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Baaba Maal expose le programme de Nann K pour la Mauritanie
Baaba Maal, le lead vocal du Dandé légnol, a appelé, lors d’une conférence de presse tenue le 14 mai, à Nouakchott le gouvernement mauritanien à appuyer les projets de développement que l’association Nann K compte mettre en œuvre dans la Vallée du fleuve Sénégal, en appui aux populations.
« Avec notre expertise et notre compétence dans les domaines de l’élevage, de la pêche et de l’agriculture, nous tendons la main au gouvernement mauritanien qui est notre premier partenaire. D’autres organisations internationales prêtes à aider les populations africaines, nous accompagnent”, a noté l’artiste.
Baaba Maal s’est produit au cours du week end dernier, lors de deux grands spectacles à Nouakchott. Le concepteur du projet Nann K, qui projette d’étendre ses tentacules, a tenu à lever toute équivoque précisant que son association est apolitique et n’est pas non plus un mouvement de contestation.
Nann K est un mouvement de développement que j’ai créé après une collaboration de plusieurs décennies avec des organisations internationales, explique Baaba Maal. Pour booster le développement dans le monde, je me suis rendu compte qu’il fallait commencer par quelque chose, poursuit-il. “Je fais la promotion de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans le monde entier.
Quand je travaillais avec Oxfam international, nous avions constaté que nous disposons de grands cours d’eau, d’associations de femmes très bien organisées qui ne voulaient que travailler. Mais il leur manquait un grand plan agricole, mais aussi une voix. Quand j’élève la voix, les gens me répondent. Donc, c’est une occasion pour moi d’amener les gens à aller vers le développement”.
Cette association n’est pas non plus l’apanage des halpoularren, ni des wolof, c’est une structure appartenant à tous les mauritaniens sans distinction,a-t-il averti. Le lead vocal du Dande Leñol a salué l’engagement et le dynamisme des membres de la cellule du mouvement NANN-K de Mauritanie sous la houlette du Colonel(er) Diallo Alassane, en insistant sur l’apport considérable de ces membres ainsi que des amis du Dandé Lénol, notamment Sy Adama dit Ades et Lam Moctar dans la naissance et le développement de cette organisation apolitique.
Baaba Maal a élevé le colonel(ER) Diallo Alassane au rang de président d’honneur magnifiant le travail qu’il a entrepris au profit de son orchestre mais aussi pour la nouvelle structure non sans oublier sa « clairvoyance d’esprit ». Il a rappelé que cette initiative citoyenne lancée, en avril 2014, est un prolongement du Dandé Leñol et de sa vision constructive aux profits des communautés.
L’artiste a éclairé que le but de ce mouvement citoyen « est de donner la possibilité à Baba Maal, de tout ce que j’ai eu à affaire individuellement au Fouta et un peu partout dans le monde avec la collaboration d’organisations internationales, d’Ong et de fondations très célèbres » dit-il, « avant de revenir à la base, de partir avec des partenaires qui ont la même vision que moi, des gens qui croient en la paix, qui veulent se débarrasser de la peur, de la haine, de la jalousie, et qui veulent travailler pour un futur meilleur » dixit-il, parce que selon lui, c’est capital que « l’être humain retrouve sa dignité », celle-ci, dit-il, n’est rien d’autre que de « pouvoir travailler décemment, de se nourrir et de nourrir sa famille, de se protéger et de faire ce dont on a envie sans déranger les autres. »
Naan-K, l’appellation du mouvement est une abréviation en Pulaar, car selon le chanteur de « Thiaroye Gare », « le Pulaar est une langue internationale ». Il faut donc entendre par Naan-k, le « N » se traduit par l’élevage, le premier « A » par l’agriculture, le second « A » c’est la pêche, « N » c’est la culture et le « K » c’est la technologie ; parce que dit Baaba : « le développement ne peut pas aller sans l’agriculture, la pêche et l’élevage », renchérissant que «la culture doit être le moteur » avant de conclure que « nous avons le droit par rapport à l’époque que nous vivons d’utiliser les nouvelles technologies pour avoir une agriculture moderne, une pêche moderne et un élevage bien structuré, mais aussi d’avoir des artistes qui portent bien les messages pour les divulguer à travers : la télévision, la radio, l’internet … »
‘’On écoutera les populations, pour voir avec elles quelles sont leurs priorités et comment les accompagner”, a expliqué l’artiste. Dès le début, j’ai dit que ce n’est pas de l’argent que Baaba Maal a mis de coté pour des jours meilleurs va sortir de sa poche. Nous allons nous appuyer sur les coopératives. Certains de nos partenaires font partie de ceux qui ont aidé à monter ces coopératives. Comme elles sont très bien structurées, c’est la meilleure solution.
’’ Poursuivant, il a affirmé que son association va accompagner les jeunes dans la formation, le montage de projets pour aider les populations à monter des coopératives, à se prendre en charge, à utiliser les acquis (terres, fleuve, mer, etc.) et à les connecter avec les investisseurs qui sont intéressés’’, a-t-il dit. Baaba Maal a dit qu’il ‘’n’est pas normal qu’on ait de vastes étendues de terres, des cours d’eau, des bras valides et qu’on ne puisse pas se développer’’, a-t-il exposé.
Compte rendu THIAM
lE CALAME
Côte d’Ivoire : les mutins rejettent l’accord du gouvernement
Le ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi, a dit lundi soir à la télévision d’Etat être parvenu à un accord avec les soldats mutins qui paralysent depuis quatre jours plusieurs villes pour réclamer le versement de primes mais les intéressés ont immédiatement rejeté la proposition gouvernementale.
Deux porte-parole des 8.400 mutins ont dit avoir refusé la somme proposée par le gouvernement.
« Ils ont proposé 5 millions de francs CFA (chacun) payables demain. Mais nous voulons 7 millions versés en une seule fois », a déclaré le sergent Seydou Koné.
La situation s’est tendue dans la journée avec d’intenses fusillades signalées à Bouaké, la deuxième ville du pays, dans le Nord, et Abidjan, la capitale économique, au Sud, ranimant les craintes de guerre civile.
Auteur: – Web-News
seneweb
Le ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi, a dit lundi soir à la télévision d’Etat être parvenu à un accord avec les soldats mutins qui paralysent depuis quatre jours plusieurs villes pour réclamer le versement de primes mais les intéressés ont immédiatement rejeté la proposition gouvernementale.
Deux porte-parole des 8.400 mutins ont dit avoir refusé la somme proposée par le gouvernement.
« Ils ont proposé 5 millions de francs CFA (chacun) payables demain. Mais nous voulons 7 millions versés en une seule fois », a déclaré le sergent Seydou Koné.
La situation s’est tendue dans la journée avec d’intenses fusillades signalées à Bouaké, la deuxième ville du pays, dans le Nord, et Abidjan, la capitale économique, au Sud, ranimant les craintes de guerre civile.
O. Gadda déféré à la prison pour meurtre
Le procureur de la république à Rosso a déféré lundi après midi à la prison civile, le sénateur Mohamed O. Gadda, après sa détention trois jours à brigade de gendarmerie de la ville.
Pour justifier sa décision, le procureur s’est référé aux articles 295 et 296 du code pénal, aux articles 1 et 4 de la loi 20/76 /relative à l’obligation de l’assurance et à l’article 16 de la loi 47/2006 organisant la sécurité routière.
Selon des sources proches de l’enquête le sénateur avait remis une copie de son assurance au procureur.
Les autorités retiennent à l’encontre de l’intéressé différentes charges, dont notamment meurtre et provocation de blessures et conduite d’un véhicule sans assurance.
Le sénateur a refusé de signer le procès verbal sanctionnant l’enquête pour non respect de son immunité et pour avoir été espionné, la gendarmerie ayant écouté certaines communications téléphoniques personnelles de ses téléphones, selon lui.
O. Gadda a été conduit à la prison, à bord d’un véhicule de la gendarmerie dès sa sortie de chez le procureur.
Celui-ci l’avait entendu au palais de justice de Rosso, en présence de son avocat, l’ancien bâtonnier Ahmed Salem O. Bouhoubeini qui s’est chargé de la défendre.
Celui-ci avait déclaré que l’affaire de son client avait revêtu un caractère politique, en dehors de toute procédure judiciaire dans de pareils cas.
Pour rappel les proches des victimes s’étaient engagés par écrit dans un procès verbal signé auprès de la gendarmerie de Rosso qu’ils ne portaient pas plainte contre le sénateur.
Pendant ce temps, les sénateurs ont protesté contre le maintien en détention de leurs collègues et suspendus lundi une séance plénière au cours de laquelle devaient être débattus des projets de loi présentés par le gouvernement.
saharamedias
FLAMNET-AGORA: Unité nationale certes, mais Unité dans la diversité, Unité dans l’égalité… | Par Samba Thiam Pr. des FPC.
En conseil des ministres du 04 Mai 2017, il a été décidé, selon la presse, de retirer, dès la rentrée scolaire prochaine , l’enseignement des deux premières années du fondamental au secteur privé , au prétexte qu’il ne se conformait pas à ‘’ l’obligation de dispenser l’enseignement en langue arabe qui n’est pas respecté’’ ; les cours dans ces premières années, rappelons le , sont dispensés exclusivement en arabe , depuis la réforme scélérate de 2000.
A mots couverts, il est reproché au Privé d’enseigner aussi le Français dans ces cours d’initiation…De l’enseignement du pulaar , soninke et wolof, pas un mot !
Hélas, à l’écoute des lobbies et des milieux chauvins, forcément le Président perd de vue la forêt pour ne voir que l’arbre, percevant mal les problèmes centraux, structurels du système éducatif….
La problématique de l’Enseignement fondamental ne se situe pas dans les cours en Arabe ou en Français des 2 premières années ; elle renvoie à quelque chose de plus profond, tel le problème d’orientation de l’Enseignement , tel le niveau des Enseignants, la gestion chaotique du personnel, la texture des programmes , le rapport confus du Public/Privé , mais en particulier et par-dessus tout l’idéologie sous-jacente et le problème d’ordre ; un désordre général, ambiant, qui affecte tout , y compris le secteur de l’Education . Rappelons le cas de ces centaines de Professeurs et Instituteurs détachés qui avaient été rappelés pour rester , pour la plupart, inemployés à ces jours , en dépit d’un ratio maître /élèves déficitaire ; tous ces Enseignants qui sèchent les cours et continuent de percevoir leurs salaires ; Ailleurs , tous ces agents fictifs de la fonction publique, tous ces gens qui émargeaient, sans rien faire, au budget de l’Etat … C’est ce même désordre que l’on a laissé s’installer trop longtemps dans les transports urbains pour pouvoir y mettre fin tout d’un coup …
Voilà les nœuds du problème auxquels on devrait s’attaquer, et non pas s’attarder sur des points de détails ! Du reste, avec des Enseignants sans niveau ou qui désertaient quotidiennement les classes , comme cela se passe dans les écoles publiques, quel serait l’intérêt de la mesure appliquée ? Quelle serait son incidence sur un système éducatif qui continue de s’écrouler ? Aucune !
Retirer, en perspective, le cycle fondamental au Privé, anarchique il est vrai mais fort utile, n’est pas la solution ; il faut plutôt le réguler, le réorganiser, l’assujettir à un contrôle rigoureux, réguler le mouvement des Enseignants du Public qui s’y ruent, négligeant le travail dans les écoles publiques. On ne transfère pas des compétences de quelque chose qui marche cahin-caha vers quelque chose qui ne marche pas du tout ! Quoique l’on en dise le Privé est tout de même, par ces temps là, mieux que le Public .
La solution ? réhabiliter l’Enseignement à la base, résoudre les dysfonctionnements existants, atténuer les disparités graves constatées entre enfants issus de milieu social diffèrent , plutôt que s’orienter vers des choses peu essentielles …Au lieu de chercher à redresser le secteur public par la restauration du travail, de l’éthique, de l’ordre et de la discipline, on se focalise sur des horaires de l’Arabe en 1ere et 2e année !!! Cette manière de voir contraste avec les propos récents du ministre de l’Enseignement supérieur qui nous incitait à revoir notre nombrilisme pour nous orienter vers les langues internationales. Cacophonie avec son Boss ? Allez savoir !
De façon générale, non seulement cette mesure est sans grand intérêt et fait fausse route, mais elle demeure, par essence, injuste, inique, provocatrice et dangereuse …
On le sait, tous les psycho-pédagogues s’accordent à dire qu’un enfant qui commence sa scolarité par une langue étrangère, au sens pédagogique du terme , accuse 6 années de retard… Pourquoi s’obstinait- on à maintenir cet obstacle pour les enfants non arabes ? Mohamed O abdallaye disait que « la langue maternelle constitue pour tout un chacun l’outil irremplaçable de toute production scientifique effective et le socle de tout esprit créatif ». Pourquoi donc le Président Abdel Aziz s’acharnait – il à vouloir, obstinément , pénaliser ces enfants , en les privant de ces possibilités, en leur refusant les mêmes opportunités ?
Cette mesure est d’autant plus surprenante qu’elle intervient peu après que le président aie reçu le plaidoyer des trois Associations culturelles _Pulaar , Soninke , Wolof- demandant la réintroduction de ces langues dans le système éducatif et leur officialisation ; pour que chaque enfant démarre sa scolarité dans sa langue maternelle . Pourquoi ce Président persistait – il dans la voie d’une Ecole qui discrimine et divise les enfants d’un même pays , à travers ses neuf Etablissements spéciaux ou ce type de mesures ?
Au-delà du problème d’équité et de justice qu’elle pose, cette mesure perd de vue une foule d’avantages – pédagogique, cognitif , didactique , psychologique et politique – à enseigner ces langues maternelles à l’Ecole ; Cela permettrait , en effet, d’apaiser les tensions en réduisant les frustrations accumulées toutes ces années, cela permettrait une communication maître-élève plus aisée, un apprentissage qui se ferait mieux et plus vite, un retard scolaire atténué, (harmonie entre Apprenant et médium-), une unité nationale renforcée, grâce à l’empathie induite de la communication élèves-élèves dans leurs langues maternelles respectives . Nos enfants maintenant ne communiquaient plus, ou s’ils le faisaient c’est en Français ou en Turc. Chacun parlant la langue de l’autre, c’est le fondement même du respect réciproque… S’y ajoute, enfin , l’efficacité accrue du système par la réduction des déchets scolaires – déperditions et échec massif- non sans impact positif sur le développement …C’est connu .
Bref, l’enseignement et l’officialisation des langues nationales constitue un gage d’équité , un facteur de stabilité et de développement …Et c’est du reste , ne l’oublions pas , un des points de consensus retenu du dialogue national de septembre 2016 , délibérément et arbitrairement supprimé des amendements constitutionnels à soumettre au peuple .
IL y a du cynisme dans cette mesure comme dans cette déclaration d’intention de la dernière réforme scolaire (2000) qui stipulait qu’il fallait rendre notre Enseignement ‘’ national’’, ‘’authentique’’ , tendre vers l’indépendance culturelle , au travers de la ‘’repersonnalisation de l’homme mauritanien’’. Repersonnalisation bonne pour les uns , superflue pour ceux-là qui ne comptaient pas ou ne le méritaient pas , et qu’on pouvait aliéner à loisir et sans remords …
Si, comme d’aucuns l’affirment ‘’ chaque individu reste porteur d’une dignité inaliénable’’, que ‘’chacun reste fier de ses racines et de sa culture ‘’, pourquoi poursuivait- on cette logique discriminatoire dans notre Ecole ?
Abdel Aziz est tout sauf le Président de tous les mauritaniens …
Malgré le peu de considération , pour ne pas dire le mépris – qu’il témoigne à certaines composantes nationales , il se trouve, malgré tout , des ‘’gens ’’ – toujours les mêmes – pour tenir encore des discours laudatifs ici et là , ou se mettre en pré-campagne pour un référendum de tous les dangers, et qui ne prenait en charge aucune de nos préoccupations centrales . Ces gens qui roulaient pour Aziz usaient de leur statut de fils du terroir, pour abuser les populations, en leur demandant de maintenir un Système qui les écrasaient !!!
Dieu fait l’homme en se retirant disait quelqu’un…
Unité nationale certes , mais Unité dans la diversité , Unité dans l’égalité !
14 Mai 2017
Samba Thiam
Les sénateurs dénoncent le traitement réservé au sénateur O. Gadda après un accident mortel sur la route de Rosso
Des sénateurs ont dénoncé vendredi l’arrestation du sénateur Mohamed O. Gadda et sa mise en cellule individuelle, après un accident sur la route de Rosso, qui avait coûté la vie à une femme et un enfant.
Dans une conférence de presse, les sénateurs ont dénoncé le traitement infligé au parlementaire, dont le véhicule avait été fouillé, ses téléphones confisqués avant d’être détenu dans un lieu secret, sans aucun respect pour son statut de parlementaire qui lui confère une immunité.
Six sénateurs ont été dépêchés à Rosso auprès des autorités pour suivre l’affaire.
Ils ont adressé leurs condoléances à la famille des victimes, mortes alors que le sénateur tentait d’éviter un troupeau de camelins qui traversait la route, perdant le contrôle de son véhicule qui est allé percuter une baraque à plus de 10 mètres de la voie.
Les sénateurs, au nombre de 16, ont imputé les causes de l’accident à la divagation des animaux sur les axes routiers et la détérioration des routes.
Ils ont ensuite attiré l’attention des autorités sur la nécessité de traiter le sénateur avec les égards qui lui sont dus.
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