Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Vidéo. Trump expulse 55 Guinéens: leur Ambassadeur à Washington explique

Cover Ambassadeur de la Guinée aux Etats-Unis, 55 guinéens expulsés par TrumpAu risque de voir son pays sur la liste des Etats non coopératifs, l’ambassade de la Guinée aux Etats-Unis a été contrainte de rapatrier 55 de ses ressortissants. La détermination de Trump contre les immigrants illégaux inquiète la représentation diplomatique guinéenne au pays de l’Oncle Sam.

Le cas de ces 55 Guinéens a été révélé par l’ambassadeur Mamady Condé dans une vidéo diffusée par le  site Aminata.com. Dans ladite vidéo, c’est un ambassadeur désemparé qu’on voit s’adresser aux représentants d’une association de ressortissants guinéens aux Etats-Unis.” La situation d’aujourd’hui est devenue inexplicable, la situation est devenue très grave, l’Amérique n’est plus comme hier. Et aujourd’hui, on est en train de cultiver cette phobie de l’étranger. Il faut que vous le sachiez !”, conseille-t-il vivement à ses compatriotes dans une conférence de presse tenue à Conakry.

Vu la situation, l’ambassadeur Condé se devait d’organiser cette rencontre avec ses compatriotes. En plus des 55 sommés de quitter le pays, 2 000 autres guinéens se trouveraient sur la liste de personnes expulsables des Etats-Unis. Selon le diplomate guinéen, il s’agit soit de ” criminels avérés, soit de gens en séjour illégal aux Etat-Unis “.  Et contre lesquels les Etats-Unis sous Trump affichent une forte détermination.

Au bureau Afrique du département d’Etat américain pour discuter du cas des 55, Mamady Condé avait dû choisir entre accepter le départ de ses compatriotes ou voir l’article 243 s’appliquer contre son pays. La mise en action de cet article ferait interdire aux Guinéens, sans exception,  l’attribution des visas américains. ” Mettez-vous à notre place. Qu’est-ce qu’il faut choisir entre le pays et 55 personnes considérées comme criminelles… L’ambassade était obligée de laisser partir ces 55 pour sauver le pays “,  rapporte l’ambassadeur. ” C’est pour vous dire que l’heure est grave, il y a vraiment le feu à la maison “, prévient Condé.

Cinquante cinq rapatriés, 2000 en attente de rapatriement, le diplomate guinéen pense qu’on peut freiner l’hémorragie en rompant avec l’illicite. Mamady Condé a réprimandé ses compatriotes qui sont dans le narcotrafic ou d’autres activités répréhensibles. ” Arrêtez ! Arrêtez ! Si vous ne le faite pas, nous ne pouvons pas vous protéger !”, leur a signifié l’ambassadeur qui a tenu aussi à féliciter ceux qui gagnent leur vie à la sueur de leur front. 

D’ailleurs, a signalé l’ambassadeur, la majorité des 55 personnes déjà expulsées sont ” des criminels “.

 

Voir la video au lien:  

http://m.le360.ma/afrique/autres-pays/politique/2017/02/09/9604-video-trump-expulse-55-guineens-leur-ambassadeur-washington-explique-9604

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Mali : des violences entre Peuls et Bambaras font une dizaine de morts dans le sud du pays

Une dizaine de personnes ont été tuées au cours du week-end et des habitations incendiées dans le centre du Mali lors de violences entre éleveurs peuls et agriculteurs bambaras.

« Les événements malheureux survenus entre civils près de Macina », une localité de la région de Ségou, ont entraîné la mort de 13 civils et l’incendie de cases, a affirmé lundi un responsable du ministère de la Sécurité.

 

Un responsable local d’un parti d’opposition, Djiguiba Keïta, a fait part d’un bilan de « dix morts » à la suite de ces violences entre des Bambaras, principale ethnie du pays, en majorité agriculteurs, et des Peuls, traditionnellement éleveurs.

Un autre bilan, fourni par le maire de Macina, Bekaye Samaké, mentionnait auparavant « sept corps » déposés dans un centre de santé à la suite de ces violences intercommunautaires.

Un assassinat au cœur des tensions

Ces violences sont parties de « l’assassinat samedi » d’un agriculteur bambara, Cheickna Traoré, près de Macina, suivi d’une « riposte » contre les Peuls accusés d’être responsables de cette mort, a affirmé Bekaye Samaké.

« Cheickna Traore a été tué par de présumés jihadistes », a de son côté affirmé Djiguiba Keïta, sans donner plus de détails.

Le calme était revenu lundi et un détachement militaire est arrivé le même jour dans la zone, a affirmé une source au gouvernorat de la région.

Collusion avec l’ennemi

Les tensions sont fréquentes dans le centre du Mali entre Bambaras et Peuls, souvent soupçonnés de collusion avec les jihadistes en raison de la présence dans la région depuis 2015 d’un mouvement armé fondé par le prédicateur radical peul Amadou Koufa, allié au groupe jihadiste Ansar Eddine du chef touareg Iyad Ag Ghaly.

Une opération de l’armée malienne la semaine dernière contre une « base arrière des fidèles d’Amadou Koufa » à Dialloubé (centre) s’est soldée par au moins un mort et une vingtaine d’arrestations, plusieurs civils étant portés disparus.

Jeune Afrique

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L’EDITORIAL DU CALAME: A la sénégalaise ou à la mauritanienne ?

altLorsque, le 23 Juin 2011, les députés sénégalais entreprennent l’examen du projet de loi instituant l’élection simultanée, au suffrage universel, du président et vice-président de la République, la rue s’embrase à Dakar. Devant cet énième tripatouillage de la Constitution, fixant, à 25%, le nombre de voix pour élire un « ticket présidentiel », jeunes, syndicats, opposition et société civile décident de s’unir, pour faire échec à cette tentative du président de l’époque, Abdoulaye Wade, de placer son fils Karim sur orbite. Toute la journée du jeudi, policiers et manifestants s’affrontent avec violence. Les leaders de l’opposition battent le macadam devant l’Assemblée nationale, malgré un dispositif de sécurité sans précédent. Face à un tel déferlement de citoyens mobilisés, d’un seul bloc, contre le danger, réel, pesant sur leur démocratie et contre les gesticulations d’un démocrate devenu autocrate, le projet de loi est retiré le même jour. Début de la fin pour le pouvoir de maître Wade. Il perd, quelques mois plus tard, l’élection présidentielle.

Cela s’est passé juste à côté de nous, dans un pays voisin mais, paradoxalement, à mille lieues du nôtre, lorsqu’il s’agit d’élections, de démocratie, d’opposition, de société civile, de syndicats. Où sont, présentement, cette opposition, cette société civile et ces syndicats, face au déni de démocratie que le pouvoir s’apprête à commettre, avec le recours au congrès parlementaire pour faire passer une réforme constitutionnelle ? En vertu de quoi décide-t-il de modifier la Constitution sans une large concertation ? Et pourquoi maintenant, à deux ans de la fin de l’actuel mandat présidentiel ? Pourquoi s’il y a urgence – et il n’y en pas – ne recourt-il pas au référendum, sachant, pertinemment, que le Sénat est forclos et l’Assemblée nationale ne représente pas grand-chose, puisqu’issue d’une élection boycottée par l’opposition ? En une phrase lapidaire, a-t-il le droit de changer notre drapeau et notre hymne national sans nous consulter ?

Si elle ne veut pas rater, et pour de bon, le train de l’Histoire, l’opposition doit sortir de sa torpeur. Organiser périodiquement des meetings, des marches, des conférences de presse et autres publications de communiqués, est une chose ; agir, quand il le faut, en est une autre, sans laquelle la première reste vaine. L’opposition sénégalaise a donné l’exemple. Elle est descendue dans la rue, pour obliger le pouvoir à faire machine arrière. Ses chefs étaient à la tête des manifestants, certains ont été blessés, d’autres tabassés et arrêtés. Elle a fait preuve de détermination et de courage et, lors du second tour de l’élection présidentielle, elle s’est levée, comme un seul homme, pour faire barrage au président sortant et élire son candidat. Qu’attend la nôtre pour bouger, enfin ? Le pays part à vau-l’eau, ses ressources sont bradées, sa situation économique et sociale se dégrade, de jour en jour, et le peu de démocratie pour lequel elle se bat, depuis 1991, ne sera bientôt plus qu’un triste souvenir. Or c’est bien en forgeant qu’en devient forgeron, en agissant qu’on devient acteur, en s’unissant qu’on forme une unité. Dans une communauté d’actions courageuses et décidées. Ce n’est que d’elle que naît le « pouvoir du peuple », la démocratie, donc, directe, réelle. Tout le reste n’est que vents et mirages… 

Ahmed Ould Cheikh

LE CALAME

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Messaoud Ould Boulkehir appuie l’idée d’un troisième mandat pour MOAA

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Au cours de ses récentes concertations avec le pouvoir, Messaoud Ould Belkheir, Président du parti mauritanien Alliance populaire progressiste (APP) a  exigé la nomination de  certains  de ses proches et la suppression de l’âge de candidature pour appuyer, selon les câbles de Rapide info l’idée d’un troisième mandat pour Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien général mauritanien.

 

IL est l’un des instigateurs du coup d’État d’août 2005 qui dépose le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, puis il conduit le coup d’août 2008 qui renverse le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s’autoproclame président du Haut Conseil d’État.

Né le à Akjoujt, il  devient  chef de l’État le au , puis président de la République depuis le .

rapideinfo

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La Mauritanie gagnerait à être arabe comme le Sénégal est wolof…

Après une démonstration étroite, des arguments de la justice des vainqueurs dans une guerre de haine et de race destinée apparemment à être éternelle, après avoir quasiment traité de lâches les peuls du Sénégal incapables de se lever contre l’hégémonie des wolofs, l’auteur brillant comme un intellectuel de sa nature termine l’exercice par ce coup de grâce « la Mauritanie est un pays arabe, le Sénégal est un pays Wolof et le Mali un pays bambara ».

 
Le plus étonnant, c’est qu’il ait réussi à  faire réagir les peuls qu’il visait sachant qu’ils ont les nerfs à fleur de peau en Mauritanie où les négro-mauritaniens ont été matés dans l’armée après un cycle de violence provoqué par eux selon leurs alter ego nationalistes arabes qui accusent leur mouvement d’avoir voulu prendre le pouvoir en Mauritanie par les armes. 
 
Admettons que ce fut le cas,  connaissant désormais de quoi sont capables nos nationalistes arabes, qu’eussent-ils fait s’ils étaient des négro-mauritaniens descendants de royaumes noirs présents sur ces terres avant l’arrivée des arabes et que la pacification française a liés territorialement aux émirats maures avant que la fraternité de l’indépendance ne prenne le chemin des armes, du sang et des larmes ? Admettons que des négro-mauritaniens aient voulu faire un coup d’état, les négro-mauritaniens de Mauritanie n’ont-ils pas assez payé ? Jusqu’à quand la justice des vainqueurs ? Faut-il encore en 2017 venant d’intellectuel maure leur écrire encore ce genre de bêtises. C’est lamentable sachant que la force négro-mauritanienne politique et militaire a été laminée en Mauritanie d’où elle ne se relèvera pas avant longtemps comme tout ce qui est dominé en Mauritanie, pauvres maures de la masse compris.
 
Que représentent les FPC que le pouvoir cherche à humilier à tout prix en refusant même un récépissé à leur parti, ce qui n’empêche pas le pouvoir de les convoquer au dialogue officiel comme le pouvoir fit avec Birame fréquentable pour une élection présidentielle mais dont le parti RAG n’est pas reconnu ?
 
L’auteur parle d’alliance ex-flam-IRA comme d’une peste alors que pour ne parler que de Birame, il est le fruit d’une atmosphère pestiférée cultivée par les nationalistes arabes. Quant aux FPC, comme 90% des ténors de tous les partis politiques représentent les forces de la Mauritanie d’hier, il ne s’agit plus que de symboles, chacun se battant avec le courage du désespoir car il faut rester debout même dans un monde virtuel où la conscience a trouvé refuge.
 

Attaquer les FPC, attaquer le RFD, attaquer le FNDU, attaquer même l’opposition civile en général, c’est tirer sur des ambulances. C’est une triste réalité quand on tient à l’équilibre des forces sans lesquelles il n’y a plus de contre-pouvoir.  

 
Les forces d’aujourd’hui auxquelles fait face le pouvoir sont des forces naissances, des forces embryonnaires, des petits monstres en puissance : partis communautaristes hratines, maures pour la guerre de demain cultivée dès aujourd’hui, une guerre  d’émancipation que les hratines ne gagneront jamais sans le soutien des maures, une guerre qui pourrit déjà l’atmosphère. A cela s’ajoute les partis religieux avec toutes les armes des politiques prêts à tout pour arriver à leurs fins sans se soucier toujours d’être de bonne foi.
 
On croit que face à ces monstres en puissance, l’armée mauritanienne restera ce qu’elle est aujourd’hui à savoir une armée civilisée moins brutale qu’hier et garante de la paix civile or rien n’est moins sûr car les petits monstres naissants sont de nature à faire trembler même les militaires en les empoisonnant de l’intérieur. On le voit déjà : on parle d’écoles militaires où les hratines seraient marginalisés sans parler des négro-mauritaniens. De même, on oublie que chaque fois que le pouvoir réussit à corrompre un opposant islamiste, il fait entrer au cœur de sa géométrie, un vecteur qui n’a pas renoncé à sa direction idéologique.  Quant à la justice : hier, le peuple craignait la justice des militaires, maintenant cette justice fuit en avant devant les forces nouvelles…
 
Face à tous ces petits monstres qui voient le jour, attaquer les FPC ou les peuls en général comme le fait l’auteur relève de la lâche misère intellectuelle incapable de se prononcer sur des sujets d’actualités car le risque est plus grand que de tirer sur des ambulances qui ont le mérite de vouloir soigner des plaies béantes qui ne cicatriseront jamais avec de pareils auteurs toujours prêts à y mettre un coup de stylet par goût de voir saigner, par plaisir de chercher à humilier, par habitude de l’impunité…
 
Passons. 
 
Juste un mot à propos de cette phrase  de cet  intellectuel à la plume de boucher qui veut dire aux peuls que  la Mauritanie est arabe comme le Sénégal est wolof…
 
On pourrait croire qu’il dit tout haut une vérité murmurée partout chez ceux qui ne voient les rapports entre citoyens qu’en termes de dominés et de dominants sans jamais imaginer qu’une autre dynamique puisse lier l’ensemble dans la paix, la justice et le respect de l’autre. Que sait-il de ce que vivent les autres ethnies du Sénégal pour oser la comparaison ? Apparemment rien sinon il ne dirait pas de telles inepties. En vérité, les wolofs qui savent les dégâts de l’arabité errante en Mauritanie, se sentiraient insultés par une telle comparaison en matière de vivre-ensemble.
 
Il appartient à ceux qui connaissent bien l’histoire des divers peuples et royaumes du Sénégal de nous expliquer pourquoi la langue wolof est en passe de devenir la langue nationale du Sénégal, preuve encore une fois que le Français n’est pas une langue d’aliénation bien au contraire car cela permet d’avoir accès à d’autres auteurs car sans parler d’un acquis, toute langue étrangère est bonne à apprendre. Mais sans connaître toute  l’histoire, juste en connaissant les wolofs on peut comprendre qu’ils soient les gardiens de la Téranga car ils ont dans leur culture de quoi fédérer les partisans de l’unité dans la justice, l’hospitalité et l’éternel  brave sourire face aux aléas de la vie.
 
 
 
 
 

Allez en Europe aujourd’hui à l’heure des migrants en galère : en France, en Espagne et en Italie je n’ai jamais vu un wolof mendier comme d’autres… On les voit en groupe sans-papiers essayer de vendre des bricoles ou des sacs contrefaits pour survivre mais jamais tendre la main. Par contre on verra plus facilement  des ghanéens mendier, des nigérians dans le proxénétisme et des maghrébins dans le commerce de la drogue. Constat personnel après des années d’observation sur le terrain et discussions avec les structures qui s’occupent des sans-papiers.

 
Aussi, en parlant des wolofs, on peut juste dire à l’auteur dont la morgue arabique est tout le trésor de son identité, que son trésor sur le terrain mauritanien n’a produit que division, racisme, injustice et complexes même face au hassania première langue nationale qui n’a pas droit de cité dans la constitution des arabo-berbères complexés. Arabité du plus grand nombre imaginaire, arabité anecdotique, arabité de masse qui fait sourire historiens et anthropologues, arabité de la folie des grandeurs de Woul qui veut être Ibn, de Mint qui veut être Bint incapables de faire briller leur pays autrement que par tous les maux qui nous accablent et divisent les mauritaniens.
 
Arabité qui éloigna les maures des négro-mauritaniens à force de jouer sur tous les instruments de l’état et de l’éducation. Arabité qui est en passe de diviser même les maures entre maures et hratines. D’ailleurs quelle arabité des maures quand on entend parler de zwayas et d’arabes, de marabouts et de guerriers, autant de mots qui veulent maquiller le cœur berbère de cet arabo-berbérité qui vaut insulte pour l’arabité errante.
 
Arabité chez nous, hartanité en arabie… Arabité qui rime de plus en plus avec wahhabité.  Arabité du complexé d’être si loin de l”inaccessible arabité de souche. Arabité de la goutte qui veut avaler la mer et insulter la terre. Arabité ou maghrébité ? Allez va ! pour le Maghreb arabe puisqu’il faut préciser car dès l’Egypte c’est déjà le Machrek qui n’a pas besoin d’ajouter arabe : pas de pléonasme SVP, on n’est pas chez les Maghrébins ici…
 
Cela dit il a bien des arabes en Mauritanie qui doivent défendre leurs origines, leur identité mais pas en voulant l’imposer à tous comme une identité nationale.  
 
Pour ma part, je suis maure, pas arabe.  La nuance est de taille car le maure n’est pas complexé de son métissage. Le maure appartient à cette terre dont chaque grain vient d’ici et d’un peu partout autour.  Le maure est blanc, le maure est noir, le maure est africain, le maure est arabo-berbère. Ainsi le maure ne serait plus tout le reste s’il n’était qu’arabe.
Chez nous, arabité est celle d’une langue bredouillée par une minorité. Arabité incapable d’enseigner les sciences à l’école.  Arabité des ruminants dit le professeur Abdel Wodoud Ould Cheikh. Complexe de l’arabité errante comme une malédiction dans la Mauritanie plurielle des origines.
 
Combien d’arabes pour combien de maures ? Combien de Hassan pour combien du reste ? Combien des maures blancs pour combien de maures noirs ? Combien de maures pour combien de négro-mauritaniens ? Qui peut dire que les arabes de souche, ceux qui les maures appellent eux-mêmes arabes sont majoritaires par rapport aux autres maures ? Qui peut dire que les maures blancs sont plus nombreux que les maures noirs ? Pourquoi un mystère alors que partout ailleurs même au Sénégal  comme aux USA, les études sont claires et publiques à ce sujet pour éviter justement les fantasmes et la désinformation.  Qui craint l’étude, craint le résultat…
 
Mais même en cas de majorité, dans le Sénégal wolof, les wolofs sont majoritaires mais le wolof n’est pas la langue officielle du Sénégal qui, pour mettre tout le monde d’accord, est le français exclusivement sans que cela n’empêche personne de parler quotidiennement sa langue maternelle dans les médias, en politique, partout sans que cela nuise en rien à la diversité culturelle au Sénégal. Il suffit d’y aller pour le constater. 
 
 
Dans le Sénégal wolof, il n’y a pas de secrets ethniques et les services compétents à chaque recensement publient la composition du pays en fonction des ethnies. Dans le Sénégal Wolof le président de la république prête serment en jurant au nom de Dieu mais le pays est laïc sans que cela ne l’empêche d’être à majorité musulmane pratiquante dont la bonne foi ne peut être remise en question par personne.
 

http://www.ansd.sn/ressources/rapports/RGPH3_RAP_NAT.pdf

 
Dans le Sénégal Wolof, les Wolofs ne viennent pas d’un autre continent et les wolofs ne cherchent pas à marginaliser les autres composantes de la nation. Dans le Sénégal Wolof la démocratie ne ressemble pas à la démocrassie dans les pays arabes. Dans le Sénégal wolof, on n’entend pas à longueur de journée que le pays est raciste, esclavagiste sous un régime autoritaire. Dans le Sénégal Wolof les étrangers se sentent chez eux. Dans le Sénégal Wolof, les wolofs parlent wolof et non le hassania comme les arabes de Mauritanie dont la majorité ne saisit goutte à l’arabe classique. Dans le Sénégal wolof on n’entend jamais les étrangers ni les nationaux se plaindre pour des histoires d’enrôlement ni de carte de séjour.
 
Dans le Sénégal wolof : le premier président Senghor fut un sérère dont la mère a des origines peules. Le deuxième Abdou Diouf a grandi à Louga parmi les peuls, les wolofs et les maures ; son père était fils d’un sérère et d’un peul et sa mère fille d’un peul et d’une wolof. Ce n’est que le troisième président Wade qui fut enfin wolof de père et de mère mandingue et l’actuel président Macky Sall est de père peul et de mère sérère dit-on mais le président déclare que sa mère aussi est peule mais qu’il a grandi en milieu sérère.
 
On peut ainsi énumérer ce qui dans le Sénégal prétendument Wolof est loin des désastres de la Mauritanie prétendument arabe…
 
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