Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La COD dévoile sa commission d’enquête sur les « biens mal acquis et les scandales financiers »

altLa coordination de l’opposition démocratique COD a organisé ce mardi 23 avril 2013, en début d’après midi, un point de presse à l’hôtel Mauri Center. Au cours de cette rencontre avec la presse, la COD a  dévoilé la composition de la commission d’investigations qu’elle a mise en place pour enquêter sur les scandales financiers dans lesquels le pouvoir en place est empêtré.
Présidée par le député Moustapha Ould Bédredine, vice président de l’UFP, la commission comprend, les parlementaires  suivants : Bâ Aliou Ibra de ADIL, comme vice président, Yacoub Ould Moine, du RFD, Saleck Ould Sidi Mahmoud de Tawassoul, Kadia Malick Diallo, de l’UFP, Mariem Mint Bilal du RFD, de Zeinabou Mint Deddi.
Dans son introduction, le président de la commission est revenu sur l’ensemble des scandales qui ont jalonné le pouvoir de Mohamed Ould abdel Aziz dont le dernier est son implication supposée dans  le «blanchiment d’argent », dénommé par la presse « ghanagate ». Pour Ould Bedredine, jusqu’en 2008, les régimes en place en Mauritanie se sont enrichis par les intermédiaires, contrairement à l’actuel régime dont le chef ne « s’embarrasse pas de courtiers », parce qu’indique le président de la commission, « il n’a confiance en personne. » Le président Bedredine s’est étonné face à l’ampleur des dégâts,  du silence des organes de contrôle nationaux et internationaux. Et c’est face à ce mur de silence que la COD, consciente de sa responsabilité devant le peuple mauritanien, de l’image du pays qui vient d’être déclassé par Transparency International et la Sherpa, a décidé de mettre en pace cette commission d’enquête.  Sur ses moyens d’investigations, Bedredine dira : la commission demande le concours de tous les mauritaniens et des organisations internationales pour faire la lumière sur les scandales financiers mettant à nu le pillage des ressources du pays et qui ternissent ainsi  son image. Le président de la commission reconnaît que la tâche est difficile mais dit savoir compter sur le souci des mauritaniens de connaître la vérité sur l’ensemble des scandales financiers.
Rappelons que la création de cette commission parlementaire d’enquête intervient au lendemain de la demande formulée par la COD au pouvoir de faire la lumières sur les « enregistrements » mettant en cause  le président de la République. Face au refus du pouvoir, la COD s’était engagée à mener ses propres investigations. Au terme de ses travaux, indique son président, la commission portera  ses résultats à la connaissance du peuple mauritanien et à l’opinion internationale.

Signalons enfin qu’au cours de cette rencontre avec la presse, la COD a exprimé sa “solidarité” avec les dockers, “objet d’une violente répression des forces de l’ordre, parce que tout simplement, ils ont osé réclamer des droits à leurs employeurs”.


Source: Le calame

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Rencontre entre Aziz et ses opposants : Le pouvoir réel des morts

Aucun vivant n’a pus réunir sous un seul toit, et cela depuis quelques années, le président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses irréductibles adversaires de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), tellement ses deux camps sont séparés par de longues coudées de « Rahil » et de coups fourrés.

Rencontre entre Aziz et ses opposants : Le pouvoir réel des morts
Il a fallu qu’Ould Abdel Aziz perde son frère et que l’un de ses ennemis, Mohamed Ould Maouloud, le chef des « Kadhines » comme il aime persifler, perde sa mère à deux jours d’intervalle, pour que s’établissent une chaine invisible de solidarité et de compassion partagée, dont la force d’impulsion permettra l’espace de quelques poignets de mains et de phrases échangées, d’interconnecter des flux magnétiques jusque-là opposés. Un tel attelage d’incongruités n’est possible que dans notre société où les vieux réflexes liés au pouvoir des morts sont toujours présents.

Il a fallu la disparition d’Ahmedou Ould Abdel Aziz, frère aîné du président Mohamed Ould Abdel Aziz, décédé à Paris lundi 14 avril 2013, pour que toute la Mauritanie, si divisée ces derniers temps, se retrouvent réunis autour d’un deuil. A voir le président le plus diffamé de la Mauritanie, drapé dans un accoutrement digne d’un manant, serrer les mains sans discontinuer, l’observateur le plus teigneux ne peut que reconnaître aux morts leur pouvoir immatériel sur les vivants. Des milliers de mains, noires, blanches, rosâtres, parfumées, poussiéreuses, sales ou propres, ont serré celles de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ces mains n’avaient pas d’idées, ni d’opinions politiques. Elles n’étaient que compassion, cherchant vainement à gommer, l’instant d’un serrement, la vénalité des querelles humaines face au destin tragique et éphémère de la vie.

Alors qu’il y a deux jours, ils l’accusaient de toutes les magouilles du monde, le vouant aux gémonies et aux tribunaux de l’histoire pour ses implications réelles ou supposées dans des trafics illicites, tous les leaders de l’opposition la plus radicale, défilaient au domicile de la famille du défunt Ahmedou Ould Abdel Aziz où son frère de président recevait les condoléances. Ainsi, ce sont tous les leaders de la COD qui défileront, serrant la main de leur principal adversaire politique, lui murmurant d’inaudibles condoléances. Ahmed Ould Daddah, Mohamed Gemil Mansour, et même le président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Ould Dah Ould Abeid, dont l’arrivée était la moins attendue. Mohamed Ould Maouloud, leader du parti UFP que Mohamed Ould Abdel Aziz exècre tout en affublant sa formation politique du titre des « kadihines » s’est contenté de lui transmettre ses condoléances, n’ayant pas pu faire le déplacement à cause du décès de sa propre mort. Le président Ould Abdel Aziz lui dépêchera en retour deux émissaires pour lui présenter sa compassion.

Cet effondrement subit des rancunes et des inimitiés face au pouvoir de la mort, si étrange aux yeux de certains, met ainsi en exergue la nature réelle des inimitiés politiques en Mauritanie. Celles-ci ne sont que factuelles et ne peuvent en aucun cas sortir des contingences de la société mauritanienne, où le poids des préceptes religieux restent encore plus fort que toute autre considération. Ainsi, le sentiment de compassion devant le malheur, fut-il celui du pire ennemi, a été ainsi largement traduit par cette ruée vers le domicile de la famille Ehel Abdel Aziz. Tous les Mauritaniens, toutes tendances et conditions sociales confondues s’y étaient rués. Le tableau qui ressort de cette fresque mortuaire, a apaisé les craintes et redonné espoir à tous ceux qui avaient cru que de tels sentiments de fraternité et d’amour, même conjoncturels, avaient déserté le corps social. C’est en tout cas de cette façon que les Mauritaniens ont décrypté ces échanges de compassion et de condoléances entre les frères ennemis de la scène politique nationale. Ces signaux sont d’autant plus salutaires qu’ils constituent un bon rappel pour la rue, dont certains pans, emportés par la passion politique, commençaient à oublier que la Mauritanie, quelle que soit les tensions qu’elle pouvait vivre, ne peut se comparer à aucun des pays qui ont connu le « Printemps arabe ». Ici, la vie humaine a encore de la valeur, tout comme le sentiment diffus ressenti face à la nécessaire cohésion des ensembles communautaires.

Aujourd’hui que les morts sont mis sous terre et que le temps des compassions commence à se faire écraser sous l’impitoyable étau de l’oubli, les frères ennemis de la politique vont-ils déterrer la hache de guerre et reprendre les hostilités là où ils l’avaient laissé, ou bien vont-ils capitaliser les leçons vertueuses de la mort qui vient de leur apprendre que la vie n’est qu’une illusion qui ne vaut pas la peine de cultiver la haine, mais l’amour et la tolérance ?

Source:L’Authentic

 

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Fissure dans la majorité : Trois partis claquent la porte.

altAdil, le MPR et le RD ont officialisé, ce dimanche (21 avril), lors d’un point de presse tenu à Nouakchott leur retrait de la majorité présidentielle.Ils comptent ainsi inscrire désormais leur action politique au sein de l’opposition démocratique.Les partis de l’Alliance Patriotique, leur nouvelle dénomination, restent ouverts à tous les acteurs politiques aussi bien de la COD que de la CAP. Les anciens partis de la convergence patriotique ont exprimé leur soutien à l’initiative de Messaoud.

Dans leur intime conviction, les trois partis jugent particulièrement négatif le bilan de la majorité et du pouvoir. «De soutien, nous sommes passés à un soutien critique avant d’arriver à la critique », résume Kane qui fustige la gouvernance politique désastreuse tout comme l’éthique du gouvernement et la gouvernance économique. Poursuivant, le président du Mouvement Pour la Refondation estime qu’”il n’y avait pas de cadre de cohérence et la mise en œuvre du programme était chaotique».

Selon Yahya Ould Waghef, le président de Adil, « la présence des trois partis au sein de la coalition de la majorité n’a plus de sens d’autant que le pouvoir n’a pas mis en œuvre les réformes figurant dans l’accord politique paraphé en 2009.

Le président du MPR a jugé « le moment particulier dans l’histoire politique du pays marqué par une crise politique, des difficultés au quotidien et des menaces récurrentes qui pèsent sur le pays ».

Se voulant plus explicite, Moustapha Ould Abderrahmane note de nombreuses contradictions avec le pouvoir notamment sur la ligne générale  et dans l’orientation de la gestion des affaires publiques. La majorité, dit-il, n’était pas concernée surtout en matière de nomination à des postes de responsabilité. Il a déploré la chasse aux sorcières des cadres en raison de leurs opinions politiques ainsi que les débauchages de cadres. «Nous avons attendu.Nous n’étions pas impatients mais il n’y a plus eu d’améliorations. On en a tiré les leçons», martèle le président du Renouveau Démocatique.

L’ancien premier ministre  de Sidi Ould Cheikh Abdallahi a indiqué que sa récente convocation n’a ni précipité, ni retardé le retrait des trois formations politiques de la Coalition des partis de la Majorité (CPM).

Dans leur communiqué, le MPR, le RD et Adil constatent que la « majorité présidentielle, qui symbolisait beaucoup d’espoirs, lors de la création de la CPM, en janvier 2010, n’est plus, pour nos partis (…), désormais appelés l’Alliance Patriotique (AP), un cadre idéal de mise en œuvre de nos attentes, comme des espoirs du peuple mauritanien ».


Source: Le calame

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A l’heure des révolutions arabes, notes de voyage en Arabie saoudite (I)

altSalman Al-Awdah est un personnage majeur de la scène politico-religieuse saoudienne : 2,5 millions de personnes, dont nombre de Saoudiens et notamment des jeunes, suivent ses prises de position sur son compte twitter. Il fut un des animateurs du mouvement de la Sahwa (réveil) dans les années 1980 et une figure de la contestation du régime dans les années 1990 (lire « Fin de règne en Arabie saoudite », Le Monde diplomatique, août 1995), avant d’être emprisonné. Il fut ensuite libéré par le régime et acquit une liberté de manœuvre au prix d’un adoucissement de ses critiques du régime (lire « Kaléidoscope saoudien », Le Monde diplomatique, février 2006). Dans une fameuse lettre à Ousama Ben Laden, il mettait en cause la stratégie adoptée par ce dernier (« Lettre à Oussama Ben Laden », 23 septembre 2007). Depuis le début des révolutions arabes, et contrairement à la presse et aux médias saoudiens, il n’avait pas caché sa sympathie pour ceux qui se battaient contre les dictatures égyptienne et tunisienne.

Le cheikh Al-Awdah vient d’envoyer une lettre de soutien à Abdel Mon’im Aboul Foutouh, un dissident des Frères musulmans égyptiens et à Hamdin Sabbahi, le candidat nassérien arrivé en troisième position à l’élection présidentielle. Le prix à payer pour ses positions : l’arrêt de son émission sur la télévision MBC ainsi qu’une interdiction de voyager à l’étranger.

Le 15 mars 2013, il franchissait une ligne rouge en publiant une « Lettre ouverte au peuple saoudien » que l’on trouvera sur son site en arabe et en anglais (la traduction est approximative). Ce geste pourrait lui valoir des poursuites judiciaires qu’il semble attendre avec un grand détachement.

La question centrale abordée dans sa lettre est celle des prisonniers politiques, dont le nombre estimé varie entre plusieurs milliers et 30 000 et dont certains attendent un jugement depuis plus d’une décennie. La plupart ont été arrêtés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, notamment à partir de l’année 2003 (et des premiers grands attentats en Arabie saoudite) ; d’autres sont des contestataire chiites. Les derniers sont deux militants des droits humains, Abdullah bin Hamid bin Ali al Hamid et Mohammad bin Fahad bin Muflih al Qahtani, condamnés à cinq et dix ans de prison, sans que les attendus du jugement aient été remis aux avocats, en contradiction avec la loi saoudienne. Cette question des prisonniers a donné lieu à des « flash manifestations » [1], et mobilise des secteurs très divers de la société.

« Le pays connait les mêmes problèmes, les mêmes difficultés que d’autres pays arabes et il n’existe aucun signe de changement positif, de réforme », explique le cheikh qui met en garde : « Si cela continue, la situation explosera et nous sautera à la figure à tous. Nous voulons un changement organisé. Depuis quatre-vingt ans, le pays est dirigé de la même manière mais l’avenir ne peut pas être la prolongation du passé. »

Et il ajoute : « Tout changement nécessitera des sacrifices des gens au pouvoir, on leur demandera aussi des comptes. Cela peut être risqué bien sûr, mais moins risqué que de ne rien faire, ce qui déboucherait sur le recours à la violence. »

La difficulté, reconnaît-il, c’est que personne au sein de la famille royale n’est assez fort pour imposer des réformes profondes. « Pour un prince, vouloir faire des réformes risquerait de lui nuire dans le cadre des luttes d’influence au sein de la famille. »

Un argument souvent avancé dans les cercles du pouvoir est que l’évolution du monde arabe après les révolutions, à savoir la guerre en Syrie et l’instabilité en Egypte ou en Tunisie, amènent les Saoudiens à se dire : « mieux vaut ce que nous avons que le désordre ». Le cheikh ne croit pas que cela soit vrai : « Les gens qui se mobilisent ici le font parce qu’ils voient les problèmes chez nous. Ceux qui sont dans la pauvreté [selon les autorités elles-mêmes leur nombre oscillerait entre deux et quatre millions], ne regardent pas ce qui se passe ailleurs, ils veulent le changement. »

Nous l’avons vu, pour la première fois depuis longtemps, des manifestations ont eu lieu en dehors de la région de l’Est où est concentrée la majorité de la population chiite. Minorité souvent méprisée, politisée depuis des décennies, elle a manifesté avec force depuis le début des révolutions arabes et surtout depuis l’intervention militaire saoudienne au Bahreïn. De nombreux jeunes sont morts, d’autres ont été blessés, des effigies de princes ont été brûlées. La répression a aggravé les tensions.

Mais la population chiite est diverse, politiquement et socialement. Une partie vit désormais dans les grandes villes de l’ouest, notamment à Riyad ou à Jeddah. Si la pauvreté y est plus présente, de nombreux chiites ont réussi et se sont enrichis, quand certains, en nombre limité, ont été associés au Majliss al-Choura, le parlement non élu.

Nimr Baqr al-Nimr est un cheikh radical qui a appelé la population à manifester. Il a même évoqué une sécession de la région de l’Est si les droits des chiites n’étaient pas respectés. En juillet 2012, il a été arrêté, puis torturé et le procureur a requis contre lui la peine de mort. Hassan Al-Saffar représente un courant plus modéré : exilé après la révolution iranienne et les manifestations dans l’est du pays en 1979, il avait négocié son retour en 1993 avec la famille royale. Tout en critiquant le pouvoir, il s’est abstenu de tout appel à la manifestation. Pourtant, il est aujourd’hui assigné à résidence à Riyad, en attendant une rencontre avec le ministre de l’intérieur Mohammed Ben Nayef.

Comment l’expliquer ? Le 19 mars 2003, le ministère de l’Intérieur annonçait l’arrestation de seize Saoudiens chiites, d’un Iranien et d’un Libanais, accusés d’appartenir à un réseau d’espionnage iranien. La semaine d’après, trente-sept dirigeants religieux chiites, dont le cheikh Saffar, signaient un texte rejetant les accusations. Deux semaines plus tard, cent trente-cinq personnalités chiites du royaume publiaient un communiqué allant dans le même sens.

Deux dimensions ressortent de ces événements. D’une part, les chiites sont devenus les otages de la politique anti-iranienne du gouvernement (je reviendrai là-dessus dans un prochain billet) ; et les autorités leur demandent de ne pas aller à l’encontre. Un jeune intellectuel m’explique que le consul américain à Dhammam a fait le tour des personnalités chiites en leur demandant de ne pas se solidariser avec les personnes arrêtées car cette affaire avait une dimension régionale.

Mais, d’autre part, la plupart des gens arrêtés ne vivent pas dans la région de l’Est. Et certains chiites voient dans ces arrestations un moyen de dénoncer « l’infiltration » des chiites et d’aviver la méfiance, déjà palpable, des sunnites à leur égard.

Le régime sait jouer de ces divisions. Ainsi, après les manifestations en faveur des prisonniers sunnites, certains d’entre eux ont été libérés, mais à la condition de faire une déclaration dénonçant le réseau d’espionnage iranien.

Combien de temps cette tactique de diviser pour régner fonctionnera-t-elle encore ? Un élément suscitant l’optimisme peut-être, ce Majliss où j’ai été invité à discuter de la question palestinienne, dans les environs de Riyad : une trentaine de jeunes réunis, tous mêlés, islamistes et de gauche, sunnites et chiites.

Alain Gresh

Le monde diplomatique

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Politique: Aziz “ne refusera pas” l’initiative d’O.Boulkheir

altLe président mauritanien Ould Abdelaziz a rassuré à Messaoud Ould Boulkheir qu’il “ne refusera pas” l’initiative de ce dernier et qu’il est prêt à accepter toute solution consensuelle à la situation actuelle du pays, a appris Alakhbar de sources politiques.

Ould Abdelaziz qui a reçu mercredi Ould Boulkheir, président de l’Assemblée Nationale et celui du parti APP, a également affirmé qu’il n’approuve pas les voix qui, dans le camp de la majorité, sont hostiles à l’initiative de Messaoud et qu’il n’était pas au courant de cette attitude qui ne l’engage pas.

Par ailleurs, Ould Abdelaziz s’est dit étonné des protestations des partisans de Messaoud contre la création de l’ANLSESILP alors que celle-ci à pour but de venir en aide aux anciens esclaves. Il a même précisé qu’il a été motivé dans la création de l’agence par le respect qu’il vous à Ould Boulkheir.

Ould Boulkheir a pour sa part exprimé son étonnement de la position de pro-Aziz qui lui “mettent, selon lui, des bâtons dans les roues et qui poussent vers l’escalade chaque fois que l’opposition est sur le point de donner son accord sur sujet”.

À la fin de la rencontre, les deux hommes sont d’accord pour une gestion apolitique de l’ANLSESILP loin de toute propagande ou exploitation électoraliste. En ce sens Ould Boulkheir a demandé au président mauritanien “des faits concrets et non seulement des dires”.

Avant de rencontrer Aziz, Boulkheir a été invité par le PM à un diner dans lequel plusieurs questions de l’actualité nationale ont été passées en revue.

Source: Al Akhbar

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