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Le Président de la République déclare que les participants au dialogue doivent être mus uniquement par l’intérêt suprême de la Nation
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré, dans un discours qu’il a prononcé à l’occasion de l’ouverture du dialogue national inclusif que les participants à ce forum doivent être mus uniquement par l’intérêt suprême de la Nation, loin de toutes autres considérations.
Il affirmé que ceux qui participent à ce dialogue ont privilégié l’intérêt général et contribué par leurs avis, opinions et idées pour lui assurer une meilleure préparation et ont consenti une grande partie de leur temps à cet effet.
Voici le texte intégral du discours du Président de la République:
”Au Nom d’Allah Tout Clément, Tout Miséricordieux
Paix et Salut sur le Saint Prophète
M. le Premier ministre,
M. le Président du Sénat,
M. le Président de l’Assemblée nationale,
M. le Président de l’Institution de l’opposition démocratique,
Messieurs les ministres,
Messieurs les président des institutions constitutionnelles,
Messieurs les élus
Mesdames, messieurs les présidents et représentants des partis politiques nationaux,
Mesdames, messieurs les représentants des syndicats, des associations professionnelles et des organisations de la société civile,
Honorable assistance,
Nous nous retrouvons aujourd’hui à travers nos différentes formations politiques et nos différentes composantes sociales pour étudier, ensemble, les moyens de promotion de notre expérience démocratique, préserver les acquis dans le domaine de l’instauration et de l’encrage de l’Etat de droit, promouvoir et consolider l’unité nationale, sauvegarder l’intégrité territoriale et cultiver les valeurs d’ouverture et de concertation.
Mesdames, Messieurs,
La majorité et l’opposition participante au dialogue ont fourni d’intenses efforts, plusieurs mois durant, oeuvrant de bonne foi à assurer une participation de tous les acteurs, sans exclusive aucune, pour étudier les différents sujets et questions soumis au dialogue national.
Nous avons réaffirmé notre engagement pour tout ce qui est de nature à renforcer la confiance réciproque entre les acteurs de la scène politique, tout comme nous avons adressé, en de multiples occasions nationales, notre appel au dialogue national inclusif, et avons répondu favorablement à toutes les initiatives et propositions constructives quelles que soient leurs sources. De même, nous avons consacré le temps nécessaire à la maturation et à la réussite de ce processus.
Notre disposition au dialogue demeurera constante à l’endroit de l’ensemble des acteurs politiques, au service des intérêts suprêmes de la Nation, en particulier pour la protection de la société contre ceux qui prêchent la haine et la violence, et les institutions de l’Etat contre les actes de gabegie.
Mesdames, Messieurs,
Notre pays a su surmonter les défis sécuritaires qui ont déstabilisé de nombreux pays de la région, et lui avons épargné ce qui est communément appelé ”printemps arabe” que tous s’accordent sur ses conséquences destructrices pour des Etats et des peuples qui vivaient jusqu’à récente date, dans la sécurité et la stabilité.
Notre approche, dans ce sens, s’est révélée efficace dans la mesure où elle a permis à notre peuple de préserver la sécurité, de garantir les libertés politiques, de réaliser des infrastructures efficientes, de maîtriser mes équilibres macroéconomiques, tout comme elle a permis de combattre l’extrémisme et le terrorisme évitant au pays de sombrer dans les conflits et de s’enliser dans les foyers de tension étrangers. De même, cette approche nous a valu de conserver l’indépendance et la souveraineté de décision.
Les résultats du dialogue organisé en 2011 ont largement contribué à ce bilan honorable qui consacre la stabilité et prémunit notre pays contre les dérives.
Mesdames, Messieurs,
Les participants à ce forum doivent être mus uniquement par l’intérêt suprême de la Nation, loin de toutes autres considérations. Les résultats issus de ce dialogue feront l’objet de toute l’attention nécessaire. Les propositions et recommandations requérant des modifications constitutionnelles seront soumises au plébiscite populaire par vie référendaire.
En conclusion, j’apprécie votre souci de répondre favorablement à l’appel que nous avons adressé, depuis la ville historique de Chinguitty, pour le lancement, sans conditions préalables, du dialogue national inclusif.
Vous avez privilégié l’intérêt général, contribué par vos avis et opinions et avez consenti une grande partie de votre temps pour la préparation des présentes assises du dialogue national inclusif.
Je souhaite plein succès à vos travaux.
Je vous remercie.
AMI
Début du dialogue « national » ce jeudi après midi
Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a supervisé la cérémonie officielle de démarrage « d’un dialogue national inclusif » se déroulant du 29 septembre au 10 octobre, en présence du premier Ministre, des membres du gouvernement et des leaders de plusieurs partis politiques, jeudi soir au Centre International des Conférences de Nouakchott (CICN-Palais des Congrès).
Au programme de ce forum plusieurs thèmes relatifs aux grands défis politiques, économiques et sociaux.
Il s’agit notamment des problèmes liés à l’organisation des élections, « la suppression du sénat et la création de conseils régionaux, la révision du Code Electoral pour le rendre consensuel, l’organisation d’élections législatives et municipales anticipées avec une éventualité de renforcement du scrutin proportionnel, la révision de la loi relative aux partis politiques et à leur financement…. ».
Figure également au programme un thème relatif au renforcement de l’État de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice, la révision de la composition du conseil constitutionnel….
Par ailleurs, tous les problèmes liés à la gestion des affaires publiques, à la gouvernance économique, aux questions foncières et à la préservation d’un environnement sain et durable seront abordés au cours des assises.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours des différents leaders de partis politiques présents.
Dernier à prendre la parole, le chef de l’État mauritanien a invité les participants à une réflexion profonde dans l’objectif d’aboutir à des conclusions et recommandations allant dans le sens des intérêts supérieurs du peuple mauritanien.
En dépit de l’usage de l’adjectif « inclusif », signale-t-on, ce forum est boycotté par le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et les principales formations du Forum National pour la Démocratie (FNDU), notamment l’Union des Forces de Progrès (UFP) et les islamistes du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-TAWASSOUL).
Ces partis nourrissent la crainte d’une volonté du pouvoir visant la modification des dispositions relatives à la limitation à deux (2) du nombre de mandats du président de la République.
Après un putsch en 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz a remporté 2 scrutins présidentiels en juillet 2009 et juin 2014.
En Mauritanie, les dispositions relatives à la limitation des mandats sont érigées au rang de clauses d’éternité.
le calame.
L’Editorial du Calame : L’espoir fait vivre ?
Le dialogue va démarrer. Enfin, direz-vous. Depuis le 3 Mai dernier (et même bien avant), lorsque notre guide éclairé annonçait, depuis Néma, son lancement dans trois à quatre semaines (avec ceux qui seront présents), on n’attendait plus que ça. D’une cour, assidue, aux partis politiques, au débauchage de certains opposants en rupture de ban, en passant par les yeux, plus gros que doux, aux leaders historiques de cette même opposition, le pouvoir n’a ménagé aucun effort pour rendre son futur dialogue plus ou moins viable. Mais il a, semble-t-il, échoué. Aucun poids lourd de l’opposition n’y prendra part, pas plus le RFD que le FNDU n’acceptant de se faire rouler, une nouvelle fois, dans la farine. Ce sera donc, au mieux, un dialogue au rabais, comme en 2011, ou une conférence tam-tam, comme celle de 2015 qui finit en queue de poisson. On ne dérogera pas à la règle : sans l’opposition véritable, point de dialogue fiable. Selon certaines sources, beaucoup de thèmes y seraient abordés, dont une nouveauté : la fondation d’un poste de vice-président de la République. Logique de la suppression du Sénat… et/ou façon, pour Ould Abdel Aziz, si l’information est avérée et s’il ne compte vraiment pas modifier les articles relatifs à la durée du mandat présidentiel, de sortir par la grande porte… pour revenir par la fenêtre. En faisant élire, au moins pour un mandat, un président potiche. Du poutinisme à la mauritanienne. Ce ne sont, certes, que des supputations mais dans une démocratie militaire, rien n’est impossible et le pire est, peut-être, devant nous : un président-empereur, façon Bokassa ; un président à vie, genre Idi Amin Dada ; ou un président omnipotent, comme Bouteflika. Ou, encore, roi de l’invective et de l’insulte. Car, à y voir de près, rien n’indique qu’Ould Abdel Aziz quittera le pouvoir de sitôt. Il usera de tous les subterfuges possibles et imaginables, pour ne pas lâcher prise. L’homme s’est fait, en effet, tellement d’ennemis, à l’intérieur et à l’extérieur, qu’il lui sera difficile de passer le témoin sans casse. Il lui reste, en tout cas, deux ans pour arrondir les angles, trouver un terrain d’entente avec ses opposants et permettre, à notre pays, de connaître, enfin, une alternance apaisée. Gageons, plutôt et hélas, qu’il n’en sera rien. L’homme n’est pas du genre à faire des concessions ou preuve de la moindre once d’humilité. Il se croit tout permis. Le pouvoir, il l’a conquis au bout de son fusil et la classe politique, il la tient pour du menu fretin. A contrario, comprendrait-il, d’ici la fin de son deuxième – et dernier ? – mandat, que les temps ont changé ? A défaut d’y gager la moindre ouguiyette, comme on vient de le dire, on peut, tout de même, l’espérer. L’espoir ne fait-il pas vivre ?
Ahmed Ould Cheikh
le calame
Ryad veut signer un accord militaire avec Nouakchott
ALAKHBAR (Nouakchott)-Ryad a mandaté, Mohamed Ben Salman, fils du roi Salman pour négocier un accord de coopération militaire avec Nouakchott.
Selon un communiqué du Conseil des ministres saoudien, Mohammed ben Salman ou son adjoint est chargé de discuter et de signer l’accord avec la partie mauritanienne.
Depuis 2015, de hauts responsables des deux Etats ont effectué une série de visites réciproques.
On évoque également la volonté de Ryad d’engager la Mauritanie à côté de l’Arabie saoudite contre les rebelles houthis au Yémen.
Ould Babemine : « Le FNDU n’est pas concerné par ce qui va se passer jeudi »
Le président du Forum National de la Démocratie et de l’Unité a déclaré que ce rassemblement politique de l’opposition n’est pas concerné par le dialogue que le pouvoir compte lancer le jeudi 29 septembre 2016. Comme ça, précise le président du FNDU, “le pouvoir va rééditer des expériences qui ont échoué dans ce domaine. Le FNDU continue à manifester comme par le passé toute sa disposition à prendre part à des concertations sérieuses qui puissent sortir le pays de la crise dans laquelle se débat le pays.” Dans une déclaration faite ce mercredi 28 septembre à Al Akhbar, Ould Babemine a ajouté : « Ils ont préféré recommencer leur expérience passée et organiser un dialogue de pure forme. Dans l’ensemble, nous ne sommes pas concernés par ce qui se passera demain (NDLR : 29 septembre 2016) ». La commission de supervision du dialogue politique entre le pouvoir et une certaine opposition a décidé que les assises de ces concertations commenceront le jeudi 29 septembre 2016 après plusieurs semaines de contact et d’entrevues entre les deux groupes. Participent au dialogue à côté de la majorité, les partis de la Coalition pour une Alternance Pacifique (APP, El Wiam et Sawab), le tout nouveau parti de l’Alliance Démocratique du transfuge de l’UFD, Yacoub Ould Moine en plus de quelques personnalités se réclamant de l’opposition. Tous les partis du FNDU boycottent le dialogue attendu considérant qu’il n’est que de forme pour servir de prétexte à des tripatouillages constitutionnels qui risquent d’ouvrir la voie à tout. Déjà avant le lancement du dialogue, les observateurs s’attendent à ce que des amendements constitutionnels et l’éventualité de la convocation d’un référendum soient les principaux axes des assises. Les autres thèmes contenus dans les documents proposés par les participants ne serviraient que ‘’trainer les branches’’ sur les véritables intentions du pouvoir et de ses complices.
le calame



