Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

ARCHIVES-FLAMNET: Quand Biram se confiait à l´Authentique: ” pourquoi j´ai adhéré au PRDS, le parti du colonel Ould Taya”

alt« ….il quitta l’UFD en 1993 et se présenta en candidat indépendant aux municipales à Nouadhibou. Il avait en face de lui plusieurs poids lourds du PRDS et de l’UFD.

Naturellement, l’échec fut total face à la machine PRDS et à la campagne pernicieuse que l’UFD avait menée contre lui, souligne-t-il en substance. Selon lui, l’opposition faisait courir le bruit que sa candidature a été suscitée par le PRDS et que c’est Maaouyia qui le finançait pour affaiblir ses rangs. “Une campagne très méchante et déloyale fut ainsi menée contre moi par mes anciens compagnons” se souvient-il.

L’homme de conviction.

Après la campagne électorale de 1993, Birame dit avoir reçu la visite de deux membres du Bureau exécutif du PRDS, en l’occurrence Cheyakh Ould Ely et Bennahi Ould Ahmed Taleb. Ils venaient encore une fois lui demander d’adhérer au PRDS. Birame affirme leur avoir dit qu’il ne pouvait pas travailler dans un parti politique où on ne peut pas militer pour les droits de l’homme.

Ceux à quoi ses interlocuteurs lui auraient répondu que le PRDS était un parti ouvert à toutes les idées et à toutes les initiatives tendant à améliorer la situation des droits de l’homme en Mauritanie. Malgré tout, Birame aurait demandé des garanties. Ses interlocuteurs lui dirent alors qu’il sera contacté à un échelon supérieur. Il sera convoqué de nouveau par le défunt Ahmed Ould Minni, devenu entre temps, Secrétaire général de la Présidence de la République.

“Les pourparlers, dira-t-il, ont duré plus d’une semaine”. Malgré, tout, Birame hésite encore. Il contacte les responsables du Mouvement El Hor, notamment Boubacar Ould Messaoud qui provoqua une rencontre entre lui et Messaoud Ould Boulkheïr, alors Secrétaire général de l’UFD.

Boubacar défendit le dossier de Birame, susurrant à Messaoud l’intérêt que le Mouvement avait de garder Birame, le combat qu’il mène s’inscrivant, selon lui, en droite ligne dans la politique d’émancipation défendue par El Hor.

Mais selon Birame, Messaoud refusa l’offre, le trouvant indiscipliné, assenant que Birame “ne pouvait pas militer dans un même parti que lui”. Déçu par ce refus, Birame intensifia ses discussions avec Feu Ahmed Ould Minni. C’est comme ça qu’il a selon lui, intégré le PRDS, dans la mesure où on lui avait assuré qu’il pouvait y aborder tous les sujets sans tabou.

“Depuis lors, souligne Birame, tout ce que j’ai posé sur la question de l’esclavage et du racisme d’Etat, Ahmed Ould Minni le récupérait, promettant de le transmettre à qui de droit”. Il remarquait cependant que ses analyses et ses suggestions sur ces deux questions n’avaient eu aucune suite en terme de changement social. Il ne voyait rien venir. Au bout de quelques mois, il décida d’arrêter et de cesser de multiplier les déclarations.

Il se mit peu à peu en retrait. Dans son dos, il entendait dire “voilà le petit Messaoud”. Il sentait au sein du PRDS une once de suspicion planer sur lui. Il décida de s’éloigner de la scène politique et repris ses études en 1996.

 

SOURCE : Cheikh Aidara – L´Authentique (Biram Ould Dah Ould Abeid, bref biographie d´un activiste hors commun).

Lire l´intégralité de l´article au lien suivant:

http://bocar.hawo.over-blog.com/article-birame-ould-dah-ould-abeid-bref-biographie-d-un-activiste-hors-du-commun-74559131.html.

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