Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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QUEL BILAN TIRER DU 27E SOMMET DE L’UNION AFRICAINE?

L’UA veut réduire sa dépendance de l’aide extérieureLa réunion des chefs d’Etat pour le 27e sommet de l’Union africaine (UA) s’est achevée à Kigali. Un sommet fait de nombreux rebondissements, sur la présidence de la Commission de l’UA, mais aussi sur des sujets comme le terrorisme ou encore le Soudan du Sud.

Le sujet majeur qui ressort de ce 27e sommet, c’est la situation au Soudan du Sud, après une nouvelle flambée de violences à Juba, les 9 et 10 juillet.

Ce dimanche, les pays de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) ont demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’autoriser le déploiement d’une « force régionale de protection » au Soudan du Sud, dans le cadre de la Mission des Nations unies déjà présente dans le pays.

Ce lundi, Smaïl Chergui, le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, a donné plus de détails sur cette force lors d’une conférence de presse. Il a déclaré que les pays de l’Union africaine ont appuyé la population de l’Igad, ajoutant que cette force serait du même type que la brigade d’intervention de la Monusco en RDC, ou du moins qu’elle allait s’inspirer de ce modèle.

“Je crois que c’est important, mais je crois qu’il faut aussi appliquer des sanctions. Il ne faut pas qu’on puisse avoir un retour constant vers le conflit.

Georges Rebelo Chicoti, ministre angolais des Affaires étrangères

Deux forces séparées

Cette force sera donc séparée de la mission de maintien de la paix, avec un mandat plus musclé. Son objectif sera de protéger les civils, de pacifier Juba et de séparer les parties au conflit.

Concernant la fourniture des troupes à cette force, Smaïl Chergui a expliqué avoir d’ores et déjà reçu des assurances des pays de la région, mais aussi de pays d’Afrique australe et du Rwanda. Des pays près à offrir des bataillons si le Conseil de sécurité valide le déploiement de cette force lorsqu’il se réunira dans les prochains jours.

Le commissaire de l’Union africaine a également reconnu qu’il va falloir concilier cette décision d’envoyer une force avec le refus du président sud-soudanais de recevoir plus de troupes étrangères. Il faudra donc, dans les prochains jours, que la communauté internationale discute pour convaincre Salva Kiir.

“J’espère que nous pourrons trouver un terrain d’entente qui pourrait favoriser la promotion de la paix et de la sécurité dans ce pays.

Smaïl Chergui, le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité

Aucun successeur désigné à la présidence de la Commission

Ce qui a également marqué ce 27e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, c’est qu’aucun successeur à la présidente de la Commission, Nkosazana Dlamini-Zuma, n’a été désigné. L’élection est même reportée.

Il faut rappeler que si on en est arrivé là, c’est que pour beaucoup de chefs d’Etat africains, les trois candidats en lice manquaient d’envergure. Dès le 4 juin, lors d’un sommet à Dakar, les pays de la Cédéao avaient demandé par communiqué un report du scrutin. Du coup pendant ce sommet, il y a eu un bras de fer entre les partisans d’un vote et les partisans d’un report.

Ce dimanche 17 juillet, ce bras de fer s’est cristallisé lors d’une réunion des chefs d’Etat à huis clos, lorsque la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a demandé la parole à ce sujet au nom des pays en faveur d’un report, et qu’Idriss Déby, l’actuel président de l’Union africaine, a refusé de la laisser s’exprimer.

Victoire du camp du report

Cela a provoqué la colère de plusieurs chefs d’Etat qui ont envisagé de quitter le sommet. D’ailleurs, le président ivoirien Alassane Ouattara ne s’est pas rendu dimanche soir au dîner des chefs d’Etat. Ce bras de fer s’est donc de nouveau cristallisé lors du vote, avec au moins quatre tours sans majorité.

Au final, au dernier tour, la dernière candidate, la ministre des Affaires étrangères du Botswana, Pelonomi Venson-Moitoi, a aussi été écartée, avec seulement 23 voix en sa faveur et 28 abstentions. C’est donc une victoire du camp du report du scrutin. Les listes vont être réouvertes et un nouveau vote aura lieu lors du prochain sommet de l’Union africaine, en janvier 2017, à Addis-Abeba.

“Souverainement, les chefs d’Etat ont décidé d’ouvrir la liste des nouveaux candidats qui vont s’ajouter aux trois existants.

Idriss Déby, président en exercice de l’Union africaine

Vers une entrée du Maroc dans l’Union africaine ?

Au sommet de l’Union africaine à Kigali, le roi du Maroc a annoncé sa volonté de réintégrer son royaume au sein de l’Union africaine. Le Maroc avait quitté l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’ancètre de l’UA, en 1984, en guise de protestation contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique, la RASD, proclamée par le Front Polisario, sur ce qui est considéré à Rabat comme un territoire marocain. La décision revient désormais à la Commission de l’UA, qui devra voter sur le sujet. Mais la donne a changé et le Maroc estime avoir le droit de reprendre ce que le roi Mohammed VI a appelé « sa place naturelle ».

Depuis trois ans, Mohammed VI multiplie les voyages officiels en Afrique sub-saharienne, avec dans ses bagages ses ministres les plus influents et de puissants hommes d’affaires. Le tournant date de 2013, quand le roi décide de se tourner résolument vers le Sud et de lancer, pour rassurer l’Afrique, une opération de régularisation des sans-papiers sub-sahariens au Maroc. Son but est de donner un nouvel élan à la fois économique et politique à son royaume, alors que l’Europe est en crise et l’intégration maghrébine une chimère.

Influence économique et religieuse

C’est pourquoi au Gabon, où il a vécu dans sa jeunesse, mais aussi en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou en Guinée, Mohammed VI ouvre des marchés. Il aide l’implantation de banques, de services d’assurances, d’entreprises de BTP, d’opérateurs téléphoniques, ou même de médias ou de la compagnie aérienne Royal Air Maroc.

« Amir el-Mouminine », c’est-à-dire Commandeur des croyants, Mohammed VI étend aussi l’influence religieuse de l’islam malékite marocain, avec l’ouverture d’un institut de formation d’imams africains à Rabat. Les chefs de ses services anti-terroristes se déplacent également beaucoup sur le continent, alors que la menace jihadiste grandit un peu partout.

Ce faisant, bien sûr, il engrange de nouveaux précieux soutiens à sa politique vis-à-vis du Sahara occidental, qui n’est plus soutenu que par quelques pays africains, parmi lesquels son rival, l’Algérie, et l’Afrique du Sud. Là-dessus, à la différence de son père Hassan II, le roi Mohammed VI ne semble plus poser comme préalable le renvoi par l’Union africaine de son ennemi juré. Cela dit, fort d’une motion signée par 28 chefs d’Etat et de gouvernement africains, le Maroc espère qu’une fois dans la place, il finira par obtenir la suspension de la République arabe sahraouie démocratique. L’Algérie fait le pari exactement inverse.

“Cette décision du Maroc de rejoindre l’Union africaine, ça peut être une bonne nouvelle comme une mauvaise pour l’Afrique. Une bonne nouvelle si le Maroc décide de rejoindre l’Union africaine sur la base d’une nouvelle approche et une conviction d’accepter le fait accompli sahraouie […]. Mais ça peut être une mauvaise nouvelle pour le monde si le Maroc entreprend cette démarche avec la pensée de semer la division et la zizanie au sein de l’Union africaine.

Oubi Boucheraïa Bouchir, porte-parole du Polisario en France
 
 
 
Source : RFI
 
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Union africaine : lancement du passeport électronique unifié

 Union africaine : lancement du passeport électronique unifiéL’union africaine a lancé officiellement hier dimanche à Kigali, le passeport électronique unifié, lors de la 27ème conférence des chefs d’état et de gouvernement du continent.

Selon l’organisation, devront profiter de ce passeport, lors de la première étape, les chefs d’états, les chefs de gouvernements, les ministres des affaires étrangères, les représentants permanents des pays au sein de l’organisation à Addis Abéba.

Ce projet s’inscrit dans l’agenda de 2063 de l’union africaine destiné à faciliter la libre circulation des personnes, des marchandises et des services à l’intérieur du continent, en plus de la promotion du commerce entre les pays, l’intégration et le développement économique et social.

Selon l’UA ce nouvel outil devra permettre la suppression des visas à l’horizon de 2020 et devra ouvrir la voie à l’approbation des protocoles et loi indispensables à son approbation rapide.

La photo des présidents tchadien et rwandais Idriss Deby Itno et Paul Kagamé, exhibant leur nouveau passeport, a amplement circulé sur les réseaux sociaux. 

 

saharamedias

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L’UA veut réduire sa dépendance de l’aide extérieure

L’UA veut réduire sa dépendance de l’aide extérieureL’Union Africaine (UA) a adopté, samedi, le principe d’un nouveau mécanisme de financement qui devra réduire sa dépendance de l’aide extérieure.

Le nouveau mécanisme s’agit d’instaurer une nouvelle taxe de 0,2% sur les importations, ce qui devra générer 1,2 milliard de dollars en 2017.

Et selon le ministre rwandais des Finances, Claver Gatete, 75% de cette somme de 1,2 milliard de dollars sera consacré aux programmes de l’Union Africaine et 25% aux activités de maintien de la paix sur le continent.

Les 707 millions d’euros de budget de l’UA (hors opérations de maintien de la paix) proviennent à 73 % des donateurs étrangers à savoir l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Chine et la Banque mondiale.  

 

alakhbar

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Le Maroc demande la reprise de son siège à l’union africaine

Le Maroc demande la reprise de son siège à l’union africaineLe roi du Maroc, Mohamed VI a adressé une demande au sommet de l’union africaine qui s’est ouvert dimanche à Kigali, au Rwanda, la reprise du siège du royaume dans cette organisation.

Cette lettre, la première du genre, a été remise par le président du parlement marocain, Rachid Talbi El Alemi, au président en exercice de l’UA, le chef de l’état tchadien, Idriss Deby Itno.

C’est la première fois que le royaume demande officiellement son retour à l’organisation depuis qu’il l’avait quitté en 1984, après qu’elle ait reconnu la république arabe Sahraouie proclamée unilatéralement par le front Polisario.

Dans sa lettre le roi du Maroc révèle l’insistance des amis du royaume au retour du pays au sein de l’organisation, sa famille institutionnelle, une demande ajoute-t-il qu’il est temps de satisfaire.

En revenant au sein de l’organisation, le Maroc, selon le roi, entend la rendre plus forte et plus crédible, et poursuivra ses engagements en faveur des intérêts du continent.

Le roi Mohamed VI rappelle que malgré le retrait de son pays de l’union africaine, le Maroc ne s’est jamais investi autant en faveur du continent.

Il a pu instaurer un modèle pionnier dans la coopération sud-sud qui a embrassé bien des domaines, qui est allé au-delà de la coopération traditionnelle pour s’étendre à des domaines nouveaux de coopération stratégique, comme par exemple la sécurité et les infrastructures.

Le roi du Maroc a critiqué la reconnaissance de l’union africaine de ce qu’il a appelé « l’entité fantôme », une décision a-t-il dit qui a constitué pour le Maroc une plaie profonde.

S’agissant de la question du Sahara, le souverain marocain a dit que l’Afrique institutionnelle ne peut plus à présent supporter les conséquences d’une erreur historique et un lourd héritage.

Dans son message aux dirigeants africains, le roi Mohamed VI se demande si l’UA n’est pas en porte à faux avec la légalité internationale, en reconnaissant une entité qui n’est ni membre des nations unies, ni de la coopération islamique, ni de la ligue arabe ni d’une quelconque organisation régionale ou sous régionale.

Le souverain a rappelé que depuis 2000, 36 pays ont retiré leur reconnaissance de « l’entité fantôme » que pas plus de 10 pays ne reconnaissent encore.

Le roi Mohamed VI a ajouté que la position de l’union africaine à propos de la question du Sahara s’oppose à celle des nations unies, qui parraine, à travers le conseil de sécurité un processus destiné à trouver une solution politique à ce conflit régional.

L’union africaine a encore dit le souverain marocain ne saurait, à elle seule, présager des résultats de ce processus, mais pourrait plutôt, par son retour à la neutralité, contribuer positivement à la solution espérée.

 

 saharamedias

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Invité à animer des conférences à Nouakchott, Tariq Ramadan refoulé par la Mauritanie

L’islamologue suisse Tariq Ramadan a annoncé samedi avoir été refoulé par la Mauritanie à son arrivée à Nouakchott, où il était invité à animer des conférences, une source policière faisant état à l’AFP de son expulsion pour des raisons non communiquées dans l’immédiat.

« Mauritanie : arrêté à l’aéroport. Le gouvernement me refuse l’entrée sans explication et m’expulse », a écrit Tariq Ramadan sur son compte Twitter samedi peu après 01H00 (locales et GMT), indiquant qu’il s’agit pour lui de la « huitième interdiction d’un pays dit musulman ».

Dans une vidéo d’une durée de plus de sept minutes postée sur sa page Facebook dans la nuit de vendredi à samedi, il a indiqué qu’il avait été invité dans ce pays par des organisations – qu’il n’a pas identifiées – pour animer des conférences et devait « rencontrer des pauvres sur le terrain » durant son séjour.

L’interdiction d’entrer en Mauritanie lui a été notifiée à l’aéroport de Nouakchott, où la vidéo a été tournée, et « il semblerait que la décision vienne directement de la présidence », a dit Tariq Ramadan, sans préciser de motifs.

Jusqu’à samedi en début d’après-midi, aucune source officielle sollicitée par l’AFP à Nouakchott n’a souhaité s’exprimer sur le sujet.

Une source policière a simplement confirmé à l’AFP que M. Ramadan « a été expulsé », sans être en mesure de se prononcer sur les motifs de cette mesure.

« Les raisons sont sans doute liées à ses activités on ne nous a rien dit de précis », a-t-elle affirmé.

D’après des informations de la presse locale, Tariq Ramadan était arrivé vendredi vers 23H00 GMT à Nouakchott par un vol d’une compagnie marocaine. Il a été renvoyé au Maroc, d’où il venait.

Il devait animer une série de conférences du 16 au 20 juillet en Mauritanie à l’invitation de deux organisations non gouvernementales locales caritatives, « La Marmite du partage » et « Main dans la Main ». Ces association organisent souvent des conférences-débats et des activités de bienfaisance au profit du grand public. Aucun responsable des deux ONG n’avait pu être joint dans l’immédiat par l’AFP.

 

jeune afrique

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