Category Archives: Actualités
Le Président mauritanien prolonge le dialogue d’une semaine supplémentaire
Essahraa – Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a donné son accord pour prolonger les séances du dialogue, d’une semaine supplémentaire, révèlent des sources.
L’objectif visé par cette mesure est de permettre aux partis présents aux concertations, réunis depuis 15 jours, dans des discussions marathoniennes et excitées, de dégager des points consensuels.
Le Chef de l’Etat mauritanien avait tenu des réunions précipitées, jeudi et vendredi derniers, avec les leaders des forces politiques participant au dialogue en gestation, hormis l’APP, qui conditionne tout retour aux assises en cours, par des excuses officielles du gouvernement, sur les déclarations incendiaires de son Porte-parole.
La commission centrale du dialogue doit se réunir ce lundi 17 octobre courant, afin d’adopter la décision de prolongation, qui peut être la dernière, pour ces pourparlers, les plus longs de l’histoire du pays.
Traduit de l’Arabe par Cridem
LA MISE AU POINT DU PRÉSIDENT Samba Thiam des FPC:
Je voudrais apporter quelques clarifications pour calmer une certaine agitation frénétique que rien ne justifie…
1- Je n’ai pas rencontré le Président de la République, c’est encore une fois des ragots…Je n’ai pas l’intention de répondre à des ragots, encore moins le faire par déclaration. Toutefois si le Président devait exprimer le souhait de me rencontrer, je n’y verrais aucun inconvénient , et répondrais favorablement …
2- J’ai exprimé , à plusieurs reprises déjà, nettement, notre opposition au 3ème mandat , cela bien avant les propos de tel ou tel ministre …cette position n’a pas changé, je n’ai pas l’intention de le répéter, parce que d’autres auraient pris position .. .
3- Enfin Je refuse de me laisser marquer à la culotte , ni me faire dicter ma stratégie interne.
La lutte continue!
Samba Thiam
officiel facebook page
L’APP claque la porte du Dialogue National Inclusif
L’Alliance Populaire Progressiste (APP), un parti de la mouvance de l’opposition dite modérée, a décidé de se retirer du « Dialogue National Inclusif.
Ce parti de l’opposition historique est dirigé par Messaoud Ould Boulkheir, ancien président de l’assemblée nationale, plusieurs fois candidat malheureux à une élection présidentielle.
Ce « Dialogue National inclusif » est boycotté par l’essentiel des forces de l’opposition à l’image du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) et le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).
« Nous exigeons des clarifications de la part des autorités par rapport à une déclaration du porte parole du gouvernement sur la question des mandats », a demandé APP.
Le porte parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, a affirmé jeudi après midi que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a droit de solliciter un troisième mandat conformément à la volonté du peuple « qui est au dessus de la constitution. La limitation des mandats est contraire à la démocratie ».
A titre d’exemple, le ministre mauritanien a cité plusieurs « grandes démocraties » dans le monde sans limitation du nombre de mandats présidentiels.
Parmi celles-ci figure curieusement le cas d’Israël, un ennemi historique des arabes.
En Mauritanie, rappelle-t-on, le principe de l’alternance est complètement verrouillé par la limitation à deux (2) du nombre de mandats du président de la République à travers les articles 28, 29 et 99 de la constitution de juillet 1991, révisé par voie référendaire le 19 juin 2006..
Toute tentative de nouvelle révision de ces dispositions érigées en clauses d’éternité mettrait le président de la République en situation de parjure par rapport au serment prêté au moment d’entrer en fonction.
« Il y a en circulation un document de l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité) qui n’a pas été soumis à la commission préparatoire du dialogue national inclusif.
Un document dont personne n’a pu prendre connaissance jusqu’ici et qui évoque une modification des clauses relatives au mandat présidentiel. Or, nous nous étions entendus sur une feuille de route différente », affirme un responsable du parti cité par la presse.
le calame
‘’Quatre Poids, quatre mesures’’
Finalement, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation vient d’autoriser deux des quatre partis politiques qui cherchaient à être reconnus officiellement par les autorités mauritaniennes. Il s’agit du parti de l’Appel à la Nation de Daoud Ould Ahmed Aicha et de l’Alliance Nationale pour les Droits et la Construction des Générations de Saad Ould Louleid, le tonitruant transfuge de l’IRA. Les partis RAG et FPC, respectivement de l’IRA et des anciens FLAM ont été recalés. Le gouvernement mauritanien les accusant d’être des formations sectaires voire racistes dont les militants proviennent d’une même communauté nationale. Des arguments qui sont facilement opposables aux deux autres partis qui viennent de recevoir leur récépissé. Daoud Ould Ahmed Aicha n’a jamais caché que son parti a pour ambition de faire revivre la culture des Maures Blancs et de la prémunir contre un certain danger….La formation de Saad ne compte pour l’essentiel que des Harratines débauchés essentiellement des rangs de l’Initiative de Résurgence Abolitionniste actuellement diabolisée par les autorités et dont le président Birame Ould Dah Ould Abeid est forcé à l’exil après que treize des principaux responsables ont été lapidairement jugés et envoyés en prison pour une peine ferme allant de quinze à trois ans de prison. Le temps choisi pour la reconnaissance de ces deux partis ne serait pas anodin. Le dialogue national inclusif qui ne cesse de se prolonger a besoin de renfort pour éventuellement faire passer le document cadre qui serait à la base d’un probable référendum qui permettrait d’ouvrir la boîte de Pandore dans l’espérance de pouvoir encore faire avaler la très grosse couleuvre d’un troisième mandat dont les contours se dessinent de plus en plus.
Le calame.info
Suppression de la chambre haute : les sénateurs préparent la résistance
Des sources de l’intérieur du sénat, la chambre haute du parlement a révélé l’existence d’un mouvement à l’intérieur de la chambre pour s’opposer à des modifications de la constitution sans passer par les deux chambres du parlement comme le prévoit l’article 99 de celle-ci.
Des réunions seraient organisées depuis trois jours par les 28 sénateurs présents à Nouakchott sur les 56 que compte la chambre.
Selon ces mêmes sources qui ont souhaité garder l’anonymat, ce mouvement est une réplique à l’initiative entreprise par certains afin de modifier la constitution sans passer par les deux chambres, réaffirmant que l’article 99 de la constitution exige, pour toute modification de celle-ci l’accord des deux chambres parlementaires.
Les sénateurs présents à la réunion ont constitué une commission chargée d’étudier les mécanismes à même de s’opposer à cette initiative, s’il y en a.
Pour rappel c’est le parti au pouvoir, l’union pour la république, qui a proposé, dans un document distribué lors du dialogue, la suppression du sénat et son remplacement par des conseils régionaux élus.
Une proposition qui était le mot clé de l’intervention du président Mohamed O. Abdel Aziz à Néma au mois de mai cette année.
saharamedias



