Category Archives: dossiers anniversaires
LES FLAM : L’AUTONOMIE ET NOUS
INTRODUCTION
Lorsque des problèmes de coexistences surviennent entre des peuples qui partagent le même espace, diverses solutions, allant du jacobinisme unitaire à la partition pure et simple, en passant par des paliers intermédiaires, telle l’autonomie, sont envisagées ou mises en œuvre.
L’autonomie choisie par nous sera inscrite dans le cadre de l’état unitaire, ouverte à l’interaction et à la mutuelle influence entre nos groupe nationaux, sans entrave pour la libre circulation des citoyens et des biens, respectueuses de toutes identité locales.
Elle permettra à notre communauté naturelle de prendre en main la gestion de leurs propres affaires sur le plan administratif, économique, culturelle et sociale, à travers des transferts de pouvoir spéciaux.
Chaque communauté modèlerait ainsi ses propres institutions et organiserait sa vie et son développement grâce à un système de relation plus souple avec le pouvoir central.
La « République des citoyens » où les Mauritaniens seraient indifférenciés reste à construire, l’autonomie en constituera le passage obligé pour forcer la préalable reconnaissance mutuelle, l’acceptation réciproque dans le respect de l’autre.
L’état de droit n’est pas incompatible avec la reconnaissance de jure ou de facto des communautés certaines vieilles démocraties européennes sont là pour le prouver, si besoin est.
-
Quelle en sont les justifications ?
-
Justifications historiques
L’autonomie titre sa justification ou son fondement historique dans le fait que dans notre cas d’espèce les communautés (ou peuples) en présence ont vécu par le passé côte à côte, chacune dans son espace, chacune avec son organisation, ses institutions politique économique et sociales propres. En outre l’autonomie n’est pas un mode d’organisation inédit. Elle est pratiquée dans le monde et de nombreux pays pluriethniques tentent encore de l’appliquer. Elle a donc une histoire et démontrer ses vertus.
-
justification théorique
L’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable. Elle est conçue généralement pour résoudre la dichotomie entre le principe de l’indivisibilité et celui de l’identité sa mise en œuvre peut aller de l’octroi de quelque attributs de pouvoir à l’exercice de la quasi-totalité de ceux-ci par différents groupes humaines aux habitudes mentales, linguistiques et traditions différentes diluant ainsi le pouvoir et le répartissant entre ces groupes en présence. L’autonomie fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : le principe de participation dans la prise de décision, et le principe de neutralisation respective des groupes protagonistes, à travers des mécanismes de régulation* qui permettent à chaque groupe de se protéger contres d’éventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.
Enfin dans notre cas précis, elle prendrait en compte les facteurs ethnique, tribal, régional pesanteurs certes à dépasser -, mais qui n’en sont pas moins des facteurs déterminant de la réalité Mauritanienne- ; elle assurerait ainsi d’avantage de cohésion sociale pour associer de large segments de la société à la gestion du pouvoir.
L’état devra être perçu et organisé comme un appareil fédérateur des nations, des langues et cultures, des normes et terroir ; et cesser d’être considéré comme Etat-nation, qui reste à construire. C’est du reste ce qui fonde et garantit le pacte du « vivre ensemble ou du destin commun.
-
Justifications politiques
Les Administrateurs (Gouverneurs et Préfets arabo-berbères) qui gouvernent la vallée du fleuve depuis l’indépendance ne fournissent malheureusement aucun effort d’intégration, d’adaptation au milieu ou de compréhension du vécu des populations locales ; situation que favorise et perpétue le pouvoir central, absent de toute politique de développement soutenue et conçu en fonction des besoins spécifiques de la vallée du fleuve : aucun projet économique d’envergure, aucune infrastructure de base sérieuse, indispensable au bien-être des populations, délaissées. D’où la nécessité de donner à ces populations en particulier la possibilité de choisir elles-mêmes
leurs propres dirigeants. Le pouvoir doit être affecté aux nations, aux citoyens, aux terroirs et distribué au niveau fédéral, régional, provençal et local.
STRUCTURES, COMPETENCES/FONCTIONNEMENT, COMPOSITION
-
Organisation territoriale et administrative
Il sera créé quatre régions autonomes :
-
région numéro 1 (Trarza- Brakna- Tagant),
-
région numéro 2 (Guidimakha, Fuuta, Waalo Barak),
-
région numéro3 (Assaba, Hodh),
-
région no 4 (Adrar-Tiris).
Ces régions épouseront le plus possible, les contours des aires ethnoculturelles (communautaires) existantes.
Chaque région sera découpée en provinces qui respecteraient au maximum la configuration des espaces occupés par les entités historiques des ethnies et émirats (pour éviter la reconduction des problèmes actuels). Ces provinces seront aux nombres de huit (8). Ainsi pour la région no1 il y aura les provinces du Brakna, du Trarza, du Tagant, pour la région no2 les provinces du Fuuta, du Guidimakha et du waalo Barak, la région no3, les provinces de l’Assaba et du Hodh, la région de l’Adrar.
Les villes comme Nouakchott et Nouadhibou seront régies par un statut spécial (à définir).
-
Les institutions
Le pouvoir central
Il exercera les attributs de souveraineté que sont la défense du territoire, les relations internationales, le transport aérien, les télécommunications ;
Il définira également la politique économique nationale et battra la monnaie.
Une parité fixe entre le nord et le sud régira la répartition des hauts postes de responsabilités.
Les régions autonomes
Elles exerceront les pouvoirs résiduels que sont la culture, le foncier, l’administration, la justice, les finances régionales, l’économie et la police locale.
Administration centrale
Elle sera dotée de trois institutions :
Gouvernement
Il sera composé de membres issus des espaces (Nord-Sud) et dont le mode de désignation restera à définir…
Le gouvernement sera dirigé par un président élu parmi les membres le composant (collège).
Mais si le président de la république devrait être élu au suffrage universel direct, alors il serait assisté de deux (2) vice-président tournant, issus d’ethnie différente.
Parlement à deux chambres
L’une, pourvue en députés au prorata du poids démographique de chaque région (L’assemblée nationale), l’autre – (le sénat)- à parité fixe.
Il aura pour tache
-
D’élaborer les lois fédérales, et la charte constitutionnelle.
-
De veiller au respect du droit des régions.
-
De fixer les rapports entre le gouvernement central et les régions.
Conseil central (mode de désignation des membres et composition à définir)
Il aura pour rôle :
-
De veiller à l’alternance au pouvoir.
-
De déterminer la légalité des actes de loi dans les régions et la fédération.
-
De veiller à l’application de la charte constitutionnelle qui fixe les normes de la cohabitation.
-
D’arbitrer les conflits inter-région, entre les régions et l’état central.
Administration régionale
Il sera créé quatre régions et huit (8) provinces :
Chaque région comportera :
-
Un exécutif ou conseil régional qui sera dirigé par un gouverneur élu, assisté de commissaires de gouvernement issus des provinces (nombre à déterminer)
-
Une assemblée régionale qui exercera les pouvoirs législatifs. Elle sera composée de membre élus, représentatifs des provinces
Chaque province aura à sa tête un adjoint au gouverneur.
Dispositions complémentaires
-
L’auto organisation interne pourrait être modifiée par chaque entité au –delà des grandes lignes définies ici.
-
Mécanisme de régulation * des leviers seront conçus, que chaque communauté ou groupe national pourrait actionner pour bloquer toute disposition de loi en gestation qui menacerait ses intérêts.
-
Senat : au sénat pour toutes les questions touchant à l’identité ou à l’équilibre entre les communautés, la décision devra être prise par consensus ou par une majorité spéciale des 4/5.
LE CONGRÈS.
La lutte continue !
LES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)
LES FLAM : L’AUTONOMIE ET NOUS
INTRODUCTION
Lorsque des problèmes de coexistences surviennent entre des peuples qui partagent le même espace, diverses solutions, allant du jacobinisme unitaire à la partition pure et simple, en passant par des paliers intermédiaires, telle l’autonomie, sont envisagées ou mises en œuvre.
L’autonomie choisie par nous sera inscrite dans le cadre de l’état unitaire, ouverte à l’interaction et à la mutuelle influence entre nos groupe nationaux, sans entrave pour la libre circulation des citoyens et des biens, respectueuses de toutes identité locales.
Elle permettra à notre communauté naturelle de prendre en main la gestion de leurs propres affaires sur le plan administratif, économique, culturelle et sociale, à travers des transferts de pouvoir spéciaux.
Chaque communauté modèlerait ainsi ses propres institutions et organiserait sa vie et son développement grâce à un système de relation plus souple avec le pouvoir central.
La « République des citoyens » où les Mauritaniens seraient indifférenciés reste à construire, l’autonomie en constituera le passage obligé pour forcer la préalable reconnaissance mutuelle, l’acceptation réciproque dans le respect de l’autre.
L’état de droit n’est pas incompatible avec la reconnaissance de jure ou de facto des communautés certaines vieilles démocraties européennes sont là pour le prouver, si besoin est.
-
Quelle en sont les justifications ?
-
Justifications historiques
L’autonomie titre sa justification ou son fondement historique dans le fait que dans notre cas d’espèce les communautés (ou peuples) en présence ont vécu par le passé côte à côte, chacune dans son espace, chacune avec son organisation, ses institutions politique économique et sociales propres. En outre l’autonomie n’est pas un mode d’organisation inédit. Elle est pratiquée dans le monde et de nombreux pays pluriethniques tentent encore de l’appliquer. Elle a donc une histoire et démontrer ses vertus.
-
justification théorique
L’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable. Elle est conçue généralement pour résoudre la dichotomie entre le principe de l’indivisibilité et celui de l’identité sa mise en œuvre peut aller de l’octroi de quelque attributs de pouvoir à l’exercice de la quasi-totalité de ceux-ci par différents groupes humaines aux habitudes mentales, linguistiques et traditions différentes diluant ainsi le pouvoir et le répartissant entre ces groupes en présence. L’autonomie fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : le principe de participation dans la prise de décision, et le principe de neutralisation respective des groupes protagonistes, à travers des mécanismes de régulation* qui permettent à chaque groupe de se protéger contres d’éventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.
Enfin dans notre cas précis, elle prendrait en compte les facteurs ethnique, tribal, régional pesanteurs certes à dépasser -, mais qui n’en sont pas moins des facteurs déterminant de la réalité Mauritanienne- ; elle assurerait ainsi d’avantage de cohésion sociale pour associer de large segments de la société à la gestion du pouvoir.
L’état devra être perçu et organisé comme un appareil fédérateur des nations, des langues et cultures, des normes et terroir ; et cesser d’être considéré comme Etat-nation, qui reste à construire. C’est du reste ce qui fonde et garantit le pacte du « vivre ensemble ou du destin commun.
-
Justifications politiques
Les Administrateurs (Gouverneurs et Préfets arabo-berbères) qui gouvernent la vallée du fleuve depuis l’indépendance ne fournissent malheureusement aucun effort d’intégration, d’adaptation au milieu ou de compréhension du vécu des populations locales ; situation que favorise et perpétue le pouvoir central, absent de toute politique de développement soutenue et conçu en fonction des besoins spécifiques de la vallée du fleuve : aucun projet économique d’envergure, aucune infrastructure de base sérieuse, indispensable au bien-être des populations, délaissées. D’où la nécessité de donner à ces populations en particulier la possibilité de choisir elles-mêmes
leurs propres dirigeants. Le pouvoir doit être affecté aux nations, aux citoyens, aux terroirs et distribué au niveau fédéral, régional, provençal et local.
STRUCTURES, COMPETENCES/FONCTIONNEMENT, COMPOSITION
-
Organisation territoriale et administrative
Il sera créé quatre régions autonomes :
-
région numéro 1 (Trarza- Brakna- Tagant),
-
région numéro 2 (Guidimakha, Fuuta, Waalo Barak),
-
région numéro3 (Assaba, Hodh),
-
région no 4 (Adrar-Tiris).
Ces régions épouseront le plus possible, les contours des aires ethnoculturelles (communautaires) existantes.
Chaque région sera découpée en provinces qui respecteraient au maximum la configuration des espaces occupés par les entités historiques des ethnies et émirats (pour éviter la reconduction des problèmes actuels). Ces provinces seront aux nombres de huit (8). Ainsi pour la région no1 il y aura les provinces du Brakna, du Trarza, du Tagant, pour la région no2 les provinces du Fuuta, du Guidimakha et du waalo Barak, la région no3, les provinces de l’Assaba et du Hodh, la région de l’Adrar.
Les villes comme Nouakchott et Nouadhibou seront régies par un statut spécial (à définir).
-
Les institutions
Le pouvoir central
Il exercera les attributs de souveraineté que sont la défense du territoire, les relations internationales, le transport aérien, les télécommunications ;
Il définira également la politique économique nationale et battra la monnaie.
Une parité fixe entre le nord et le sud régira la répartition des hauts postes de responsabilités.
Les régions autonomes
Elles exerceront les pouvoirs résiduels que sont la culture, le foncier, l’administration, la justice, les finances régionales, l’économie et la police locale.
Administration centrale
Elle sera dotée de trois institutions :
Gouvernement
Il sera composé de membres issus des espaces (Nord-Sud) et dont le mode de désignation restera à définir…
Le gouvernement sera dirigé par un président élu parmi les membres le composant (collège).
Mais si le président de la république devrait être élu au suffrage universel direct, alors il serait assisté de deux (2) vice-président tournant, issus d’ethnie différente.
Parlement à deux chambres
L’une, pourvue en députés au prorata du poids démographique de chaque région (L’assemblée nationale), l’autre – (le sénat)- à parité fixe.
Il aura pour tache
-
D’élaborer les lois fédérales, et la charte constitutionnelle.
-
De veiller au respect du droit des régions.
-
De fixer les rapports entre le gouvernement central et les régions.
Conseil central (mode de désignation des membres et composition à définir)
Il aura pour rôle :
-
De veiller à l’alternance au pouvoir.
-
De déterminer la légalité des actes de loi dans les régions et la fédération.
-
De veiller à l’application de la charte constitutionnelle qui fixe les normes de la cohabitation.
-
D’arbitrer les conflits inter-région, entre les régions et l’état central.
Administration régionale
Il sera créé quatre régions et huit (8) provinces :
Chaque région comportera :
-
Un exécutif ou conseil régional qui sera dirigé par un gouverneur élu, assisté de commissaires de gouvernement issus des provinces (nombre à déterminer)
-
Une assemblée régionale qui exercera les pouvoirs législatifs. Elle sera composée de membre élus, représentatifs des provinces
Chaque province aura à sa tête un adjoint au gouverneur.
Dispositions complémentaires
-
L’auto organisation interne pourrait être modifiée par chaque entité au –delà des grandes lignes définies ici.
-
Mécanisme de régulation * des leviers seront conçus, que chaque communauté ou groupe national pourrait actionner pour bloquer toute disposition de loi en gestation qui menacerait ses intérêts.
-
Senat : au sénat pour toutes les questions touchant à l’identité ou à l’équilibre entre les communautés, la décision devra être prise par consensus ou par une majorité spéciale des 4/5.
LE CONGRÈS.
La lutte continue !
LES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)
FLAMNET-RÉTRO: Message d’anniversaire du Président des FLAM
Camarades ,
Nous menons depuis plus d’un quart de siècle, avec conviction et constance, un combat pour l’égalité et la Justice.
Ce combat, il est bon de le rappeler, n’est pas dirigé contre une communauté, une personne ou un régime en particulier, mais contre un Système inique, à fondement raciste . Il se trouve qu’aujourd’hui le régime du Président Ould Abdel Aziz constitue l’incarnation même de ce Système !
Si nous avions, sèchement, combattu le Général dès les premières heures du putsch, nous avions aussi, tacitement, accordé quelque peu au Président (élu) le bénéfice du doute, au regard des premiers actes posés qui semblaient aller dans la bonne direction. Mais très tôt, force nous fut de reconnaître que la pratique de tous les jours contrastait fortement, avec les intentions de départ de réconcilier les Mauritaniens. Très vite le Système reprenait le dessus … comme toujours !
D’abord par ces Conseils de Ministres qui reconduisent les mêmes pratiques ethnicistes et racistes, comme par le passé !
Ensuite, cette décision empressée, surprenante et suspecte de fermer les consulats de Dakar et Paris, zone de grande concentration de la Diaspora négro-africaine, en prélude à un plan secret : un projet d’enrôlement des populations qui, par ses desseins obscurs, ne vise qu’à déposséder, de leur nationalité (jugée frauduleuse), et la diaspora et un grand nombre de Négro- africains de l’intérieur, et punir certaines franges Haratines, insoumises. Pour atteindre cet objectif, il fallait, bien sûr, commencer par fermer ces consulats perçus comme des « nids de trafic » mais, en même temps, s’entourer de commissions nationales et régionales quasi mono-ethniques, qui s’arrogeaient le droit de décider de la « mauritanité » des autres , tous les autres !
Cet enrôlement, décrié, n’a pas fini de susciter indignation et colère, que d’autres chantiers, non moins controversés, sont, par défi, enclenchés par le régime : la mise en place d’une commission chargée de la réforme de l’Education, toute aussi monocolore (4 Négro-africains sur16 membres), puis cette prétendue libéralisation des médias qui étouffe toute expansion des langues nationales autres que l’arabe, et débouche sur l’octroi de licences, basé sur le népotisme, l’ethnicisme et le racisme plutôt que sur des critères objectifs.
Face aux forces Armées et de sécurité qui poursuivent, ouvertement, le nettoyage ethnique en leur sein, le Président Ould Abdel Aziz choisit de garder le profil bas, face au passif humanitaire, de panser les blessures par l’argent, face au fléau de l’esclavage de châtier les victimes et protéger les Maîtres !
Ould Taya avait fait exécuter, pendre et enterrer des centaines de soldats négro-africains, Ould Abdel Aziz, lui, fit raser les sépultures pour faire disparaître toute trace de mémoire du crime, oubliant, sans gêne, sa « prière » de Kaédi !
Enfin l’actualité récente autour des Etudiants Négro-africains victimes d’une chasse aux sorcières sélective, soumis – seuls – aux tortures sauvages dignes de l’ère Ould Taya, et dont les camarades à Maghama, dans leur marche pacifique, essuyaient, encore seuls, des tirs à balles réelles, dans l’impunité totale, voilà qui devrait édifier sur la nature véritable du régime du Général.
Tout dément, visiblement, la volonté, déclarée, de réconciliation du Président!
Il est venu, non pas pour réconcilier ou instaurer l’égalité, mais pour consolider et perpétuer, en le saupoudrant, le même système inique, en vigueur depuis 52 ans !
On ne peut construire ce pays ou forger son unité par ce type de politique, de deux poids , deux mesures !
On nous parle, sans cesse, d’Islam, rappelant tous les jours et à tout propos que « nous sommes tous musulmans », mais l’on crée et maintient, cyniquement, un ordre de musulmans hiérarchisés fondé sur le faciès, avec une « caste » supérieure et des parias sur la paille!
On ne saurait forger cette nation qui se cherche par un tel ordre !
Camarades , chers compatriotes,
La lutte contre ce Système, à fondement raciste, est un devoir qui incombe d’abord à toutes les victimes que nous sommes, mais, en particulier, à notre jeunesse, menacée dans son devenir !
L’Histoire a montré qu’à chaque fois qu’une jeunesse a vu son destin menacé, son avenir bouché et son peuple, chaque jour, plus opprimé, cette jeunesse- là s’est généralement, déterminée,
Il en fut ainsi de la Jeunesse algérienne face au colonialisme français ; il en fut de même pour la Jeunesse de Soweto qui, bravant les chiens et les balles, fera plier l’Apartheid. Plus près de nous, le spectacle magnifique des jeunesses tunisienne et egyptienne intrépides, face à la terreur policière, qui viendront à bout des dictatures les plus cruelles; celle, enfin, du Sénégal voisin, actrice d’une histoire toute fraîche qui s’est jouée sous nos yeux !
Ces jeunesses-là ont payé un tribut, parfois lourd, pour conquérir leur liberté … parce qu’il n’y a pas de conquête de liberté sans coût ! il n’y a pas de moindre lutte, sérieuse, sans coût !
Là où toutes ces jeunesses ont réussi la nôtre faillira-t-elle ? Seule l’histoire le dira !
Militantes, militants,
Nous avons choisi la voie difficile, rocailleuse, des porteurs de flambeaux.
Nous avons pris l’engagement solennel d’œuvrer au changement de ce pays, par sa reconstruction, à travers un Etat qui consacre l’égalité des chances dans l’égalité des droits et des devoirs !
Nous avons choisi de le faire à travers un discours qui, souvent, incommode et dérange pour nommer les choses sans détour, là où d’autres louvoient! Un discours sans compromission qui dit les douleurs, sans langue de bois !
Camarades,
La marche a été longue, rude, parsemée d’embûches, mais nous ne pouvons ni observer un temps de pause, ni bifurquer ! Encore un peu de patience, de la persévérance, du souffle … Il faut tenir, il n’y a pas d’autre choix !
Tenir, quoiqu’il advienne, persuadés comme Amadou Kourouma : « (qu’) il n’y a pas de marche qui, un jour, ne finit pas » ! Enfin,
Notre cause est juste, et les justes causes finissent toujours par triompher !
Vive les FLAM
La lutte continue !
New York le 14 Mars 2012
SAMBA THIAM PRÉSIDENT DES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)
Archives Flamnet: DECLARATION DES Flam sur le cinquantenaire d’independence ( Extraits )!
Quelle voie, quelles solutions pour la Question de la cohabitation
Incohérences philosophiques d’une époque

« Ce jour-là, venant en bus à Cape Town avec deux amis, j’ai vu dans les limites du District Six se jouer au naturel la rude tragédie du drame de la vie et de la Mort Soudaine, et après cette expérience nouvelle, je me suis senti nu et effrayé », Peter Kumalo, « La mort dans le soleil », in Langhston Hughes, Trésor Africain. Anthologie, Paris, Nouveaux Horizons, 1962 (septembre encore !), pp. 59-66.
Notre monde est seulement fou ! Nous sommes, depuis 1989, dans une guerre mondiale éclatée, étalée, meurtrière et aussi dangereuse que toutes les guerres du monde dit moderne. Dans mon petit coin de réflexion, je me pose la question de savoir si nous n’avons pas opéré un retour terrible vers le début du monde.
C’est-à-dire au moment de constitution des communautés humaines, de leur langue, de leur culture et de leur identité ethnique/tribale, confessionnelle et aussi de gestion/accaparement des ressources qui se raréfiaient à cause du mode technologique en usage durant cette période. Hallucinations historiques !
Nous sommes, je crois, à ce stade cruel du retour vers cette époque reculée dans le temps historique, sinon nos guerres modernes n’allaient pas épouser, un peu partout, les formes que je viens de décrire. Nous vivons cette période de la barbarie, de l’anarchie idéologique, philosophique et de recueillement.
Notre intelligence souffre énormément depuis la disparition des mythes fondateurs issus des Lumières. Les ténèbres modernes nous enchaînent car les maîtres n’existent plus. Nous n’avons aucune référence idéologique « messianique » pour nous sortir de cette impasse mortelle.
Le mortel Mandela incarne cette image déjà lointaine durant la construction de laquelle une idéologie de partage et de fraternité fut rudement combattue. Et notre monde d’aujourd’hui n’a plus de « Discours de la méthode » et que dire d’une véritable « Phénoménologie de l’esprit », mais « Comment manager une entreprise délocalisée de bière en période de conflit », « Comment vanter un produit cosmétique dangereux pour les peaux noires depuis le Call Center de Azlat ».Soubhanallah !
La nécessité de philosopher n’a jamais été aussi pressante dans le monde. Parce que, je crois encore, que notre monde se perd en discours alors qu’il avait institué un mode qui semblait être bien perfectionné : la Démocratie. La Démocratie est malade en Occident. Elle nécessite un renouvellement de ses fondements et donc de sa philosophie et de son discours.
Francis Fukuyama n’a pas pu nous convaincre il y a plus de vingt ans. Hunttington, lui, nous a plongés dans tous les désarrois. C’est leur pays qui hante le monde parce que je crois qu’ils n’auront plus un messie « raté » (l’héritage qu’il a eu ?) tel qu’Obama.
Donc, je crois savoir que les philosophes passés ne sont pas du passé et ne sont pas dépassés et ne seront peut-être jamais dépassés. Ils sont d’une actualité si brûlante que nous devons nous remettre à les lire et surtout à les comprendre et à les commenter encore et encore. En les comprenant, nous saisissons une part de ce que nous sommes en train de vivre. Notre monde s’est trompé de vitesse en tentant de tout accélérer. Il a créé des dysfonctionnements jusque dans nos cerveaux. Wallahi !
Nous sommes entourés de milliards d’objets futiles qui nos ramènent toujours à l’âge de l’enfance. Nous jouons tout le temps à quelque chose et misons sur cette visibilité renfrognante.
Notre monde est fou et trouble notre existence. Nous devons nous mettre à le re-méditer sinon nous courrons vers notre perte. Toutes ces nouvelles corporations naissantes autour de fantasmes liés à la crise existentielle doivent attirer notre attention. L’Occident est en crise de la pensée et la crise de l’Occident s’est toujours accompagnée de conquête territoriale et de colonisation.
L’Afrique a connu son « matin de gésine » coloniale. Eh bien nous sommes aussi en crise de la pensée, parce que l’Occident est en crise. Son idéologie domine le monde depuis plusieurs siècles et aucune autre pensée philosophique n’a pu résister à la tentation née du siècle des Lumières (mirages !).
Mais l’accommodement est devenu problématique partout et le printemps dit « arabe » l’illustre si bien. Partout le peuple s’est exprimé mettant en avant ce qu’il considère comme la philosophie de sa vie. Mais celle de l’Occident refuse de l’entendre ainsi et le nouveau Général Egyptien s’empare de la légitimité du peuple qui avait voté selon les canons de la démocratie occidentale validée par elle-même.
Bon pour éviter la polémique, je dois dire que je ne suis pas certainement favorable au gouvernement islamique tel que pensé par les orthodoxes qui ont une simple lecture cultuelle et gestuelle de l’islam et de son discours d’Espérance universellement reconnue, mais que quelques égarés détruisent. Walla Hawla !
Regardez l’Afghanistan, lisez ce qu’on écrit sur l’Irak, écoutez ce qu’on dit de l’Egypte, lamentez-vous de ce qui se passe en RDC, au Nigeria et tout récemment au Mali. Tout ce que je viens de citer plus haut est au cœur de ces guerres dites “autorisées” par ce Super Etat contrôlé et dirigé par de Supers Petits Etats où les partis nationaux prônent leur fermeture (leur assignation identitaire) donc l’ethnicité étroite et frileuse.
Cet étouffement imaginaire fait que les Etats occidentaux pour, en partie, calmer leur peuple font voter des lois d’agressions contre d’autres peuples avec ce calcul si morbide : ne point perdre un seul soldat ou en tout cas pas beaucoup par peur de réveiller leur opinion qui paient ces guerres dites « chirurgicales ». Nous savons tous que les intérêts priment sur les Nations.
La reconfiguration dangereuse de la carte du monde continue de se confirmer depuis 1990 et la Syrie constituera peut être le silence total de l’Iran, la consolidation de l’Arabie Saoudite et du Qatar dans la région. Chacun négociera ses intérêts par pays interposés. La France même viendra, le Liban est là.
Ne parlons pas des autres, car nous risquons de ne rien apprendre. Nous connaissons bien notre monde tel qu’il dérive par manque de concentration et de réflexions plus approfondies sur comment le gouverner et arrêter de le gérer aux rythmes des bourses, du prix du baril de pétrole…
… le Dow Jones, le Nasdaq, le kilo d’or, le carat de diamant, le réchauffement climatique, la taxe sur le Carbone que les Supers Etats refusent d’appliquer, les tonnes de produits rares provenant de la RDC et qui entrent dans la fabrication des éléments qui me permettent de vous envoyez ce cri que vous entendez dans chacune des lettres que vous lisez.
Wullaango jamma wupiir taake gooto. Mballee.kam ! Excellent aphorisme de chez. C’est une partie de notre philosophie de la vie, parce qu’il s’agit là d’assister le voisin quel qu’il soit quand il est attaqué la nuit. Dans ma réclusion volontaire, je me suis dit que le défaut de philosophie de la vie est au cœur de la volonté de maintenir cette guerre mondiale « asymétrisée », décentrée avec ses Casques dits bleus. Eh bien des bleus bien en forme pour faire la guerre et non l’amour. Ndeyssane !
J’écoute les radios, lis les journaux, mais replonge toujours dans cette idée que notre monde a besoin d’un messie ou de nouveaux prophètes avec de nouveaux discours plus spirituels pour voir si nous allons changer la trajectoire de notre actuelle philosophie de la vie. Non les intellectuels du monde semblent être défaits par déficit de pensée. Vous connaissez quelques en d’entre eux d’ailleurs pour ceux d’entre vous qui vivez en France.
Je parle de BHL et des autres qui mettent les pieds partout, sauf dénoncer Israël et les USA, pour pouvoir maintenir leur élégance et leur allure si dandy qu’elle figure un chapeau noir et un Cigare au coin qu’un homme plongé dans l’écriture d’un livre sur la mort de la pensée. Passe avec ta canne de pêche !
Et pourtant nous avons, si je reste en France, des avertisseurs, d’éminents chercheurs qui professent au Collège de France. En écoutant leurs cours sonores sur RFI toutes les semaines et en lisant leurs ouvrages qui sont accessibles on se rend compte que quelques penseurs existent encore, mais ne sont pas très écoutés.
Exemple : Lisez un peu Pierre Rosanvallon [même si ses hypothèses sont discutables et même discutées cela n’entache en rien ses dernières, au contraire ces discussions valident leurs existences parmi les propositions actuelles du monde de la pensée, lire son livre La Société des égaux, Paris, Seuil, 2011, mois de septembre en plus !] et vous allez vous rendre compte de la panne de la démocratie telle nous la pensons aujourd’hui.
La démocratie telle que nous la pratiquons là, à la veille d’une attaque probable de la Syrie, est en panne. Elle « affirme sa vitalité comme régime au moment où elle dépérit comme forme de société. » Eh bien que dire de celle qui endeuille l’Afrique. Heureusement que le Mali s’en est sorti indemne et revigoré ce 4 septembre historique.
Mais même le Mali doit s’inventer une nouvelle philosophie de la vie puisée non seulement dans quelques principes fondamentaux de la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aussi de ce qui fonde une partie de la philosophie des traditions ancestrales locales. Ce n’est pas seulement nécessaire, mais obligatoire.
Je suis formel là-dessus, sinon nous perdrons notre temps dans l’imitation qui figure toujours un impossible achèvement de l’apprentissage. Nous vivons ce manque de discernement qui croit que ceux qui pensent l’alliance des vertus figure une forme outrancière de culturalisation.
Nous ne pouvons pas continuer d’accepter le processus permanent d’acculturation pendant que nous Mauritaniens, par exemple les Négro-africains, combattons ce que nous pensons être une acculturation, une altération de notre philosophie de la vie. Ndaw ko hawni !
Donc la démocratie est en panne depuis bien longtemps, mais nous refusons de l’admettre. Pour une petite illustration : depuis deux à trois ans nous assistons, en Afrique, au retard ou au renvoi des élections municipales, locales et législatives dans beaucoup de pays. La Mauritanie ne cessera jamais de l’illustrer de manière bruyante et honteuse.
Je me suis toujours dit que cette phase figure une panne, parce que la machine démocratique est stoppée non ! Elle ne bouge pas et les querelles dans l’espace public conduisent aux boycotts des partis qui auraient dû assurer l’équilibre des pouvoirs devenus de plus en plus autoritaires malgré la démocratie (Assemblée périmée, président décevant lors de son fameux Lighâa sans felsefa). C’est incroyable comme attitude.
Notre posture est devenue de plus en plus difficile et nécessite donc une réflexion éminemment philosophique. C’est elle seule qui nous permettra de comprendre que la solution de nos problèmes est d’abord cognitive avant de devenir action. Ce discernement manque à notre monde je crois. Le temps du cognitif s’est rétréci parce que la rentabilité ne se conclut que dans un espace-temps fugace.
Nous vivons le monde des délocalisations en tout et en rien. Et toute délocalisation conduit nécessairement au doute légitime sur l’authenticité d’un produit industrialisé [que de contrefaçons dans ce monde, même les idéologies en souffrent et nous en souffrons nous les consommateurs], donc les guerres dites pour le rétablissement de la démocratie comme elles sont délocalisées nous font douter sur la vérité (devenue mensongère depuis qu’un « ordre du discours » l’a imposée) d’exporter la démocratie : l‘Irak illustre cette imbécillité du monde.
L’Egypte aggrave notre constat et ce qui se passe en Syrie abîme notre entendement. Depuis deux ans qu’un peuple souffre, c’est aujourd’hui au nom d’une utilisation d’armes chimiques que les Occidentaux agacés par Poutine, peureux de la Chine, belliqueux face aux Iraniens et doux comme des agneaux face à Israël veulent agir.
Du n’importe quoi ! Et cela nous rappelle les “armes de destruction massives » du pauvre baathiste Saddam qui a failli détruire la Mauritanie avec son idéologie « contrefaçon » tirée de celle de Michel Afflak. Quelques mauritaniens mâchent les derniers feuillets de ce vieux manuscrit idéologique et sectaire comme de vrais chameaux en train de ruminer. Ilbil wo towf !
Mais admettons, au moins, que le bourgeon de guerre mondiale localisée au Mali est vraiment mort et que la sève de la paix ne l’alimentera pas. Il faut qu’il tombe sec et donc mort pour que notre sous-région soit à l’abri des perturbations du monde, et nos peuples en solidarité avec les autres tissent une chaîne pour combattre cette philosophie hargneuse qui nous enrage.
Nous sommes au milieu d’une faille géopolitique qui ne cesse de s’élargir, et nos propres armes de destruction massive pointées vers nous. Pou cela, je vous laisse méditez ceci : quelqu’un qui ne prend pas au sérieux la philosophie de la vie, au lieu d’avancer recule sans elle.
Abdarahmane Ngaidé (Bassel), Dakar le 05/09/2013