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Mohamed Ould Abdel Aziz ou la tragédie autodestructrice d’un apprenti président
C’est l’histoire d’un candidat qui suscite une vague d’émotion et soulève beaucoup d’espoir à travers le pays, mais dont la présidence se révèle comme la plus catastrophique et la plus calamiteuse que la Mauritanie ait jamais connue.
C’est l’histoire d’un candidat, parangon auto-déclaré de la transparence, de l’exemplarité, de la gestion sobre et vertueuse, mais dont le mandat aura été celui de toutes les dérives, de toutes les outrances et de tous les outrages à la bonne gouvernance.
C’est l’histoire d’un Terminator politique de toute dernière génération, une sorte de Trump tropical sans allure ni culture, qui s’est publiquement engagé à « réduire son opposition à sa plus simple expression ». C’est l’une de ses rares promesses qu’il est en train de tenir. Et gare à ceux qui osent se mettre en travers de son chemin.
C’est un régime de terreur qui est en train de s’abattre à guichets fermés sur la Mauritanie où le président menace, intimide, musèle, affecte, démet, radie, licencie et emprisonne tous ceux qui, aujourd’hui, tentent de lui bloquer l’étroite entrée du tout petit trou de souris dans lequel il espère s’engouffrer, pour conserver son pouvoir.
Cet homme, au bout du rouleau d’une mandatrice presque nulle et non avenue, des scandales financiers, de bêtises politiques, d’absurdités économiques, constitue aujourd’hui, la plus lourde menace qui pèse sur la fragile démocratie mauritanienne.
C’est l’histoire d’un président qui a transformé l’ensemble de l’appareil d’Etat en un redoutable instrument de persécution. La justice, la gendarmerie, la police, les renseignements, les impôts, les médias, toute la puissance publique, en état d’alerte et au service d’un homme, pour mettre au pas ses plus farouches contempteurs.
La patrouille inquisitrice du pouvoir vole en escadrille pour mieux abattre tous les irréductibles qui refusent de rejoindre la petite basse-cour politique présidentielle. La famille, la belle famille du Chef de l’Etat et les amis du couple présidentiel, avaient capé les centres de décision politique et économique du pays. Le pays était devenu un casino géant où toutes le magouilles étaient permises, où certains escrocs, notoirement connus pour avoir trempé dans des affaires de corruption et de trafic de drogue, pouvaient avoir table ouverte.
Ce président qui, dans les grands forums internationaux, n’a que les mots impunité, transparence et bonne gouvernance au discours pour attendrir ses sponsors et gourous étrangers, mais qui une fois dans le huis clos de son palais, est capable de bombarder un de ses partisans, inculpé pour faits graves et avérés de corruption. C’est l’histoire d’un président qui a l’art de se faire passer pour le Ghandi de l’exemplarité alors qu’il a les mains profondément trempées dans le cambouis de la gouvernance malpropre. Terrible désillusion d’une présidence qui flirte dangereusement avec les pâquerettes.
Notre pays mérite mieux que ce gang de majordomes de Palais sans amour propre, définitivement éjectés de l’orbite effective des Mauritaniens, et qui risquent de provoquer une insurrection électorale contre un président qui a fait de la transhumance politique, sa principale stratégie de conservation du pouvoir. Mais qui peut dénier au chef de l’Etat, son droit imprescriptible de choisir ses hommes et ses dames de compagnie dans sa course folle vers l’autodestruction. Ainsi va la Mauritanie sous Mohamed Ould Abdel Aziz.
AHMED BEZEID OULD BEYROUCK
Chroniqueur Politique
PS :
Je ne suis ni de l’opposition
ni de la majorité présidentielle
Je suis AILLEURS
« A BON ENTENDEUR, SALUT »
le calame
Vidéo : Biram Dah Abeid président IRA-Mauritanie dénonce le génocide sur les peulh Mauritaniens
Future Afrique – Biram Dah Abeid dénonce vigoureusement le génocide sur les peulh mauritaniens devant la communauté internationale au Canada lors d’une Marche pour l’humanité et la prévention des Génocides. « Les génocides continuent à guetter l’humanité » défendra-t-il.
« Nous sommes en Afrique un continent très affecté par les génocides. Dans mon pays la Mauritanie où encore sévit l’esclavage ancestral, des hommes où une catégorie d’homme naît propriété d’autres hommes.
Il y a des génocides, il y a l’élément peulh, la communauté Poular qui a subi une épuration ethnique qui s’est échelonnée entre plusieurs années. Des femmes continuent chaque jour à réclamer la sépulture de leurs enfants, de leurs maris, des enfants continuent à réclamer leurs pères et leurs sépultures ; le gouvernement Mauritanien continue à siéger au sein des Nations Unies allégrement ; à bénéficier de l’aide, à bénéficier d’un soutien………. »
Le président IRA-Mauritanie, M. Biram Dah Abeid invité à la marche pour l’humanité et la prévention des génocides au Canada. Était présent, Mme Mélanie Jolie, ministre du patrimoine culturel, le maire de Montréal, Mme Kadiata Ba, présidente IRA-Canada et plusieurs autres personnalités.
https://www.youtube.com/watch?v=RBUjihlRLmI
Ramadan : Le Président de la République appelle les oulémas à enraciner chez chaque citoyen mauritanien les valeurs de pardon, de tolérance et de solidarité
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a adressé vendredi soir un discours à la nation à l’occasion du mois béni de Ramadan dans lequel il a présenté au peuple mauritanien ses chaleureuses félicitations et a appelé les oulémas à enraciner chez chaque citoyen mauritanien les valeurs authentiques de l’Islam, celles de la modération, du pardon, de la tolérance et de la solidarité.
Voici le texte intégral de ce discours :
« Au nom d’Allah le Miséricordieux et Prière et Salutation sur le Prophète. « Le mois de Ramadan est celui pendant lequel le Coran a été révélé comme guide pour l’humanité, avec des preuves claires sur la direction et le Critère» (Coran).
Chers citoyens, Chères citoyennes,
A l’occasion de l’avènement du mois béni du ramadan, mois de la miséricorde et du pardon, il m’est agréable de vous adresser, chers compatriotes, mes chaleureuses félicitations, implorant Allah le Tout Puissant de nous accorder la force d’observer le jeun de ce mois béni dans la dévotion.
Chers citoyens, Chères citoyennes,
Le mois du ramadan constitue une précieuse opportunité de mettre en pratique les valeurs islamiques authentiques, valeurs de tolérance, de sacrifice et de solidarité. Des valeurs qui ont servi de fondement à la société mauritanienne et auxquelles se sont attachées nos générations successives, nous permettant de résister aux prêcheurs du fanatisme, de l’extrémisme, de la division et des querelles.
Chers citoyens, Chères citoyennes,
Par la grâce d’Allah, le Tout Puissant, les grands efforts que nous avons consentis, durant les dernières années, nous ont permis de relever les défis sécuritaires auxquels nous faisions face. Notre pays jouit désormais d’un climat de sécurité et de stabilité dans un monde en proie à de crises graves qui ont dévasté de nombreux pays, en particulier dans notre monde islamique. Nous espérons qu’Allah le Tout Puissant aidera tout le monde à surmonter ces épreuves et y apportera à la place paix, sécurité et stabilité.
Chers Citoyens,
Chères Citoyennes,
Le mois du Ramadan est l’occasion d’adoucir les âmes, de s’armer de patience et des valeurs de fraternité et de concrétiser les significations d’unité et de solidarité. Et dans ce cadre, je m’adresse à nos vénérables oulémas et distingués Fukahas à consentir leurs nobles efforts pour enraciner ce système de valeurs chez chaque individu de notre peuple musulman.
J’implore Allah le Tout Puissant d’accepter notre jeun et notre dévotion durant ce moi béni et qu’il accorde à notre pays davantage de progrès et de prospérité.
We salamou alyekoum we rahmetou Allah we barakatouhou »
Médias : le journaliste Jean-Karim Fall est décédé
Jeune Afrique – Le journaliste franco-sénégalais de France 24 est décédé brutalement le 26 mai, en Sicile, alors qu’il couvrait le G7. Il avait 59 ans.
« C’était un grand », disent tous les journalistes africains et européens qui l’ont connu. Jean-Karim Fall, journaliste et rédacteur en chef à France 24, était un reporter exceptionnel et il est mort en reportage. Il est décédé brutalement dans sa chambre d’hôtel, le 26 mai, lors du sommet du G7 à Taormina en Sicile.
Né en mars 1958 d’un père sénégalais et d’une mère française, « JKF », comme l’appelaient ses collègues, est un diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, qui a tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.
Grand reporter à Radio France Internationale (RFI), il a couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand chez Thomas Sankara, en novembre 1986, que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou la guerre civile au Liberia dans les années 1990.
Très fin connaisseur de l’Afrique et de ses décideurs
Le 7 décembre 1993, alors qu’il est correspondant de RFI à Abidjan, il est le premier à annoncer au monde la mort de Félix Houphouët-Boigny. Reporter tout terrain, Jean-Karim Fall n’était pas une tête brûlée. De par son père, l’ancien ministre et ambassadeur sénégalais Abdel Kader Pierre Fall, il avait appris l’art de la diplomatie et de la « palabre » avec les soldats ou les rebelles de tous poils et réussissait ainsi à se sortir des situations les plus difficiles.
Chef du service Afrique de RFI à partir de 1996, Jean-Karim Fall, par son professionnalisme, a beaucoup contribué au développement de la « radio mondiale » sur le continent africain. Depuis 2012, il était passé à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. Toujours affable avec ses interlocuteurs, il savait les mettre en confiance.
Ainsi en avril dernier à Paris, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, lui avait confié sur France 24 qu’il avait gentiment reproché à Idriss Déby Itno d’avoir accueilli Marine Le Pen à N’Djamena. Parce qu’il était autant sénégalais que français, il acceptait de commenter l’actualité de tous les pays… sauf celle de son Sénégal bien aimé. Un grand est parti.
A sa famille et à ses proches, la rédaction de Jeune Afrique – et plus particulièrement ceux d’entre nous qui ont pu apprécier sa confraternité et sa courtoisie – présente ses condoléances attristées.
Par Jeune Afrique
Le FNDU met engarde contre le retour du discours du 3ème mandat
Le forum national pour la démocratie et l’unité a mis en garde jeudi contre le danger que représente le discours du premier ministre Yahya O. Hademine à Tintane, à propos des amendements constitutionnels, considérant le contenu de ce discours une atteinte à la constitution et une confiscation du droit et de la volonté du peuple mauritanien pour un changement démocratique.
Dans un communiqué distribué jeudi, le FNDU a dit qu’il fera front à ces tentatives scandaleuses invitant le peuple mauritanien à percevoir le danger qui menace le pays à travers les amendements constitutionnels contraires à la constitution.
Le communiqué ajoute que le premier ministre a fait allusion à la nécessité de demeurer au pouvoir pour l’actuel président mettant en garde contre la tentative de dissuader les mauritaniens d’espérer le changement lors des prochaines élections.
Le forum accuse le régime actuel de distiller des informations destinées à faire valoir une forme d’héritage et autres pratiques faisant toutes parties d’un plan machiavélique destiné à empêcher l’alternance pacifique au pouvoir par les formes constitutionnelles.
Pour le FNDU il s’agit là d’un retour au discours du troisième mandat que les mauritaniens avaient déjà rejeté à de multiples occasions.
Cette campagne, ajoute le forum, intervient dans le cadre du tripatouillage de la constitution par le pouvoir, après que le sénat ait refusé de l’accompagner dans sa volonté de perpétuer à tout prix son régime corrompu.
Le premier ministre, dans son intervention à Tintane avait déclaré que l’actuel régime demeurera au-delà même de 2019, ce qui a fait réagir vertement l’ensemble des partis politiques de l’opposition.
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