Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Le Président de la République supervise la cérémonie de pose de la première pierre d’une station d’énergie solaire à Nouakchott

 Le Président de la République supervise la cérémonie de pose de la première pierre d'une station d'énergie solaire à Nouakchott AMI – Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a supervisé, vendredi dans la moughataa de Toujounine, la cérémonie de pose de la première pierre pour la réalisation du projet de construction d’une station solaire photovoltaïque d’une capacité de 50 mégawatts, et ce dans le cadre des festivités commémorant le 56eme anniversaire de l’indépendance nationale.

Le projet s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par le gouvernement dans le domaine de l’énergie, notamment la généralisation de l’accès des populations à l’électricité et l’amélioration de la qualité de fourniture d’énergie électrique ainsi que l’intégration à grande échelle des énergies renouvelables pour la réalisation d’un mix énergétique optimal.

Ce projet contribuera à la sécurisation de la fourniture d’énergie électrique et à la couverture de la demande en électricité de la ville de Nouakchott à court, moyen et long terme.

Sur place, le Président de la République, a pris connaissance des données relatives à cet important projet avant d’écouter des explications sur les composantes et les objectifs du projet visant à rendre disponible une énergie propre contribuant à renforcer les efforts de développement.

Le Président de la République a ensuite dévoilé la plaque commémorative du projet pour procéder ensuite à la pose de la première pierre, donnant ainsi le coup d’envoi aux travaux.

Ce projet vise la construction d’une station solaire photovoltaïque d’une capacité de 50 mégawatts.

Ses principales composantes sont:

– les ouvrages de génie civil nécessaires

– un ensemble de 156 240 panneaux solaires produisant une puissance totale de 50 MW

– les dispositifs de contrôle commande

– les équipements électriques nécessaires au fonctionnement de l’installation

– un poste d’évacuation de l’énergie 33 kV

Le coût du projet est estimé à 18 milliards d’ouguiyas, sur financement conjoint de la Mauritanie et du Fonds Arabe de Développement Economique et Social (FADES).

Les travaux qui dureront 13 mois sont exécutés par deux sociétés française et allemande.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a fait l’objet à son arrivée sur le site du projet d’un accueil chaleureux de la part des populations de la moughataa de Toujounine qui ont tenu à louer les efforts déployés pour améliorer les conditions des citoyens et assurer leur accès aux services de base, dont l’électricité.

Le Président de la République a tenu à descendre de sa voiture pour parler directement aux populations et s’informer sur leurs préoccupations avant de les remercier pour l’intérêt qu’elles accordent aux affaires publiques et au développement du pays.

La cérémonie de pose de la première pierre de la centrale s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée Nationale, des membres du gouvernement, des hautes personnalités de l’Etat, du corps diplomatique accrédité à Nouakchott et de nombreux autres invités.

AMI

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Ce que je crois : Donald Trump est-il dangereux ? | Par Béchir Ben Yahmed

Ce que je crois : Donald Trump est-il dangereux ? | Par Béchir Ben YahmedC’est la mère des questions ou la question à un million de dollars. Depuis dix jours chefs d’État, chancelleries et rédactions du monde entier se la posent. Sans lui trouver de réponse.

Quel genre de Président sera Donald Trump et que fera-t-il de l’énorme pouvoir dont il héritera dans deux mois ? Son action sera-t-elle bénéfique pour les États-Unis et le monde, comme certains le pensent et l’espèrent ? Ou bien aussi néfaste que beaucoup le craignent ?

Et qui peut nous assurer qu’un événement imprévu ne se produira pas au début de sa présidence pour la façonner ? George W. Bush et sa présidence n’ont-ils pas été métamorphosés par les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington ?

Pour venger l’affront, ce prédécesseur de Donald Trump a engagé son pays et le monde dans une guerre sans fin contre le terrorisme.

Il a envahi l’Afghanistan puis l’Irak, a changé leurs régimes. Et y a enlisé son pays, qui y guerroie depuis une quinzaine d’années.

Ce que nous avons vu de Donald Trump au cours des derniers mois, ce que nous apprenons sur lui depuis dix jours et ce que nous savons des États-Unis ne nous permettent pas de répondre à la question que tout le monde se pose. Seulement d’y voir un peu plus clair et d’exclure ce qui n’a aucune chance d’arriver.

Les États-Unis sont une démocratie et, de plus, une république fédérale de 50 États avec, pour chacun, un gouverneur-chef d’État, un Parlement et une législation.

Son 45e président, Donald Trump, et le Parti républicain disposent à la Chambre des représentants et au Sénat d’une (courte) majorité. De ce Parlement, ils obtiendront beaucoup. Mais pas tout, car, aux États-Unis, le pouvoir législatif est un vrai contre-pouvoir. Il en va de même pour le pouvoir judiciaire.

La presse ? Quatre-vingt-dix pour cent des médias américains ont été anti-Trump, parfois avec excès et violence. Mais ils ont tous relayé sa parole, et il a été élu malgré eux, grâce à la publicité gratuite qu’ils lui ont faite.

Il découle de cela que le président des États-Unis dispose d’immenses pouvoirs. Mais pas de tous les pouvoirs.

Il ordonne et on lui obéit. Jusqu’à un certain point.

Il lui est interdit, par exemple, de nommer un membre de sa famille à un poste éminent : la famille de Trump sera influente, l’est déjà, mais dans l’ombre…

Trump s’apparente par son tempérament à Erdogan, Poutine et Xi Jinping. Mais il n’aura pas autant de marge de manœuvre qu’eux, ne pourra pas se permettre ce qu’ils se sont permis.

Comment cet homme qui a dit tout et son contraire, multipliant attaques, provocations et contre-­vérités, a-t-il pu l’emporter, alors que lui-même ne s’y attendait pas ?

On connaît les chiffres, mais on ne s’explique pas encore pourquoi un aussi grand nombre d’Américains lui ont accordé leurs suffrages : plus de 61 millions de voix, 2 million de moins que Hillary Clinton, mais davantage de grands électeurs, 290 contre 228, ce qui l’a fait élire.

Contre tous les augures, confortablement.

Cinquante-quatre pour cent seulement des femmes ont donné leurs voix à la candidate démocrate, tandis que 56 % des hommes votaient Trump.

Parmi eux, 67 % des hommes blancs, 74 % des hommes blancs sans diplôme et 62 % de protestants.

Donald Trump est donc l’élu des hommes blancs (en particulier les moins éduqués) et des protestants.

Mais 29 % des Hispaniques, qu’il n’a pas ménagés, ont voté en sa faveur, et les Noirs ne l’ont pas massivement rejeté, comme le leur avaient demandé Barack et Michelle Obama.

En vérité, l’élection présidentielle américaine de 2016 est une lame de fond, le contrecoup de celle qui a porté, il y a huit ans, Barack Obama au pouvoir. Il ne s’agit pas d’une simple alternance entre deux partis mais d’un retour de bâton.

Tout se passe comme si l’Amérique se repentait de son audace de 2008, lorsqu’elle a élu son premier président noir, qui se trouve être un intellectuel de centre gauche, un homme instruit et policé. Elle le remplace, en 2016, par un Blanc de droite, businessman de son état, dont le langage et le comportement sont ceux d’un palefrenier.

À la Maison Blanche, il sera entouré d’hommes et de femmes de droite, voire d’extrême droite ; beaucoup d’entre eux sont racistes, certains ne cachent pas leur antisémitisme.

Après l’avoir rencontré, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Barack Obama nous a dit que son successeur est un homme pragmatique : « Laissons-le décider et agir. Nous verrons d’ici à deux ans si cela nous plaît ou non. »

Ceux qui le connaissent depuis son adolescence pensent que la consécration électorale et l’exercice du pouvoir le calmeront, lui apporteront la sérénité derrière laquelle il courait depuis longtemps.

« Quand nous étions à l’université, dit l’un d’eux, il n’avait que peu d’amis et ne cherchait pas à en avoir. Il est ce que les Américains appellent un loner, un solitaire, un de ces hommes qui n’écoutent que leur voix intérieure.

Après avoir été un démocrate classique pendant des années, il s’est brusquement rapproché de l’aile la plus à droite du Parti républicain. Non par conviction, mais mû par un ressentiment qui couvait en lui.

En dépit de sa richesse et de sa célébrité, Trump a toujours été une sorte de paria, un forban un peu rustre et fasciné par le clinquant. Il a tenté d’obtenir le respect de ses pairs, mais il n’a jamais pu se faire accepter dans les conseils d’administration, meilleur indicateur de statut social.

Ce qui le motive vraiment ? Un besoin maladif d’être respecté par des personnes qu’il respecte. C’est le bien précieux que son argent a été incapable d’acheter – mais ce respect est maintenant à portée de main.

Il pourrait réaliser son rêve en étant un Président qui apaise les divisions qu’il a contribué à aviver pendant la campagne, faisant preuve de magnanimité envers ceux qu’il a diabolisés et perpétuant l’engagement de l’Amérique à tenir son rang dans le monde.

Trump est une page blanche ; il n’a pas peur, n’a pas de convictions mais veut par-dessus tout qu’on le prenne au sérieux. »

Président de la plus grande puissance mondiale, élu à cette fonction par plus de 61 millions d’Américains, le voici enfin pris on ne peut plus au sérieux.

Il lui reste à nous montrer par ses actes et ses paroles qu’il a résolu ses problèmes psychologiques et qu’il est devenu raisonnable.

Nous ne tarderons pas à être fixés.

Béchir Ben Yahmed

jeune afrique

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Face au complexe mauritanien : le Maroc fait main basse sur le hassania…

Face au complexe mauritanien : le Maroc fait main basse sur le hassania…Pour le pouvoir mauritanien comme pour une grande partie de l’élite, les racines et la culture berbères en Mauritanie sont de l’histoire ancienne quasiment un gros mot. Chaque fois qu’un Thiam Samba des FPC comme tous les historiens, anthropologues de bonne foi parlent des arabo-berbères pour qualifier la masse maure en Mauritanie, les complexés se braquent comme s’ils avaient été insultés ou dénaturés.

 

L’état, c’est le cas de le dire, de ce complexe mauritanien est unique dans la région où tout autour on trouve des pays peuplés de gens fiers de leur lignée berbère et qui pour rien au monde n’aimeraient être qualifiés d’arabes. Entre ceux-là et ceux qui se disent de sang pur arabe, on trouve le monde Maghrébin à majorité arabo-berbère.

 

 

Partout dans le Maghreb, qu’il faut préciser arabe, la berbérité a droit de cité, les pouvoirs arabo-berbères ont fini par tolérer et respecter ceux qui refusent un quelconque lien avec les arabes car ils savent qu’ils n’ont pas à rougir de leur culture. En Mauritanie, le berbère semble n’avoir jamais existé et s’il a existé, il a disparu, il a été arabisé comme karchérisé, il a été anobli, il est devenu arabe exclusivement, ne jamais le traiter d’arabo-berbère.

 

Dans ses gênes, dans ses traditions, dans ses rites jusqu’à nos jours, on ne trouverait plus rien de berbère. Pourtant, chez nous,  ce qui fait notre fierté, notre mode de vie, les rites du mariage jusqu’à la mariée qui se fait symboliquement enlever, la liberté de nos femmes et mille autres choses de la vie courante sont de tradition berbère jusqu’aux noms de certaines villes, certains points d’eau jusqu’au hassania, langue métisse arabo-berbère par excellence.

 

Tout ça est en train d’être détruit par les terroristes de la culture qui veulent faire de la Mauritanie une île d’arabité tombée du ciel. Face à la démission intellectuelle et religieuse collective, ils ont fini par coloniser notre islam par un islam de plus en plus wahhabite à force de collaboration et de corruption financière venant d’Arabie saoudite.  Même les noms des quartiers se sont arabisés mais toujours du même coin de l’Arabie, celui qui tient la bourse.

 

 

Nous assistons à un génocide culturel sans précédent dont le but ultime est de tuer le hassania arabo-berbère, métis pour le remplacer par l’arabe comme si la cohabitation officielle était impossible. Pourtant tuer une langue, c’est tuer une culture, un état d’esprit c’est le grand remplacement. A terme, en Mauritanie, le peuple sous éduqué pour longtemps encore sera sous la coupe d’arabisants connectés à l’Arabie Saoudite pays  du pire obscurantisme qui soit. Le peuple ne pourra plus comprendre les débats, il sera infantilisé et rendu complexé face à son ignorance entretenue.

 

Pendant ce temps, le Maroc qui ne dort pas voit de plus en plus le grand Maroc à portée de main… Toute une rhétorique à base de retour à la mère patrie pour parler des terres du Sud, qui vont jusqu’à Rosso, est largement mise en place. Le hassania que notre élite méprise, ce hassania à qui ils refusent une place dans notre constitution comme langue nationale, ce hassania est en train d’être gazré  par le Maroc qui le reconnaît officiellement comme une part de l’identité marocaine. Une part à protéger, une part à respecter, une part à déposer bientôt à l’Unesco comme d’origine contrôlée…

 

Quand tout cela sera fait et que partout dans le monde jusqu’au cœur du Maroc on aura admis que le hassania est marocain alors le peuple mauritanien se sentira bien plus proche du Maroc que de l’élite complexée arabisée de force pour mieux détruire la culture arabo-berbère de la majorité du peuple mauritanien.

 

Voilà où nous mènent les complexés terroristes de la culture actuellement à la manoeuvre en Mauritanie, dopés par un délire identitaire contagieux qui rappelle dans ses excès l’usage arabique du captagon…

lire la suite…

 
chezvlane

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Mauritanie : un ex-condamné siège au Conseil constitutionnel

Mauritanie : un ex-condamné siège au Conseil constitutionnelUn ex-condamné dans une affaire de drogue et un fédéraliste du parti au pouvoir ont été nommés au Conseil constitutionnel mauritanien.

L’ex-condamné a été jugé et condamné à deux ans de prison dans une affaire de drogue qui remonte aux années 90. Le fédéraliste occupe ce poste au sein du parti au pouvoir (Union Pour la République -UPR) au niveau de la wilaya du Gorgol (Sud).

Un nouveau projet de loi constitutionnelle portant révision de l’actuelle constitution de la Mauritanie propose l’interdiction de nommer au conseil constitutionnel des personnes militant au sein d’instances dirigeantes de parti politique.

alakhbar

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Al Hassania, composante de l’identité marocaine

Exposé de M. Ahmed Kouitih

Royaume du Maroc
Ministère de la Culture

Première session ordinaire du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes pour l’année 2009

  

 

 

 Introduction

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que dieu puisse le glorifier, de par sa sagesse, a voulu consacrer un point de l’agenda de la première session ordinaire du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes au thème « la hassania en tant que composante de l’identité marocaine ». Il s’agit d’une question majeure dans le cadre du projet du développement qui ne pourrait être complet que s’il serait en mesure d’accueillir toutes les composantes culturelles de notre identité nationale.

 

Partant de ses prérogatives et de ses missions, le Ministère de la Culture s’engage d’une manière continue dans ce contexte en adoptant des politiques dont le but de préserver et de développer les différents aspects de la culture nationale et à sa tête la culture hassani qui constitue une composante essentielle de notre richesse et de notre civilisation. Et pour ce faire, nos provinces du sud et depuis leur retour au giron de la mère patrie ont été le centre de réalisation culturelles d’une grande envergure.

 

Cet exposé met à disposition du lecteur un aperçu concis de ces réalisations et des perspectives dans le futur dont le but de promouvoir la culture dans nos provinces du sud et dans le contexte du grand projet culturel national dans les différentes régions du Royaume.

 

I- aperçu concis sur les projets culturels dans les provinces du sud

 

1- les institutions culturelles

 

1.1- les institutions culturelles créées dans les provinces du sud sous la direction du Ministère de la Culture
– Région Laâyoune Boujdour Sakia El Hamra
– les maisons de culture

 

2- préservation du patrimoine culturel

 

1.2- les réalisations principales dans le domaine des recherches archéologiques et des opérations de recensement

 

–  grâce aux enquêtes archéologiques et aux opérations de recensement dans les différentes provinces du sud, un groupe de gravure sur roches a été découvert à Oued Eddahab, Smara, Guelmim et Tan Tan;
– il a été procédé au recensement des sites archéologiques et des monuments historiques comme des deux villes archéologiques Noul Lamta et Tamadoulte, de certains tours et burgs comme Dar Hamra (Smara), Kasbah Dchira (Laâyoune), burg Mackenzie à Tarfaya et de quelques mosquées comme la mosquée de Smara et ce dans le cadre d’un programme scientifique archéologique;
– il a été procédé au recensement de l’architecture locale des Kasbah, des Ksour, des dépôts communaux, des Zawiyas et des mosquées.

 

 2.2 Les principales réalisations dans le domaine du patrimoine culturel immatériel

 

Inscription du moussem de Tan Tan dans la liste du patrimoine culturel international immatériel de la part de l’organisation de l’UNESCO en 2004. Ce moussem est organisé annuellement sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohammed VI, que dieu le glorifie. Le Ministère de la Culture y prend part en assumant une partie des frais et on organisant des activités culturelles et artistiques. Il est accompagné par le recensement des différents aspects du patrimoine immatériel et de ses expressions dans la région ;

 

L’organisation du festival national de la musique et de la poésie hassani à Dakhla. Il s’agit d’un festival qui aspire à préserver la littérature, la poésie et l’art hassani et à les rapprocher du public, à ceux qui s’y intéressent et aux chercheurs, ainsi qu’à promouvoir la poésie et le chant et à contribuer au développement de leur production ;

 

Soutien aux festivals et aux activités culturelles et artistiques organisées dans nos provinces du sud que ce soit au niveau de l’administration centrale du Ministère ou au niveau de la participation directe des directions régionales du ministère dans les régions Laâyoune – Boujdour-Sakia El Hamra, Guelmim, Smara, Oued Eddahab Lagouira (festival du théâtre hassani à Dakhla et festival de l’enfance à Laâyoune).

 

3.2- les infrastructures du patrimoine

 

Création du centre des études et recherches hassani à Laâyoune en 1996, il s’agit d’une institution culturelle régionale qui se charge de préserver le patrimoine hassani, de classifier les différents aspects de la culture hassani et de fournir des informations sur sa production que ce soit littéraire ou artistique;

 

Création du musée des arts du Sahara à Laâyoune qui comprend une exposition permanente du patrimoine sahraoui.

 

4.2- les projets patrimoniaux en phase de réalisation

 

Création de trois observatoires des sites des gravures sur roches dans la région Guelmim- Smara. Les deux sites Foum Chena et Aaaziq sont considérés comme étant des projets- pilotes pour la mise en place d’une expérience dans le futur qui consiste en la mise à niveau des sites des gravures dans l’intérêt de son entourage social et économique et en l’intégrant dans le processus du développement durable;
Entretien et mise à niveau de la porte de Dar Sultane à Taghjijite dans la région de Guelmim-Smara;
Inscription des sites des gravures sur roches dans la liste du patrimoine national à Guelmim, Smara et Ta Ta.

 

5.2- les projets patrimoniaux programmés

 

restauration et mise à niveau des sites archéologiques et des monuments historiques dans les trois régions, en particulier les dépôts communaux et quelques Zawiyas;
continuation des opérations de recensement dont le but de s’arrêter sur la situation actuelle du patrimoine culturel et d’élaborer des visions et des plans d’action visant sa préservation. Il a été procédé dans ce cadre à la mise en place de cellules régionales qui ont été chargées du recensement de ce patrimoine et de l’approfondissement des enquêtes relatives aux différentes composantes du patrimoine culturel des régions Guelmim- Smara et Laâyoune – Boujdour – Sakia El Hamra;
création de nouveaux observatoires pour les sites de gravures sur roches dans les régions Guelmim-Smara et Oued Eddahab Lagouira;
création du musée ethnographique à Tan Tan;
restauration du musée des arts du Sahara à Laâyoune.

 

II- la hassania en tant que composante de l’identité marocaine 

1- les points de départ 

 

la hassania en tant que dérivé de la langue arabe est un élément déterminant et une particularité des habitants du Sahara marocain;

 

elle est par ailleurs un mélange des cultures individuelles et collectives, diversifié par son contenu et par sa forme et a été produite par le marocain hassani;

 

suite à l’imbrication qui a eu lieu tout au long de l’histoire entre les éléments culturels des habitants du Sahara, la culture est pour ainsi dire le résultat de l’influence entre ces éléments et constitue ainsi un seul et même récipient dont les marocains pourraient en être fiers en tant qu’avoir national commun;

 

suite à ce qu’il impossible de parler d’une seule et unique culture dans un cadre séparé des autres cultures, la culture hassani est une composante de notre culture nationale et constitue avec les autres expressions culturelles marocaines une composition générale dont nous pouvons la désigner comme étant une culture nationale ;

 

la culture hassani avec ses expressions artistiques n’est qu’un élément d’enrichissement pour notre culture nationale unique et en même temps diversifiée ;

 

la hassania est un outil de communication entre les habitants du Sahara et est un élément majeur dans la préservation de l’unité nationale et dans la perduration des relations entre le nord et le sud du Maroc. Elle est la porte du Maroc vers l’ensemble du continent africain ;

 

malgré les manœuvres du colonisateur, la culture hassani a su tout long des siècles préserver son identité et son tissu;

 

le Sahara du Maroc est le lieu de la culture hassani avec ses aspects culturels et matériels, ces aspects nés de l’interaction du hassani avec son Sahara. Ainsi, la hassania est le produit des accumulations historiques, sociales et politiques que le Sahara a connu. Cette dernière a exprimé ceci grâce aux proverbes, aux contes, à la poésie et à la musique hassani.

 

2. Les perspectives 

 

Pour renforcer l’unité territoriale et préserver l’identité nationale, il est impératif de mettre en place un plan d’actions complet dont le but protéger et de promouvoir la culture saharienne. Il s’agit entre autre de :

 

intensifier l’étude et l’analyse du patrimoine sahraoui que ce soit matériel ou immatériel dans toutes ses formes et en particulier la culture hassanie populaire;
coordonner les efforts dont le but de recenser les différentes composantes du patrimoine sahraoui;
créer des structures institutionnelles et des mécanismes efficients dont le but de mettre en valeur la richesse culturelle de nos provinces du sud;
mettre en place des initiatives et des partenariats pour contribuer au programme de développement global dans nos provinces du sud et particulier du développement culturel.

 

Dans ce contexte et dont le but du renforcement des acquis et des réalisations culturelles, scientifiques et éducatives dans notre Sahara récupéré, suite aux attentes et aux aspirations de l’élite culturelle dans les provinces du sud, et suite à l’initiative d’autonomie que sa Majesté le Roi a annoncé ainsi qu’aux efforts fournis par le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes, le Ministère de la Culture propose de créer un institut culturel pour les études sahariennes qui jouit en tant qu’organisme public de l’indépendance administrative et financière.

 

Les interventions d’un groupe de chercheurs et de professeurs universitaires spécialisés dans le patrimoine hassani en images   »

 

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