Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’écrivain Bios Diallo nommé directeur du Livre et de la Lecture Publique

L'écrivain Bios Diallo nommé directeur du Livre et de la Lecture PubliqueHomme des médias, grand intellectuel, écrivain auteur de plusieurs livres, Bios Diallo a été nommé à l’issue du Conseil des ministres de ce jeudi 22 septembre Directeur du Livre et de la Lecture Publique.

Un des brillants cadres du Ministère de la Culture et de l’Artisanat, Bios est connu pour son dévouement à la culture et au livre. Il est le fondateur des Rencontres littéraires Traversées Mauritanides qui reçoivent depuis 2010 des écrivains du monde entier au grand bonheur des élèves, étudiants et amoureux de la lecture et des échanges intellectuels.

Il est aussi un homme de la diversité, ce dont le pays a vivement besoin, par ses actions d’ouverture. Autant dire qu’à la direction du Livre et de la Lecture Publique, Bios Diallo est vraiment dans ses compétences. Nous lui souhaitons plein succès pour sa nouvelle mission.

©Cridem 2016

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LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES MES COMPATRIOTES : Par Mariame Kane Présidente AFMAF (Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve)

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES MES COMPATRIOTES : Par Mariame Kane Présidente AFMAF (Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve)Chers compatriotes, permettez-moi de vous exprimer ma compassion devant le malheur que vive tout mauritanien dans son quotidien. Cette misère causée par la politique démagogique et prétentieuse de nos dirigeants. Une politique assoiffée de toute logique cartésienne et menant vers « l’impasse économique et socioculturelle ». Car elle est véhiculée par un discours théoriquement fertile, mais pragmatiquement pauvre et stérile. Une telle politique est indigne de quelqu’un qui a partagé, expérimentalement, le vécu quotidien des mauritaniens. Qui, parmi nos dirigeants, prétendrait-il ne pas connaître le boutiquier du coin ? Pensent-ils pouvoir nous tromper ? Alors qu’on est tous témoins de la misère des mauritaniens de Daddah à Maouyya en passant par Aziz. Et pour masquer leur incapacité, ils nous tympanisent avec des théories surchargées de slogans ridicules, oubliant ainsi la parole de leur maître qui disait : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit désormais de le transformer. »

Chers compatriotes, permettez-moi de décrier notre ras-le-bol, notre intransigeance, notre inclémence envers tous les monstres qui nous dirigent. Auraient-ils une pierre à la place du cœur ? Ou bien seraient-ils réellement des mauritaniens? Ce pays a toujours loué les valeurs de noblesse dont ils prônent, aujourd’hui, le contraire ::. Pourquoi accepteraient-ils d’être maîtres d’œuvres pour autant de destructions de notre chère patrie ?

Sur le plan de l’Education, l’Etat sabote. Il ne se soucie pas du niveau des enseignants qui ne cesse de dégringoler. La majeure partie ne sait même pas formuler une demande manuscrite correcte, sans compter des élèves et étudiants d’un niveau médiocre. On se pose la question : comment font-ils pour réussir leurs examens. Nos gouvernants savent-ils réellement que cette école a le rôle exclusif de former les futures élites chargées de prendre la relève.

Sur le plan sanitaire, la quasi-totalité de nos gouvernants prennent l’avion pour aller se soigner. Ceci est une preuve très nette de leur mauvaise politique de Santé. Chaque jour, on rencontre des cas dignes du moyen âge : des gens qui meurent dans la rue parce qu’ils n’ont pas d’argent pour payer le ticket d’hôpital ou parce qu’ils n’ont pas de quoi acheter les ordonnances prescrites après consultation. Et pourtant c’est sur le dos de ces misérables contribuables que nos dirigeants se payent les hôpitaux les plus chers d’Europe et d’Amérique pour leur santé et celle de leur famille.

Sur le plan social, les grèves récurrentes et sans solution des militants des droits de l’homme et de la société civile et autres montrent les limites du pouvoir. Une déclaration récemment faite par le le Ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement prouve encore que notre pays a un problème de leadership ; Quand ce dernier se permet de dire des données des informations mensongères dont il est le Seul à en détenir le secret. C’est évident, une telle allégation est synonyme de fuite de responsabilité prouvant que le ridicule ne tue plus dans le pays des milles poètes.

Sur le plan économique, les mots me manquent pour qualifier ce qui se passe en Mauritanie. Cependant des démonstrations, d’une rare pertinence, effectuées par nos valeureux compatriotes et autres devraient suffire. Et devant une telle pertinence, les terroristes financiers, ces pilleurs sans scrupule sont priés de se taire au lieu de se ridiculiser dans de faux chiffres et de slogans stériles et vides de contenus.

Sur le plan judiciaire, c’est comme si nos institutions sont réduites au pouvoir judico-exécutif qui est entre les mains du chef suprême. Du fait de cet imbroglio, certains sont en prison parce que le Président le veut, comme d’autres présumés délinquants sont libres sous ses ordres. En outre la carte de l’UPR semble éloignée de la prison certains d’entre eux. Dans une telle situation, on voudrait bien connaître le rôle des magistrats dans notre justice. Le juge bénéficie-t-il toujours de son droit de faire appliquer la Loi sur Tout citoyen ? De même, les parquetiers, connus sous la dénomination de maîtres des poursuites, ont-ils toujours le droit de poursuivre Tout présumé hors la loi ? Si la réponse à ces deux questions est « non ! », nous nous permettons de juger, sans parti pris : notre justice n’est pas indépendante. Et à ce point de vue, notre Président deviendrait dangereusement un vrai dictateur des temps anciens
Chers compatriotes, disons non à tous ces dérives dont nous serons les seuls à subir les conséquences désastreuses. Car ces bourreaux quitteront la Mauritanie dès la fin de leur mission. Dites-moi où est parti Maouyya après son départ du pouvoir ?
Chers compatriotes, œuvrons ensemble pour l’indépendance totale de notre patrie. Ne soyons pas divisés. N’acceptons pas d’être corrompus. Sachons que nous demeurons les seuls piliers aptes pour développer la Mauritanie. Un pays très riche et prospère qu’on ne saurait laisser entre les mains de leaders peu ambitieux et corrompus. Dans un tel contexte, il serait très judicieux de rappeler les propos suivants : « Frères et sœurs mauritaniens, nous ne sommes pas pauvres, on nous appauvrit. »

Il nous faut une autre politique pour faire renaître une force de l’espoir. La force de l’espoir qui signifie un espoir pour tous et toutes sans distinction de couleurs, de langue ni d’appartenance d’orientation politique. Ainsi vous verrez que seul un don de soi pour la patrie peut faire naître ou renaître la force de l’espoir. Cependant pour des besoins de l’heure, nous sommes dans l’obligation de nous unir au nom de la patrie, notre chère patrie que nous aimons tant.
Avec l’espoir du vivre ensemble dans une Mauritanie apaisée, les slogans ne seront pas seulement des mots vidés de leurs contenus, qu’on crie seulement haut et fort. Ils seront aussi un mode de vie pour un bien être de notre patrie : la Mauritanie.

Source: Mariam Kane

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Mauritanie : démentellement d’une cellule liée à Daech

Mauritanie : démentellement d’une cellule liée à DaechLes autorités judiciaires mauritaniennes ont déféré mercredi devant le juge d’instruction, les membres d’une cellule liée à Daech démantelée depuis près de deux mois.

Selon des informations obtenues par Sahara Media la cellule est composée de 11 personnes arrêtées la veille du sommet de la ligue arabe qui s’était tenu à Nouakchott.

Beaucoup de discrétion a entouré le démantèlement de cette cellule par les forces de sécurité du pays.

Les mêmes sources privilégient la volonté des autorités du pays d’avoir entouré cette arrestation d’autant de discrétion pour éviter tout ce qui pourrait nuire à la tenue de ce premier sommet de la ligue arabe qui se tient en Mauritanie.

Les membres de la cellule ont été traduit dans la nuit du mardi à mercredi devant le procureur de la république de Nouakchott ouest qui les a accusé de connivence avec une organisation terroriste, Daech, avant que celui-ci ne les envoie devant un juge d’instruction.

Déjà en 2014, la Mauritanie avait démantelé une cellule liée à l’état islamique, à Zouerate, dans l’extrême nord du pays.

Une cellule composée de trois personnes travaillant dans le secteur minier.

Les membres de cette cellule ont été jugés en novembre 2015.

Une vidéo montrant ces personnes faisant allégeance au chef de cette organisation, Aboubacar Al Bagdadi avait été projetée.

En novembre 2015, le président O. Abdel Aziz avait nié l’existence de mauritaniens au sein de Daech et démenti par la même l’existence dans le pays de cellules pour le recrutement de combattants pour le compte de cette organisation.

 O. Abdel Aziz répondait ainsi à des déclarations faites par l’ancien président Ely O. Mohamed Vall qui avait affirmé que la Mauritanie était devenue un centre de recrutement de djihadistes pour le compte des organisations terroristes.

 

 saharamedias

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L’EDITORIAL DU CALAME: Aberrant…

altLe baron Pierre de Coubertin en fit la devise des Jeux Olympiques : « L’important, c’est de participer ». En Mauritanie, on respecte, à la lettre, la célèbre maxime. A chaque olympiade, nous participons… sans préparer nos athlètes et sans mobiliser des moyens… puisque là n’est pas l’important. Cette année, Rio n’a pas dérogé à la règle. Ce n’est que grâce à la Solidarité Olympique que deux de nos athlètes ont pu concourir. Au Sénégal voisin (auquel notre gouvernement ne manque pas une occasion de nous comparer), c’est le Président Macky Sall himself qui a remis le drapeau de son pays à une délégation de trente personnes, après avoir ordonné qu’on leur débloque huit cent millions de FCFA, pour la préparation et le séjour au Brésil.  Et nous, combien avons-nous donné à notre Comité National Olympique (CNO) et aux fédérations pour préparer nos athlètes : zéro ouguiya. Vous avez bien lu : zéro ouguiya. En 2012, pour les Jeux de Londres, le ministère des Sports avait fourni un petit effort, en remettant, au CNO, un chèque de sept millions d’ouguiyas mais… il était sans provisions ! Comment voulez-vous, dans ces conditions, qu’on gagne ou qu’on obtienne des médailles ? A cause d’une prise en charge financière partielle, notre pays a raté les Jeux africains de la jeunesse (2010), les Jeux de la Francophonie, les Jeux islamiques (2013), et à nouveau les Jeux africains de la jeunesse avant les 2ème Jeux olympiques de la jeunesse (2014). Ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent. Le ministère des Sports a un budget de plus d’un milliard d’ouguiyas, le lotissement d’une partie du Stade olympique et sa vente à des « mécènes », en guise d’aide au sport, devraient, normalement, rapporter plus de deux milliards, s’ils se sont tous acquittés de leur redevance, ce qui ne semble pas être le cas. 1% de recettes douanières rapporte, depuis 2011, plus d’un milliard chaque année. De quoi donner un bon élan à notre sport, comme ce fut le cas pour le football, lorsque l’Etat décida d’y mettre les moyens. Mais le docteur Mohamed Mahmoud ould Mah, le président du CNO, traîne un vice rédhibitoire : il n’a pas soutenu la rectification, en 2008, pas plus qu’il ne l’a fait pour le candidat Old Abdel Aziz en 2009 et 2014. Et comme notre guide éclairé veut tout politiser, faisant sienne la devise « Qui n’est pas avec moi est contre moi », Ould Mah, tout comme Ahmed ould Hamza, lorsqu’il dirigeait la Communauté urbaine, ou maître Ahmed Salem ould Bouhoubeyni, à la tête de l’Ordre des Avocats, ne sont plus que des ennemis à abattre. Le Comité Olympique a fait, il y a quelques mois, l’objet d’une tentative d’OPA, de la part du gouvernement, pour y parachuter un homme-lige mais la manœuvre a lamentablement échoué. Auparavant, le ministère des Sports avait introduit un projet de révision de la loi stipulant que le mandat de quatre ans du président du CNO serait renouvelable une fois, avec effet rétroactif. La ficelle était trop grosse et la Direction de la Législation a renvoyé le projet à son expéditeur, avec la mention : « Aberrant ».

Le concept d’aberration aurait-il quelque avenir, en Mauritanie, pour rectifier, également, les budgets inadaptés ? A cet égard, le CNO serait peut-être bien inspiré de présenter, à l’opinion publique et surtout, à l’Inspection Générale de l’Etat, un dossier précis de la participation mauritanienne aux Jeux de Rio. En y distinguant la préparation, depuis ceux de Londres ; avec les montants, aussi nuls soient-ils, alloués par le ministère des sports. Proposés à un exercice beaucoup plus positif de leur fonction – dynamiser le budget – nos organismes de contrôle de l’usage des deniers de l’Etat s‘engageraient-ils à relever la gestion totalement aberrante du ministère des Sports ? Cela nous permettrait-il de voir notre nation un peu mieux préparée aux prochains Jeux, en plein respect de la Charte olympique ? « Tous les Etats sont tenus de mettre à la disposition de leurs citoyens les sports de leur choix », ainsi que nous l’enseigne ses principes. Il est vrai que le seul sport national où nous excellons et qui ne nécessite ni moyens ni préparation n’est malheureusement pas encore homologué par le CIO : applaudir à tout rompre. Aberrant ? Non… si peu…

Ahmed Ould Cheikh

LE CALAME

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RD CONGO : LES SIEGES DE PLUSIEURS PARTIS D’OPPOSITION INCENDIES APRES UNE JOURNEE DE VIOLENCES

RD Congo : le siège du principal parti d'opposition en feu à Kinshasa, deux corps carbonisésLes sièges de partis d’opposition, dont celui de l’UDPS de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, ont été incendiés au lendemain des violences politiques meurtrières survenues lors de rassemblements anti-Kabila.

La République démocratique du Congo (RDC) renoue avec ses vieux démons. Lundi 19 septembre, des heurts meurtriers sont survenus à Kinshasa, où l’opposition avait appelé à manifester pour exiger du président Joseph Kabila qu’il quitte le pouvoir à l’issue de son mandat, le 20 décembre, et convoque l’élection présidentielle dans les temps. Selon la Constitution, mardi 20 septembre est la date limite pour convier les électeurs aux urnes.

Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs partis d’opposition et leur siège dans la capitale étaient en proie aux flammes, dont celui de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le premier parti d’opposition à l’Assemblée nationale congolaise. “Il y avait ce matin une importante présence policière sur place. Les quelques regroupements ont été éparpillés et le calme semble être revenu”, rapporte Thomas Nicolon, correspondant de France 24 à Kinshasa.

Bidons d’essence

Aux locaux de l’UDPS se trouvent au moins deux corps calcinés et quatre blessés graves, a pu constater Thomas Nicolon. Dans l’enceinte du bâtiment, des bidons d’essence renversés témoignaient du caractère criminel de l’incendie, rapporte également l’AFP.

Au siège des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus), autre parti d’opposition, un militant commis à la garde des lieux a affirmé à l’AFP que le feu avait été allumé aux bâtiments préalablement aspergés d’essence par des hommes armés, en tenue civile, arrivés en jeep à 4 h du matin (heure locale).

>> À voir dans la Revue de presse internationale : “Le sang a coulé en RDC”

Les bilans humains des échauffourées de la veille varient selon les sources : 17 morts pour le pouvoir contre plus de 50 pour le “Rassemblement” de l’opposition. L’un et l’autre se renvoient la responsabilité des violences, comme en janvier 2015, lorsque des émeutes ont totalement échappé au contrôle des deux camps après la répression violente de manifestation anti-Kabila dans la capitale. On avait alors dénombré plusieurs dizaines de personnes tuées en trois jours.

“La ville de Kinshasa vient de faire face à un mouvement insurrectionnel qui s’est soldé par un échec”, a affirmé à la presse le ministre de l’Intérieur, Évariste Boshab. Le “bilan provisoire” est de “17 morts” : “trois policiers et 14 civils parmi les pillards”, a-t-il ajouté. Le “Rassemblement” déplore pour sa part “plus de 50 morts” victimes des “balles […] de la police et de la garde républicaine”.

Responsabilité

Dénonçant une “dérive totalitaire du régime”, la coalition d’opposition a appelé “toute la population à se rassembler” dès mardi “pour poursuivre sans désemparer les revendications” jusqu’au “départ définitif de Joseph Kabila de la tête de la RD Congo”.

“L’ordre sera respecté et les honnêtes citoyens seront protégés”, a rétorqué le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, à la télévision publique. Plus tôt, ce dernier avait accusé l’UDPS d’avoir été à l’origine de la violence.

Bruno Tshibala, porte-parole de l’UDPS, le parti du vieil opposant Étienne Tshisekedi autour de qui s’est constitué le “Rassemblement”, a accusé de son côté les forces de l’ordre d’avoir tout fait pour que les choses dégénèrent, en empêchant violemment les manifestants de converger vers le point de rassemblement puis en ouvrant le feu sur le cortège.

“Dès que nous avons effectué le premier pas de la marche, nous avons enregistré les premiers tirs [sur le défilé] et nous avons commencé à ramasser des morts”, a déclaré Bruno Tshibala à l’AFP.

Des journalistes interpellés puis relâchés

Les violences se sont poursuivies jusqu’en début d’après-midi. Elles ont été émaillées de pillages dans certains quartiers du sud de la capitale. Des incendies criminels ont également visé des bâtiments publics et des permanences de partis de la majorité.

Très véhéments, des groupes de quelques dizaines à plusieurs centaines de jeunes ont affronté les forces de l’ordre sur le trajet prévu de la marche, à coup de pierres, en criant des slogans en français ou en lingala comme “Kabila akende !” (“Kabila dégage !”).

Un journaliste de l’AFP a vu la police anti-émeutes tirer à balles réelles sur les manifestants aux abords du Parlement. Sonia Rolley, journaliste à RFI, et un photogrpahe de l’AFP qui couvraient tous deux les événements ont été interpellés à la mi-journée par la police militaire. Frappés à plusieurs reprises, ils ont fini par être relâchés en fin d’après-midi. Auparavant, le photographe de l’AFP s’était fait confisquer les cartes mémoires de ses appareils par des policiers.

Inquiétudes à l’étranger

Arrivé au pouvoir en 2001, Joseph Kabila est âgé de 45 ans. La Constitution congolaise lui interdit de se représenter pour un troisième mandat, mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir. Alors que la présidentielle apparaît impossible à tenir dans les temps, le “Rassemblement” refuse le “dialogue national” en cours à Kinshasa entre la majorité et une partie de l’opposition.

Inquiets que la RDC, immense pays au cœur de l’Afrique, puisse retomber dans le chaos qu’elle a connu lors des deux guerres l’ayant dévastée entre 1996 et 2003, plusieurs pays étrangers ont multiplié les mises en garde.

Le ministre français des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, a jugé la situation “très dangereuse et extrêmement préoccupante”. “Ce qui compte c’est la date des élections”, a-t-il déclaré, “si elles sont reportées sans cesse, cela veut dire que Kabila a l’intention de rester au pouvoir”, et “c’est une situation qui n’est pas acceptable”.

Son homologue belge, Didier Reynders, a appelé à “la retenue” et incité “tous les acteurs politiques en RDC à œuvrer de manière pacifique pour l’organisation d’élections à brève échéance”. Le département d’État américain a exprimé une inquiétude et des recommandations similaires. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a “exhorté” toutes les parties “à s’abstenir de tout autre acte de violence susceptible d’aggraver la situation”.

 

Avec AFP

 

Source : France24

 

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