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Mauritanie: Un collectif demande une enquête sur le “massacre” de militaires négro-africains
ALAKHBAR (Nouakchott)- Le Collectif des Veuves et des Orphelins exige une enquête sur le “massacre de 28” militaires négro-africains “le 28 novembre 1990”, date de la célébration de l’indépendance de la Mauritanie.
Selon le collectif, « le 28 novembre 1990, 28 militaires en activité – c’est-à-dire prêts à risquer leur vie pour la défense de la souveraineté nationale – ont été lâchement pendus, dans le cadre d’une opération génocidaire contre la composante négro-africaine de la Mauritanie.».
Lire: Mauritanie : un collectif publie la liste des militaires négro-africains « pendus le 28 novembre»
«Ces martyrs, font partie d’un ensemble de plus de mille personnes, victimes d’exécutions extra-judiciaires pendant cette période dite “noire“», poursuit le collectif dans une déclaration reçue à Alakhbar.
«Ces crimes contre l’Humanité, commis froidement par le régime du colonel Maouya Ould Sid’Ahmed Taya et que l’on désigne pudiquement sous l’expression de “passif humanitaire”, restent impunis, en dépit de leur reconnaissance officielle par les Présidents de la République : Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah (discours du 29 juin 2007) et Mohamed Ould Abdel Aziz (prière de Kaédi)».
«Malgré ces reconnaissances, aucune action n’a été entreprise pour satisfaire le devoir de vérité : qui a tué qui et pourquoi ?»
Le Collectif des Veuves et des Orphelins estime: “Comme Ould Taya, [le président mauritanien] Mohamed Ould Abdel Aziz semble opter pour la politique de l’autruche; l’option du jeu du temps».
«L’opération dite de dédommagement de certaines veuves, n’a été qu’une poudre jetée aux yeux des ayants droit. Non seulement elle a été réalisée dans l’opacité totale, mais encore elle n’a pas concerné le plus grand nombre d’ayants droit.».
«Même la localisation des sépultures n’est pas réalisée, en dépit d’une promesse du régime actuel de Mohamed Ould Abdel Aziz. Or, les veuves, les orphelins et tous les Mauritaniens épris de paix et de justice, doivent connaître avec précision ces lieux de la barbarie, pour faire le deuil de ces martyrs.».
56ème anniversaire de l’indépendance : lever des couleurs et décorations à Atar
Le président Mohamed O. Abdel Aziz a décoré ce lundi à Atar de l’ordre du mérite national certaines personnalités militaires et civiles à l’occasion du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale, et présidé la cérémonie de lever des couleurs.
Il a par ailleurs décoré de la médaille du mérite des fonctionnaires de l’état, des personnalités de la société civile et des militaires pour services rendus à la nation.
Le président Aziz a passé e revue des unités de l’armée nationale et présidé une cérémonie de lever des couleurs sur la place de l’indépendance à Atar.
Des présidents de partis politiques, des ambassadeurs, des personnalités diplomatiques et un grand rassemblement des populations ont également assisté à ces cérémonies.
saharamedias
Bababé : Mise en place de groupes de plaidoyers intercommunaux sur l’accès des femmes à la terre
Journal Le Terroir – Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Renforcement du pouvoir citoyen pour la sécurisation foncière, l’accès et le contrôle de la terre par les femmes », le FONADH (Forum des organisations nationales des droits humains), en partenariat avec l’UE et Oxfam Intermon, a organisé, ce samedi 26 novembre 2016, dans les locaux de son siège à Bababé, une rencontre pour la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunaux de femmes sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes.
Cette rencontre intervient après les visites de terrain effectuées du 22 au 24 novembre, par la Coordination du projet dans ses quatre communes d’intervention à savoir Aéré Mbar et Niabina-Garlol (Brakna), Néré Walo et Djéol (Gorgol).
Au cours de ces visites, il a été procédé à la mise sur pied de groupes de plaidoyers de 4 femmes choisies par leurs consœurs dans chaque commune. Le choix de ces groupes n’est pas fortuit : il est basé sur des critères tels que l’égalité des genres, le niveau d’instruction et la diversité ethnique et des conditions d’éligibilité telles que l’obtention d’un récépissé, le dynamisme de la coopérative et la possession d’une terre mise en valeur.
Selon Mme Coumba Diop, la Coordinatrice du Projet, « Il s’agira aujourd’hui de mettre en place deux groupes de plaidoyer intercommunaux sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes au niveau des zones d’intervention et la mise sur pied d’un groupe de plaidoyer interrégional (Brakna/Gorgol) de femmes ».
Spécifiquement, cette rencontre contribuera « à mieux organiser les femmes, les amener à unifier leur agenda et à mutualiser leurs efforts pour réclamer leurs droits ». Elle leur permettra aussi de profiter des journées commémoratives telles que le 8 mars (fête des femmes), le 17 avril (journée internationale des luttes paysannes, le 22 avril (journée mondiale de la terre) et le 15 octobre (journée de la femme rurale) pour mieux faire entendre leurs voix.
C’est aux environs de 12 heures que le Secrétaire Général de la Mouqata’a de Bababé a procédé à l’ouverture officielle de cette rencontre en présence du Secrétaire exécutif du FONADH, M. Sarr Mamadou, de la coordinatrice du Projet, Mme Coumba Diop, de MM. Diallo Oumar, Dia Ibrahima Ousmane et Yaya Sarr, respectivement techniciens des cliniques juridiques du FONADH à Kaédi et à Bababé et coordinateur de l’Observatoire de Bababé.
Après l’allocution de bienvenue de Mme Khadijettou Kassoum, 1ère Adjointe au Maire de Bababé et les mots prononcés par les maires des 4 communes cibles ou leurs représentants, le Secrétaire Exécutif du FONADH, a indiqué que « cette rencontre qui débouchera sur la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunal et interrégional s’inscrit dans la stratégie nationale de la sécurité alimentaire ». S’adressant aux 16 participantes, M. Sarr a rappelé que leur choix constitue la consécration de leur engagement d’abord aux côtés de leurs paires et ensuite dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à autonomiser les femmes en leur donnant l’accès à la terre. Il a enfin remercié les maires des communes cibles ainsi que les partenaires du projet (UE et Oxfam Intermon) pour leur appui constant.
Ensuite, les participants ont procédé à l’élection des bureaux des groupes de plaidoyer intercommunaux (Aéré Mbar et Niabina, Néré Walo et Djéol) composés chacun d’une coordinatrice, d’une chargée des finances, d’une chargée de communication et d’une responsable administrative. Ainsi Mmes Fatimata Sall et Bintou Samba Camara ont été portées respectivement à la tête des groupes Aéré Mbar/Niabina et Néré Walo/ Djéol.
Quant au groupe interrégional Brakna/Gorgol, il est confié à un bureau qui a pour tâche de pilote et de coordonner les actions entreprises au niveau des 4 communes d’intervention du projet. Il sera piloté par Mme Fatimata Yéro Sall de la commune de Niabina. Elle sera secondée par une chargée de l’administration (Aissata Alassane Sarr de Djéol), une chargée de communication (Aminata Barry d’Aéré Mbar), une chargée des finances (Hawa Samba Mbaye de Néré Walo) et une chargée du plaidoyer (Najia M/ Silly d’Aéré Mbar).
Avant de se séparer, les participantes ont renouvelé leur engagement à lutter pour le droit d’accès et de contrôle de la terre, pilier fondamental dans le processus d’autonomisation des femmes. Elles ont exprimé leurs remerciements au groupe d’actions FONADH/ROSA/RPC pour les efforts qu’il mène pour le développement communautaire en général, pour les droits des femmes rurales en particulier.
Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr
cridem
Assemblée générale : Les magistrats se rebellent contre Macky
Les membres de l’Union des magistrats Sénégalais (Ums) se sont réunis en assemblée générale extraordinaire, ce samedi 26 novembre 2016. Ils ont examiné et débattu sur le projet de loi organique portant Statut de la magistrature, sur le projet de loi organique sur le Conseil supérieur de la Magistrature et sur le projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi organique relatif à la Cour suprême.
Les magistrats ont fustigé l’absence de concertation dans l’élaboration finale desdits textes et déploré le fait que les observations du Bureau exécutif de l’Ums n’ont pas été intégrées aussi bien dans le projet de loi organique relatif au Statut des magistrats que dans celui portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature.
Les magistrats estiment que le projet de loi organique sur la Cour suprême, examiné en Assemblée intérieure de ladite Cour, a été dénaturé avant son adoption en Conseil des ministres. Ils ne comprennent pas également le fait que le projet de loi organique portant Statut des magistrats ait été adopté en Conseil des ministres avec des dispositions discriminatoires sur l’âge de la retraite.
C’est pourquoi, l’Assemblée générale de l’Union des Magistrats Sénégalais invite solennellement le gouvernement à maintenir l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les magistrats et exhorte le gouvernement à réintroduire les dispositions préalablement adoptés par l’assemblée intérieure de la Cour suprême.
Les magistrats exigent la réintroduction de la disposition prévoyant la tenue régulière des réunions du Conseil supérieur de la Magistrature et donnent mandat au Bureau exécutif pour mener toutes actions appropriées, tant au plan interne qu’international pour préserver l’indépendance de la magistrature.
Auteur: Seneweb News – Seneweb.com
Mauritanie – O. Dedew: ceux qui n’appliquent pas la charia sont “des ennemis” du Prophète
Ceux qui “entravent l’application de la loi d’Allah” sont parmi les “pires ennemis du prophète” Mohamet, a déclaré le président du Centre de formation des oulémas mauritaniens, Mohamed El-hassen Ould Dedew.
Ould Dedew animait, vendredi à Nouakchott, une conférence sur l’affaire Mohamed Cheikh Ould M’Kheitir, le blogueur condamné à mort en Mauritanie pour “apostasie” après avoir publié un article jugé « blasphématoire » à l’encontre du prophète Mohamet.
« Celui qui offense le messager d’Allah n’a plus de famille et n’appartient plus à un groupe [social]. Il doit être exécuté», a affirmé Ould Dedew. Dans l’attente de la décision de la Cour suprême sur la repentance de Mohamed Cheikh Ould M’Kheitir le 20 décembre prochain, des religieux mauritaniens multiplient les demandes d’exécution du blogueur “même en cas de repentance”.
Le code pénal mauritanien stipule: « Tout musulman coupable du crime d’apostasie (…) Sera puni de la peine de mort (…) S’il se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 5.000 à 60.000 UM».
Maître Farimata M’Baye, avocate de la défense de Mohamed Cheikh Ould M’Kheitir, a confié à Alakhbar que son client « s’est repenti par écrit et devant le juge ».
Mohamed Cheikh Ould M’Kheitir, âgé de 33 ans, est condamné depuis décembre 2015 à la peine capitale.
Alakhbar



