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Assemblée nationale : plénière pour discuter les amendements constitutionnels avant le vote secret
L’assemblée nationale a ouvert ce mardi une séance plénière destinée à examiner les amendements constitutionnels proposés par le gouvernement, à l’origine de grandes controverses au sein de la classe politique du pays, avant le vote secret qui doit sanctionner cette plénière.
Les amendements proposés prévoient la suppression du sénat, la fusion de certaines institutions publiques, la création de conseils économiques régionaux, et le changement de l’emblème national et l’hymne.
Les 147 députés de la chambre auront chacun 10 minutes pour exprimer son point de vue par rapport aux amendements proposés.
Le ministre de la défense nationale, Diallo Mamadou Batia interviendra ensuite pour répondre aux interrogations des députés et défendre le point de vue du gouvernement.
Des sources de l’intérieur du parlement ont révélé à Sahara Media que les débats dureront deux jours avant un vote secret pour ou contre les amendements constitutionnels.
saharamedias
Vidéo : démonstration de force du FNDU avant le meeting du 11 mars contre la révision de la Constitution
“Non au tripatouillage de la Constitution et à la mutilation du drapeau national”.
C’est par ses slogans de rejet des amendements constitutionnels que ces des centaines de sympathisants du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) se sont faits entendre ce mardi, lors d’un sit-in, près de l’Assemblée Nationale, spectaculairement quadrillée par les forces de police.
Sur un camion-podium, les leaders du Forum national pour la Démocratie et l’unité (FNDU), d’Ely Ould Mohamed Vall à Samory Ould Bèye en passant par Me Mahfoudh Ould Bettah, se sont relayés pour vilipender le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Des griefs qui portent sur l’appauvrissement des populations, l’injustice sociale, la gabegie, le pillage, le tripatouillage de la Constitution ainsi que sur la mutilation du drapeau national.
Pour Moussa Fall, président du Mouvement pour un Changement Démocratique (MCD) et membre du FNDU, la voie empruntée par le Président Aziz pour amender la Constitution “ne milite pas en faveur d’un sursaut d’influence sur les parlementaires et l’opinion publique mauritanienne dans son ensemble”.
“Cela fait huit ans qu’Aziz est au pouvoir. Ce qu’il n’a pas fait pendant 8 ans, il ne le fera pas en un, deux ou trois jours. Les parlementaires ne peuvent pas se suicider, s’auto-détruire. On leur propose leur destruction sans contrepartie. Et je crois que nous ne pouvons pas attendre d’eux qu’ils acceptent de s’auto-détruire. Et je crois aussi qu’il ne leur est pas suffisamment donné des arguments pour les convaincre. Le président n’est plus ce qu’il était au tout début. Il a perdu beaucoup de notoriété, sa capacité d’influence et il se trouve dans une situation très difficile, en plus, il fait face à une opinion qui ne lui est pas du tout favorable”, explique-t-il à Cridem.
Samedi 11 mars, dans l’après-midi, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) va marcher du Carrefour Madrid au Carrefour de la Polyclinique. Une autre démonstration de force pour barrer la route aux amendements constitutionnels.
Ces modifications concernent entre autres la suppression du Sénat et la haute cour de justice, la création de conseils régionaux, le changement du drapeau et de l’hymne national.
Dès 08H, les forces de l’ordre avaient fermé tous les axes menant vers le Palais présidentiel et le Parlement qui est en session extraordinaire pour débattre sur ces amendements constitutionnels proposés sur le texte de la Constitution du 20 juillet 1991. Pour voir les interventions, CLIQUEZ ICI.
Par Babacar Baye NDIAYE
©Cridem 2017
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Mauritanie: inquiétude du leader des FPC face à la montée des périls
Montée de l’intolérance et du péril islamiste violent, 3e mandat présidentiel et diplomatie incohérente dans le cadre des rapports avec les voisins: la Mauritanie accumule les problèmes qui concourent à son instabilité.
D’où la vive inquiétude qui transparaît dans une lettre du président des Forces progressistes pour le changement (FPC) -ex Forces de libération africaine de Mauritanie (FLAM), adressée à une délégation du Parlement de l’Union Européenne (UE), qui a séjourné récemment à Nouakchott, dans le cadre des consultations au titre des accords de Cotonou (UE/ACP).
Dans sa correspondance, Samba Thiam souligne «une montée de l’islamisme radical, devenu un véritable défi. Depuis l’avènement du régime actuel, les médias relaient des discours religieux à caractère violent et intolérant qui circulent dans les mosquées qui se multiplient. Tous les 100 mètres on entend des prêches faisant le lit du salafisme.
Des associations des «Amis du Prophètes» multiplient les marches appelant à l’exécution de M’Kheitir, un jeune blogueur, et profèrent des menaces ouvertes d’assassinat à l’encontre de son avocat. Une sorte de terrorisme intellectuel s’installe, les penseurs libres sont harcelés, pris de peur».
La lettre cite en exemple les cas d’Aminetou Mint Moctar et de Mint Brahim, deux dames actives dans la société civile, refusant le conformisme «ouvertement attaquées au su et au vu des pouvoirs publics qui laissent faire.
La lutte contre le terrorisme est plus proche du faire-semblant que de la réalité. Si en surface, le régime déclare se battre contre le terrorisme, dans les faits il semble plutôt flirter avec les forces qui le nourrissent».
Le 3e mandat, un autre point explosif
La correspondance du leader des FPC aborde également la question d’un éventuel troisième mandat du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui malgré des déclarations publiques allant dans le sens contraire, ne semble pas avoir totalement renoncé au projet de se représenter.
«Il avait procédé par ballon d’essai, puis tenté d’en imposer l’idée à travers le dialogue national de septembre/octobre 2016. Pour l’heure, le président chercherait à négocier un troisième mandat par l’achat des consciences».
En Mauritanie, le nombre de mandats au poste de président de la République est limité à deux et cette limitation est garantie par trois clauses d’éternité, gravées dans le marbre: les articles 28,29 et 99 de la Constitution du 20 juillet 1991, modifiée par voie référendaire le 19 juin 2006.
Diplomatie brouillonne
La lettre destinée aux députés européens, pose également la difficile équation des relations entre la Mauritanie et les Etats voisins, caractérisées par «une diplomatie ambivalente, suffisante et pleine de maladresses, qui se veut participative aux missions onusiennes de maintien de la paix (Côte d’Ivoire et Centre Afrique), mais entretient un climat de suspicion et de tension dans le voisinage immédiat.
Avec le Mali, il y a un déficit de confiance, à juste raison. Même cas de figure avec le Maroc. La tension larvée et permanente avec le Sénégal est sciemment entretenue. Problème de leadership avec l’Algérie».
Bref, dirigé par un homme «qui n’a jamais pu se départir de ses réflexes de général», le pouvoir de Nouakchott est accusé de fouler aux pieds les libertés fondamentales et d’être un véritable obstacle «à l’émergence d’un Etat de droit», avance Samba Thiam.
Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Sénégal: soupçonné d’escroquerie par la justice, le maire de Dakar se défend
Le maire de Dakar est convoqué par la justice ce lundi après-midi. Khalifa Sall fera face à un juge d’instruction, une dizaine de jours après avoir été entendu par la police, dans le cadre d’une enquête sur la gestion d’un fond d’urgence alloué par l’Etat à sa mairie.
Dimanche 5 mars, le responsable politique s’est exprimé devant la presse. Il s’est dit « irréprochable » et a accusé le régime de Macky Sall d’être à l’origine de ses ennuis judiciaires.
Dans une salle de l’hôtel de ville de Dakar, face à une foule remplie de militants, Khalifa Sall a défendu sa gestion du fond qu’il décrit comme « politique », dont l’existence remonte, a-t-il dit, à plusieurs décennies, connu de tous et que l’Etat a jusqu’à présent toujours cautionné « sans demander de justificatifs ».
Pour expliquer sa convocation par le juge d’instruction ce lundi, Khalifa Sall parle d’une « cabale » de la majorité présidentielle. « Je me rendrais à la convocation du juge d’instruction, même si l’instrumentalisation d’une partie de la justice n’est pas de nature à me rassurer. »
Khalifa Sall et ses collaborateurs sont soupçonnés du détournement d’environ 2,8 millions d’euros. Cette information a été révélée à la presse vendredi par le procureur du tribunal de Dakar. De l’argent dépensé sans justificatifs valables, selon le magistrat.
Khalifa Sall, lui, affirme qu’il a servi à répondre à des situations sensibles et refuse de nommer les destinataires de l’argent, des milliers de personnes malades et des indigents, a-t-il expliqué, dont il souhaite préserver l’anonymat.
« Comme dit l’autre : ce n’est pas 30 millions que l’on m’a donné et que j’ai mis dans ma poche. Pourquoi le procureur voudrait-il que je donne le nom de cette femme, qui avait le cancer de l’utérus et qui en est rescapée – cela nous a coûté 4 millions et quelques – pourquoi veut-il que je donne son nom ? »
Pas d’enrichissement personnel, affirme donc ce potentiel candidat à la présidentielle. Khalifa Sall, maire de Dakar depuis 2009, devra à présent répondre aux questions de la justice.
RFI
Maitre Id Ould Mohamed : « des centaines de dossiers liés à l’esclavage sont bloqués dans les tribunaux »
Tawassoul – Dans un atelier sur les droits de l’homme organisé par la jeunesse de Tawassoul à Kaédi, Maitre Id Ould Mohamed, avocat et militant de droits de l’homme a confirmé l’existence de pratiques esclavagistes en Mauritanie, en s’appuyant sur des faits réels.
L’avocat a cité des exemples précis de cas d’esclavages de formes traditionnels dont les victimes sont le plus souvent des familles entières.
L’exemple le plus triste et barbare est celui d’une femme nourricière dont le nourrisson n’a même pas 40 jours ; un soir alors qu’elle allaitait son enfant son maitre lui donne un coup de bâton sur la tète et : l’oblige d’aller chercher le troupeau de bataille, de retour à la maison elle trouve que son nourrisson est étouffé par des fourmis qui remplissent ses narines.
Par ailleurs, l’avocat dénonce l’attitude des autorités judicaires qui sont coupables du blocage de centaines de dossiers liés à l’esclavage dans les tribunaux.
Sur le plan cartographique, Monsirur Ould Mohamed dit que Les régions les plus touchées par le phénomène sont les deux Hods, Nouadhibou et l’Assaba. En fin Monsieur Ould Wad’ia membre du bureau politique et vice président de la commission de droit de l’homme du parti Tawassoul, déplore la situation du pays avec ses indignations sélectives : les harratines combattent l’esclavage les négros-mauritaniens s’indignent contre le passif humanitaire, bref chacun pleure seule dans son coin.
Et certains maures quand entendent quelqu’un dénoncer tous ces crimes, lui accusent de vouloir réveiller les vieux démons et de provoquer le chaos. Mais c’est le silence assourdissant devant ce carnage qui risque de provoquer le chaos.
Réplique-t-il. Il a ensuite exprimé son plus grand souhait qui est de voire des Maures, Harratines et négro-africains dénoncer ensemble les pratiques esclavagistes les passif humanitaire l’exclusion…
Cet atelier rentre dans le cadre de la 7ième édition de la rencontre annuelle éveil et leadership organisée par la jeunesse de Tawassoul.



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