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Non renouvellement des licences de pêche : 8.000 pêcheurs de Saint-Louis à quai
Le Soleil – Le non renouvellement des licences de pêche a plongé des milliers de pêcheurs de Saint-Louis dans une oisiveté forcée. Ils prient pour que le Sénégal et la Mauritanie trouvent rapidement un accord leur autorisant à reprendre leur activité.
Du fait du non renouvellement des licences de pêche octroyées, chaque année, par les autorités mauritaniennes aux pêcheurs sénégalais, plus de 8000 professionnels de la pêche de la Langue de Barbarie sont dans le désarroi. Ils attendent toujours 400 licences de pêches pour opérer, en toute quiétude, dans la zone maritime mauritanienne.
Selon Baye Condy Teuw, Saliou Gaye et autres pêcheurs domiciliés à Guet–Ndar, Santhiaba et Gokhou–Mbathie, avec ces 400 licences de pêche, ils ont la possibilité de faire travailler, au moins, 40 pêcheurs à bord de deux embarcations, dans la mesure où il est souvent nécessaire d’utiliser une pirogue pour transporter les pêcheurs, suivie d’une autre pour convoyer le reste de l’équipage et le matériel de pêche.
« Actuellement, nous sommes obligés d’éviter d’aller en haute mer. Nous ne voulons pas avoir des problèmes avec les garde-côtes mauritaniens qui peuvent, à tout moment, arraisonner nos pirogues », ont-ils affirmé. De cette situation pénible, les populations des communes de Saint-Louis, Gandon, Ndiébéne Gandiole, Fass-Ngom et Mpal, sont confrontées à d’énormes difficultés pour trouver du poisson dans les marchés et les grands centres commerciaux du département.
Nos interlocuteurs ont rappelé que l’année dernière, en pareille période, les étals étaient achalandés de sardinelles et autres espèces pélagiques que les pêcheurs de Saint-Louis ont l’habitude de capturer dans la zone maritime mauritanienne.
Actuellement, ont-ils souligné, en cette veille de Tabaski, les vendeurs de moutons ne trouvent pas d’acheteurs dans ces milieux habités principalement par les pêcheurs.
Au foirail de Darou Marmyal, Babou Ould Boylil, un intermédiaire maure, originaire de Sély Baby, soutient que si les pêcheurs de la Langue de Barbarie ne se présentent pas pour acheter les béliers qui coûtent entre 200 et 300.000 FCfa, les éleveurs sénégalais, maliens et mauritaniens, ne réaliseront pas de bons chiffres d’affaires.
Au grand marché « Tendjiguène » du faubourg de Sor, situé à quelques encablures de l’entrée du pont Faidherbe, les ménagères sont très nombreuses à faire le pied de grue devant les étals de poisson, dans l’espoir de voir débarquer d’importantes quantités de sardinelles (espèces pélagiques communément appelées yabooye en Ouolof) qu’elles ont l’habitude d’acheter à bas prix.
Ndèye Coumba Mbaye et Seynabou Boye, âgées d’une quarantaine d’années et domiciliées à Médina Darou disent avoir l’habitude d’acheter un cageot de sardinelles à 4000 FCfa, quand les captures sont importantes.
Avec le non renouvellement des licences de pêche, ces ménagères ne trouvent plus du poisson fumé et séché etc., pour préparer le repas de midi. Les mareyeurs et les femmes transformatrices de produits halieutiques ne trouvent plus la matière première dont ils ont besoin pour travailler.
30.000 tonnes de poisson pêchées par an
Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, avait évoqué quelques difficultés pour renouveler les licences de pêche.
Le point d’achoppement des négociations avec leurs homologues mauritaniens, porte essentiellement sur l’application d’un nouveau code mauritanien de la pêche qui stipule que les pêcheurs sénégalais qui opèrent dans la zone maritime mauritanienne sont obligés de débarquer leurs prises en Mauritanie.
Malgré tout, il avait assuré que les négociations se poursuivaient et permettront d’apporter les solutions les plus adéquates à ce problème de renouvellement des licences de pêche, rappelant que le Sénégal et la Mauritanie demeurent des pays amis et frères, liés par des liens de sang et la géographie, condamnés à vivre ensemble et à collaborer étroitement, sur tous les plans et à tous les niveaux.
En effet, les milliers de pirogues amarrées à la plage de la Langue de Barbarie permettaient de débarquer 30.000 tonnes de poissons, chaque année. Selon certains experts de l’Agence « Sahel découvertes », Guet Ndar est très peuplé (une des plus fortes concentrations humaines au monde) et très vivant.
Dans ces quartiers de la Langue de barbarie, le quotidien est rythmé par l’unique ressource : le poisson. La population masculine est presque exclusivement constituée de pêcheurs qui partent souvent plusieurs jours de suite pour pêcher dans la zone maritime mauritanienne.
La ressource halieutique de proximité a considérablement baissé pendant ces vingt dernières années, pour cause de surpêche par les chalutiers européens et asiatiques.
Beaucoup de femmes se consacrent aussi à la vente du poisson ainsi qu’à d’autres activités dérivées de la pêche : le séchage, le salage.
Par Mb. K. Diagne et A. M. Ndaw
Mali: une localité tombe aux mains de djihadistes
La localité de Boni, dans le centre du Mali, est tombée aujourd’hui sous le contrôle de djihadistes présumés qui y ont attaqué des bâtiments administratifs, et l’armée a quitté les lieux, a appris l’AFP auprès de témoins, d’un élu et d’une source militaire.
“Actuellement, ce sont les djihadistes qui contrôlent la ville de Boni”, dans la région de Mopti, “ils se sont infiltrés dans la ville et aujourd’hui ils ont tiré sur des bâtiments”, a déclaré à l’AFP un élu de la localité sous couvert d’anonymat, affirmant que “l’armée n’est plus sur place”, une information confirmée de source militaire.
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le Figaro
Libre Expression | Ligne rouge : Le président Aziz donne un avertissement à la communauté noire
Cisse Housseynou – L’homme fort de Nouakchott ne se cache plus pour montrer qu’il est toujours un général de l’armée et surtout un soldat au front contre tout révolutionnaire ou révolté de la classe négro-Mauritanienne. La vérité est tout simplement que l’homme ne veut pas d’opposant et n’admet nullement la contradiction.
Sa logique est simple et limpide. Se soumettre comme tous ses ministres et collaborateurs que j’ai vu baisser la tête et lui affirmer avec véracité et sans gène les plus grands mensonges pour le mettre à l’aise. Certains lui font même croire qu’il est un don du ciel, de la terre, de l’air et des eaux.
Comme tout homme, le maitre a fini par se convaincre de cette utopie machiavélique oubliant que son maître Taya était un prophète pendant ses années de règne et un diable after.
Excusez-moi de m’être laissé aller sur le comportement regrettable des collaborateurs du président Aziz. De toute façon ils sont libres comme je suis libre moi aussi d’avoir choisi le peuple loin des privilèges et du cercle de soumissions.
De toute façon, l’homme noir en Mauritanie n’a que le choix de la soumission pour se servir et devoir assumer la faute des autres comme un chien en cas de problème. Demandez à Macina. L’autre choix est de se voir exclure de tout au point d’être l’ennemi à abattre malgré la compétence ou l’apport au pays.
Ah je voulais vous parler de cet injuste procès contre les militants d’IRA et la lourdeur des peines contre les frères négro-africains qui sonnent comme un avertissement et le début d’une campagne contre tout ce qui est noir et qui bouge. Cela rappelle l’odeur du « manifeste du nègre opprimé ».
La plupart des accusés n’étaient pas sur les lieux, mais Aziz et ses collaborateurs s’en foutent royalement. L’obligation est de discriminer et de mater tous ceux qui oseront se battre pour l’idéal d’une Mauritanie Nouvelle et non renouvelée
Certains diront que la discrimination ne touche pas seulement des négros et les haratins. Ils auront raison en me citant Bouhamatou qui est le cousin du président et Ould MKkeitir. Mais, cela n’enlève en rien l’affirmation de principe que les noirs restent les seules victimes du régime et du système malgré les promesses et le bluff de la prière de Kaédi.
Il faut rappeler pour l’exception, que l’un c’est pour de l’argent et l’autre c’est parce qu’il est forgeron. Un point à la ligne. Ainsi, le procès injuste et non équitable doit être dénoncé et la libération sans condition doit être exigée.
De même, nous devons faire cesser la répression injuste contre le peuple et nous battre pour l’idéal d’une Mauritanie pour tous ses enfants avec les mêmes droits et les mêmes chances quelque soit notre couleur et notre ethnie. Une Mauritanie sans esclaves et l’émancipation des Haratins injustement réduits en citoyens de seconde zone et les noirs considérés comme des non mauritaniens.
Pour ce faire, la France, l’union européenne, les USA etc. ne viendront jamais à notre secours, car injustement préoccupés par leurs intérêts en Mauritanie. L’avenir de nos enfants dépend de la volonté commune, de notre patriotisme, de notre détermination et de notre engagement tous Blancs et Noirs pour l’idéal d’une nation.
L’heure n’étant plus loin, nous devons travailler pour éviter toute modification constitutionnelle et prendre notre destin en main, car sur le principe l’homme fort nous a tous berné avec la lutte contre la gabegie, l’égalité, la justice, le président des pauvres, la Mauritanie nouvelle, la liberté de la presse et l’impunité.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple
cridem
Zouerate/ Procès des détenus du trésor public, la sentence tombe, des peines de 2 à 3 ans, un acquittement, deux surprises
Zouerate Actu – La Cour criminelle qui jugeait treize percepteurs et trésoriers accusés de détournements de deniers publics et de falsification a livré son verdict, ce jeudi, aux environs de 19heures.
Réunis depuis neuf heures du matin sous la présidence de SOW Mamoudou Abdoul, les membres du jury ont finalement délivré les accusés et leurs familles et proches. Ainsi, deux condamnations ont retenu l’attention des observateurs.
D’abord celle d’El Weli Ould Saad Bouh, qui écope de deux ans de prison ferme sans obligation de restitution du montant dont il est accusé de détourner à savoir 916 millions.
Ensuite, celle de Cheikh Mohamed ould Mohamed Sidi, accusé d’avoir détourné 1 233 393 387 Um et qui écope de 3 ans de prison ferme sans obligation de restitution du montant.
L’audience de ces deux inculpés avait duré 48 heures et de l’avis des observateurs ce fut le dossier le plus compliqué du procès.
Mohamedou ould Louh, Cheikh Sid’Ahmed Ould Sidi Oumou (déficit de 118 millions Um), Limam ould Abdel Kader (déficit de 136 millions Um) sont condamnés à 2 ans de prison ferme.
Mohamed Lemine Ould Ely accusé de détourner 900 millions d’Um écope de 3 ans ferme.
Alors que SALL Moussa Alassane écope de deux ans de prison ferme et restitution de 138 millions d’Um, Abdel Aziz Mamadou Wélé écope de 2 ans fermes avec restitution de 9 millions d’UM, BA Hamath Bocar condamné à même peine de prison avec restitution de 129 millions d’Um, Mamadou Samba DIAK ( déficit de 104 millions) écope de 2 ans fermes avec restitution de 41 millions d’Um, Sidi Mohamed ould Mohamed est condamné à la même peine avec restitution de 72 millions d’UM, Salek Ould M’Haimid condamné à 2 ans de prison ferme avec restitution du montant ( 89 millions d’Um).
UN seul a été acquitté il s’agit de Moustapha Ould Med Hafedh, ex-percepteur de Guérou qui était à la retraite depuis juillet 2014.
A rappeler que la majorité d’entre eux étaient emprisonnés depuis janvier et février 2015.
Emeutes à Mal: 22 personnes, envoyées à la prison d’Aleg
ALKAHBR (Nouakchott)-Vingt-deux (22) personnes ont été détenues, depuis mercredi soir, à la prison d’Aleg, après leur arrestation lors d’une manifestation contre la pénurie d’eau à l’arrondissement de Maal, situé à l’Est d’Aleg, au sud de la Mauritanie.
Les 22 ont été envoyés en prison dans la nuit de mercredi à jeudi 24 heures après leur arrestation. Ils n’ont pas été présentés devant le Parquet.
Le Ministère mauritanien de l’Intérieur a dépêché une délégation à Maal pour s’enquérir de la situation.
Mercredi, des manifestants, qui protestaient contre la pénurie d’eau potable, auraient brûlé le drapeau mauritanien à l’arrondissement de Maal.



