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OULD ABDEL AZIZ : “LE CONFLIT ENTRE NÉGRO MAURITANIENS ET BAATHISTES EST À L’ORIGINE DE L’ECHEC DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR”
Lors d’une rencontre avec le syndicat de l’enseignement supérieure que dirige Mohamed Lemine Ould Chamoukh ,le president Mohamed Ould Abdel Aziz a surpris ses interlocuteurs qui enumeraient les problemes de leur secteur, en disant que
: l’échec de l’enseignement supérieur est dù au conflit qui opposait les baasistes et les negro Mauritaniens, au cours des dernières décennies, rejettant sur ce « conflit » la responsabilité de la réalite actuelle de l’enseignement superieur .
Cette déclaration a surpris l’auditoire, dont certains pensent que Ould Abdel Aziz a obtenu ces informations auprés de certains membres du syndicat lui-même.
Syndicat qu’on taxe de proche des islamistes , vue que sa direction actuelle représentée par Ould Chamoukh et certains membres du Bureau exécutif, étaient des elements actifs du mouvement islamiste.
Est ce que Ould Chamoukh et ses collègues ont ils voulu régler de vieux comptes avec les baasistes et les negro mauritaniens à travers Ould Abdel Aziz ..?
Source:http://adrar-info.net
Mauritanie : Aziz «avoue avoir assisté à la persécution des noirs en 89» (Hanana)
Le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, , s’est enfoncé dans ses contrevérités et son discours contradictoire a confié à Alakhbar Saleh Ould Hanana en réaction au discours de Aziz à Nouadhibou où il effectue une visite de trois jours.
«Ironie du sort ! Comment prétend-il une quelconque responsabilité de l’opposition, qui n’est même pas encore au pouvoir, de la situation désastreuse du pays ? Plutôt c’est Aziz qui a été toujours acteur dans ce régime. Et lorsqu’il a senti la menace, il coupé la tête du système, par un coup d’Etat, pour entretenir le reste», a ajouté Ould Hanana.
«Ould Abdel Aziz se moque des difficultés du peuple : il nie l’existence de la sécheresse, ce qui confirme qu’il est déconnecté de la réalité et des souffrances des mauritaniens», a-t-il estimé.
«Y a-t-il mensonge plus grave que de dire qu’il n’existe plus de marché de gré-à-gré, alors que le phénomène est visible de tous», s’est-il interrogé.
«Le seul point positif dans le discours de Ould Abdel Aziz c’est qu’il reconnait, pour la première fois, avoir assisté à l’exécution sommaire des négro-mauritaniens, en avouant connaitre les acteurs ; il doit donc être traduit devant la justice», a constaté Ould Hanana.
«Même dans ses mensonge Ould Abdel Aziz fait preuve de manque de cohérence ; il dit qu’il ne n’a jamais négocié avec Aqmi. Mais qui a libéré le gendarme mauritanien en échange d’un membre d’Aqmi. Tout ceci est-il tombé du ciel !», s’exclame Ould Hanana.
«La vérité est que Ould Abdel Aziz à du mal à avaler la pilule de la grande marche de l’opposition.»
« Ould Abdel Aziz demande où nous étions? la réponse est simple : nous étions entre prisonnier et déportés quand il défendait lui le système de Ould Taya»
Source: http://www.fr.alakhbar.info
SERIGNE CHEIKH AHMAD TIDIANE SY ” AL MAKHTOUM”, UNE FIGURE DE L’ISLAM DU FUTUR
Dakar, 16 mars (APS) – Le khalife général des tidjanes, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Sy “Al Maktoum”, rappelé à Dieu dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’âge de 91 ans, est l’une des figures musulmanes sénégalaises dont la grande érudition et la noblesse d’esprit ont préservé le prestige du Sénégal à travers le monde.
SAB/BK/ESF
Source : Leral.net
Sénégal : décès de Cheikh Tidiane Sy, le khalife général des Tidjanes
Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 92 ans. Il était le petit-fils du principal propagateur de la confrérie des Tidjanes au Sénégal, El Hadji Malick Sy.
C’est un jour de deuil pour de nombreux Sénégalais. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Maktoum », khalife général des Tidjanes −l’une des plus importantes confréries soufies du Sénégal − depuis fin 2012, est décédé dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 mars à l’âge de 92 ans.
Son frère cadet Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, jusqu’alors porte-parole de la confrérie, lui succède et devient le nouveau khalife général des Tidjanes.
Fils de Serigne Babacar Sy et petit-fils d’El Hadji Malick Sy, le principal propagateur de la confrérie Tidjane au Sénégal à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy était considéré comme un homme modeste et pieux, entièrement dévoué à sa charge religieuse. Il était aussi très discret et n’apparaissait que très rarement en public.
Macky Sall à Tivaouane
Le khalife défunt était également réputé pour son érudition et son ouverture d’esprit. Figure intellectuelle respectée, il a un temps côtoyé la sphère politique sénégalaise. À la fin des années 50, il avait fondé le Parti de la solidarité sénégalaise (PSS, dissous depuis) et avait été opposant à Léopold Sédar Senghor − une opposition qui lui valut d’ailleurs quelques mois de prison −. Il fut ensuite brièvement ambassadeur du Sénégal au Caire.
Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy a été inhumé dans la nuit de mercredi à jeudi à Tivaouane, ville sainte des Tidjanes, à une centaine de kilomètres au nord de Dakar. Le président Macky Sall y est attendu en fin de matinée pour participer à la cérémonie religieuse, à laquelle devraient se joindre des milliers de fidèles.
Jeuneafrique
Ahmedou Ould Abdallah à Biladi : «J’en appelle à tous pour renforcer et non fragiliser notre identité nationale»
RMI Biladi – Notre compatriote Ahmedou Ould Abdallah, qui vient de publier ses mémoires dans un livre captivant : ‘’Plutôt mourir que faillir’’, est particulièrement inquiet par la perspective de changement de certains symboles de l’Etat qu’il a vu naitre.
Particulièrement le drapeau. D’habitude réservé par rapport à la politique intérieure, il est hostile à toute modification des symboles d’un Etat encore fragile. Il a accepté de répondre aux questions de notre journal, Biladi.
Biladi : La chambre basse du parlement a adopté la semaine dernière les très controversés amendements constitutionnels dont le changement du drapeau qui vous tient apparemment à cœur. Quelle réaction ?
AhmedouOuld Abdallah : Vous avez raison. Comme un très grand nombre de mes compatriotes, ce débat, et plus précisément celui relatif à la modification du drapeau, notre emblème national, me tient particulièrement à cœur. Cela pour plusieurs raisons.
Cependant et avant d’aller plus loin, je voudrais préciser que mon point de vue n’a aucune connotation partisane.
Il s’agit d’attirer l’attention de tous les mauritaniens, civils et militaires, et en particulier celle du gouvernement, sur les implications proches et lointaines du changement des symboles de l’Etat, dont le drapeau. Le présent et le futur identitaire de la Mauritanie, comme de nombreux autres pays, doivent être maniés avec une extrême précaution. Il ne s’agit pas de jouets.
Premièrement, face aux multiples défis intérieurs et sous-régionaux qui sont bien réels : la question sécuritaire, le chômage des jeunes, les relations entre les communautés, les castes et les régions, l’urbanisation rapide du pays y compris le besoin de transformer la capitale en véritable ville moderne, la dégradation de l’environnement, modifier le drapeau n’est nullement prioritaire.
Cette modification n’est pas non plus opportune en particulier du fait des couts financiers qu’elle va impliquerafin de répondre aux nouveaux besoins civils et militaires qu’elle engendrera si elle est exécutée.De plus, il faudra y habituer nos citoyens et le reste du monde.Par ailleurs, elle est discourtoise, car nous allons amener de nombreux Etats -en particulier les voisins et amis- à fabriquer de nouveaux drapeaux pour les visites officielles et conférences internationales. Tout cela pourquoi ? Surtout dans notre région-Maghreb et Sahel- où ce type de débat, qui est plutôt moyen oriental, n’a jamais eu sa place ?
Deuxièmement, et principalement, le drapeau, en particulier chez nous, est depuis plus de 60 ans, intimement lié à notre mémoire collective et notre identité nationale. Son format et ses couleurs -le vert et l’or- permettent de s’y identifier et de s’y reconnaitre. Ce drapeau n’appartient donc ni au nord ou au sud, ni à l’est ou à l’ouest du pays, ni à tel ou tel groupe de la nation ou régime politique. Parce qu’il est tout simplement mauritanien et donc le patrimoine de tous. Il est né avec le pays moderne.
Il fait partie de notre identité nationale que tous – majorité, opposition et autres citoyens- disent vouloir consolider et préserver.
Sur ce plan, je voudrais citer Amin Malouf, l’écrivain libanais bien connu. Son parcours intellectuel et l’histoire tumultueuse de son pays et de sa région – avec des troubles identitaires – donnent une grande légitimité à ce qu’il écrit : « On ne sait jamais où s’arrête la légitime affirmation de l’identité, et où commence l’empiètement sur les droits des autres ! … le mot identité commence par refléter une aspiration légitime et, soudain, il devient un instrument de guerre. »
Je suppose que le but du changement du drapeau est sincère et dénué d’arrières pensées politiques ou matérielles. Mais,comme le dit Maalouf, il faut éviter qu’un projet, même de bonne foi, devienne un instrument de guerre.
Avons-nous, plus de cent ans après le début des contacts formels avec l’extérieur, le droit de stigmatiser et de considérer que deux ou trois régions du pays, et leurs populations, sont coupables de collaboration avec une puissance étrangère ? Avons-nous le droit de laisser entendre que des mauritaniens le sont plus que d’autres ?
Non seulement ces affirmations et sous-entendussont inexacts mais, plus grave, ils sont dangereux et divisent en servant comme ‘’instruments de guerre.’’ Même s’ils ne le disent pas les changements proposés y poussent.
De fait, un Etat c’est aussi une mémoire. Sur ce plan, a-t-on pensé à tous ceux et celles (et leurs descendants) qui ont servi la Mauritanie sous ce drapeau ?
L’exécution de ce projet et les ressentiments qui s’ensuivront peuvent très rapidement devenir un instrument de confrontation aujourd’hui et surtout demain !
Biladi : Que faire maintenant ?
A.O.A : Le vote des députés a eu lieu. Les promoteurs du changement du drapeau peuvent en être satisfaits. Le Senat suivra avec un votequi peut mener soit à l’organisation d’un référendum soit à un vote par les deux chambres réunies en Congrès. Mon souhait est de voir ce processus s’arrêter avec le vote de la Chambre. Il a démontré la détermination des partisans d’un nouvel emblème. Ils peuvent alors fêter leur victoire et penser aux sujets qui préoccupent les citoyens.
J’en appelle à tous pour renforcer et non fragiliser notre identité nationale. Ce sujet de drapeau n’est pas un simple débat politique mais une question vitale pour le pays. Il n’est pas et ne peut être innocent quand bien même on veut qu’il le soit.
Une fois encore je rappelle que les tragédies du 20èmesiècle, avec la destruction et le démembrement des grands et petits pays, ont eu pour origine l’intolérance politique, l’affirmation des idéologies et la promotion de l’ethnisme.
Je rappelle aussi que le 21èmesiècle est celui du respect des différences et de la recherche du bien être pour tous. Un pays, qui a symbolisé la lutte contre les occupations étrangères, le Vietnam s’est battu de 1940 à 1980, contre le Japon puis la France, les Etats-Unis et la Chine. Il est aujourd’hui le partenaire en particulier de Washington pour la réussite de sa révolution économique et de sa sécurité maritime. C’est aussi cela l’histoire : comprendre et préparer le futur.
Propos recueillis par Moussa O. Hamed



