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Le commandement de la police “nationale” se beydanise à ciel ouvert!
ALAKHBAR (Nouakchott) – La Direction Générale de la Sureté Nationale en Mauritanie a procédé jeudi un vaste chambardement qui a touché plusieurs postes de responsabilités aussi bien à Nouakchott, comme à l’intérieur du pays. Vendredi trois responsables, nommés jeudi, ont été de nouveau affectés à d’autres postes.nommé jeudi chef du commissariat spécial de la Police Judiciaire de Nouakchott,
El-Hacen Ould Samba, qui a été nommé jeudi Commissaire de police de Bassiknou,
personnes: Officier de police Abdellahi Ould Sidi Ali, qui a été nommé jeudi
directeur adjoint de cette même administration.
lieu jeudi a débouché sur les nominations qui suivent:
(Ould Adde),
principal Ahmed Ould Eleya,
Eseisah,
vendredi)
Etheimine (Abdou)
Ould M’Bareck,
Sidi Mohamed,
judicaire: inspecteur Mohamed Abderrahmane Ould Medellah dit Dehan Ould Hanevy,
Moulay Idriss,
Commissaire Ahmed Salem Ould Moulay,
Commissaire Mohamed Baba Ould Mohameden (muté vendredi),
“Hdoud”,
Ahmed Ould Isamil,
Sidati,
Youssef,
Ould Sidi,
Nouadibou: inspecteur Ahmed Ould Khaled,
Saïd,
Taha,
Mhmoud Ould Tar,
personnes:
Communiqué du TPMN: Mohamed Ould Abdel Aziz à Atar, Lamine Mangane assassiné une seconde fois
Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est livré, à l’occasion de la grande et fumeuse comédie pompeusement appelée « liqaa e’chaab » organisée à Atar ce dimanche 05 aout 2012, a une véritable attaque en règle contre le peuple mauritanien et en particulier contre sa composante noire. Les propos du Président sont en effet sans équivoque : Lamine Mangane, jeune adolescent de 16 ans froidement assassiné par les gendarmes de Maghama pour avoir réclamé sa dignité de citoyen n’a eu que ce qu’il méritait. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi les assassins du jeune garçon se pavanent à travers le pays : ils ont l’onction présidentielle. L’enrôlement dont il dénonçait le caractère raciste et discriminatoire est en réalité irréprochable puisque, selon toujours le Président, un des leaders de Touche pas à ma nationalité s’est fait enrôler ou pourrait se faire enrôler sans difficultés. Mohamed ould Abdel Aziz oublie que Touche pas à ma nationalité se bat pour que tous les Noirs de Mauritanie puissent se faire enrôler et, au-delà de l’enrôlement, pour qu’ils deviennent des citoyens à part entière de ce pays.Le Grand Oral en est- il un ?
Le grand oral entre le Président Aziz, qui fête ses trois ans d’arrivée au pouvoir et le peuple a été pour bien des commentateurs de la scène politique des airs du déjà vu. D’une part les réponses apportées aux questions des journalistes n’étaient pas à la hauteur des attentes de nombreux téléspectateurs qui ont passé une longue nuit blanche soit au stade soit devant le petit écran à écouter le déroulement de l’événement. En tout cas les intervenants n’étaient pas nombreux à passer un coup de fil téléphonique pour participer à un échange entre le président et son « Chaab » qui avait beaucoup de choses à dire. Hélas seuls quelques individus triés à la volée ont été choisis parmi ceux qui doivent s’adresser à l’hôte de la soirée.
Comme on pouvait s y attendre, puisque la rencontre avec le peuple du chef est plutôt axée sur un inventaire de bilan du président de la république depuis juillet 2009, Ould Abdel Aziz a indiqué à son public avoir réalisé 70% de son programme électoral. Des chiffres arborés depuis quelques semaines par des membres du gouvernement, réitérés aujourd’hui par le président. « Le PIB a atteint 1230 milliards d’ouguiyas en 2012 contre 854 milliards d’ouguiyas (en 2008 » a-t-il dit soulignant que pour les devises, elles sont disponibles en réserves suffisantes au niveau de la BCM pour la couverture des importations du pays pour une période de 6 mois. Un actif inédit selon ses propos jamais réalisé par les régimes précédents. « Le Fonds national du pétrole s’élève actuellement à 65 millions de dollars et les recettes fiscales sont passées de 37 milliards d’ouguiyas en 2010 à 58 milliards d’ouguiyas (en 2011 » a-t-il ajouté, précisant avec fierté que ces mêmes recettes avaient déjà atteint 95 milliards d’ouguiyas pendant les 6 premiers mois de l’année en cours. A propos du secteur minier, Ould Abdel Aziz a indiqué que la Mauritanie a créé 14.842 emplois en 2011 au lieu de 7.500 en 2008 et a drainé 107 milliards d’ouguiyas en 2011 contre 44 milliards en 2008. Evoquant la question du passif humanitaire, il a indiqué que seule la question des fonctionnaires déportés reste encore en suspens, affirmant qu’elle est toujours à l’étude au ministère de la fonction publique et qu’une solution lui sera trouvée dans un proche avenir. Ould Abdel Aziz a assuré par ailleurs que le pays ne compte pas un seul prisonnier politique ni journal censuré, réitérant les propos du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall selon lesquels il effectuera une visite en Mauritanie après l’Aid El Vitr. Le Mali a été également au menu de ce grand oral où selon le président la Mauritanie n’interviendra pas militairement dans ce pays. « Le problème est très complexe, nous n’en possédons pas la solution » a-t-il ajouté, estimant toutefois que son pays fait partie de la communauté internationale qui doit aider Bamako à trouver une solution à l’occupation de 65% de son territoire par des terroristes. D’ailleurs selon des sources un contingent mauritanien figurera dans les rangs de la force armée mobilisée par la Cedeao de quelque 3.300 soldats pour aider l’armée malienne à reconquérir le nord du pays. Senoussi, la lutte contre le terrorisme et plusieurs autres questions ont été également soulevées au président mais certaines sont restées sans réponses exception faite du cas de l’ex dirigeant libyen dont le cas est de l’avis du chef de l’Etat très complexe soulignant qu’il doit être jugé en Mauritanie pour son entrée avec une fausse identité dans le pays. Certes cette heure du bilan n’a pas été vue du même œil par les mauritaniens, puisqu’aux côtés de la COD qui parle de mascarade, d’autres évoquent un choix tactique à vocation politique de la ville d’Atar opéré par le président de la république pour plier les hommes politiques et d’affaires de l’Adrar après les avoir emprisonnés pour les uns, écartés des cercles de décision pour les autres.
La rédaction du Rénovateur
Entre les vérités du président et les questions des journalistes
« Le grand oral » auquel s’est livré le président Mohamed Ould Abdel Aziz à Atar et qui aura duré 4 heures d’horloge a mobilisé des foules énormes au stade de la capitale “Adraroise” plein à craquer de gens venus d’eux-mêmes ou trimballés par des clans politiques qui se sont fortement investis pour la réussite de l’événement.Il fallait que la dimension du rendez-vous ne trahisse pas les attentes.Est-ce le cas ?
La sortie d’un président sous la batterie orale de 8 journalistes avait toutes les chances de porter haut le débat à travers les réponses à des questions parfois pertinentes, parfois évasives posées par le pool de la presse. Mais dans bien des cas les réponses sont passées à côté de la plaque réduisant l’exercice à une sorte d’autosatisfaction du bilan selon son auteur est réalisé à plus de 70% en trois ans seulement ! Si on accepte de se livrer à un oral on doit aussi bien faire la part des choses sans verser dans des procès d’intention du genre de confondre ce que dit le journaliste avec ce que disent les hommes politiques. On ne peut pas admettre qu’un journaliste indépendant dans la formulation de ses question soit taxé de caisse de résonance au service d’hommes politiques alors que dès le départ on lui assurait de sa liberté de dire ce qu’il pense. Mais dès qu’il use de ce droit on le considère comme une milice politique. Apparemment la liberté de penser gêne beaucoup si cela ne met pas à l’aise celui à qui on s’adresse. Il est paru étonnant de voir le président rappeler à chaque fois le journaliste dérangeant si c’est lui qui parle ou si c’est un commanditaire de l’opposition de la COD. C’est ainsi que les soupçons ont pesé à chaque fois sur une question qui fâche si bien qu’on ne comprenait pas si le jeu en valait la chandelle. Le Président se donnait des droits d’adresser des remarques sur une question dont la formulation a piqué au vif, histoire de brouiller les cartes ! Nous avons vu comment des réponses à certaines questions ont été escamotées au lieu d’être prises à leur juste valeur. D’autres ont été passées sous silence par indifférence calculée. Ce grand oral a déçu bien de téléspectateurs qui s’attendaient à un niveau plus relevé et surtout à plus de clarté dans les idées. De bout en bout c’est d’un Président déterminé à écraser ceux qui pensent pouvoir le faire quitter et qui voient partout des rebelles , qui a été au centre d’un plateau télévisé perturbé par le bruit de laudateurs surexcités et apparemment manipulés par des mains de l’ombre. Ces vieilles pratiques qu’on pensait révolues étaient à l’œuvre durant tout le temps qu’a duré l’oral. Le peuple auquel était principalement destiné l’événement est bien resté sur sa faim durant une longue nuit blanche que des jeuneurs épuisé ont eu du mal à tenir. En tout cas pour l’honneur de la démocratie on ne lisait dans le discours présidentiel aucune volonté de tendre la main à l’opposition et du coup œuvrer au dépassement de cette situation aux conséquences incalculables. Dommage !
Cheikh Tidiane Dia
Mauritanie : les FLAM au combat à Dakar pour le règlement du passif humanitaire
es FLAM étaient cette semaine au chevet des réfugiés mauritaniens à Dakar qui ont suspendu leur grève de faim à l’occasion du mois béni du Ramadan. Un soutien modeste qui intervient quelque mois après celui des personnalités politiques sénégalaises du Fouta. Ibrahima Abou Sall et Habsa Banor Sall cadres des FLAM exilés en France passent à l’offensive pour traduire dans les faits un des objectifs du retour de leur mouvement en Mauritanie, le règlement du passif humanitaire.


