Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Concertations nationales : 580 participants autour de trois grands thèmes

Le Calame – Le comité préparatoire des concertations nationales a arrêté à 580 personnes, la liste de participants aux concertations nationales dont le lancement officiel est prévu en ce mois de mai 22.

Ces participants sont d’abord issus des deux camps politiques (300), de personnes ressources (40), de la diaspora (20), du patronat (10), des centrales syndicales (20), centres d’études et de recherches (5), l’Association des maires (10), ordres professionnels (30), Ulémas et Imams (10), Associations Arts et Lettres (5), OSC (30), conseils régionaux (20), députés, (50), Conseil économique et social (5), Institution de l’Opposition (10, Haut Conseil de l’éducation (5), Observatoire national des Droits de la femme (5) et du haut Conseil de la décentralisation (5).

Certaines organisations désigneront leurs représentants tandis que d’autres définiront leur propre clef de répartition.

50 personnes encadreront les différents ateliers. Pour critère de désignation des participants, le comité recommande aux différents organisations de mettre l’accident sur le genre, l’âge, la diversité, la compétence et la représentativité.

Le comité préparatoire a fixé, par la même occasion, les thématiques, objets des concertations. Il s’agit de propositions des différents partis politiques, recoupés autour de 3 grands thèmes : Processus démocratique/ Etat de droit qui portera sur la réforme du système électoral, le renforcement des libertés et réforme institutionnelles ; Unité nationale et Cohésion sociale dans lequel sont rangés, l’esclavage et ses séquelles, dossiers nationaux en suspens (droits de l’homme) et justice sociale et équité ; Bonne gouvernance déclinée entre réformes administrative et judiciaire, réforme agraire et protection de l’environnement.

Ce travail marque la deuxième étape du processus de dialogue en gestation depuis quelque temps. Les thèmes retenus posent les problèmes nationaux. Seulement, il y a lieu de s’interroger sur ce fameux dossier du passif humanitaire et de cette école républicaine. En effet, il s’agit d’équations de l’unité nationale que le gouvernement a entamé de régler sans attendre le dialogue.

Les états généraux de l’éducation ont été tenus et le ministère de l’éducation nationale s’est empressé de produire un projet de loi sur la réforme du système éducatif. Sur le passif humanitaire des tentatives de règlements sont amorcés avec les rescapés militaires, les veuves et les orphelins. Certains observateurs se demandent si on n’a pas voulu couper l’herbe sous les pieds des dialoguistes.

La Mauritanie a connu deux dialogues sous Ould Abdel Abdel Aziz, elle continue toujours de vivre les mêmes problèmes, parce qu’on n’a pas voulu évacuer certaines questions relatives surtout au vivre ensemble et à la bonne gouvernance. En Mauritanie, hélas, des citoyens peuvent inciter à la violence, à la déportation, voire aux meurtres contre d’autres concitoyens sans que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur ?

Dans notre pays, on ne se gène pas face aux inégalités criantes entre les citoyens, aux injustices, à l’exhibition de richesses dont les origines ne peuvent être que douteuses. Le dialogue en gestation saura-t-il préconiser des solutions radicales pour enrayer de tels errements ? Les acteurs du dialogue ont-ils gagné en maturité par rapport aux dialogues précédents?

Leur souci de l’avenir de leur pays remportera-t-il sur celui des intérêts égoïstes, claniques et partisans ? Enfin, le président de la République mettra-t-il en oeuvre, comme il s’y est déjà engagé les recommandations consensuelles sorties de ces concertations ?

Wait and see !

le calme

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RÉTRO:  ALERTE!

Chaque tournant  historique de la lutte produit souvent ses héros et secrète ses trahisons. Davantage de trahisons que de héros, retient notre histoire …

Des informations fuitées font état ces derniers temps de tractations  obscures menées en sourdine, visant à saborder, purement et simplement, le dossier dit ‘’du Passif’’. En effet, il ressort de ces informations recoupées que, sur l’autel de l’opportunisme des uns et par appât du gain extrême chez les autres, la cause commune est sur le point d’être sacrifiée … Le génocide mauritanien, appelé par euphémisme   

‘’Passif humanitaire’’ semble faire objet, depuis un certain  temps, de négociations suspectes qui traitent ce crime grave avec beaucoup de légéreté; sous  prétexte de lui trouver des solutions ‘’adaptées  aux  réalités du pays’’ on cherche à vider  le concept de

 ‘’ justice transitionnelle’’  de son contenu ; et poser ainsi des bases visant à pousser les ayants-droit à  monnayer ces  crimes, ni plus ni moins !!!C’est simplement inacceptable ! Nier  un crime d’une telle ampleur et d’une telle  gravité ou vouloir le solder par de l’argent revient, en réalité, à  encourager d’autres crimes; un génocide ça ne se pardonne pas et ça ne se monnaye pas…Telle est la vérité qu’il faut oser voir, qu’il faut oser dire pour  ne pas subir la loi du cynisme et du mensonge triomphant. A côté, la Gambie nouvelle  gère son dossier de crimes, beaucoup moins importants, avec tout le sérieux requis. Révéler toute la vérité pour cicatriser la plaie et conjurer les périls futurs est une étape incontournable, dans notre situation. On ne peut ni ne doit considérer ce dossier très important  comme une affaire privée. L’on se trompe si l’on croit que ce dossier n’appartient qu’à ces militaires, à ces orphelins avides, obsédés  par l’argent. Nous sommes sidérés par tant d’ignominie que nous renvoient certains signes, terrifiants ,qui semblent annoncer  l’éclosion d’un nouveau monde étrange, assis sur la tête, où des fils vils poignardent des pères et s’asseyent sur leurs dépouilles, rien que par appât du gain… Pour oublier des pères assassinés dans des conditions atroces, oublier la douleur de  mamans éplorées, ces orphelins veulent, en échange, être nommés  ’pupilles de la République’’ !!!  C’est tout simplement répugnant ! Ils veulent de l’argent rien que l’argent…encore de l’argent. Sans oublier cette autre fraction de militaires sans scrupules, de la même espèce, en collusion à l’époque avec Aziz,  qui fut la source première du mal … Quelqu’un disait  que lorsqu’un homme commence  à  tomber (dans l’infâmie)  il n’y a pas de limite à sa chute … 

Aller dans la  direction actuellement choisie -je parle à nos gouvernants et à tous ceux-là en coulisses- ne serait ni honorer la mémoire des morts, ni œuvrer pour  notre cohésion nationale. Du reste, on perd souvent de vue dans ce dossier, que les victimes civiles non déclarées sont bien plus importantes que cette poignée autoproclamée  ’’ayants droit’’  qui, bassement, négocie .

 Non , ce dossier concerne  toute la nation mauritaniènne  car il constitue une blessure collective . Voilà pourquoi, au lieu de chercher à le régler en catimini ,nous devons le faire à ciel ouvert, en y associant les forces politiques au regard du Dialogue en perspective, si toutefois ce dernier n’est pas vidé de sa substance d’ici là, au rythme où vont les choses … C’est une question nationale, trouvons des solutions justes et globales, dans l’intérêt supérieur de notre vivre-ensemble en difficulté. A la manière des Sud-africains, réussir cette catharsis qui scellerait nos retrouvailles. Retenons ’’ qu’il n’y a pas de paix sans réconciliation et  qu’il  n’y  a pas de reconciliation sans  justice’’ …

Disons enfin à tous ceux-là, aujourd’hui, impliqués, dans ces démarches troubles, de ne pas oublier que  l’Histoire retiendra  leurs noms, que leurs enfants  et petits enfants,  un jour, sauront  … 

Samba Thiam 

Président des FPC

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L’apprentissage des disciplines scientifiques par la langue maternelle

L’apprentissage des disciplines scientifiques par la langue maternelle est une nécessité pour le développement scientifique véritable d’une société. Je ne parle pas d’une maigre récolte d’une poignée d’individus qui auront acquis des outils, essentiellement d’ordre réthorique, pour mystifier des foules. Je vous parle d’un développement d’une culture scientifique à l’échelle de la société et impliquant les aspects essentiels de sa vie quotidienne. Une culture scientifique capable de couver les esprits les plus défavorisés socialement, et leur donner la chance de s’exprimer sur le terrain de la créativité. Je vous parle de la seule voie de puissance de nos temps. Je le répète: quand on dispose de la puissance scientifique, on disposera de celle politique, militaire et économique. Il n’y a aucune puissance scientifique sur la terre qui soit militairement lamentable; à partir de là le poids politique devient une conséquence directe.

Mais je vous parle également de l’épanouissement de l’esprit humain dont des politiques désastreuses ont privé des masses d’individus. 

Après avoir discuté de cette problématique avec des gens venant d’origines diverses, de tous les continents, une violente réalité m’a frappé: les cadres africains (plus concernés par la question que quiconque) ont été largement les plus fermés à une telle perspective.

Il m’est apparu, après réflexion, que le mal est essentiellement d’ordre mental. L’Européen, par exemple, a été facile à amener au point parce qu’ayant étudié dans sa langue, il disposait d’un point de comparaison. Il voyait l’intégralité de la réalité en question et était donc disposé, quand il n’est animé d’aucune idéologie, à faire la comparaison nécessaire et à voir ainsi le chaos que ça aurait été si le système éducatif dans lequel il a évolué avait eu une base linguistique inadaptée à sa société.

La difficulté à comprendre la problématique des langues que rencontre le cadre africain, paradoxalement plus que l’analphabète de la même origine, est largement dû au fait qu’il ne dispose d’aucun point de comparaison, et ce du fait même de son éducation scolaire. Il lui faudra un effort d’en faire abstraction et de se focaliser sur les données de base pour reconstituer une telle réalité qu’il ne verrait que d’une façon hautement biaisée et restreinte s’il restait enfermé dans son parcours personnel. Cet effort indispensable est toutefois extrêmement difficile à réaliser, d’autant plus qu’il y a tout un tas de paramètres de positionnement en jeu. Une pédagogie à leur attention est donc nécessaire.

Mouhamadou Sy

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Un groupe d’acteurs politiques et syndicaux signe un appel pour « un sursaut national »

Un groupe de personnalités politiques et  du monde syndical à signé, ce jeudi 28 février, dans un hôtel nouoakchottois,un appel vibrant à un sursaut national. Et pour cause, le pays vit une situation particulièrement difficile pour ne pas chaotique,  ceci à tous les niveaux, affirment  Samory Ould Beye, secrétaire général de la CLTM, Amadou Tidjane Diop, président du Front républicain pour l’unité et la démocratie (FRUD), Kadiata Malick Diallo, Me Id M’Bareck, Mohamed Lemine Sidi Maouloud, Coumba Dada Kane, députés à l’Assemblée nationale et  Bala Touré, coordinateur du Sursaut Populaire Démocratique (SPD).

 Dans cette déclaration lue devant des militants et sympathisants, ces personnalités  ont  peint un tableau très noir du pays, marqué par le recul des libertés politique et d’opinion, le refus de reconnaître des partis politiques et d’autoriser des manifestations pacifiques,  la persistance de  la gabegie, du chômage, de la sous-traitance, de l’esclavage, une mauvaise volonté de régler le dossier dit passif humanitaire,  des problèmes de l’école, de la hausse effrénée des prix des denrées de première nécessité..

Face à cette situation,  et en l’absence de volonté politique réelle du pouvoir de régler, à travers un large consensus national,  les questions qui se posent aux mauritaniens,  ces personnalités lancent un appel pressent à l’ensemble des  patriotes, soucieux de l’avenir de leur pays  et de leur jeunesse,  à se joindre à  leur  initiative, pour se ressaisir tous ensemble  afin  d’éviter  des lendemains incertains à  la Mauritanie. Pour eux, le  dialogue en gestation n’est pas un remède, dans la mesure où il n’aboutira à aucune solution aux problèmes du pays, au contraire même, il servira de prétexte au pouvoir pour gagner du temps. ‘’C’est la raison pour laquelle nous allons entreprendre  des actions d’envergure’’, ont-ils averti ; ils entendent impulser une nouvelle dynamique à l’action politique, promettent-ils.

Signalons enfin  que l’initiative de ces personnalités intervient quelques jours après la tenue des premières réunions préparatoires du dialogue politique qui, dans cette phase laisse en marge certains acteurs politiques et la société civile. 

le calame

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M. Bâ Mamadou Bocar, ancien député, deuxième vice-président d’AJD/MR : ‘’Tous les thèmes qui seront retenus lors du dialogue sont urgents du fait que notre pays est enfoncé dans une crise profonde’’

Le Calame : Après mout attentes et hésitations, les acteurs politiques de l’opposition ont tenu leur première rencontre en vue de préparer les concertations politiques. Une décision intervenue après la désignation par Ghazwani d’OuldWaghf pour présider le comité préparatoire. Pensez-vous que le dialogue va enfin démarrer ?

-Bâ Mamadou Bocar : En effet il y a eu déjà des rencontres du comité préparatoire des concertations nationales ou du dialogue national.

Au stade où nous en sommes, il est difficile de dire si le dialogue va vraiment avoir lieu.

Par contre ce qui est sûr, c’est que la commission préparatoire est à pied d’œuvre pour permettre la tenue des assises.

J’espère que dans les tous prochains jours une fois que la commission préparatoire aura balisé le chemin, les concertations nationales pourront effectivement commencer.

Comme on dit, croisons les doigts.

-Parmi les thèmes retenus dans la feuille de route des acteurs politiques, le(s)quels vous semblent urgents à régler ? Avez-vous le sentiment que ces concertations seront différentes des dialogues d’Ould Abdel Aziz ? Que les acteurs politiques sont animés de bonne volonté pour trouver des solutions aux questions dites nationales surtout et de la gouvernance ?

La commission préparatoire ne s’est pas encore accordée sur les thèmes retenus. Pour ma part, je pense que tous les thèmes qui seront retenus sont urgents du fait que notre pays est enfoncé dans une crise profonde.

Néanmoins, je pense que pour hiérarchiser, on pourra dire que les plus urgents à discuter sont ceux relatifs à l’unité nationale et à la cohésion sociale.

La solution des problèmes liés à cet aspect de notre vie nous permettra de vivre une cohabitation plus harmonieuse.

En effet, seule une cohabitation harmonieuse permettra à notre pays d’affronter avec succès tous les défis de l’heure.

On ne peut présager de rien. Mais vous avez raison de vous interroger sur le devenir de ce dialogue car nous avons tellement dialogué pour rien jusqu’à présent.

Mais espérons que cette fois soit la bonne et que ces assises nous permettent de poser l’ensemble de nos problèmes et leur trouver des solutions les plus adéquates qui soient.

Pendant qu’on prépare ce dialogue, le gouvernement tente de trouver des solutions au passif humanitaire et à la question des langues nationales (officialisation du Pulaar, Soniké et Ouolof) alors que ces thèmes figurent dans la feuille de route du dialogue. Qu’en pensez-vous ?

Effectivement le gouvernement est en train de chercher parallèlement au dialogue des solutions à un certain de problèmes qui se posaient à notre pays depuis longtemps.

Nous sommes bien avertis de la situation et nous déplorons cette attitude.

A partir du moment où tous les acteurs politiques se sont entendus pour la tenue de ces assises en vue de préparer le dialogue, le président de la République et son gouvernement devaient s’abstenir de telles pratiques qui risquent de compromettre les chances de succès de cette entreprise.

-On vous a aperçu au sit-in de l’organisation pour l’officialisation des langues nationale (OLAN), le vendredi dernier. Cette organisation entendait protester contre le projet de loi d’orientation sur la réforme de l’éducation qui, à son avis, marginalise une fois de plus le Pulaar, le Soninke et le Ouolof. Partagez-vous leur inquiétude ? Les assises nationales de la réforme de l’éducation n’avaient-elles trouvé un consensus autour de cette question ?

-Avant toute chose, je salue la naissance de cette organisation (OLAN) qui entend prendre en charge un aspect très important de la vie d’une partie très importante de notre pays.

Bien sûr je partage leur inquiétude car de tout temps les tenants du pouvoir chez nous ont cherché à marginaliser et à exclure la communauté noire dans tous les aspects de la vie publique du pays.

Selon des experts des Nations Unies que l’on ne peut pas suspecter de parti pris, l’expérience mauritanienne dans le domaine des langues nationales est des mieux réussies au monde.

Si on veut tuer un peuple, il suffit de tuer sa langue.

Toutes les manœuvres du pouvoir aujourd’hui visent simplement à tuer les langues nationales pour tenter d’assimiler les négro-africains.

La revendication légitime des populations wolof, soninke et poular, c’est de réintroduire les langues nationales dans le système éducatif mais comme des langues d’enseignement.

C’est à dire que toutes les disciplines doivent être dispensées dans ces langues.

Autrement dit, ces langues doivent jouir des mêmes prérogatives que l’arabe.

C’est pourquoi l’une des premières mesures à prendre c’est tout simplement leur officialisation.

Tout le monde pensait que les assises sur la réforme de l’éducation avait trouvé un consensus acceptable pour les langues nationales poular, soninké et wolof.

Malheureusement on constate avec regret que le ministre fait fi de tout ça et veut passer en force pour imposer les vues des tenants de la marginalisation et de l’exclusion.

C’est pourquoi je félicite les membres de “OLAN” pour leur mobilisation et exhorte tous les mauritaniens épris de paix et de justice à toujours répondre nombreux lorsque cette organisation appellera à une quelconque manifestation.

– Quelle évaluation vous faites de la gouvernance du président Ghazwani, bientôt 3 ans  à la tête du pays ? Que vous a inspiré ses critiques acerbes de l’administration mauritanienne ? Pensez-vous que les mesures qu’il   a entreprises   depuis le dernier remaniement de son gouvernement sont de nature à changer les pratiques et comportements ?

-Sincèrement c’est regrettable car bientôt 3 ans que le président est à la tête du pays sans vraiment que rien ne change dans le quotidien des ménages.

Si ce n’est que le quotidien des populations s’est vraiment dégradé. La cherté de la vie fait que beaucoup de ménages n’assurent plus les 3 repas quotidiens.

Le gouvernement laisse les commerçants pratiquer des prix à leur guise et ce sont les populations qui en payent le prix fort.

Toutes les critiques du président de l’administration et du gouvernement sont avérées mais pour ma part je pense qu’il a vraiment tardé à s’en apercevoir.

En plus, de telles critiques aurait dû amener le Président à un remaniement beaucoup plus en profondeur pour espérer une certaine amélioration.

Mais je pense que le président a pris des demi-mesures dont le résultat ne peut être que désastreux

 Propos recueillis par Dalay Lam

le calame

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