Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La Mauritanie attend le retour de ses ‘derniers’ réfugiés au Sénégal

ALAKHBAR (Nouakchott)-Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, se rendra dimanche prochain à Rosso-Mauritanie, où il devra accueillir le “dernier” contingent des mauritaniens, qui s’étaient réfugiés au Sénégal depuis les événements de 1989.

Après le retour, hier, de 200 réfugiés, l’opération de rapatriement volontaire, décidée par la Mauritanie, le Sénégal, et le Haut Commissariat des refugiés, prendra officiellement fin le 25 mars 2012.

Cependant, des ONG mauritaniennes de défense des droits de l’Homme dénoncent les “mauvaises” conditions d’accueil dans lesquels “se trouvent” les ex-réfugiés, qui sont de retour dans leur pays. Ces derniers déplorent la “spoliation” de leur terre, et évoquent des “difficultés liées au rétablissement” de leurs pièces d’état civil.

Les ONG soulignent aussi que l’opération de rapatriement “ne concerne pas les mauritaniens qui se sont réfugiés au Mali” suite aux mêmes événements. Le nombre de ces derniers n’est cependant pas chiffré du fait d’absence d’organisation par rapport à ceux qui étaient expulsés au Sénégal, lesquels sont regroupés en associations locales et régionales, pour défendre leurs droits.

D’autre part, certains refugiés, restés à Dagana(Sénégal), refusent de rentrer en Mauritanie ; ils accusant les autorités de Nouakchott de vouloir “leur imposer, la Vallée (régions du sud de la Mauritanie) comme unique destination”. Alors qu’ils veulent retourner à Nouakchott, la capitale politique ou à Nouadhibou, la capitale économique, où ils travaillaient au moment du déclanchement du conflit en 1989 entre le Sénégal et la Mauritanie.

Récemment, lors d’un déplacement à Nouadhibou le 13 mars 2012, le président Ould Abdel Aziz, s’attaquant à l’opposition mauritanienne qui demande son “départ immédiat” du pouvoir, affirmait : “Certains de ceux qui tentent de l’exploiter (le passif humanitaire) aujourd’hui seraient impliqués dans l’exécution et la traque de groupes mauritaniens comprenant des frères et collègues à nous dans l’armée.” Les regards aussitôt tournèrent vers Ely Ould Mohamed Vall, directeur de la sûreté nationale à l’époque des événements. Ely, président de la transition de 2005, venait d’accuser son cousin, Ould Abdel Aziz, d’avoir organisé ‘’une rébellion pour confisquer’’ le pouvoir en août 2008. Ould Abdel Aziz avait renversé Sidi Ould Cheikh Abdallah, le premier président mauritanien démocratiquement élu.

Vingt quatre heures plus tard, le 14 mars, le président Ould Abdel Aziz est revenu sur ses propos. Répondant à une question d’ALAKHBAR,il a affirmé que le dossier du passif humanitaire “est déjà clos, parce que sa solution est venue des victimes elles-mêmes”. Des montants ont été versés aux ayants droit, une prière a été effectuée en la mémoire des victimes, et un pardon, au nom de la Mauritanie, a été demandé aux parents des disparues.»

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Déclaration du TPMN sur le discours du Général-président à Nouadhibou

altTPMN a suivi avec beaucoup d’intérêt la sortie folklorique à la Dadis Camara du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz lors de son meeting à Nouadhibou. Sans nous attarder sur le contenu, peu orthodoxe pour un Chef d’Etat, du discours qui passe à côté des préoccupations des Mauritaniens , TPMN relève, néanmoins, une digression se rapportant au passif humanitaire lancée sous le sceau de la passion à travers une allusion à l’adresse de ceux qu’ il accuse d’avoir orchestré, ordonné ou commis des crimes de sang à une très large échelle contre la composante négro-mauritanienne de la population du pays. Les criminels en question ne sont autres que les génocidaires des années 80- 90. Les auteurs de ces atrocités sont, du reste, connus de tous. Et pour rafraîchir les souvenirs de Aziz, ces « présumés » criminels sont encore et toujours assez actifs dans l’appareil sécuritaro-militaire et administratif en Mauritanie.

Sans avoir le courage de les nommer ou de dévoiler les secrets officiels de la plus cruelle des manipulations chauvines des instigateurs, ni celui d’ordonner que soit diligentée une nouvelle enquête impartiale et objective sur ces faits graves, Monsieur Ould Abdel Aziz s’est empressé, comme d’habitude, de se targuer d’avoir essayé (maladroitement d’ailleurs) de solder la question du passif humanitaire par une prière de l’absent organisée à Kaedi, un discours de pardon et des indemnisations plus humiliantes encore que symboliques, accordées, sur des bases sélectives et souvent clientélistes, aux ayant droits des victimes. Comme d’habitude aussi, il passe sous le silence de sa déconcertante passion incontrôlée, le drame de centaines de civils qui ont perdu la vie, souffert le martyr et subi l’humiliation lors des évènements de 1989 dont la solution amorcée par le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a été sabotée et vidée de toute sa substance, à l’image de la précarité que vivent les rapatriés et les blocages systématiques cautionnés par le Chef de l’Etat en personne contre la réintégration des fonctionnaires victimes de la déportation.

Dans ses déclaration à Nouadhibou, le Général Aziz a pointé un doigt accusateur sur des hommes politiques et des anciens officiers supérieurs, tous engagés dans les rangs de son opposition, les présentant comme présumés auteurs des crimes qu’il évoque avec le cynisme d’un crocodile acculé. Le président aurait pu aller jusqu’au bout d’une logique éclairée sur cette question. Il pouvait, par exemple, pour prouver sa sincérité, décider de l’abrogation immédiate de la scélérate et caduque loi d’amnistie de 1993, exprimer clairement sa volonté de traduire les auteurs de ces crimes ignobles en justice sur la base des conclusions d’une commission d’enquête indépendante et consensuelle à créer avec charge d’élucider les crimes commis durant cette période.

Au lieu de cela, Mohamed Ould Abdel Aziz a juste voulu se servir de cette question comme un épouvantail politique pour intimider d’anciens dignitaires du système Taya (dont il fait lui-même partie) devenus gênants pour la poursuite de son catastrophique règne. En réalité, Aziz ne reproche à ces personnes -qu’il connaît très bien avant leur actuel positionnement- que d’avoir tout simplement osé mettre en cause la légitimité de son pouvoir. S’il est vrai qu’Aziz est blanc comme neige dans les faits évoqués, alors qu’il était dans le commandement militaire au moment des faits, pourquoi s’oppose-t-il à un règlement juridique du passif humanitaire comme le réclament tous les Mauritaniens, les familles des victimes et les organisations des droits humains en premiers?

Le mouvement TPMN note une fois de plus le manque de cohérence et d’objectivité dans les déclarations du Président Mohamed Ould Abdel Aziz sur toutes les questions touchant à la consolidation de l’unité nationale par la résolution pacifique, mais juste, du lourd passif des années de braise et la correction des insupportables dysfonctionnements dans la représentation des communautés noires du pays dans les centres de décision et la reconnaissance pleine et entière du droit de leurs originaires à l’égalité des chances et à leur expression culturelle libre. Des propos tels que ceux tenus à Nouadhibou ne feront qu’accentuer les souffrances des familles des victimes et heurter la conscience des justes de Mauritanie, des veuves et des orphelins sur cette page douloureuse de notre histoire.

TPMN exprime son indignation profonde et sa ferme condamnation pour ce manque de considération de la part d’un homme qui continue de n’afficher que mépris et dédain face aux revendications légitimes de la communauté négro-mauritanienne, se contentant de détourner les questions fondamentales et prioritaires au profit de mesurettes superficielles et ridicules.

Enfin, TPMN s’insurge contre la mesquine instrumentalisation politicienne des souffrances des victimes de ces lourdes violations des droits de l’homme comme en dénote le malencontreux discours de Nouadhibou et exige un règlement concerté, global, juste et définitif de tout le passif humanitaire des années 86-91.

Fait à Nouakchott, le 18 -3-2012

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L´Édito du Calame: Marche arrière, toute !

altTout le monde a tendance à l’oublier: voici cinq ans, jour pour jour, l’élection présidentielle portait Sidioca au pouvoir. Sans le coup d’Etat du 6 août 2008, nous serions, aujourd’hui, en pleine campagne électorale pour élire un nouveau président. Sans son arraisonnement par les militaires, notre démocratie, citée en exemple unique dans le monde arabe, se serait affirmée et consolidée. Les bailleurs de fonds, qui nous ont témoigné leur confiance, à Paris, lors de la réunion du Groupe consultatif sur la Mauritanie, allaient nous doter d’énormes financements pour des projets et infrastructures tous azimuts. Les télévisions et les radios libres allaient élever notre liberté d’expression au rang des plus vieilles démocraties. Bref, on allait être un pays normal, gouverné par un président normalement élu, qui n’avait jamais touché une arme, chef respecté d’un Etat où les militaires s’occupent de ce pourquoi ils ont été enrôlés, où les députés sont bien élus et ne s’organisent pas en bataillon pour se vendre au premier venu, où les membres du gouvernement sont choisis sur des critères de compétence et non d’appartenance à tel ou tel ensemble, où les proches du président, loin des Trabelsi tunisiens, n’usent pas de cette proximité pour obtenir des faveurs indues et des promotions imméritées, où la moindre boutique-témoin vendeuse d’un kilo de riz n’est pas considérée comme une grandiose réalisation, où l’activité économique et les gros marchés ne sont pas aux mains d’une poignée de courtisans, où les pauvres ne s’appauvrissent pas, jour après jour, où la famine ne frappe pas à nos portes, où les relations avec les voisins sont empreintes de respect, où la justice est véritablement indépendante et où l’on n’envoie pas, arbitrairement, des gens en prison pour de fallacieux motifs.
Et dire que ce n’est qu’un bref aperçu de ce qu’on a raté, en stoppant notre marche vers la démocratie. Mais voilà : le train s’est arrêté, brutalement, un certain 6 août 2008. Nos militaires ne voulaient pas qu’on continue à rêver plus longtemps. Quinze mois, pas un jour de plus. La récréation est finie! Passons aux choses sérieuses. Nous n’avons pas dégommé notre frère d’armes pour vous laisser croire que nous allions rentrer dans les casernes. Ce que suggérait, en fait, Clémenceau, c’est que le pouvoir est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des civils. La politique n’est-elle pas la continuation de la guerre, par d’autres moyens ? Et, ne sachant pas faire la guerre, gouvernons donc le pays ! On ne peut pas être mauvais en tout. Si ? Ah, mauvaises langues que ces civils ! Faudrait la leur couper, tiens, même si l’on sera, bientôt, l’exception, dans le monde arabe. Après avoir été l’exception démocratique. A croire, en effet, que nos militaires ne savent parader… qu’en marche arrière.

Ahmed Ould Cheikh -le Calame

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Ould Abdel Aziz: “Le dossier du passif humanitaire est déjà traité en Mauritanie”

altALAHBAR(Nouadhibou)-Le président de la République , Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu à une question d’Alakhbar relative au passif humanitaire et au génocide selon lui commis par des officiers de l’armée nationale dans le point de presse qu’il a tenu cet après midi dans la capitale économique,en disant que ce dossier pour lui est déjà clos. Parce que sa solution est venue des victimes, elles mêmes. Et par ailleurs, il a précisé que “des montants ont été versés aux ayants droits, une prière a été effectuée à la mémoire des victimes et un pardon au nom de la Mauritanie a été demandé aux parents des disparus”. En plus , dira Ould Abdel Aziz que le dossier du passif humanitaire ne pourra en aucun cas traité hors de la Mauritanie.

Notons que le président Aziz, a déclaré que les crimes des années passées sont commis par des officiers de l’armée mauritanienne, qui sont actuellement dans les rangs de l’opposition.
Dans ce point de presse, Azziz a dit que, l’ex-chef d’Etat , le colonel Ely Ould Mohamed Fall s’est permis de faire tapage.
S’agissant du dialogue, il ne peut plus avoir de concertation politique , car nous avons dialoguer et des résultats concrets ont été trouvés et ils vont dans l’intérêt de tous,a-t-il affirmé.

Quant au reste des dossiers à savoir l’esclavage, la lutte contre gabegie sont du domaine de la politique.

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Mauritanie : «Ould Abdel Aziz insulte ; car il n’a pas d’arguments» (COD)

ALAKHBAR (Nouakchott)- «Le plus facile, quand on n’a pas d’arguments, c’est d’insulter ; Mohamed Ould Abdel Aziz l’a compris et appliqué dans son discours à Nouadhibou en accusant l’opposition de «vieillards et de gabegistes», ont déclaré les leaders de la COD.

«Il manque à Ould Abdel Aziz les qualités d’ordre intellectuel, civil et moral pour diriger un pays et ne maitrisait pas nerfs. Il a du coup plongé dans des dérives verbales», a répliqué la COD lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Nouakchott pour répondre aux accusations de Ould Abdel Aziz.

«Et puis, ajoute la COD, la construction d’un pays nécessite une conjugaison des efforts de tout le monde : le pays a besoin autant de l’expérience des vieux que du dynamisme et le savoir de jeunes. Pensons alors à la complémentarité des deux et évitons de parler de conflit de génération.»

«Ould Abdel Aziz est d’ailleurs en vraiment retard par rapport aux événements ; il n’intervient que quand il n’est plus nécessaire. Il faut lui rappeler donc que la marche de l’opposition, lundi dernier, ne s’agissait pas du dialogue, mais de son départ du pouvoir. C’est la volonté du peuple. Et l’opposition est tenue à respecter le choix du peuple qui lui a fixé son objectif : bâtir un Etat démocratique, où tous les citoyens jouiront des mêmes droits.»

L’occasion était aussi pour le maire d’Awjeft, Mohamed Al Moctar, maire d’interrompre la conférence pour demander à la COD d’inclure, dans ses prochains discours, que Ould Abdel Aziz «a déçu tous les maires, parce qu’il a humilié, séance tenante, le maire de Nouadhibou.»

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