprise et à l`unanimité, nouveau président de l`Assemblée nationale, une première depuis dix ans en Côte d`Ivoire, a constaté un journaliste de l`AFP.M. Guillaume Soro, élu de la circonscription de Ferkéssédougou (nord), était le seul candidat en lice. Un remaniement ministériel est prévu dans les prochains jours, après la démission jeudi de M. Soro et de son gouvernement intervenu trois mois après les législatives de fin 2011.Le camp de l`ancien chef d`Etat Laurent Gbagbo avait boycotté ce scrutin remporté à la majorité par le parti du président Alassane Ouattara.

Selon un communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) proclamant les résultats définitifs, le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara a obtenu 138 des 253 sièges, soit 54,54%.Le nombre total de sièges à pourvoir était de 253 au lieu des 255 prévus en raison de violences dans deux circonscriptions.Le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI) de son allié, l`ancien président Henri Konan Bédié, a remporté 86 sièges (34%).Les candidats indépendants arrivent en troisième position en détenant 17sièges (6,72%).L`organisation fin février des législatives partielles après le premier scrutin du 11 décembre 2011, vise à mettre en place une nouvelle Assemblée nationale en Côte d`Ivoire, destinée à clore la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts.Le nouveau président de l`Assemblée nationale est le deuxième personnage de l`Etat et dauphin constitutionnel.


Abidjan.net

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La marche de l’opposition mobilise le Tout-Nouakcott

altPrévue pour s’ébranler à 15H à partir de la nouvelle maison des jeune, ce n’est qu’après la prière du Açr, que la marche autorisée de l’opposition fera ses premiers pas en direction de la place faisant face à la grande mosquée dite Ibn Abbass. Au premier rang des marcheurs venus en nombre impressionnant, les leaders de la COD. Interrogé par le reporter de l’ANI, le président du parti Tewassoul dira: «Le but de notre marche est de dire à Aziz de quitter le pouvoir dans notre pays, qu’il est temps pour les Mauritaniens de pratiquer une véritable démocratie qui leur permet de choisir ses dirigeants et les responsables de ses affaires !».
Et le député RFD, Mohamed Mahmoud Ould Ematt de renchérir: «Nous sommes venus pour dire au Pouvoir de dégager maintenant que nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de réformes sous régime».
Des mots qui résument bien la détermination de la COD et de ses milliers de militants et de sympathisants, visiblement déjà chauffés à bloc avec leurs slogans de «Non à la marginalisation des jeunes», «Oui pour le départ d’Aziz» à aller de l’avant.
Non loin de là, les hommes en gris du GSSR, dont une colonne de véhicules se charge d’avoir à l’œil les marcheurs, ont pris position pour empêcher les débordements, sachant que l’itinéraire est tout tracé: «Nouvelle Maison des Jeunes-Polyclinique-maison de la Culture-Avenue Jeman Abdel Nasser-Place de la mosquée Ibn Abbass».
Mais déjà, d’autres militants de l’opposition attendent les marcheurs ici et là pour prendre le mouvement en marche, plusieurs automobilistes garant leurs véhicules sur des trottoirs plus éloignés pour rallier la marche, à pied ou la contempler de plus près.

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Université:”Le ministre est derrière tous les problèmes pour des fins personnelles”dixit UNEM

altALAKHBAR (Nouakchott)-Le Secrétaire général du syndicat estudiantin , l’UENM, voit “la main du ministre dans tous les problèmes qui secouent en ce moment l’Université de Nouakchott, allant de la militarisation de l’établissement jusqu’au report de la réélection du recteur, tout cela pour des fins purement personnelles.” Mohamed Salem Ould Abidine a ajouté que le ministre doit revoir son comportement “regrettable avant qu’il ne soit balayé par la colère des étudiants”. Une colère qui , rappelle-t-il, “entre dans sa troisième journée le 18 mars prochain pour exiger toujours la réouverture complète” de l’ISERI, institut des études et des recherches islamiques. Les étudiants promettent aussi de “faire échoué les examens qui devront avoir lieu le 11 mars courant. Ils précisent que “des examens sincères ne pourront avoir lieu dans cette situation de militarisation des établissements universitaires.”

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