Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Balas sur Sahel TV : « Si les [Négro]mauritaniens se reconnaissent en les points du referendum, ils n’ont qu’à voter oui ; dans le cas échéant, voter non ».

altInvité de la télévision privée Sahel TV, dimanche 30 Avril, le président  du Parti Mauritanien du Concret (PMC)  ou Arc-en-ciel, a déclaré que « si les [Négro]mauritaniens se reconnaissent en les points inscrits au référendum, s’ils sentent que  leur citoyenneté peut être effectivement et définitivement ancrée, de manière indélébile, dans les esprits de tout en chacun, et faire ainsi évoluer leur condition, ils doivent voter oui ; dans le cas contraire, dire non ; les compteurs seront ainsi remis à zéro. »

Le président Balas  s’est ensuite  prononcé sur plusieurs autres questions  de la vie nationale. En invitant, d’abord, les populations à voter, pour ne pas donner raison aux pyromanes tapis dans l’ombre, qui cherchent à séparer les Mauritaniens. Ce sont ceux-là les auteurs des déportations  et des tueries de négro-mauritaniens, civils et militaires, entre 1986 et 1992. Et de signaler l’aubaine, pour les Négro-mauritaniens, de s’approprier le rouge du drapeau : ce sera celui du sang versé, par les Noirs, en 1975, lors de la guerre du Sahara ; celui des martyrs de Oualata, des 28 militaires pendus le 28 Novembre 1990, à Inal, et celui, encore, des milliers de civils innocents exterminés, en 1989, sur toute l’étendue du territoire mauritanien. Occasion, aux yeux du président Balas, de leur rendre, à tous, un vibrant hommage et de continuer à réclamer justice. Même si  la prière de Kaédi fut une reconnaissance, par l’Etat, des exactions commises, beaucoup reste à faire, sur le chemin du règlement du passif humanitaire et la consolidation de l’unité nationale. « Toutes ces revendications », a rappelé Balas, « se trouvent dans ma correspondance  adressée au chef de l’Etat ».

Les problèmes de l’enrôlement du Négro-africain, de l’expropriation des terres, en la vallée du fleuve, de l’injustice sociale, du chômage des jeunes noirs, en Mauritanie, et de la marche réprimée des jeunes ont été également évoqués. A la question du journaliste relative à son  silence, depuis  quelque temps, sur la question des terres  pour lesquelles il s’était tant battu, le président du PMC  rappelle qu’il a déjà discuté de la question, avec le président de la République, et qu’il n’a donc pas besoin de la crier à tout vent et moment. Sur la Marche des jeunes, Balas  a justifié l’absence  de ceux de son parti par le fait qu’ils n’ont pas été associés à la préparation. Cela dit, « les revendications des marcheurs sont légitimes », ajoutant qu’il a tenu à assister, avec deux membres de son parti, à leur jugement et que le PMC a été le seul parti  à se féliciter, dans un communiqué, de l’impartialité des juges, de la relaxe prononcée et, surtout, de la composition pluri-ethnique de la Marche, preuve indéniable de son « arc-en-cielisme ».

Sur les manifestions contre le président Ould Abdel Aziz, organisées par des ressortissants  mauritaniens en France, « le PMC a désapprouvé sur toute la ligne, au cours de sa réunion hebdomadaire du 14 avril 2017, ce comportement. […] Les manifestants mauritaniens devraient plutôt demander à rencontrer le Président, au lieu d’afficher, à la face du Monde, une image qui n’honore pas notre pays. Cela devrait se faire au pays même et non à l’étranger, parce que le Président est une institution à respecter ». Et de fustiger, par la même occasion, tous les hommes politiques mauritaniens qui s’acharnent sur le Président ou telle ou telle communauté de notre nation, à partir de medias étrangers.

Répondant à la question sur la présence de madame Kadiata Malick Diallo au tribunal, lors du jugement des jeunes manifestants, le président Balas reconnaît que l’ex-députée  de l’UFP est une vraie combattante pour la cause des citoyens. Enfin, rappelant que le PMC avait pris courageusement part au dernier dialogue tenu, à Nouakchott, du 30 Septembre au 20 Octobre 2016, « c’est avec ce même courage politique », lance-t-il, « qu’il ira au referendum ».

le calame

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Crise du transport : la théorie du complot revient

Crise du transport : la théorie du complot revientSuite aux nombreuses manifestations organisées à travers toute la ville de Nouakchott et dans certaines villes de l’intérieur en réaction au nouveau code du transport, les ministres de l’intérieur de la décentralisation et son collègue du transport ont intervenu directement mardi soir sur la Mauritanienne (TV officielle ).

Selon les deux ministres, il s’agit tout simplement d’un complot ourdi contre la quiétude publique par quelques ”directions” malveillantes. Le ministre de l’intérieur à proféré des menaces très sévères contre les manifestants dont beaucoup ne seraient, selon lui, que des délinquants ayant des antécédents judiciaires et des étrangers.

De son coté, le ministre de l’équipement et du transport à rappelé que le code, qui est à l’origine des troubles, existait avec des amendes plus importantes allant de six mille à cent cinquante mille ouguiyas.

Selon Ould Mohamed Khouna, le décret instituant ce code et la volonté du gouvernement de l’appliquer ne procèdent que de la détermination du pouvoir à veiller à la préservation des vies et des biens des citoyens.

le calame

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Grève des taxis : tensions et violents heurts à Nouakchott

Grève des taxis : tensions et violents heurts à NouakchottTawary – Pneus brûlés,barricades érigées, tensions, affrontements avec les forces de sécurité, les manifestations de chauffeurs de taxis protestant contre les nouvelles mesures sur la circulation routière prises par les autorités de Nouakchott ont donné lieu ce mardi 2 mai, à de nombreux incidents dans les différents départements de la capitale, a-t-on constaté.

Des véhicules saccagés, des commerces attaqués, des blessées et plusieurs personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre selon des sources.

A Riad, deux véhicules dont un tout terrain et une Mercedes 190 ont été saccagés par des groupes de grévistes au niveau du carrefour du stade et sur la route du rond point Bamako.

Selon une source sécuritaire, la plupart des manifestants sont des jeunes qui cherchent à piller les commerces et casser les véhicules. A en croire, qu’il s’agit d’une ambiance surchauffée surtout des quartiers périphériques tels Arafat, El Mina à Riad, où, notre reporter a passé. A Riad, les policiers pourchassaient à bord de leur véhicule les manifestants dans les rues.

Hier, lundi 1er Mai, au carrefour Msid-Nour deux commerçants ont été blessés l’un à la jambe et l’autre à la tête alors que les pillards voulaient vandaliser leurs magasins, selon des témoins oculaires.

Par ailleurs, dans la matinée de ce mardi, certains manifestants descendus à pied sur le périphérique bloquaient par intermittence la circulation dans les deux sens qui conduisent à Riad. Sur les abords des axes routiers et aux carrefours, des protestataires chantaient et scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place et aux mesures qu’ils qualifient de sévères. Les manifestants sont accompagnés par un concert de klaxons de voitures.

Ces groupes de jeunes manifestants à majorité des collégiens, des lycéens et des ouvriers sont souvent pourchassés par des forces de sécurité dont la police anti-émeute et la garde nationale qui usent des grenades lacrymogènes.

Par A.SIDI

cridem

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Boydiel Ould Houmeid, président du parti El Wiam: «Si le président de la République ne peut pas recourir à l’article 38 pour poser certaines questions au peuple, à quoi cet article pourrait-il servir alors?»

altLe Calame : Vous étiez à la prestation télévisée du président de la République, le 22 mars. Vous, qui aviez émis des réserves sur le recours  au congrès pour passer les amendements constitutionnels, préconisés par l’accord du 20 octobre, avez-vous été convaincu par  l’argumentaire du président Aziz, qui, en dépit du rejet par le sénat  décide d’organiser une consultation populaire ? El Wiam battra-t-il campagne pour le oui ?

Boydiel Ould Houmeid : Avant de répondre à vos questions, je tiens à placer cette interview, que vous avez souhaitée depuis quelques mois, dans son véritable contexte. Notre entretien intervient à un moment où l’opinion mauritanienne est préoccupée par la situation politique dans le pays, suite au dialogue tenu au mois d’octobre 2016 et auquel une partie de l’opposition n’a pas jugé utile de participer, malgré tous les efforts déployés en ce sens par les parties participantes, aussi bien du côté de la majorité que dans le camp de l’opposition. Il s’agissait de tout mettre en œuvre pour que ce dialogue soit véritablement inclusif, offrant à chaque parti politique la possibilité d’y apporter sa contribution, afin que ses résultats soient consensuels pour permettre une avancée significative de notre pratique démocratique et produire des retombées positives sur la vie du citoyen mauritanien.

Je ne reviendrai pas sur la genèse de ce dialogue qui a abouti aux conclusions du 20 octobre 2016 qui devaient être soumises au gouvernement pour exécution. Parmi les aspects les plus importants figuraient la suppression du Sénat, émanation des collectivités locales, la question du drapeau et de l’Hymne national, etc. Cette première étape devait passer par la voie d’un référendum, conformément à la Déclaration que moi-même j’ai signée au nom de l’Opposition.

Pour revenir à votre question, je dois préciser que je n’avais pas émis réellement de réserve sur le recours au congrès en soi, puisqu’il s’agit d’une possibilité prévue par la législation pour permettre au président de la République de modifier la Constitution, tout comme le Référendum ; j’ai néanmoins rappelé que dans les conclusions auxquelles nous avons abouti et qui ont été signées par toutes les parties représentées au dialogue, y compris la majorité présidentielle, il est mentionné que les modifications envisagées devaient être soumises au peuple par voie référendaire, et non par le vote des deux chambres du Parlement réunies en congrès, comme ce fut le cas pour les conclusions du dialogue de 2011. A un certain moment, le Président de la République a été convaincu par certains de ses collaborateurs, puis par sa majorité parlementaire, de passer par le congrès, en insistant sur le fait que cette formule est moins coûteuse que celle du référendum ; cela nous le savions au départ, mais nous avions répliqué que la démocratie, c’est le pouvoir au peuple est non à ses représentants pour des questions si importantes, et il faut ajouter, en plus, que si la majorité tenait à ce choix, elle devait le reposer au niveau du Comité de suivi du dialogue. Par la suite, il a été décidé que dans les deux cas, le projet de loi devait être préalablement soumis aux deux chambres et obtenir une majorité de deux tiers au minimum avant d’envisager l’adoption des modifications constitutionnelles, par référendum ou en congrès. La suite, vous la connaissez, l’Assemblée nationale dont je suis membre, a adopté le texte à une très large majorité et le Sénat l’a rejeté majoritairement.

Donc, pour moi, il n’y a pas de confusion possible à ce sujet. Nos appréhensions à l’époque se situaient dans un cadre donné, celui défini par les articles 99, 100 et 101 pour la révision de la Constitution. Cette procédure-là est aujourd’hui dépassée et nous sommes en présence d’une autre procédure, celle de l’article 38 de la Constitution de 1991. Je vous rappelle au passage que le texte constitutionnel en question n’avait pas été promulgué par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais par le président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya. Ai-je été convaincu par l’argumentaire du Président ? Si l’objet de votre question est de savoir si nous sommes pour le recours à l’article 38 pour aller à la consultation populaire, ma réponse est oui. Certains de nos juristes et hommes politiques comparent cet article à l’article 11 de la Constitution française. Même si les deux articles n’ont pas été libellés de la même manière, du fait de nuances voulues par les rédacteurs de notre Constitution ou par les décideurs politiques de l’époque, il n’échappe à personne que les ressemblances entre les deux textes sont manifestes et que les rares différences entre certains articles sont voulues. Je me rappelle que le peuple mauritanien a adopté cette constitution à plus de 95%. Si le Président de la République ne peut pas recourir à l’article 38 pour poser certaines questions au peuple, à quoi cet article pourrait-il servir alors ?

Ceci dit, je n’étais pas venu à la prestation télévisée du président pour être convaincu, et j’avais déjà mes convictions. S’agissant de la future campagne pour la consultation référendaire, il est évident que le parti El Wiam fera campagne pour le oui.

– Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de servir de faire valoir, ou de caution au président Abdel Aziz qui fait appel à vous, chaque fois qu’il connaît des difficultés ?

Le président Aziz n’a pas besoin de moi comme faire valoir ou caution pour appliquer le programme politique sur la base duquel il a été élu par le peuple mauritanien. Il a son programme, j’ai le mien. Le groupe parlementaire de mon parti siège à la place réservée à l’Opposition ; nos positions ne sont tributaires ni des positions de la Majorité, ni des positions de l’Opposition ; nous avons notre propre ligne républicaine, responsable et démocratique.

 -Deux écoles s’opposent à propos de ce référendum. Ceux qui soutiennent la position du président, donc de l’utilisation de l’article 38 de la Constitution et ceux lui arguent de la primauté du spécifique (art. 99, 100, et 101) sur le général  (art 38). Qu’en pensez-vous ?

Par rapport à cette question, j’ai déjà fourni les éléments de réponse dans la première partie de cette interview, sans entrer dans cette polémique quant à la primauté du général ou du spécifique. En toute logique, l’ordre des articles doit traduire une préséance et un ordre d’importance, même si leur objet n’est pas le même, Dans ce cas l’article 38 précède, les articles 99, 100 et 101.

-Pour certains, le rejet par les sénateurs, des amendements constitutionnels  est  l’expression de la vivacité de notre démocratie, pour d’autres, en revanche, il s’agit là,  d’un  défi à l’endroit du pouvoir en place,  une protestation même contre les  critiques dont ont fait l’objet, le sénat et 33 de ses membres  de la part  des membres du gouvernement et de l’UPR. Qu’en pensez-vous ?

-Effectivement, le fait qu’une chambre parlementaire vote librement contre une proposition de loi déposée par le gouvernement est en soi un signe de bonne santé démocratique, si seulement les intéressés n’étaient pas concernés directement. Vous connaissez l’adage qui dit qu’on ne peut pas être « juge et partie ». Pour le reste, je pense qu’il s’agit d’une cuisine intérieure de l’UPR et je n’ai pas un avis à émettre là-dessus.

-Ne pensez-vous pas que le président de la République devrait faire comme son homologue béninois, Patrice Talon qui a retiré son texte sur les modifications  de la Constitution, rejeté par  les députés béninois ? En quoi, les conditions seraient-elles  différentes ?

En la matière, le copier n’est pas approprié. D’abord, les deux peuples ne réfléchissent pas et ne réagissent pas forcément de la même manière ; ensuite, les deux conjonctures ne sont pas comparables. Au Bénin, le parlement n’est pas bicaméral et les députés béninois ont refusé à l’unanimité d’examiner la proposition d’amendement. Ici, l’Assemblée nationale a examiné le texte et l’a adopté à plus de 80%. Le Sénat aussi l’a examiné et sa Commission des lois l’a adopté sans amendement, contrairement à la Commission des lois de l’Assemblée nationale qui lui a apporté deux amendements qui ont finalement été rejetés. Donc, les deux situations ne sont pas identiques et ne peuvent pas être traitées de façon similaire.

D’autres en sont venus à comparer nos sénateurs à ceux des Etats-Unis où il existe un Congrès à deux chambres (Chambre des Représentants et Sénat). Là encore, les deux situations ne se ressemblent pas, dans la mesure où une partie des élus républicains qui sont majoritaires au Congrès a fait clairement savoir à son groupe parlementaire qu’elle ne voterait pas la loi modifiant les dispositions de l’Obamacaire. Après de longues discussions, une minorité des récalcitrants a accepté de voter les modifications, mais leur majorité est restée sur ses positions, contraignant ainsi le président américain à retirer son projet de loi.

Par contre, nos sénateurs, eux, ont donné à leur parti, au gouvernement et au Président de la République, l’engagement de voter en faveur du projet de loi et ont majoritairement agi autrement. C’est leur choix et leur responsabilité.

-Le président de la République a laissé entendre qu’il  fera de la politique après son départ du pouvoir, en 2019, qu’il se battra même pour la modification de la Constitution qui, à son avis, comporte des imperfections. Est-ce à dire que notre constitution n’est pas totalement verrouillée  pour ce qui est  de la limitation du nombre de mandats, comme  certains le font croire – le recours à  l’article 38 serait une preuve?

-C’est son droit le plus absolu, en tant que citoyen, de faire la politique et de se battre pour ses convictions. Pour ce qui est de la Constitution, c’est un texte fondamental de la République qui doit être respecté par chaque citoyen en tant quel tel, mais qui reste sans doute perfectible. Quant au verrouillage de la Constitution, je pense qu’aucun président de la République ne cherchera à la déverrouiller, puisque le texte est clair quand il stipule « ni directement, ni indirectement ». Cela veut dire que lui-même n’en prendra pas l’initiative et si d’autres institutions la prennent, le président de la République doit s’abstenir d’en assurer la promulgation.

-Dans sa conférence de presse, le président a rejeté énergiquement l’offre dialogue, réitéré   par l’opposition (FNDU et RFD). Ne pensez-vous pas que,  face à  un référendum  qui va crisper davantage la situation politique, des échéances électorales en vue, le pays a besoin d’un minimum de consensus  autour de  ces  élections  pour éviter des boycotts, voire des contestations au lendemain desdits scrutins ? Allez-vous faire quelque chose dans ce sens ?

-Je pense que le président a raison. Moi, j’ai toujours soutenu qu’un pays ne peut pas se permettre d’organiser des dialogues en l’espace de quelques semaines ou quelques mois. C’est sûr qu’il y a certaines formes de dialogue qui doivent être permanentes entre la Majorité et l’Opposition pour résoudre des questions conjoncturelles, mais un dialogue national, tel qu’organisé en 2011 et en 2016, j’estime qu’il ne peut pas être envisagé à intervalles rapprochés. Donc, nos frères de l’Opposition radicale ont, encore une fois, raté le coche, mais ils pourront toujours le rattraper aux prochaines stations, la plus proche étant celle du référendum. C’est peut-être pour eux l’occasion de participer, en faisant campagne pour le non et s’ils l’emporteraient, nous serions les premiers à les applaudir, et ainsi, ils prendraient le train en marche et se positionneraient pour les futures échéances du dialogue national.

-Que pensez-vous de la réaction du président sur  les appels au dialogue, émis par les partenaires au développement  que sont l’UE et l’ONU?

-Mon point de vue est qu’il n’appartient pas aux partenaires au développement de nous dicter la manière dont nous devons diriger notre pays. Et s’il leur arrive de s’ingérer dans notre politique intérieure, nous devons tous, Majorité et Opposition confondues, leur opposer une fin de non recevoir.

-Le référendum sera organisé par  une CENI, largement critiquée par les acteurs politiques dont vous,  lors des dernières élections municipales et législatives. Qu’en pensez-vous ?

 Une CENI critiquée par qui ? En tout cas pas El Wiam. Nous sommes, avec les parties participantes au dialogue de 2011, à l’origine de la loi de 2012 qui a créé et qui régit la Commission électorale. Pour la première fois, nous avons écarté le Ministère de l’Intérieur des opérations électorales, du recensement à vocation électorale (RAVEL), des opérations de vote et même de la publication des résultats des scrutins. Nous avons mis en place une commission de sages de sept membres qui sont apolitiques, à la différence des CENI précédentes qui étaient, elles, composées de représentants de partis politiques et qui avaient tendance à se quereller en permanence pour défendre les positions de leurs formations politiques, au lieu de s’adonner au travail technique qui leur était confié.

Certes, des insuffisances ont été relevées lors des élections municipales où la CENI avait près de 1 500 listes électorales à gérer, des tâtonnements ont eu lieu et certains représentants des listes candidates n’ont pas eu de PV électoraux, mais pour les autres consultations électorales (législatives et présidentielle), il n’y a pas eu de problèmes significatifs. Le rôle du Comité de suivi du dialogue s’est limité à la mise en place du Comité des sages et là, comme vous pouvez le constater vous-même, ils n’ont aucun problème, ni moral, ni technique, ni intellectuel. Je leur conseille tout simplement, comme je l’ai toujours fait, de se conformer aux textes qui les régissent et qui stipulent clairement qu’en matière de recrutement, ils doivent respecter l’esprit du Code du travail, de la Convention collective et du Statut de la Fonction publique, c’est-à-dire faire détacher par l’Administration les fonctionnaires dont ils ont besoin, recruter les contractuels dont ils ont besoin dans le respect du Code du travail et de la Convention collective. Par le passé, ils ont recruté en majorité des retraités, alors que dans l’accord politique qui a présidé à leur désignation, la condition exigeant plus de 60 ans d’âge ne concernait que les sept sages.

-A en croire la presse, le député et  maire  de Rosso, Sidi Diarra, un grand cadre d’El Wiam  affiche ses ambitions pour la présidentielle de 2019. Vous en a-t-il parlé ? Quand pensez-vous ?

-Effectivement, il m’en a parlé à deux reprises et c’est normal d’être ambitieux. Jusqu’à ce jour, il est membre du parti El Wiam ; le jour où il décide de se présenter dans le cadre du parti, le parti en discutera et décidera ; s’il se présente en dehors du parti, nous lui souhaiterions bonne chance. Vous savez, l’autre soir, à la conférence de presse du président à laquelle vous aimez faire référence, deux présidents de partis politiques qui étaient auparavant membres de la direction de notre parti sont venus me saluer, en me manifestant leur respect et leur fierté d’avoir appartenu à El Wiam. Il s’agit de Saad Ould Louleid et Valla mint Mini. Ça fait toujours plaisir pour un chef de parti d’avoir réussi à créer chez certains cadres du pays l’envie de faire la politique et de l’exercer par le canal légal des partis politiques et non par d’autres voies illégales.

-Dans une récente tribune publiée par le site Cridem, M. Samba Thiam s’étonne du silence des  leaders Haratines sur la demande  d’officialisation des langues nationales Pulaar, Soninké, Ouolof, formulées par des associations  issues de ces communautés. Que lui répondez-vous ?

 Samba Thiam avec qui j’ai eu des entretiens très constructifs en marge du dialogue national et en qui j’ai trouvé un homme posé qui sait ce qu’il veut, qui a sa place dans l’espace politique national et dont je respecte l’opinion, même si nous ne sommes pas d’accord sur beaucoup de choses, je lui réponds que je ne suis pas un cadre haratine, je suis un cadre de la Mauritanie, je ne parle pas au nom des Haratines, mais au nom des Mauritaniens sans distinction

Ici je ne parle pas au nom des maures noirs ni des Tandgha, je parle au nom de la Mauritanie qui m’a formé, qui m’a fonctionnarisé et qui m’a permis d’occuper les plus hautes fonctions allant de contrôleur  d’Etat, Directeur Général des Impôts, Directeur de la SMCP, Directeur et fondateur de la CNAM, Ministre dans plusieurs départements : commerce, développement rural, pêches, Santé, Finances et Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République.

Par ailleurs, dans le Parti EL WIAM que je dirige actuellement vous trouvez tous les mauritaniens sans distinction aucune.

Au demeurant, je reste convaincu que dans l’intérêt de notre pays nous devons tous avoir comme objectif le renforcement de la nation mauritanienne encore embryonnaire et de ce fait ne jamais encourager le racisme, l’ethnisme le tribalisme, et l’entitisme qui sont nuisibles à la construction d’une Mauritanie forte et unie

De ma part pour des raisons de convictions personnelles, j’ai toujours combattu ces maux et je continuerai à les combattre tant que j’ai la tête sur les épaules. Maintenant, si vous voulez mon point de vue sur cette question des langues nationales, je ne peux la traiter en quelques mots parce qu’elle demande toute une interview à elle seule, mais pour lancer le débat, j’aurais préféré que la transcription de ces langues se passe en lettres arabes, comme du temps de nos aïeux. En effet, Elif, lamlam, hatongué, minpithiou sont une transcription en pulaar de ا ب ت etc. que seul un halpulaar peut comprendre ou quelqu’un qui les apprend. Les Ouolofs aussi que je connais très bien faisaient cette transcription et écrivaient des lettres entières en caractères arabes qu’un arabophone peut lire mais ne comprend pas s’il n’a pas appris l’alphabet en Ouolof. C’est une manière d’introduire le sujet en attendant le grand débat.

– Certains  cadres de ces communautés s’indignent de vous entendre défendre  le régime d’Ould Taya, auteur de leurs déportations  et  de massacres  de militaires négro-mauritaniens  dans les casernes, entre 1989 et 1991. Que leur répondez-vous ? Cela ne justifierait-il pas leur faible adhésion à El Wiam ?

 Comment pouvez-vous parler de faibles adhésions de Négro-africains à El Wiam, alors que nous avons deux  mairies au Guidimagha, dont la mairie de Ghabou qui est la commune la plus peuplée du Guidimagha avec 21 conseillers municipaux, au Gorgol, particulièrement à Mbout, où nous avons deux Mairies, en plus du fait que dans ces deux Wilaya notre parti occupe la 2ème position en nombre de conseillers municipaux. Au Trarza aussi, nous avons les mairies de Rosso, Keur Macène et N’Diago .

Pour les évènements dont vous parlez, ils datent des années 1989 et 1991. A l’époque, je n’étais pas encore politiquement lié à Maaouya, j’ai commencé à le soutenir lors de la création du PRDS en Août 1991. Lors des discussions autour des documents de base, certains ont voulu lier le parti aux évènements dont vous parlez, en laissant entendre que le parti était solidaire de tous les agissements du Comité Militaire depuis le 12 décembre 1984 ; j’ai dit que nous ne pouvons pas être responsables de tous ces actes et un seul m’avait soutenu à l’époque, c’était Aboubekrine Ould Ahmed. Un membre de l’Assemblée a répliqué que ceux qui ne veulent pas être responsables des agissements du Comité militaire depuis le 12/12 n’avaient pas leur place ici ; j’ai répondu que donc je n’ai pas ma place ici. Le document est parti à l’arbitrage du président Maaouya qui a demandé que ce passage soit enlevé du texte.

– Les partis de la CUPAD sont allés en rang dispersé  au dernier dialogue. Est-ce adire que cette coalition est morte de sa belle mort ?

 Il n’y a pas de belle mort, la mort est toujours regrettable pour une personne morale qui a des objectifs et des idéaux. Seulement, l’un des partis membres de la CUPAD n’a pas jugé nécessaire de participer au dialogue et c’est lui qui assurait la présidence tournante. Les deux autres partis membres de la Convention, l’APP et El Wiam, ont participé chacun en son nom, mais je dois souligner que nous avons toujours été d’accord sur les questions essentielles au niveau du Comité de suivi.

-Toujours au cours de sa prestation télévisée, le président de la République a dressé un tableau idyllique de la situation économique du pays. Partagez-vous son enthousiasme ?

– Je reconnais qu’il a réalisé beaucoup de choses dans le pays, mais nous pensons à  El Wiam qu’il aurait pu encore faire mieux. Si nous étions d’accord avec tout ce qu’il dit et ce qu’il fait, nous nous serions rangés au sein de la Majorité présidentielle.

-Certains se demandent ce qui pourrait empêcher le président Mohamed Ould Abdel Aziz, après l’adoption des amendements Constitutionnels, grâce à l’article 38, d’invoquer, demain, le même article, pour déverrouiller la limitation des mandats (article 28). Partagez-vous leur crainte? 

-Ce qui peut l’en empêcher, c’est d’abord et avant tout le serment qu’il a prêté devant le peuple mauritanien de ne pas toucher aux articles verrouillés. Les craintes ? Pas du tout, les craintes à ce sujet, sont injustifiées.

Propos recueillis par Dalay Lam

le calame

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FAIRE FACE AU RACISME ANTI-NOIR DANS LE MONDE ARABE

par Susan Abulhawa

En réponse à un article que j’ai écrit récemment sur la «Noirceur essentielle» de la lutte palestinienne, j’ai reçu, entre autres, cette réaction : « Mais qu’en est-il du racisme arabe Anti-Noir  ? Ou de la traite Négrière Arabe ? »

La traite arabe est un fait de l’histoire et le racisme anti-Noir est un fait de la réalité actuelle, une chose honteuse qui doit être affrontée dans les sociétés arabes. Bien que je ne prétende pas à l’expertise sur le sujet, je pense que l’application de la notion de Racisme, telle qu’elle existe aux États-Unis, empêche une véritable compréhension du sujet dans le monde Arabe.

J’ai passé la plus grande partie de ma jeunesse dans le monde arabe, et je ne me souviens pas avoir eu conscience de la race jusqu’à ce que je vienne aux États-Unis à l’âge de 13 ans et ma connaissance du racisme anti-Noir arabe vient principalement des Arabes-Américain(es) qui comme d’autres communautés d’immigrants, ont adopté les sentiments racistes dominants de la structure de pouvoir aux États-Unis, qui tient vraiment les Afro-Américain(es) dans le Mépris .

Cette attitude est également devenue de plus en plus répandue dans les pays arabes, pour diverses raisons, mais surtout par les gouvernements arabes, et en particulier par ceux qui importent de la main-d’œuvre étrangère en provenance d’Afrique et d’Asie du Sud-est

Le cas récent d’Alem Dechesa a mis en lumière les horreurs rencontrées par les travailleurs migrant(es) au Liban. Dechesa, une travailleuse domestique d’Ethiopie, s’est suicidée après avoir subi des violences physiques et mentales terribles aux mains de ses employeurs libanais, dont son tabassage sauvage en face du Consulat éthiopien l’année dernière.

L’extension du racisme arabe anti-Noir est une aspiration actuelle de tout ce que nos Anciens possèdent des colonisateurs, où les individus aspirent à ce qui est puissant et riche, et les images de ce pouvoir ainsi que de la richesse ont la peau Claire, les cheveux Raides, un petit Nez, des Joues rouges de grande taille, les corps maigres et cette image rejette la peau riche en Mélanine, les cheveux Enroulés, les Nez larges ou pointues, les hanches larges et grandes jambes, Alors nous aussi, nous rejetons ces caractéristiques, les méprisons chez les autres et en nous-mêmes comme des symboles d’infériorité, de paresse et de pauvreté. C’est pourquoi les industries occidentalisantes de blanchiment de la peau et de défrisage sont si Rentables.

Et pourtant, quand la Palestine est allée aux Nations unies pour la reconnaissance de son statut d’État, la grande majorité des pays qui ont voté «Oui»,  étaient des pays du Sud. La même chose est vraie lorsque la Palestine a demandé l’admission à l’UNESCO. En fait, quand les Etats-Unis ont coupé le versement de fonds à l’UNESCO en réponse à un vote démocratique de ses membres d’admettre la Palestine, c’est la nation Africaine du Gabon qui a immédiatement augmenté sa contribution, grâce à un don de 2 millions de dollars à l’UNESCO, pour aider à compenser la perte de Revenu.

Ce n’était pas l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar, le Liban, la Suède ou la France. C’était le Gabon. Combien de Palestinien(nes) le savent, et combien ont exprimé leur gratitude pour Cela ?

Lorsque je faisais des recherches sur le sujet de la traite arabe d’esclaves, je suis tombée sur un véritable trésor de site web, établi par “La Société de l’Holocauste Africain” , ou Mafaa [« holocauste », en swahili], une organisation à but non lucratif d’intellectuel(les) artistes, cinéastes, universitaires et militant(es), dévoué(es) à récupérer les récits d’histoires, des cultures et des identités Africaines

A la lecture de cette partie de notre Histoire commune, nous pouvons voir comment une grande partie des Arabes, y compris celles et ceux d’entre nous qui nourrissons le racisme Anti-Noir, sommes les Fils et les Filles de Femmes Africaines, qui ont été enlevées de nations d’Afrique de l’Est, comme esclaves Sexuelles.

Contrairement à la traite européenne, la traite arabe n’était pas une caractéristique importante de l’économie arabe, elle était principalement ciblée sur les Femmes, qui sont devenues membres de harem et dont les enfants étaient héritiers complets sur les noms, les héritages et la fortune de leurs pères, sans égard à leurs caractéristiques physiques, aussi les esclaves n’ont pas été acheté(es) et vendu(es) comme du bétail, à la façon dont nous comprenons le commerce des esclaves ,ici ils/elles ont été capturé dans les conquêtes ou carrément enlevé(es) et transporté(es) à travers le Sahara.

La race n’était pas une ligne de démarcation et les personnes asservies n’avaient pas une seule destinée, mais avaient la possibilité d’une mobilité ascendante par divers moyens, y compris par le fait de mettre au monde des Enfants ou en se convertissant à l’islam, si bien que Personne ne sait le nombre exact de Femmes Africaines qui ont été réduites en esclavage par les Arabes, mais il suffit de regarder en nous-mêmes pour voir l’ombre de ces Mères Africaines qui nous ont donné naissance, et dont nous avons oublié l’identité Africaine.

Certains argumentent l’excuse discréditée selon laquelle les Africains eux-mêmes ont été impliqués dans la traite des esclaves, avec des tribus en guerre se capturant et se vendant les unes les autres mais peu importe la manière dont vous regardez l’histoire de la traite des esclaves, vous ne verrez qu’une rue à sens unique, avec toujours des Africains qui sont les victimes réduites en esclavage, aussi je ne connais aucune tribu Africaine qui ait kidnappé les Européens pour les mettre en esclavage pour des générations; je ne connais aucune Tribu Africaine qui ait capturé les Femmes Arabes depuis des siècles et les transformer en esclaves Sexuelles

Je pense que l’Humanité n’a vraiment jamais connu un Holocauste d’une plus grande ampleur et la Sauvagerie dans une telle longévité que celle perpétrée contre les peuples d’Afrique. Ce Mafaa n’a jamais été pleinement reconnu et n’a certainement jamais été expié, si bien que les blessures ou les legs durables de transformer les êtres humains depuis des siècles en Meubles, n’a jamais être comprise ou mal expiés mais nous devrions essayer parce que,  tout comme nous héritons des privilège de nos Ancêtres, nous héritons aussi de leurs péchés et de la responsabilité de ces Péchés.

A la fin de son règne, le colonel Mouammar Kadhafi avait compris cela, il avait utilisé son pouvoir et sa richesse pour tenter de racheter notre histoire commune. Il est le premier dirigeant arabe à s’être excusé auprès de nos Frères et Sœurs Africain(es) au nom des peuples arabes, pour la Traite Arabe et le rôle des Arabes dans la traite européenne des Esclaves (…)

Ainsi, l’urgence de l’OTAN d’empêcher les « massacres » en Libye, a été fabriquée et vendue en masse puis dans la crainte de la solidarité Afro-Arabe, ils ont répandu des rumeurs selon lesquelles des mercenaires «Noirs Africains» commettaient des atrocités contre des Libyens car Kadhafi était devenu une menace encore plus grande lorsqu’un accord avait été conclu avec la grande force anti-impérialiste de l’Amérique du Sud et que Hugo Chanel voulait servir d’intermédiaire pour une solution à l’insurrection en Libye. Maintenant, ces deux champions de leurs Peuples ont disparu, et les soi-disant révolutionnaires libyens exécutent des «Africain(es) Noir(es)» dans tout le pays,

J’ai écrit précédemment que la lutte palestinienne contre l’effacement de notre Existence, notre Histoire et notre Identité était spirituellement et politiquement Noire par Nature, de même que dans d’autres luttes, comme celle des travailleurs migrants dans de nombreux pays arabes. Ce sont nos camarades. Ils et elles sont les damné(es), exploité(es), volé(es) et/ou, enfin, libéré(es) .

Je me réfère à Noir(e) comme à un terme politique, pas nécessairement comme un descriptif racial ou ethnique parce que ce mot a été récupéré, redéfini, et injecté avec toute la Puissance, l’Amour, le Défi, et la Beauté de l’Afrique, pour le reste d’entre nous, et sans s’approprier le mot, «Noir», il est aussi pour nous un phénomène de résistance, de fermeté ce que nous les Palestinien(nes) appelons sumud ou la beauté de la culture qui renaît de l’esclavage et de l’oppression.

Pour finir, la solidarité provenant des Africain(es) n’est pas équivalente à celle qui vient de nos camarades européens, dont les gouvernements sont responsables de l’effacement permanent de la Palestine,  cependant les peuples Africains ont toutes les raisons de regarder dans l’autre direction, tout comme les Ethiopien(nes) ont toutes les raisons de dire : « Vous méritez ce qu’il vous arrive pour les siècles d’esclavage et d’industrie néo-esclavagiste de vos voisins arabes. » Les Afro-Américain(nes)  ont toutes les raisons de dire : « Pourquoi devrais-je montrer de la solidarité avec des Arabes qui viennent ici pour nous traiter comme les personnes Blanches le font, et parfois Pire ? »

Nous pouvons remplacer le mot « Arabe » par « Américain » dans cette phrase, et ce serait une déclaration valable mais pourtant, l’Afrique est là avec nous, les intellectuel(les) Afro-américain(es) sont les plus grands champions de notre lutte aux États-Unis et l’impact de la solidarité de quatre personnes en particulier Desmond Tutu, Alice Walker, Angela Davis et Cynthia McKinney ne peut jamais être surestimé.

Je voudrais que mes compatriotes réfléchissent longuement et sérieusement à cela, jusqu’à ce qu’elles et ils comprennent vraiment la Beauté humble de cette solidarité, de la part de personnes qui ont toutes les raisons d’être Anti-arabe.

Je souhaite que mes compatriotes puissent regarder à travers mes yeux, alors Elles et Ils pourraient voir que le Noir est profondément Beau, Elles et Ils pourraient voir que l’Afrique coule dans nos veines aussi, que Nos aïeules Africaines réduites en esclavage méritent d’être honorées et aimées par leurs Enfants Arabes et que c’est à nous de racheter leurs douleurs avec la Reconnaissance et l’Expiation dues de longue Date.  Et Arriver à cette compréhension est un bon point de départ pour la solidarité réciproque avec les Nations et les Peuples qui sont debout avec nous, dans le Cœur et dans l’Action.

**Susan Abulhawa est une écrivaine palestinienne et l’auteur du roman best-seller international : «Les Matins de Jenine » (Bloomsbury 2010). Elle est également le fondateur de Playgrounds pour la Palestine, une ONG pour enfants***

Hotep.

 

 

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