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Les autorités se préparent à raser les locaux du sénat juste aprés sa dissolution
L’agence d’information Tawary rapporte que les autorités mauritaniennes envisagent de raser le bâtiment qui abrite actuellement le siège du Sénat,juste après sa dissolution prévue à l’issue du referendum populaire organisé pour la circonstance le 5 Aout prochain.
Des bulldozers raseront les bâtiments du Sénat à même le sol, tout comme cela est arrivé après le coup d’état de 2008 pour le siège de l’ambassade d’Israël à la demande du défunt dirigeant libyen Mouammar Ghaddafi.
Jusqu’à présent la raison de cette décision, qui n’a pas été confirmée par une source officielle à Tawary est inconnue ,cependant d’aucuns estiment qu’elle serait motivée par la colère de l’autorité exécutive contre les membres actuels du sénat .
Source : http://www.tawary.com/spip.php?article32164
Traduit par Adrar.info
Affrontements entre peuls et dogons dans le centre du Mali
Depuis vendredi, des affrontements meurtriers ont lieu entre peuls et dogons au centre du Mali, autour de la localité de Dioungani, dans le cercle de Koro, région de Mopti. Il y aurait eu 32 morts selon Adama Coulibaly, préfet de Koro, joint hier par téléphone.
Difficile de savoir les motivations exactes derrière ces quatre jours de violences, car les renforts venus de Douenza et Mopti ne sont arrivés qu’hier dans cette zone difficile d’accès, à la frontière du Burkina Faso, où l’Etat est peu présent et où sévissent des groupes terroristes.
Selon les informations du député de Koro, Issa Togo, tout a commencé vendredi par l’assassinat d’un chasseur dogon. « Vendredi, un chasseur dogon revenait du marché de et a été assassiné par un peul. Les gens de ce village ont fait des représailles dans le village du peul. Puis les peuls ont à leur tour attaqué les dogons. Je ne saurai dire ce qui a suscité le premier assassinat. C’est compliqué. »
Les tensions entre dogons, essentiellement sédentaires, et peuls, à majorité nomade, sont récurrentes au moment de l’hivernage, souvent pour des questions foncières, liées aux champs et à la transhumance.
Mais depuis 2012, la présence de groupes terroristes a exacerbé la suspicion et la stigmatisation entre les communautés : certains dogons accusent les peuls de proximité voir d’appartenance aux groupes terroristes, tandis que certains peuls reprochent aux dogons d’aider l’armée malienne à les pourchasser indistinctement.
Les affrontements sont par ailleurs de plus en plus meurtriers, car les armes automatiques qui pullulent désormais dans la région ont remplacé les armes traditionnelles.
RFI
Pourquoi le Procureur de la République de Nouakchott-Ouest est limogé (Source)
Tawary – Le ministre mauritanien de la justice, Me Brahim Ould Daddah a publié, hier, jeudi 15 juin, une note de service « URGENTE », annonçant le limogeage du procureur de la République de Nouakchott-Ouest, M.Khalil Ould Ahmed et le remplaçant par le juge, M. Mohamed Ould Boubacar, qui était jusque là, procureur de la wilaya de Dakhlet-Nouadhibou.
Les causes de ce « fracas », selon notre version en arabe (Agence TAWARY d’Information en arabe) qui cite des sources fiables : Tout a commencé, le mercredi 14 juin, en fin d’après-midi, alors rentrant de son bureau pour chez lui, le procureur en personne conduisait son véhicule aux vitres assombries pour des raisons de sécurité.
Sur la route, un agent du groupement général de la sécurité des routes lui fit signe de s’arrêter et lui dit de le suivre à la fourrière pour vitres teintées.
Le procureur lui répondit qu’il s’agit d’un véhicule de l’État et la loi interdisant cette disposition n’est pas en vigueur du fait que l’affaire a eu lieu, le mercredi, et la loi rendue publique le jeudi.
En plus, Khalil Ould Ahmed se présenta. L’agent du GGSR affiche un comportement « reprochable » à l’encontre de cette haute personnalité judiciaire.
Du coup, le procureur ordonne au juge chargé des relations avec les services sécuritaires d’arrêter l’agent du GGSR en question pour mauvais comportements envers le procureur de la République.
En catimini, l’agent avise sa hiérarchie qui à son tour informa le sommet de L’État.
Ce dernier ordonna le ministre de limoger cette autorité et de la remplacer immédiatement, conclut notre rédaction en arabe.
Cette mesure a produit une inquiétude assortie d’un mécontentement qui saute aux yeux au niveau de la justice, selon une source au sein du secteur.
Le procureur de la République qui vient d’être limogé est connu pour son bon comportement.Il a toujours affiché une assiduité exemplaire. D’ailleurs, il est connu de tous par son professionnalisme à la hauteur et surtout en procédure judiciaire.
Un grand connaisseur des dossiers aussi compliqués et sensibles : ordonner l’arrestation des bandits de grands chemins, des répits de justice, traitements des dossiers de la drogue, des crimes et des litiges.
C’est là, une profession qui demande méfiance et sécurité d’où circuler dans un véhicule aux vitres obscurcies. Tel est le cas pour des hautes personnalités chargées de la sécurité de l’État.
Communiqué de TPMN relatif aux propos attribués au premier ministre à propos de l’unité nationale
TPMN -Touche pas à ma nationalité a découvert, avec indignation et effarement, en même temps que tous les Mauritaniens, les propos insultants pour la communauté noire de Mauritanie et, au-delà, pour tout le pays, attribués au premier ministre et relayés par la presse ces derniers jours.
Mais si le caractère cru et ignominieux de ces propos peut choquer, surtout s’ils s’avèrent provenir effectivement du premier ministre de la République, en revanche, ils ne sont pas surprenants du point de vue de leur contenu. Mieux, ils ne font que confirmer ce que tout le monde sait déjà : une politique d’apartheid qui ne dit pas son nom.
Comment expliquer en effet que l’électrification de villes appartenant à d’autres régions ou que l’alimentation en eau potable de ces mêmes villes se fassent à partir des barrages de la vallée du fleuve alors que les villes et villages de la vallée qui devaient en être les premiers bénéficiaires ne disposent, pour leur plupart, ni d ‘électricité ni d’eau potable contrairement aux villes riveraines du fleuve du côté sénégalais de la frontière ?
Comment expliquer que l’exploitation du phosphate de Bofal reste encore dans les tiroirs depuis au moins deux décennies ? Comment expliquer que l’immense potentiel agropastoral de la vallée ne soit pas mis en valeur au profit des populations locales et pour une autosuffisance alimentaire de l’ensemble du pays ? Il va de soi que la politique de l’état vis-à-vis de la vallée a toujours été une politique de deux poids deux mesures.
Pire, le passé récent de notre pays et son présent ont fait de la vallée du fleuve une vallée de larmes et de sang avec la tentative de génocide contre la communauté noire et son lot d’exécutions extrajudiciaires, de déportations et d’expropriations dont la dernière en date est la tentative de déposséder les populations de Boghé et de ses environs de leurs terres.
Tragédie entretenue également à travers le génocide biométrique contre ces mêmes ressortissants de la vallée dont beaucoup sont privés d’état-civil et rendues donc apatrides dans leur propre pays.
Touche pas à ma nationalité s’insurge contre ces propos gravissimes attribués au premier ministre mais surtout contre la politique d’exclusion systématique qu’ils sous-tendent.
C’est contre cela que l’Etat se doit de sévir au lieu de voter des lois contre la discrimination qui n’ont d’autre objectif que d’intimider les défenseurs des droits de l’homme en vue de les museler. Ce sont de tels propos et les actes qui les accompagnent qui minent l’unité nationale et mettent en péril l’existence de notre pays.
Pour le Bureau Exécutif,
Le Président,
Alassane DIA
La journée du réfugié sur fond de devoir de mémoire et de justice | Yaya Cherif Kane

La Mauritanie à l’instar de la communauté internationale célèbre le 20 juin prochain la journée des réfugiés. Ils étaient près de 60000 déportés au Sénégal et au Mali en 89 sous le régime de Ould Taya dont 25000 officiellement sont rentrés depuis 2008 grâce à un accord tripartite entre le Sénégal , la Mauritanie et le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR).Parmi les personnalités politiques rentrés volontairement par eux-mêmes en 2014 figurent en bonne place le chef historique des FPC ex -FLAM Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Bilbassi Touré, symboles de la résistance des noirs.Cette journée revêt pour eux et pour tous les réfugiés de la diaspora une signification particulière.Une occasion pour interpeller le régime de Ould Aziz à rouvrir le dossier de rapatriement des réfugiés au Sénégal et au Mali pour achever le processus de règlement du passif humanitaire.Après plus deux décennies d’exil bon nombre de réfugiés répartis dans les régions du Sud n’ont toujours pas de papiers d’identité et d’accès à leurs terres anciennes. La journée des réfugiés est célébrée chaque année le 20 juin qui coïncide avec l’adoption de la convention des Nations-Unies relatives au statut des réfugiés.En Mauritanie elle revêt une signification particulière pour les 60000 noirs déportés en 89 au Sénégal et au Mali dépossédés de leurs terres, bétail et biens immobiliers sous le régime de Ould Taya.25000 seulement sont rentrés officiellement en 2008 mais bon nombre d’entre n’ont toujours pas de papiers d’identité et d’accès à leurs anciennes terres que l’état mauritanien avait confisqué et revendu une partie à ceux qui voulaient les mettre en valeur. Ces terres agricoles font l’objet aujourd’hui de transactions particulières avec des populations du Nord dans le cadre de l’extension du casier pilote de Boghé. Cette politique d’accaparement des terres agricoles s’inscrit dans le cadre d’une dénégrification de la Mauritanie et vise à appauvrir ces populations et les maintenir dans la dépendance du pouvoir Beydane. Après 27 années d’exil aux Etats -Unis et en Suède pour le chef historique des FPC ex-FLAM Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Touré cette journée signifie devoir de mémoire et de justice pour que ce génocide ne se répète plus.Le pardon mais pas l’oubli.Symboles de la résistance des noirs ces deux dirigeants des FPC ont à cœur de rappeler à Ould Aziz que la réconciliation nationale passe par le règlement du passif humanitaire.Dans cette perspective la réouverture du dossier de rapatriement des réfugiés du Sénégal et du Mali est un impératif.L’impunité des criminels du régime de Ould Taya ne ferait que diviser les mauritaniens.Le 20 juin ce sera surtout une mention spéciale aux enfants. L’occasion d’interpeller le gouvernement à assurer la scolarisation de chaque enfant réfugié rentré mais malheureusement devenu étranger chez lui voire apatride.Ils sont des milliers qui se déplacent difficilement à travers le pays faute d’identité.
Yaya Cherif Kane -Journaliste Rouen – France



