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En exclusivité sur Flamnet: Abdoul Birane Wane Coordinateur de Touche pas à ma nationalité: “Nous sommes loin de dire notre dernier mot”
FLAMNET : Bonjour camarade, comment se porte le mouvement Touche pas à ma nationalité?
ABDOUL BIRANE WANE : Le mouvement “Touche pas à ma nationalité” se porte à merveille, plus fort et plus déterminé à aller jusqu’au bout.
FLAMNET : Après une série de manifestations dans tout le pays et à l´extérieur on remarque depuis quelques temps une certaine accalmie, qu´est-ce qui se passe ou qui se prépare sur le terrain?
A.B.W : accalmie, peut-être, mais il ne faut pas oublier ce qu’on appelle le calme qui cache la tempête. Notre dernière sortie date du 29 Octobre, quand on remettait une lettre aux sénateurs, et depuis on se redéploie et on intensifie la sensibilisation qui consiste à faire comprendre aux Négro-Mauritaniens que leur avenir est menacé. La sortie musclée du mouvement à Kaëdi le 12 novembre dernier montre que “Touche pas à ma nationalité” se porte bien. Pour nous l’organisation est fondamentale, ce qu’on est entrain d’achever cette nouvelle stratégie nous permet de mobiliser en 24 heures et de sécuriser le mouvement qui subit toute sorte d’attaques organisées par le régime qui se cache derrière des nègres de service. Nous sommes loin de dire notre dernier mot.
FLAMNET : Vous compter organiser une grande journée de commémoration de nos martyrs le 28 novembre prochain, pouvez-vous revenir sur l´évènement?
A.B.W : Nous comptons organiser une grande journée de commémoration et de contestation. Commémoration, parce qu’on doit rappeler que nous Négro-Mauritaniens, nos frères ont été massacrés sans aucune raison, alors il est de notre devoir de mener cette contestation. Pour nous, on ne doit aucunement s’attendre à ce que d’autres parlent ou luttent à notre place, ce serait lâche de notre part, c’est pourquoi “Touche pas à ma nationalité” a décidé sans complexe de prendre en charge, en toute légitimité la question du passif humanitaire, c’est notre problème et c’est à nous de le résoudre. A Nouakchott et dans la vallée, nous commémorerons les martyrs d’Inal et des autres camps de concentration, même si nous n’avons jamais été associés à ce projet qui doit pourtant être le notre. Je réaffirme que nous détenons toute la légitimité de parler des martyrs de notre communauté, je rappelle ainsi que ce sont des soldats Négro-Mauritaniens qui ont été torturés et assassinés. Ce sera également l’occasion d’exiger l’abrogation de la scélérate loi d’amnistie de 1993 qui protège des criminels comme Ely Ould Dah, le caporal Oumar Ould Demba… et demander leur jugement sans complaisance. Une chose est sûre, cette commémoration restera gravée dans la mémoire collective des Négro-Mauritaniens.
FLAMNET : Il y a une pétition internationale des FLAM contre l´impunité en Mauritanie qui circule depuis le début du mois, comptez-vous mobiliser aussi les camarades de l´intérieur autour de cette initiative ?
A.B.W : Nous saluons l’initiative, nous sommes signataires, associés et preneurs de tout ce qui peut mobiliser les Négro-Mauritaniens autour de la question du passif humanitaire. Cette pétition sera l’occasion de faire connaitre ou rappeler au monde entier ce que les Négro-Mauritaniens ont subi durant les années de braise. Nous ne devons pas avoir le complexe de revendiquer la paternité et la légitimité de ce combat, C’est pourquoi nous nous mobiliserons à Nouakchott et dans la vallée pour collecter des signatures, c’est un devoir.
FLAMNET : Le pouvoir et ses partis satellites viennent de publier les conclusions de leur fameux “dialogue national”, est-ce que vous vous retrouvez dans leurs résolutions et que pensez-vous de ces journées de réflexion?
A.B.W : Pour nous ces journées de dialogue sont insensées dans la mesure où elles furent l’occasion de réunir la grande famille qui gravite autour du Général Ould Abdel Aziz, c’est le club des fans d´ Aziz et ceux qui voulaient l’intégrer. Nous retenons que :
– deux communautés menaient le jeu (maures et haratins)
– la volonté de renforcer la langue arabe a été réaffirmée
C’est donc une fois de plus un complot contre les Négro-Mauritaniens que l’Etat veut rendre légitime.
FLAMNET : Quelles sont vos relations avec les jeunes du mouvement du 25 février qui sont apparemment très satisfaits des résolutions du “dialogue national”?
A.B.W : Les jeunes du mouvement de 25 Février ont participé dans nos toutes premières manifestations, et vers la fin nous avons remarqué leur absence. Quant à la satisfaction qu’ils affichent par rapport aux dites journées de dialogue, c’est une position qui leur est propres et ils vont naturellement assumer.
FLAMNET : On parle actuellement des Etats généraux de l´éducation, que pensez-vous encore de ces futures conclaves, qui semblent exclure plusieurs partenaires et nous avons remarqué aussi que les enseignants et les parents d´élèves n´ont pas été conviés à la cérémonie d´installation du bureau.
A.B.W : pour ces états généraux de l’éducation, il n’ y a aucun doute, le régime du général est entrain de remplir sa part par rapport à la ligne du système. Déjà un comité directeur est constitué et comme d’habitude, sur quinze(15) membres, deux(2) seulement sont noirs, dont un arabophone et défenseur chevronné de la langue arabe, alors qui va défendre l’intérêt des noirs dans cette commission? tout est farce dans ce pays, tout laisse croire que l’arabisation à outrance va se poursuivre.
FLAMNET : Votre dernier mot ou appel aux militants.
A.B.W : Frantz Fanon disait “quand l’heure de la bataille arrive, ceux qui acceptent de s’engager peuvent gagner, mais ceux qui refusent de s’engager ont déjà tout perdu”. Nous appelons à une grande mobilisation et à une véritable prise de conscience pour parvenir à abattre ce système qui n’a aucune raison d’exister et de s’épanouir. Le combat va être long mais nous le mènerons jusqu’au bout, aucune force de répression ne nous fera reculer car notre cause est noble et juste, elle vaut tous les sacrifices. Tous ensemble pour défier le régime injuste et ses criminels le 28 Novembre à Nouakchott, à l’intérieur du pays et à l´extérieur, comme le disait J. Danton” de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace” et la victoire sera à nous. La lutte continue.
Flamnet : Merci camarade et courage, oui la lutte continue !
Propos recueillis par Kaaw Touré
17 novembre 2011.
Flamnet-rétro: Quelle voie, quelles solutions pour la Question de la cohabitation
Extrait de la déclaration des Flam sur le cinquantenaire des Indépendances africaines ….il y a un an ..toujours actuelle, toujours vraie : lisez ….
Quelle voie, quelles solutions pour la Question de la cohabitation
Il nous est encore possible de créer cette nation unie, égalitaire et démocratique, à condition qu’il existe une volonté politique réelle; à condition de prendre à bras le corps cette question lancinante de la cohabitation et de l’esclavage, toujours escamotée, objet de fuite en avant permanente; à condition, enfin, d’en déterminer les bases justes.
Ces bases devront reposer sur les axes clairement définis, ci-après :
– Un équilibre dans la gestion du pouvoir, entre toutes les composantes nationales.
– Une réforme politique et constitutionnelle, qui consacrent les libertés démocratiques, reconnues et protégées, introduit des amendements constitutionnelles spéciaux portant sur l’Identité de la Mauritanie, l’égalité des communautés, des langues et des cultures nationales, la fin de l’esclavage, la création d’un observatoire national des libertés et de la cohabitation.
– Une réforme de l’Education, fondant une Ecole moins élitiste, ouverte sur le monde moderne et respectueuse de nos identités multiples.
– Une réforme de l’Armée, pour en faire une armée républicaine et de développement, ouverte équitablement à toutes les composantes nationales.
– Une réforme de l’Administration et de la justice, basée sur l’autonomie régionale, un redécoupage territorial qui tienne compte des aires culturelles et historiques, une justice modernisée enfin.
– Une réforme agraire – dont la vallée serait certainement le pivot – fondée sur le droit de propriété reconnu et réaffirmé, reposant sur une politique d’investissement agricole qui respecte ce droit de propriété, associe les populations concernées, respecte les espaces vitaux des villages, ouvre des couloirs de parcours pour le bétail, préserve les droits séculiers des pêcheurs sur le fleuve, détermine les zones d’investissement dans la vallée, que sont le Waalo, le moyen Jeeri et le haut Jeeri à affecter, respectivement, aux autochtones locaux, aux hommes d’affaires nationaux et régionaux, au grand capital international .
Ce Ces réformes devront être précédées, pour mieux accrocher, par des mesures immédiates d’apaisement social de la part du Gouvernement qui se traduiront ainsi :
– Un réglement correcte du dossier des réfugiés qui passe par la restitution des terres de culture et des villages aux uns, et l’ indemnisation pour les autres.
– Une volonté politique affirmée de mettre fin à l’esclavage, ( par l’annonce de mesures préventives immédiates ).
– Un réglement immédiat du passif humanitaire, qu’on ne pouvait solder par de l’argent, dont la solution passait par la création d’une Commission Vérité- réconciliation, guidée par cette tryptique : « Equilibre à trouver entre le refus de l’impunité, les exigences de vérité et des réparations, et la nécessité du pardon ».
Il n’y a pas de paix sans réconciliation , et il n’y a pas de réconciliation sans Justice .
Tout comme il n’y a pas de concorde là où il n’y a pas d’égalité. Et puisque cette égalité n’a pu émerger après 50 ans, à travers le cadre de “l’Etat unitaire centralisé” dans sa forme actuelle, la raison commande de rechercher d’autres voies, telle, entre autres, l’Autonomie. L’autonomie nous parait la solution la mieux appropriée, dans notre cas d’espèce, pour constituer un mode d’organisation entre des groupes humains aux habitudes mentales, langues et tradition différentes, visant à diluer le pouvoir et le répartissant entre ces groupes, de manière à permettre à chacune de nos communautés de promouvoir elle- même son propre développement, dans l’unité préservée du pays; historiquement et politiquement cette option se justifie amplement.
Les FLAM appellent :
– Les réfugiés à rester mobilisés, à ne pas céder, à résister à la spoliation de leurs terres de culture; à ceux qui demeuraient encore à l’extérieur des frontières elles leur demandaient de continuer à se battre, chaque jour davantage, pour leur droit légitime au retour.
– Elles appellent la jeunesse négro-africaine à cesser de courber l’échine, cesser de gémir et de supplier, et à compter d’abord sur ses propres forces.
– Aux Haratines, de refuser d’être les victimes consentantes de leur propre esclavage.
– Et à toutes les victimes du Système de prendre conscience « que la lutte en ordre dispersé n’a pas d’autre issue que la défaite pour tous ».
– Aux forces démocratiques et progressistes, aux compatriotes arabes et berbères honnêtes et Justes, soucieux de notre devenir en commun, de prendre leur responsabilité face au racisme d’Etat, à l´esclavage et à la pauvreté grandissante.
– Enfin au Président de la République, ce poème de Maouloud Mammeri, en guise d’appel :
« Quand trop de sécheresse brûle les coeurs
Quand la faim tord trop d’entrailles
Quand on rentre trop de larmes
Quand on baillonne trop de rêves ,
C’est comme
Quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher
à la fin il suffit du bout de bois
d’un esclave pour former
dans le ciel de Dieu
et dans le coeur des hommes
le plus énorme incendie».
Nous devons nous persuader – c’est vital pour nous et pour ce pays – que la voie choisie jusqu’ici était dangereuse et sans issue! « Une nation ne pouvait vivre moitié libre moitié esclave»; elle ne pouvait non plus se construire avec des citoyens à-démi et des citoyens à part entière.
Il est possible de faire de ce pays un foyer régional des plus attractifs, un havre de paix et de prosperité si nous nous ressaisissons.
Il nous faut nous ressaisir, il est encore temps !
La lutte continue !
NOVEMBRE 2010 -LES FLAM
Les signataires de la pétition: suite de la liste
161- Pr Toka Diagana – Wasinghton- USA
162- Tahra Mint Hembara –Artiste – Nouakchott-Mauritanie
163- Ousmane Diagana Cinéaste- Nouakchott-Mauritanie
164- Abda Wone Brooklyn NY-USA
165- Abdoulaye Dia-Perpignan-France
166- Madina Kane Diallo Guyancourt France
167- Dikkel Diallo Guyancourt France
168- Mayram Diallo Guyancourt France
169- Gatta Sammba Bah Angers France
170- Hawa Sow Bah Angers France
171- Binta Gueye Le Pecq France
172- BA Abdoulaye, Aubervilliers France
173- Djeyna Agne-Le Havre-France
174- Aissata Diop- Ottawa-Ontario
175- Yacouba Diakité-Dakar-Sénégal
176- Dahaba Djibril Diagana- Saint-louis-Sénégal
177- Mamadou Abderahmane Sy- Fédéral du PLEJ- Zoueratt-Mauritanie
178- Abdoulaye Djibril Deh-Tethiane-Mauritanie
179- Nina Guiton- Toulouse-France
180- Abou Thiam-Nouakchott-Mauritanie
181- Ba Fatimata-Jacksonville-Florida-USA
182- Ba Dianga Mamadou- Jacksonville-Florida-USA
183- Ba Sidy Mamadou- Jacksonville-Florida-USA
184- Ba Cire Mamadou- Jacksonville-Florida-USA
185- Ba Boly Mamadou- Jacksonville-Florida-USA
186- Mamadou Mabo Sanghott-Paris-France
187- Diallo Abdel Aziz- Paris-France
188- Babouna Khalifa Diakité- Dakar Sénégal
189- Mamadou Amadou Touré-Nouakchott-Mauritanie
190- Aissata Wane-Strasbourg- France
191- Diakité Sédifo-Paris-France
192- Diallo Abdoulaye Amadou-Paris-France
193- Sow Aliou-Nice-France
194- Diallo Demba –Nice-France
195- Gadio Oumar-Nice-France
196- Ba Demba Kalidou-Nice-France
197- Lam Mamadou- Nice-France
198- Ndiaye Mamadou Hamady-Nice-France
199- Djigo Yaya-Nice-France
200- Sy Tahirou-Nice-France
201- Dia Moctar-Nice-France
202- Diop Sileymane- Nice-France
203- Ngett Kalidou-Nice-France
204- Ly Alassane-Nice-France
205- Diaw Abou-Nice-France
206- Diop Zakaria-Nice-France
207- Sow Mamadou-Nice-France
Pétition contre l´impunité en Mauritanie: La liste des signataires
Le 28 Novembre ne pourra plus jamais être ce jour d’optimisme symbolisant la renaissance à la dignité et à la liberté pour le peuple mauritanien, Noires et Arabo-berbères confondus.
Depuis le 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un Jour de douleur et de grande souffrance, un Jour de larmes, un Jour de deuil, de tristesse pour toute la communauté négro-africaine et plus particulièrement pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.
En effet, le 28 novembre 1990, le pouvoir ethnico-génocidaire mauritanien fait pendre, de sang froid, 28 soldats noirs mauritaniens, pour fêter le trentième anniversaire du pays ! Ils ont été pendus pour célébrer l’arabité de la Mauritanie. Ils ont été pendus parce qu’ils étaient noirs et non arabes.
01 – Sergent-chef Diallo Abdoulaye Demba
02 – Adjudant-chef Abdoulaye DJIGO
03 – 1ère classe Samba Oumar NDIAYE
04 – 1ère classe Ibrahima DIALLO
05 – 1ère classe Mamadou Hamadi SY
06 – Sergent Mbodj Abdel Kader SY
07 – 1ère classe Samba Baba NDIAYE
08 – 2ème classe Oumar Demba DIALLO
09 – 1ère classe Amadou Saïdou THIAM
10 – 1ère classe Mamadou Oumar SY
11 – 1ère classe Abdarahmane DIALLO
12 – Sergent DIALLO Demba Baba
13 – Soldat Mamadou Demba SY
14 – Soldat Alassane Yéro SARR
15 – Caporal Amadou Mamadou BAH
16 – Sergent-chef Lam Toro CAMARA
17 – Sergent chef Souleymane Moussa BAH
18 – 2ème classe Oumar Kalidou BAH
19 – Sergent Amadou Mamadou THIAM
20 – Sergent Samba SALL
21 – 2ème classe Abdoulaye Beye DIALLO
22 – 1ère classe Cheikh Tidiane DIA
23 – 2ème classe Samba Bocar SOUMARE
24 – 1ère classe Moussa NGAÏDE
25 – 1ère classe Siradio LÔ
26 – 1ère classe Demba Oumar SY
27 – Sergent Adama Yero LY
28 – 2ème classe Samba Demba Coulibaly.
Ils ont été pendus par «leurs frères d’armes», en guise de solidarité à l’Irak de Saddam Hussein.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes. C’est pourquoi, nous, signataires de cette “Pétition pour la justice” parrainée par les Forces de libération africaines de Mauritanie, par devoir de mémoire et par exigence morale, demandons solennellement à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays, la Mauritanie, à toutes celles et à tous ceux qui croient scrupuleusement au respect des droits humains :
– de faire désormais de la journée du 28 novembre, un jour de deuil à la mémoire des victimes du racisme et du chauvinisme d’Etat mauritanien, un jour de grande Communion avec toutes les victimes de la barbarie raciste anti-noir du Système fasciste mauritanien.
Ce jour, on consacrera une minute de recueillement et de prières à la mémoire de nos Martyrs.
Ensemble, exigeons du gouvernement mauritanien,
– La restitution des dépouilles des pendus du 28 novembre 1990 à leurs familles,
– L’arrestation et le jugement des auteurs et commanditaires de cette barbarie raciste par un tribunal spécial,
– L’érection d’un monument de souvenir et de réconciliation dédié à la mémoire des pendus d’Inal et à toutes les victimes du génocide survenu entre 1986 et 1991.
Non à l’oubli !
La lutte continue !
LES SIGNATAIRES:
1- Samba Thiam- New-York- USA
2- Ibrahima Mifo Sow- Baltimore- Maryland- USA
3- Kaaw Touré Kalmar- Suède
4- Mohamed Abdoul Sow dit Hamadi – Paris- France
5- Abdoulaye Ba –Montréal-Quebec
6- Abou Backrine Ndongo-Bruxelles- Belgique
7- Ibrahima Athie- Houston-Texas-USA
8- Abdoulaye Malickel Sy- Jacksonville- Florida- USA
9- Ibrahima Abou Sall – Paris-France
10- Habsa Banor Sall-Paris-France
11- Abdoulaye Thiongane- Copenhague –Denmark
12- Abou Hamidou Sy- Tampa-Florida-USA
13- Mamadou Wane-Dakar-Sénégal
14- Abdoul Birane Wane – Coordinateur TPMN- Nouakchott-Mauritanie
15- Alassane Ndiengoudi Dia- Porte-parole TPMN- Nouakchott-Mauritanie
16- Diagana Mamadou Youssouf-Président de l´OCVIDH-Paris-France
17- Dieng Ahmadou Tidiane –Villeneuve le roi -France
18- Diallo Ibrahima dit Babayel- Paris-France
19- Amadou Mody Thiam- Cincinnati-Ohio-USA
20- Ba Mamadou Sidi- Jacksonville- Florida-USA
21- Abou Hamath Sall- Baltimore – Maryland- Usa
22- Sall Mamadou – Baltimore-Maryland-USA
23- Diko Hanoune- S. G de L´AHME-Lyon-France
24- Ba Ciré –Paris- France
25- Boubacar Tidiane Diagana- Rouen-France
26- Ba Tenguella- Tambacounda-Sénégal
27- Camara Abdoul Ghoudouss- Chicago- Illinois-USA
28- Arwa Dieng Touré – Kalmar Suède
29- Mamadou Barry – Willingboro, NJ USA
30- Issa Thiam-Luanda-Angola
31- Dr Babah Ould Mohamed Ali Es-Saleh- Chine
32- Ba Cheikh Oumar –Paris-France
33- Aminata Ousmane Niang-Paris-France
34- Amadou Boubou Niang- Paris-France
35- Ibrahima Aly Dia- Montreuil- France
36- Ousmane Ba- Paris-France
37- Garba Diallo –Copenhague-Denmark
38- Ibrahima Sow- Professeur- Baltimore-USA
39- Roughiatou Ngaïdé- Dublin-Ohio-USA
40- Soulé Ngaïdé-Paris-France
41- Ba Bocar Oumar –Strasbourg-France
42- Kamilla Pajecka Thiongane-Chercheuse-Université-Copenhague-Denmark
43- Mamadou Touré dit Docteur-Québec-city-Canada
44– Ba Elhadj Saïdou Nourou-Paris-France
45- Ba Mohamadou – Soissons-France
46- Abdoulaye Diallo-Texas-Houston-USA
47- Abou Tagourla -Paris-France
48- Dr Ousmane Sy- Ira-Mauritanie-Sénégal- Dakar –Sénégal
49- Ciré Kane-Rennes-France
50- Wagne Souleimane EL Moctar- Rostock-Allemagne
51- Abdoul Sow- Paris-France
52- Aminata Ba – Willingboro, NJ USA
53- Seri Sidibé Mariam- Pantin-France
54- N’Gaidé Mahmoud – Bucurest-Roumanie
55- BA Aminata- Montréal- Quebec
56- BA Daouda – Montréal Quebec
57- Defa Wane- Nouakchott-Mauritanie
58- Diallo Kadidiatou Montreuil France
59- Koundourou Aissata Deauville France
60- Dia Jarno Demmba Deauville
61- Dia Sammoodi deauville France
62- Ciré Guissé Hamady- Deauville France
63- Guissé Samba Deauville France
64- Dia Moussa Djeol Mauritanie
65- Dia Medina Nouakchott Mauritanie
66- Dia Salimata- Nouakchott-Mauritanie
67- Mamadou Thiam- Nouakchott-Mauritanie
68- Ba Amadou Cincinnati-Ohio-USA
69- Abass Djibril Diagana- Nouakchott-Mauritanie
70- Seybani Diagana- Kaëdi-Mauritanie
71- Ibrahima Samba Touré- Tunis-Tunisie
72- Amadou Gatta Ba –Nouakchott-Mauritanie
73- Idrissa Sow –Poitiers-France
74- Ousmane Dia- Toury-France
75- Mamadou Kelly- Geldrop-Hollande
76- Baboye Ba Kalidou- Lambarene-Gabon
77- Oumouyel Kane-Nouakchott-Mauritanie
78- Mohamedou Ngaïdé- Vicence-Italie
79- Moussa Bocoum-Nice-France
80- Youssouf Touré-Paris-France
81- Ousmane Dia-Paris-France
82- Coumba Sow- Nouadhibou-Mauritanie
83- Alassane Ousmane Touré-Tunis-Tunisie
84- Youma Hawa Sow Kenitra-Maroc
85- Oumar Samba Ly, Calgary, Alberta, Canada
86- Moussa Mbaré Ba- Montréal-Canada
87- Bocar Daha Kane-Bordeaux-France
88- Soumaré Abdoulaye, Barcelone Espagne
89- Me Erika Koenig-Paris-France
90- Elhadje Sakho-Paris-France
91- Nene Galle Tandia- Ferney voltaire (AIN ) France.
92- Téne Ablaye Pampara Diaw-SNIM-Nouadhibou-Mauritanie
93- Baba Touré-Nouadhibou-Mauritanie
94- Ba Mohamadou-Rennes-France
95- Adama Moussa Diallo- Québec-Canada.
96- Bocar Diagana- Nouakchott-Mauritanie
97- Saidou Dem-Cincinnati-Ohio-USA
98- Koundou Soumaré- Montreuil-France
99- Abou Gadio-Les Ulis-France
100- Alpha Ba- Cincinnati-Ohio-USA
101- Lamine Tall-Pennsylvania-USA
102- BA Ibrahima– Brest- France
103- Vania Stoyanova Ba -Brest- France
104- Remy Carpentier- Paris-France
105- Iliana Carpentier Ba- Paris-France
106- Kristel Ba- Brest-France
107- Michael Ba-Brest-France.
108- Demba Ba-Orléans-France.
109- Elhadj Sidi Ngaïdé-Paris-France
110- Athia Chérif Niang-Paris-France
111- Ba Mohamedou Abou- Paris-France
112- Sala Mamadou Ba-Paris-France
113- Ba Cheikh Ahmadou Tidiane-Paris-France
114- Ramata Zakaria Konte -Baltimore, Maryland, USA
115- Aissata Abou Sall – Cincinnati, OHIO, USA
116- Mamadou Abou Sall- Baltimore, Maryland, USA
117- Amadou Abou Sall- Baltimore, Maryland, USA
118- Houleye Abou Sall – Baltimore, Maryland, USA
119- Hawa Abou Sall – Baltimore, Maryland, USA
120 – Baydy Sih-Columbus-USA
121- Alassane ALy Dia- Kansas City, Missouri- USA
122- Coumba Gako Dia- Kansas City Missouri -USA
123- Coumba Alassane Dia- Kansas City- Missouri- USA
124- Mohamed Dia- Kansas City- Missouri- USA
125- Mame Kadiata Dia- Kansas City Missouri – USA
126- Ibrahim Alassane Dia- Kansas City- Missouri –USA
127- Suleyman Alassane Dia- Kansas City Missouri- USA
128- Bechir Ould Bellal- Nouakchott-Mauritanie
129- Dem Mohamedou-Paris-France
130- Abdoulaye Sy- représentant du PLEJ aux USA-Memphis-USA
131- Fatoumata Watt- Memphis- USA
132- Mamoudou Abdoulaye Sy dit Barack Obama-Memphis-USA
133- Khadjetou Abdoulaye Sy dite Molido Kane-Memphis-USA
134- Thierno Ousmane Kamara-Paris-France
135- Sow Aboubacry- Nouakchott-Mauritanie
136- BA Zoulfaghar -Paris-France
137- Abdoul Bass Hamburg Germany
138- Yahya Thiam- Rochester NY-USA
139- Sy Salah Eddine-Jacksonville-Florida-USA
140- Saïdou Wane-Cincinnati-Ohio-USA
141- Zeinebou Wane-Cincinnati-Ohio-USA
142- Ousmane Baba Touré- Cincinnati-Ohio-USA
143- Halima Kane-Cincinnati-Ohio-USA
144- Mouhamadou Youssouf Dia-Cincinnati-Ohio-Usa
145- Fama Sow- Cincinnati-Ohio-USA
146- Demba Sy-Cincinnati- Ohio-USA
147- Rougui Ba-Nouakchott- Mauritanie
148- Diagana Cheikh – Paris-France
149- Mbaye Alioune Djibril-Paris-France
150- Kalidou Demba Ngaydo-Dakar-Sénégal
151- Fatima Ngaïdé- Dakar-Sénégal.
152- Oumar Ba-Nouakchott-Mauritanie
153- Fama Ba-Nouakchott-Mauritanie
154- Khadjetou Mint Yessa- Nouakchott-Mauritanie
155-Tabara Ba- Nouakchott-Mauritanie
156- Abdarrahmane Ba- Nouakchott-Mauritanie
157- Fatimata Ba- Nouakchott-Mauritanie
158- Oumoulkhairy Ba-Nouakchott-Mauritanie
159- Demba Ndiaye- Paris-France
160- Mamadou Samba Thiam-Nouakchott-Mauritanie
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Il y a deux ans il nous quittait: quand Mourtoudo rendait hommage aux FLAM
Tout d’abord je remercie ALLAH Seigneur des mondes de m’avoir donné l’occasion de témoigner brièvement sur FLAM, en tant que témoin et acteur de l’histoire. En dépit des toutes les tentatives de liquidation par les gouvernements racistes et esclavagistes mauritaniens, FLAM a survécu contre vents et marrées, et continue de porter haut et fort le flambeau de l’espoir, la flamme de la liberté, de l’égalité et de la justice, car l’état mauritanien est le dernier bastion de l’apartheid en Afrique de l’Ouest, mais un apartheid sournois et hypocrite. Les responsables mauritaniens n’ont cessé jusqu’ici de créer des actions néfastes et de les enterrer par le mensonge ; ils utilisent la religion pour légitimer l’injustice ; Mais un célèbre politicien américain avait bien dit : « On peut tromper un peuple en un temps, une partie du peuple tout le temps ; mais on ne peut pas tromper le peuple tout le temps ».
Un demi-siècle d’oppression, d’exploitation, de marginalisation des Noirs mauritaniens et le maintien affreux de l’esclavage a permis de rayonner le crédo politique de FLAM né sur des braises incandescentes.
FLAM, ce vaillant parti, dont je suis le père spirituel est fondé dans la clandestinité, dans un contexte où prévalait un parti unique, inique, parti de l’état mauritanien dirigé par Moctar Ould Daddah qui aspirait viscéralement à imposer une hégémonie raciale et linguistique. Des courants politiques chauvins, haineux et quinteux ont mené des pressions sur cet état barbare pour accélérer la marginalisation des communautés ethniques qui sont démographiquement majoritaires en Mauritanie, à savoir : les Haratines, les Haalpulaar’en, les Sooninké, les Wolofs et la minorité Bambara dans l’est du pays. Selon le Front Uni de l’Action Haratine (FUAH), ces derniers font 50% de la population mauritanienne. Cette force humaine est soumise à un abominable esclavage que beaucoup d’intellectuels Haratines n’ont cessé de combattre tels que Sid’ El Moctar NDiaye, Bouyagui Abidine, Boubacar Messaoud, Bodjel Ould Houmeid, Messaoud Ould Boulkhaïr, Baba Ould Jidou, etc.
Actuellement FLAM et toutes nos organisations politiques patriotiques nationales se sont soudées pour éradiquer définitivement cet ignoble fléau de l’esclavage.
Par ailleurs, la langue, instrument de communication, véhicule des cultures, des connaissances et civilisations peut aussi, dans des régimes injustes comme la Mauritanie, être utilisée comme instrument d’assimilation culturelle et de domination raciale. Moctar Ould Daddah en usa pour revaloriser et promouvoir la langue arabe, ce qui est un droit que nous soutenons aussi. Ce qui est anormal, c’est qu’il évita de reconnaître ce même droit aux autres langues du pays à savoir : le Pulaar, le Sooninké, le Wolof, le Hassaniya et même le Bambara.
Sous prétexte que tous les mauritaniens sont musulmans, il décréta qu’ils sont arabes ; il radicalisa l’arabité au détriment de la Pulaarité, Wolofité, Sooninkité, Hassaniyanité et Bambarité.
Toutes ces cultures et langues ont cohabité, se sont empruntés mutuellement, dans les grands empires Ouest Africains appelés pays de l’or du Ghana, Tekrour, Mali, etc. où régnait l’égalité raciale. Ces empereurs nègres ont toléré en leur sein, bien qu’étant animistes, leurs frères maures musulmans ; ils ont permis la fondation de l’empire d’Aoudaghost dirigé par Tiloutan dans l’espace du Ghana. Jamais ils n’ont été persécutés, ni culturellement, ni racialement. Jamais ils ne leur ont fait subir le sort que Moctar Ould Daddah et ses prédécesseurs ont fait subir au peuple nègre de Mauritanie. Nous accusons l’état injuste que nous combattons et non nos frères maures que nous aimons, respectons, avec lesquels nous voulons vivre ensemble dans un état débarrassé des carcans du racisme, du tribalisme, de l’esclavage, disons un état de droit soucieux de l’égalité, de la justice, de la solidarité et de la fraternité humaine.
Cette volonté délibérée de l’état mauritanien à subjuguer les noirs du pays, à effacer leurs langues, cultures et histoires, à les marginaliser des centres vitaux politiques, économiques, financiers, diplomatiques et autres, à pousser nos premiers intellectuels à combattre cet arbitraire à travers le mouvement des 19 en 1966 ; Ils ont été embastillés, réprimés. Daddah a organisé le premier massacre des noirs mauritaniens qui a produit une répercussion internationale.
La résistance s’amplifia, des documents acerbes intitulés CONSCIENCE NOIRE, L’ETAT ARABO-BERBERE ET LA REPRESSION DES NEGRO-AFRICAINS DE MAURITANIE et ceux du MOUVEMENT EL HOR furent publiés.
C’est l’occasion de rendre un vibrant hommage au Professeur Saïdou Kane Moustapha Boli, agrégé en sciences sociales, qui a fait six fois la prison et qui s’était mis toute sa vie au service des causes justes. Il a aussi comme l’officier des douanes Bâ Ibrahima Kassoum et tant d’autres héros contribué à la naissance des FLAM que célèbre son 26ème anniversaire.
Ce parti de l’avenir est le résultat de la fusion de plusieurs partis politiques des mélanodermes de ce pays, naguère appelé Ganngari. L’UDM, l’Union Démocratique de Mauritanie créée par le Professeur Saïdou Kane a vu le jour et a drainé une force immense de jeunes et de cadres. Des contradictions inhérentes à chaque organisation ont entraîné son éclatement. D’autres partis virent le jour ; le MPAM, l’ODINAM, le Mouvement des Étudiants et Élèves noirs (MEEN). Cette dernière organisation a été en son temps le fer de lance qui croisait le fer contre les mouvements panarabistes intolérants. J’ai contribué au rapprochement et à la fusion de ces partis.
Le parti clandestin que nous avions en France appelé Union Démocratique des Nationalités (UDN) qui a mené des luttes épiques contre les chauvins de tous acabits et les faux marxistes devait être la section européenne des FLAM. Mais un tel voeu n’a pu se réaliser comme nous le voulions. La publication du Manifeste des FLAM de 1986 a coïncidé dans une période où la France a imposé la démocratisation des états africains à la Baule en France. Cette célèbre conférence était présidée par FRANCOIS MITTERRAND.
Profitant des élections pluralistes, supposées conduire à la démocratie FLAM a renouvelé le Manifeste de 1966, car, toutes les injustices annoncées à l’époque, ont été radicalisées et renforcées par le régime fasciste d’Ould Taya pour qui la Mauritanie est arabe.
Les Nassériens et les Baathistes et autres nihilistes négrophobes ont investi les rouages de l’état de la base au sommet pour y imposer leur idéologie obscurantiste qui a conduit aux évènements d’Oualata de 1986, à la purification ethnique décidée par Taya, Djibril Abdallah dit Semper et autres en 1989/91 ainsi qu’au génocide et aux fosses communes de la vallée du fleuve.
Ce drame contre lequel FLAM s’est dressé est sans précédent dans l’histoire de notre pays. La cause que FLAM défend est juste. Elle fait son chemin, beaucoup de maures blancs se sont désolidarisés de cette injustice. Nous combattons avec eux au sein du FNDD et de la CFD. Contrairement à KADHAFI, aux membres de la junte et tous les autres racistes qui gravitent autour d’elle.
La Mauritanie est d’abord africaine avant d’être arabe. Elle doit déclarer haut et fort non pas seulement son arabité, mais aussi sa Pulaarité, sa Sooninkité, sa Wolofité, sa Hassaniyanité et sa Bambarité. Nous sommes un peuple arc-en-ciel. Cette diversité raciale et ethnique est notre force, notre richesse que tous nos régimes doivent prendre en charge. C’est pourquoi, l’existence de FLAM, DEKAALEM, FURAM, M25, et autres qui constituent une même famille politique ainsi que les Organisations de tous les Haratines sont une chance de la Mauritanie d’aujourd’hui et de demain, qui aussi, inchaallah aura son BARACK OBAMA qui réalisera son rêve, réconciliera les coeurs par l’éradication définitive de l’esclavage, de la solution de la Question nationale et du passif humanitaire dans ces multiples facettes.
Nouakchott, le 13 Mars 2009
DR MOURTOUDO DIOP
PRESIDENT DEKAALEM/RDNM




