Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: dossiers anniversaires

LES FLAM : L’AUTONOMIE ET NOUS

   INTRODUCTION

Lorsque des problèmes de coexistences surviennent entre des peuples qui partagent le même espace, diverses solutions, allant du jacobinisme unitaire à la partition pure et simple, en passant par des paliers intermédiaires, telle l’autonomie, sont envisagées ou mises en œuvre.

L’autonomie choisie par nous sera inscrite dans le cadre de l’état unitaire, ouverte à l’interaction et à la mutuelle influence entre nos groupe nationaux, sans entrave  pour la libre circulation des citoyens et des biens, respectueuses  de toutes identité locales.

Elle permettra à notre communauté naturelle de prendre en main la gestion de leurs propres affaires sur le plan administratif, économique, culturelle et sociale, à travers des transferts de pouvoir spéciaux.

Chaque communauté modèlerait ainsi ses propres institutions et organiserait sa vie et son développement  grâce à un système de relation plus souple avec le pouvoir central.

La « République des citoyens » où les Mauritaniens seraient indifférenciés  reste à construire, l’autonomie en constituera le passage obligé pour forcer la préalable reconnaissance mutuelle, l’acceptation réciproque dans le respect de l’autre.

L’état de droit n’est pas incompatible avec la reconnaissance de jure ou de facto des communautés certaines vieilles démocraties européennes sont là pour le prouver, si besoin est.

  • Quelle en sont les justifications ?

  1. Justifications historiques

L’autonomie titre sa justification ou son fondement historique dans le fait que dans notre cas d’espèce les communautés (ou peuples) en présence ont vécu par le passé côte à côte, chacune dans son espace, chacune avec son organisation, ses institutions politique économique et sociales propres. En outre l’autonomie  n’est pas un mode d’organisation inédit. Elle est pratiquée dans le monde et de nombreux pays pluriethniques tentent encore de l’appliquer. Elle a donc une histoire et démontrer ses vertus.

  1. justification théorique

L’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable. Elle est conçue généralement pour résoudre la dichotomie entre le principe de l’indivisibilité et celui de l’identité sa mise en œuvre peut aller  de l’octroi de quelque attributs de pouvoir à l’exercice de la quasi-totalité de ceux-ci par différents groupes humaines aux habitudes mentales, linguistiques et traditions différentes diluant ainsi le pouvoir et le répartissant entre ces groupes en présence. L’autonomie fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : le principe de participation dans la prise de décision, et le principe de neutralisation respective des groupes protagonistes, à travers des mécanismes de régulation* qui permettent à chaque groupe de se protéger contres d’éventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.

Enfin dans notre cas précis, elle prendrait en compte les facteurs ethnique, tribal, régional pesanteurs certes à dépasser -, mais qui n’en sont pas moins des facteurs déterminant de la réalité Mauritanienne- ; elle assurerait ainsi d’avantage de cohésion sociale pour associer de large segments de la société à la gestion du pouvoir.

L’état devra être perçu et organisé comme un appareil fédérateur des nations, des langues et cultures, des normes et terroir ; et cesser d’être considéré comme Etat-nation, qui reste à construire. C’est du reste ce qui fonde et garantit le pacte du « vivre ensemble  ou du destin commun.

  1. Justifications politiques

Les Administrateurs (Gouverneurs et Préfets arabo-berbères) qui gouvernent la vallée du fleuve depuis l’indépendance ne fournissent malheureusement aucun effort d’intégration, d’adaptation au milieu ou de compréhension du vécu des populations locales ; situation que favorise et perpétue le pouvoir central, absent de toute politique de développement soutenue et conçu en fonction des besoins spécifiques de la vallée du fleuve : aucun projet économique d’envergure, aucune infrastructure de base sérieuse, indispensable au bien-être des populations, délaissées. D’où la nécessité de donner à ces populations en particulier la possibilité de choisir elles-mêmes

leurs propres dirigeants. Le pouvoir doit être affecté aux nations, aux citoyens, aux terroirs et distribué au niveau fédéral, régional, provençal et local.

STRUCTURES, COMPETENCES/FONCTIONNEMENT, COMPOSITION

  1. Organisation territoriale et administrative

Il sera créé quatre régions autonomes :

  • région numéro 1  (Trarza- Brakna- Tagant),

  • région numéro 2  (Guidimakha, Fuuta, Waalo Barak),

  • région numéro3  (Assaba, Hodh),

  • région no 4 (Adrar-Tiris).

Ces régions épouseront le plus possible, les contours des aires ethnoculturelles (communautaires) existantes.

Chaque région sera découpée en provinces qui respecteraient au maximum la configuration des espaces occupés par les entités historiques des ethnies et émirats (pour éviter la reconduction des problèmes actuels). Ces provinces seront aux nombres de huit (8). Ainsi pour la région no1 il y aura les provinces du Brakna, du Trarza, du Tagant, pour la région no2 les provinces du Fuuta, du Guidimakha et du waalo Barak, la région no3, les provinces de l’Assaba et du Hodh, la région de l’Adrar.

Les villes comme Nouakchott et Nouadhibou seront régies par un statut spécial (à définir).

  1. Les institutions

Le pouvoir central

Il exercera les attributs de souveraineté que sont la défense du territoire, les relations internationales, le transport aérien, les télécommunications ;

Il définira également la politique économique nationale et battra la monnaie.

Une parité fixe entre le nord et le sud régira la répartition des hauts postes de responsabilités.

Les régions autonomes

Elles exerceront les pouvoirs résiduels que sont la culture, le foncier, l’administration, la justice, les finances régionales, l’économie et la police locale.

Administration centrale

Elle sera dotée de trois institutions :

Gouvernement

Il sera composé de membres issus des espaces (Nord-Sud) et dont le mode de désignation restera à définir…

Le gouvernement sera dirigé par un président élu parmi les membres le composant (collège).

Mais si le président de la république devrait être élu au suffrage universel direct, alors il serait assisté de deux (2) vice-président tournant, issus d’ethnie différente.

Parlement à deux chambres

L’une, pourvue en députés au prorata du poids démographique de chaque région (L’assemblée nationale), l’autre – (le sénat)- à parité fixe.

Il aura pour tache

  • D’élaborer les lois fédérales, et la charte constitutionnelle.

  • De veiller au respect du droit des régions.

  • De fixer les rapports entre le gouvernement central et les régions.

Conseil central (mode de désignation des membres et composition à définir)

Il aura pour rôle :

  • De veiller à l’alternance au pouvoir.

  • De déterminer la légalité des actes de loi dans les régions et la fédération.

  • De veiller à l’application de la charte constitutionnelle qui fixe les normes de la cohabitation.

  • D’arbitrer les conflits inter-région, entre les régions et l’état central.

Administration régionale

Il sera créé quatre régions et huit (8) provinces :

Chaque région comportera :

  • Un exécutif ou conseil régional qui sera dirigé par un gouverneur élu, assisté de commissaires de gouvernement issus des provinces (nombre à déterminer)

  • Une assemblée régionale qui exercera les pouvoirs législatifs. Elle sera composée de membre élus, représentatifs des provinces

Chaque province aura à sa tête un adjoint au gouverneur.

 

Dispositions complémentaires

  • L’auto organisation interne pourrait être modifiée par chaque entité au –delà des grandes lignes définies ici.

  • Mécanisme de régulation * des leviers seront conçus, que chaque communauté ou groupe national pourrait actionner pour bloquer toute disposition de loi en gestation qui menacerait ses intérêts.

  • Senat : au sénat pour toutes les questions touchant à l’identité ou à l’équilibre entre les communautés, la décision devra être prise par consensus ou par une majorité spéciale des 4/5.

 

LE CONGRÈS.

La lutte continue !

LES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)

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LES FLAM : L’AUTONOMIE ET NOUS

   INTRODUCTION

Lorsque des problèmes de coexistences surviennent entre des peuples qui partagent le même espace, diverses solutions, allant du jacobinisme unitaire à la partition pure et simple, en passant par des paliers intermédiaires, telle l’autonomie, sont envisagées ou mises en œuvre.

L’autonomie choisie par nous sera inscrite dans le cadre de l’état unitaire, ouverte à l’interaction et à la mutuelle influence entre nos groupe nationaux, sans entrave  pour la libre circulation des citoyens et des biens, respectueuses  de toutes identité locales.

Elle permettra à notre communauté naturelle de prendre en main la gestion de leurs propres affaires sur le plan administratif, économique, culturelle et sociale, à travers des transferts de pouvoir spéciaux.

Chaque communauté modèlerait ainsi ses propres institutions et organiserait sa vie et son développement  grâce à un système de relation plus souple avec le pouvoir central.

La « République des citoyens » où les Mauritaniens seraient indifférenciés  reste à construire, l’autonomie en constituera le passage obligé pour forcer la préalable reconnaissance mutuelle, l’acceptation réciproque dans le respect de l’autre.

L’état de droit n’est pas incompatible avec la reconnaissance de jure ou de facto des communautés certaines vieilles démocraties européennes sont là pour le prouver, si besoin est.

  • Quelle en sont les justifications ?

  1. Justifications historiques

L’autonomie titre sa justification ou son fondement historique dans le fait que dans notre cas d’espèce les communautés (ou peuples) en présence ont vécu par le passé côte à côte, chacune dans son espace, chacune avec son organisation, ses institutions politique économique et sociales propres. En outre l’autonomie  n’est pas un mode d’organisation inédit. Elle est pratiquée dans le monde et de nombreux pays pluriethniques tentent encore de l’appliquer. Elle a donc une histoire et démontrer ses vertus.

  1. justification théorique

L’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable. Elle est conçue généralement pour résoudre la dichotomie entre le principe de l’indivisibilité et celui de l’identité sa mise en œuvre peut aller  de l’octroi de quelque attributs de pouvoir à l’exercice de la quasi-totalité de ceux-ci par différents groupes humaines aux habitudes mentales, linguistiques et traditions différentes diluant ainsi le pouvoir et le répartissant entre ces groupes en présence. L’autonomie fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : le principe de participation dans la prise de décision, et le principe de neutralisation respective des groupes protagonistes, à travers des mécanismes de régulation* qui permettent à chaque groupe de se protéger contres d’éventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.

Enfin dans notre cas précis, elle prendrait en compte les facteurs ethnique, tribal, régional pesanteurs certes à dépasser -, mais qui n’en sont pas moins des facteurs déterminant de la réalité Mauritanienne- ; elle assurerait ainsi d’avantage de cohésion sociale pour associer de large segments de la société à la gestion du pouvoir.

L’état devra être perçu et organisé comme un appareil fédérateur des nations, des langues et cultures, des normes et terroir ; et cesser d’être considéré comme Etat-nation, qui reste à construire. C’est du reste ce qui fonde et garantit le pacte du « vivre ensemble  ou du destin commun.

  1. Justifications politiques

Les Administrateurs (Gouverneurs et Préfets arabo-berbères) qui gouvernent la vallée du fleuve depuis l’indépendance ne fournissent malheureusement aucun effort d’intégration, d’adaptation au milieu ou de compréhension du vécu des populations locales ; situation que favorise et perpétue le pouvoir central, absent de toute politique de développement soutenue et conçu en fonction des besoins spécifiques de la vallée du fleuve : aucun projet économique d’envergure, aucune infrastructure de base sérieuse, indispensable au bien-être des populations, délaissées. D’où la nécessité de donner à ces populations en particulier la possibilité de choisir elles-mêmes

leurs propres dirigeants. Le pouvoir doit être affecté aux nations, aux citoyens, aux terroirs et distribué au niveau fédéral, régional, provençal et local.

STRUCTURES, COMPETENCES/FONCTIONNEMENT, COMPOSITION

  1. Organisation territoriale et administrative

Il sera créé quatre régions autonomes :

  • région numéro 1  (Trarza- Brakna- Tagant),

  • région numéro 2  (Guidimakha, Fuuta, Waalo Barak),

  • région numéro3  (Assaba, Hodh),

  • région no 4 (Adrar-Tiris).

Ces régions épouseront le plus possible, les contours des aires ethnoculturelles (communautaires) existantes.

Chaque région sera découpée en provinces qui respecteraient au maximum la configuration des espaces occupés par les entités historiques des ethnies et émirats (pour éviter la reconduction des problèmes actuels). Ces provinces seront aux nombres de huit (8). Ainsi pour la région no1 il y aura les provinces du Brakna, du Trarza, du Tagant, pour la région no2 les provinces du Fuuta, du Guidimakha et du waalo Barak, la région no3, les provinces de l’Assaba et du Hodh, la région de l’Adrar.

Les villes comme Nouakchott et Nouadhibou seront régies par un statut spécial (à définir).

  1. Les institutions

Le pouvoir central

Il exercera les attributs de souveraineté que sont la défense du territoire, les relations internationales, le transport aérien, les télécommunications ;

Il définira également la politique économique nationale et battra la monnaie.

Une parité fixe entre le nord et le sud régira la répartition des hauts postes de responsabilités.

Les régions autonomes

Elles exerceront les pouvoirs résiduels que sont la culture, le foncier, l’administration, la justice, les finances régionales, l’économie et la police locale.

Administration centrale

Elle sera dotée de trois institutions :

Gouvernement

Il sera composé de membres issus des espaces (Nord-Sud) et dont le mode de désignation restera à définir…

Le gouvernement sera dirigé par un président élu parmi les membres le composant (collège).

Mais si le président de la république devrait être élu au suffrage universel direct, alors il serait assisté de deux (2) vice-président tournant, issus d’ethnie différente.

Parlement à deux chambres

L’une, pourvue en députés au prorata du poids démographique de chaque région (L’assemblée nationale), l’autre – (le sénat)- à parité fixe.

Il aura pour tache

  • D’élaborer les lois fédérales, et la charte constitutionnelle.

  • De veiller au respect du droit des régions.

  • De fixer les rapports entre le gouvernement central et les régions.

Conseil central (mode de désignation des membres et composition à définir)

Il aura pour rôle :

  • De veiller à l’alternance au pouvoir.

  • De déterminer la légalité des actes de loi dans les régions et la fédération.

  • De veiller à l’application de la charte constitutionnelle qui fixe les normes de la cohabitation.

  • D’arbitrer les conflits inter-région, entre les régions et l’état central.

Administration régionale

Il sera créé quatre régions et huit (8) provinces :

Chaque région comportera :

  • Un exécutif ou conseil régional qui sera dirigé par un gouverneur élu, assisté de commissaires de gouvernement issus des provinces (nombre à déterminer)

  • Une assemblée régionale qui exercera les pouvoirs législatifs. Elle sera composée de membre élus, représentatifs des provinces

Chaque province aura à sa tête un adjoint au gouverneur.

 

Dispositions complémentaires

  • L’auto organisation interne pourrait être modifiée par chaque entité au –delà des grandes lignes définies ici.

  • Mécanisme de régulation * des leviers seront conçus, que chaque communauté ou groupe national pourrait actionner pour bloquer toute disposition de loi en gestation qui menacerait ses intérêts.

  • Senat : au sénat pour toutes les questions touchant à l’identité ou à l’équilibre entre les communautés, la décision devra être prise par consensus ou par une majorité spéciale des 4/5.

 

LE CONGRÈS.

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LES FLAM : L’AUTONOMIE ET NOUS

alt   INTRODUCTION

Lorsque des problèmes de coexistences surviennent entre des peuples qui partagent le même espace, diverses solutions, allant du jacobinisme unitaire à la partition pure et simple, en passant par des paliers intermédiaires, telle l’autonomie, sont envisagées ou mises en œuvre.

L’autonomie choisie par nous sera inscrite dans le cadre de l’état unitaire, ouverte à l’interaction et à la mutuelle influence entre nos groupe nationaux, sans entrave  pour la libre circulation des citoyens et des biens, respectueuses  de toutes identité locales.

Elle permettra à notre communauté naturelle de prendre en main la gestion de leurs propres affaires sur le plan administratif, économique, culturelle et sociale, à travers des transferts de pouvoir spéciaux.

Chaque communauté modèlerait ainsi ses propres institutions et organiserait sa vie et son développement  grâce à un système de relation plus souple avec le pouvoir central.

La « République des citoyens » où les Mauritaniens seraient indifférenciés  reste à construire, l’autonomie en constituera le passage obligé pour forcer la préalable reconnaissance mutuelle, l’acceptation réciproque dans le respect de l’autre.

L’état de droit n’est pas incompatible avec la reconnaissance de jure ou de facto des communautés certaines vieilles démocraties européennes sont là pour le prouver, si besoin est.

  • Quelle en sont les justifications ?

  1. Justifications historiques

L’autonomie titre sa justification ou son fondement historique dans le fait que dans notre cas d’espèce les communautés (ou peuples) en présence ont vécu par le passé côte à côte, chacune dans son espace, chacune avec son organisation, ses institutions politique économique et sociales propres. En outre l’autonomie  n’est pas un mode d’organisation inédit. Elle est pratiquée dans le monde et de nombreux pays pluriethniques tentent encore de l’appliquer. Elle a donc une histoire et démontrer ses vertus.

  1. justification théorique

L’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable. Elle est conçue généralement pour résoudre la dichotomie entre le principe de l’indivisibilité et celui de l’identité sa mise en œuvre peut aller  de l’octroi de quelque attributs de pouvoir à l’exercice de la quasi-totalité de ceux-ci par différents groupes humaines aux habitudes mentales, linguistiques et traditions différentes diluant ainsi le pouvoir et le répartissant entre ces groupes en présence. L’autonomie fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : le principe de participation dans la prise de décision, et le principe de neutralisation respective des groupes protagonistes, à travers des mécanismes de régulation* qui permettent à chaque groupe de se protéger contres d’éventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.

Enfin dans notre cas précis, elle prendrait en compte les facteurs ethnique, tribal, régional pesanteurs certes à dépasser -, mais qui n’en sont pas moins des facteurs déterminant de la réalité Mauritanienne- ; elle assurerait ainsi d’avantage de cohésion sociale pour associer de large segments de la société à la gestion du pouvoir.

L’état devra être perçu et organisé comme un appareil fédérateur des nations, des langues et cultures, des normes et terroir ; et cesser d’être considéré comme Etat-nation, qui reste à construire. C’est du reste ce qui fonde et garantit le pacte du « vivre ensemble  ou du destin commun.

  1. Justifications politiques

Les Administrateurs (Gouverneurs et Préfets arabo-berbères) qui gouvernent la vallée du fleuve depuis l’indépendance ne fournissent malheureusement aucun effort d’intégration, d’adaptation au milieu ou de compréhension du vécu des populations locales ; situation que favorise et perpétue le pouvoir central, absent de toute politique de développement soutenue et conçu en fonction des besoins spécifiques de la vallée du fleuve : aucun projet économique d’envergure, aucune infrastructure de base sérieuse, indispensable au bien-être des populations, délaissées. D’où la nécessité de donner à ces populations en particulier la possibilité de choisir elles-mêmes

leurs propres dirigeants. Le pouvoir doit être affecté aux nations, aux citoyens, aux terroirs et distribué au niveau fédéral, régional, provençal et local.

STRUCTURES, COMPETENCES/FONCTIONNEMENT, COMPOSITION

  1. Organisation territoriale et administrative

Il sera créé quatre régions autonomes :

  • région numéro 1  (Trarza- Brakna- Tagant),

  • région numéro 2  (Guidimakha, Fuuta, Waalo Barak),

  • région numéro3  (Assaba, Hodh),

  • région no 4 (Adrar-Tiris).

Ces régions épouseront le plus possible, les contours des aires ethnoculturelles (communautaires) existantes.

Chaque région sera découpée en provinces qui respecteraient au maximum la configuration des espaces occupés par les entités historiques des ethnies et émirats (pour éviter la reconduction des problèmes actuels). Ces provinces seront aux nombres de huit (8). Ainsi pour la région no1 il y aura les provinces du Brakna, du Trarza, du Tagant, pour la région no2 les provinces du Fuuta, du Guidimakha et du waalo Barak, la région no3, les provinces de l’Assaba et du Hodh, la région de l’Adrar.

Les villes comme Nouakchott et Nouadhibou seront régies par un statut spécial (à définir).

  1. Les institutions

Le pouvoir central

Il exercera les attributs de souveraineté que sont la défense du territoire, les relations internationales, le transport aérien, les télécommunications ;

Il définira également la politique économique nationale et battra la monnaie.

Une parité fixe entre le nord et le sud régira la répartition des hauts postes de responsabilités.

Les régions autonomes

Elles exerceront les pouvoirs résiduels que sont la culture, le foncier, l’administration, la justice, les finances régionales, l’économie et la police locale.

Administration centrale

Elle sera dotée de trois institutions :

Gouvernement

Il sera composé de membres issus des espaces (Nord-Sud) et dont le mode de désignation restera à définir…

Le gouvernement sera dirigé par un président élu parmi les membres le composant (collège).

Mais si le président de la république devrait être élu au suffrage universel direct, alors il serait assisté de deux (2) vice-président tournant, issus d’ethnie différente.

Parlement à deux chambres

L’une, pourvue en députés au prorata du poids démographique de chaque région (L’assemblée nationale), l’autre – (le sénat)- à parité fixe.

Il aura pour tache

  • D’élaborer les lois fédérales, et la charte constitutionnelle.

  • De veiller au respect du droit des régions.

  • De fixer les rapports entre le gouvernement central et les régions.

Conseil central (mode de désignation des membres et composition à définir)

Il aura pour rôle :

  • De veiller à l’alternance au pouvoir.

  • De déterminer la légalité des actes de loi dans les régions et la fédération.

  • De veiller à l’application de la charte constitutionnelle qui fixe les normes de la cohabitation.

  • D’arbitrer les conflits inter-région, entre les régions et l’état central.

Administration régionale

Il sera créé quatre régions et huit (8) provinces :

Chaque région comportera :

  • Un exécutif ou conseil régional qui sera dirigé par un gouverneur élu, assisté de commissaires de gouvernement issus des provinces (nombre à déterminer)

  • Une assemblée régionale qui exercera les pouvoirs législatifs. Elle sera composée de membre élus, représentatifs des provinces

Chaque province aura à sa tête un adjoint au gouverneur.

 

Dispositions complémentaires

  • L’auto organisation interne pourrait être modifiée par chaque entité au –delà des grandes lignes définies ici.

  • Mécanisme de régulation * des leviers seront conçus, que chaque communauté ou groupe national pourrait actionner pour bloquer toute disposition de loi en gestation qui menacerait ses intérêts.

  • Senat : au sénat pour toutes les questions touchant à l’identité ou à l’équilibre entre les communautés, la décision devra être prise par consensus ou par une majorité spéciale des 4/5.

 

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LES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)

 

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FLAMNET-RÉTRO: Message d’anniversaire du Président des FLAM

altCamarades ,

Nous menons depuis plus d’un quart de siècle, avec conviction et constance, un combat pour l’égalité et la Justice.

Ce combat, il est bon de le rappeler, n’est pas dirigé contre une communauté, une personne ou un régime en particulier, mais contre un Système inique, à fondement raciste . Il se trouve qu’aujourd’hui le régime du Président Ould Abdel Aziz constitue l’incarnation même de ce Système !

Si nous avions, sèchement, combattu le Général dès les premières heures du putsch, nous avions aussi, tacitement, accordé quelque peu au Président (élu) le bénéfice du doute, au regard des premiers actes posés qui semblaient aller dans la bonne direction. Mais très tôt, force nous fut de reconnaître que la pratique de tous les jours contrastait fortement, avec les intentions de départ de réconcilier les Mauritaniens. Très vite le Système reprenait le dessus … comme toujours !

D’abord par ces Conseils de Ministres qui reconduisent les mêmes pratiques ethnicistes et racistes, comme par le passé !

Ensuite, cette décision empressée, surprenante et suspecte de fermer les consulats de Dakar et Paris, zone de grande concentration de la Diaspora négro-africaine, en prélude à un plan secret : un projet d’enrôlement des populations qui, par ses desseins obscurs, ne vise qu’à déposséder, de leur nationalité (jugée frauduleuse), et la diaspora et un grand nombre de Négro- africains de l’intérieur, et punir certaines franges Haratines, insoumises. Pour atteindre cet objectif, il fallait, bien sûr, commencer par fermer ces consulats perçus comme des « nids de trafic » mais, en même temps, s’entourer de commissions nationales et régionales quasi mono-ethniques, qui s’arrogeaient le droit de décider de la « mauritanité » des autres , tous les autres !

Cet enrôlement, décrié, n’a pas fini de susciter indignation et colère, que d’autres chantiers, non moins controversés, sont, par défi, enclenchés par le régime : la mise en place d’une commission chargée de la réforme de l’Education, toute aussi monocolore (4 Négro-africains sur16 membres), puis cette prétendue libéralisation des médias qui étouffe toute expansion des langues nationales autres que l’arabe, et débouche sur l’octroi de licences, basé sur le népotisme, l’ethnicisme et le racisme plutôt que sur des critères objectifs.

Face aux forces Armées et de sécurité qui poursuivent, ouvertement, le nettoyage ethnique en leur sein, le Président Ould Abdel Aziz choisit de garder le profil bas, face au passif humanitaire, de panser les blessures par l’argent, face au fléau de l’esclavage de châtier les victimes et protéger les Maîtres !

Ould Taya avait fait exécuter, pendre et enterrer des centaines de soldats négro-africains, Ould Abdel Aziz, lui, fit raser les sépultures pour faire disparaître toute trace de mémoire du crime, oubliant, sans gêne, sa « prière » de Kaédi !

Enfin l’actualité récente autour des Etudiants Négro-africains victimes d’une chasse aux sorcières sélective, soumis – seuls – aux tortures sauvages dignes de l’ère Ould Taya, et dont les camarades à Maghama, dans leur marche pacifique, essuyaient, encore seuls, des tirs à balles réelles, dans l’impunité totale, voilà qui devrait édifier sur la nature véritable du régime du Général.

Tout dément, visiblement, la volonté, déclarée, de réconciliation du Président!

Il est venu, non pas pour réconcilier ou instaurer l’égalité, mais pour consolider et perpétuer, en le saupoudrant, le même système inique, en vigueur depuis 52 ans !

On ne peut construire ce pays ou forger son unité par ce type de politique, de deux poids , deux mesures !

On nous parle, sans cesse, d’Islam, rappelant tous les jours et à tout propos que « nous sommes tous musulmans », mais l’on crée et maintient, cyniquement, un ordre de musulmans hiérarchisés fondé sur le faciès, avec une « caste » supérieure et des parias sur la paille!

On ne saurait forger cette nation qui se cherche par un tel ordre !

Camarades , chers compatriotes,

La lutte contre ce Système, à fondement raciste, est un devoir qui incombe d’abord à toutes les victimes que nous sommes, mais, en particulier, à notre jeunesse, menacée dans son devenir !

L’Histoire a montré qu’à chaque fois qu’une jeunesse a vu son destin menacé, son avenir bouché et son peuple, chaque jour, plus opprimé, cette jeunesse- là s’est généralement, déterminée,

Il en fut ainsi de la Jeunesse algérienne face au colonialisme français ; il en fut de même pour la Jeunesse de Soweto qui, bravant les chiens et les balles, fera plier l’Apartheid. Plus près de nous, le spectacle magnifique des jeunesses tunisienne et egyptienne intrépides, face à la terreur policière, qui viendront à bout des dictatures les plus cruelles; celle, enfin, du Sénégal voisin, actrice d’une histoire toute fraîche qui s’est jouée sous nos yeux !

Ces jeunesses-là ont payé un tribut, parfois lourd, pour conquérir leur liberté … parce qu’il n’y a pas de conquête de liberté sans coût ! il n’y a pas de moindre lutte, sérieuse, sans coût !

Là où toutes ces jeunesses ont réussi la nôtre faillira-t-elle ? Seule l’histoire le dira !

Militantes, militants,

Nous avons choisi la voie difficile,  rocailleuse, des porteurs de flambeaux.

Nous avons pris l’engagement solennel d’œuvrer au changement de ce pays, par sa reconstruction, à travers un Etat qui consacre l’égalité des chances dans l’égalité des droits et des devoirs !

Nous avons choisi de le faire à travers un discours qui, souvent, incommode et dérange pour nommer les choses sans détour, là où d’autres louvoient! Un discours sans compromission qui dit les douleurs, sans langue de bois !

Camarades,                           

La marche a été longue, rude, parsemée d’embûches, mais nous ne pouvons ni observer un temps de pause, ni bifurquer ! Encore un peu de patience, de la persévérance, du souffle … Il faut tenir, il n’y a pas d’autre choix !

Tenir, quoiqu’il advienne, persuadés comme Amadou Kourouma : « (qu’) il n’y a pas de marche qui, un jour, ne finit pas » ! Enfin,

Notre cause est juste, et les justes causes finissent toujours par triompher !

Vive les FLAM

La lutte continue !

New York le 14 Mars 2012

SAMBA THIAM PRÉSIDENT DES FORCES DE LIBÉRATION AFRICAINES DE MAURITANIE(FLAM)

 WWW.FLAMNET.INFO

WWW.FLAMONLINE.COM

 

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Archives Flamnet: DECLARATION DES Flam sur le cinquantenaire d’independence ( Extraits )!

altQuelle voie, quelles  solutions pour  la Question de la cohabitation    

 Il nous est encore possible de créer cette nation unie, égalitaire et démocratique, à condition qu’il existe une volonté politique réelle; à condition de prendre à bras le corps cette question lancinante de la cohabitation et de l’esclavage, toujours escamotée, objet de fuite en avant permanente; à condition, enfin, d’en déterminer les bases justes.
 
Ces bases devront reposer sur les axes clairement définis, ci-après :
 –  Un équilibre dans la gestion du pouvoir , entre toutes les composantes nationales. 
 – Une réforme politique et constitutionnelle, qui consacrent les libertés démocratiques, reconnues et protégées, introduit  des amendements constitutionnelles spéciaux portant sur l’Identité de la Mauritanie, l’égalité  des communautés, des langues et des cultures nationales, la fin de l’esclavage, la création d’un observatoire national des libertés et de la cohabitation.
 -Une réforme de l’Education, fondant  une Ecole  moins élitiste, ouverte sur le monde moderne et respectueuse de nos identités multiples.
  -Une réforme de l’Armée, pour en faire  une armée républicaine et de développement, ouverte équitablement à toutes les composantes nationales.
  – Une réforme de l’Administration et de la justice, basée sur l’autonomie régionale, un  redécoupage territorial qui tienne compte des aires culturelles et historiques,  une justice modernisée enfin.
   – Une réforme agraire – dont la vallée serait certainement le pivot – fondée sur le droit de propriété reconnu et réaffirmé, reposant sur une politique d’investissement agricole qui respecte ce droit de propriété, associe les populations concernées, respecte les espaces vitaux des villages, ouvre des couloirs de parcours pour le bétail, préserve les droits séculiers des pêcheurs sur le fleuve, détermine les zones d’investissement dans la vallée, que sont le Waalo, le moyen Jeeri et le haut Jeeri à affecter, respectivement, aux autochtones locaux, aux hommes d’affaires nationaux et régionaux, au grand capital international .
 Ces réformes devront être précédées, pour mieux accrocher, par des mesures immédiates d’apaisement social de la part du Gouvernement qui se traduiront ainsi : 
 – Un réglement correcte du dossier des réfugiés qui passe par la restitution des terres de culture et des villages aux uns, et l’ indemnisation  pour les autres.
– Une volonté politique affirmée de mettre fin à l’esclavage, ( par l’annonce de mesures préventives immédiates ).
– Un réglement immédiat du passif humanitaire, qu’on ne pouvait solder par de l’argent, dont la  solution  passait  par la création d’une Commission Vérité- réconciliation, guidée par cette tryptique : « Equilibre à trouver entre le refus de l’impunité, les exigences de vérité et des réparations, et la nécessité du pardon ».
 
 Il n’y a pas de paix  sans réconciliation , et il n’y a pas de réconciliation sans Justice .
 
Tout comme il n’y a pas de concorde  là où il n’y a pas d’égalité. Et puisque cette égalité n’a pu émerger après 50 ans, à travers le cadre de “l’Etat unitaire centralisé” dans sa forme actuelle, la raison commande de rechercher d’autres voies, telle, entre autres, l’Autonomie. L’autonomie  nous parait la solution la mieux appropriée, dans notre cas d’espèce, pour constituer un mode d’organisation entre des groupes humains aux habitudes mentales, langues et tradition différentes, visant à diluer le pouvoir et le répartissant entre ces groupes, de manière à permettre à chacune de nos communautés de promouvoir elle- même son  propre développement, dans l’unité préservée du pays; historiquement et politiquement cette option se justifie amplement.
 
 
 Les FLAM appellent :
 
– Les réfugiés à rester mobilisés, à ne pas céder, à résister à la spoliation de leurs terres de culture; à ceux qui demeuraient encore à l’extérieur des frontières elles leur demandaient  de continuer à se battre, chaque jour davantage, pour leur droit légitime au retour.
– Elles appellent la jeunesse négro-africaine à cesser de courber l’échine, cesser de gémir et de supplier, et  à compter d’abord sur ses propres forces. 
– Aux Haratines, de refuser d’être les victimes consentantes de leur propre esclavage.
– Et  à  toutes les victimes du Système de  prendre conscience « que la lutte en ordre dispersé n’a pas d’autre issue que la défaite pour tous ».
– Aux forces démocratiques et progressistes, aux compatriotes arabes et berbères honnêtes et Justes, soucieux de notre devenir en commun, de prendre leur responsabilité face au racisme d’Etat, à l´esclavage et à la pauvreté grandissante. 
 
– Enfin au Président de la République, ce poème de Maouloud  Mammeri, en guise d’appel :
        
  «  Quand trop de sécheresse brûle les coeurs
              Quand la faim tord trop d’entrailles
              Quand on rentre trop de larmes
              Quand on baillonne trop de rêves ,
               C’est comme
              Quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher
              à la fin il suffit du bout de bois
              d’un esclave pour former 
              dans le ciel de Dieu
              et dans le coeur des hommes
              le plus énorme incendie».
 
Nous devons  nous persuader – c’est vital pour nous et pour ce pays – que la voie choisie jusqu’ici était dangereuse et sans issue! « Une nation ne pouvait vivre  moitié libre  moitié esclave»; elle  ne pouvait non plus se construire avec des citoyens à-démi  et des citoyens à part entière.
 Il est possible de faire de ce pays un foyer régional des plus attractifs, un havre de paix et de prosperité si nous nous ressaisissons.  
Il nous faut nous ressaisir, il est encore temps !
La lutte continue!
 Stockholm le 24 novembre 2010
 
 
 

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