Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Des blessés parmi les dirigeants de l’opposition lors d’une manifestation mercredi

Des blessés parmi les dirigeants de l’opposition lors d’une manifestation mercrediLa coordination de l’opposition démocratique a organisé mercredi des marches de protestation contre les amendements constitutionnels dans certaines moughata de la capitale.

Des manifestations qui ont été sévèrement réprimées par la police et au cours desquelles des responsables de cette coordination ont été blessés et amenés dans des structures de santé pour y être soignés.

Le président du parti Tewassoul, Jemil Mansour et le vice président du RFD, Mohamed Mahmoud O. Emmat ont été victimes de contusions, soignées au centre spécialisé juxtaposé au centre de cardiologie.
Le sénateur Mohamed O. Gadda a été transporté à l’hôpital après avoir inhalé une forte dose de la fumée des bombes lacrymogènes, utilisées en nombre par la police.

Des blessures légères ont été également enregistrées parmi les manifestants.

La police avait violemment dispersé des manifestations non autorisées dans des quartiers de la capitale, organisées par l’opposition en signe de protestation contre les amendements constitutionnels.

 

saharamedias

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L’Editorial du Calame : Etat voyeur, Etat voyou

L'Editorial du Calame : Etat voyeur, Etat voyouDepuis quelques jours, une nouvelle affaire, dite des « enregistrements Whats’app » attribués au sénateur Mohamed Ould Ghadda, affaire aux relents de film de série B, ne cesse de défrayer la chronique, malgré l’actualité de la campagne référendaire, lancée par Ould Abdel Aziz himself.

Le sénateur, farouche opposant au pouvoir en place et dont les téléphones avaient été confisqués, en Mai dernier, par la gendarmerie de Rosso, après un accident de voiture, a vu ses discussions étalées au grand jour. Les services de renseignements ont pris leur temps pour tripoter lesdits téléphones et en extraire des conversations où l’homme évoque, surtout, la fronde au Sénat et le rejet des amendements constitutionnels par cette haute chambre du Parlement.

Rien que du très banal, pour un homme politique, engagé à fond dans une cause, qui affûte ses armes, mobilise les soutiens et cherche à rallier un maximum d’adhérents à sa cause.

Qu’y a-t-il de mal à récolter des fonds pour soutenir des collègues, appuyer des partis d’opposition ou venir en aide à un(e) collègue, dans des circonstances déterminées ? Naguère général et pourtant alors soumis, lui, à une obligation de réserve, Ould Abdel Aziz ne suscita-t-il pas lui-même et soutint (en faisant appel à d’autres) un bataillon de parlementaires, pour mener la vie dure au seul président démocratiquement élu de notre histoire républicaine ?

D’où obtint-il des fonds, pour maintenir la cohésion de sa troupe politicienne ? Peut-il reprocher, à quiconque, d’utiliser les armes dont il usa lui-même ? A la guerre, comme à la guerre…

Distillée au compte-gouttes, la publication de ces enregistrements, qui n’apportent rien de nouveau sur le fond, sauf, peut-être, qu’Ould Ghadda a joué un rôle-clé, dans le rejet, par le Sénat, des amendements constitutionnels, vise, en fait, un double objectif : occuper l’opinion et lui démontrer que les motivations des sénateurs n’étaient pas aussi désintéressées qu’ils l’ont affirmé.

Mais la médaille a son revers. En violant le secret des correspondances, le pouvoir se met dans une inconfortable position. Cette Constitution qu’il veut amender et pour laquelle il mobilise les ministres, les hauts fonctionnaires, l’Administration, l’Armée et tous les moyens de l’Etat, ne stipule-t-elle pas, en son article 13 que « l’honneur et la vie privée du citoyen, l’inviolabilité de la personne humaine, de son domicile et de sa correspondance, sont garanties par l’Etat » ?

A quoi sert une Constitution si, à la première occasion, on la piétine, en étalant, de surcroît, son forfait sur la place publique ? A quoi servent les lois, si ceux-là mêmes qui sont censés les faire appliquer, les violent impunément ?

Qu’appelle-t-on un Etat qui saccage, au lieu de la garantir, l’inviolabilité de la personne, de son domicile et de sa correspondance et ne s’en cache pas ? Un Etat-voyou, tout simplement. Qui ne recule devant rien, pour traîner ses opposants dans la boue, divulguer leurs correspondances et chercher le moindre prétexte pour les embastiller.

Ahmed Ould Cheikh

le calame

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Mauritanie: quand la campagne référendaire vire à la délation

Mauritanie: quand la campagne référendaire vire à la délationLe360 – Quelques jours après son lancement, la campagne en perspective de l’adoption d’un projet de révision constitutionnelle, à travers un scrutin référendaire prévu le 5 août prochain, s’est transformée en un vulgaire exercice de délation.

Les acteurs de cette nouvelle pièce de théâtre de piètre qualité, devant des Mauritaniens ébahis, sont les premiers responsables du pays: le président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses sénateurs (plutôt anciens sénateurs, presque tous issus de la mouvance majoritaire).

La première salve, qui ressemble à un feu échappé d’une version améliorée des anciens Orgues de Staline, capables de lâcher 40 roquettes à la minute, notée au cours des dernières 24 heures, est partie du chef de l’Etat.

En meeting à Rosso (200 kilomètres au Sud de Nouakchott), devant une foule d’apparence totalement acquise à la cause des amendements constitutionnels, lundi en début d’après-midi, Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que le sénat, honorable chambre haute de notre parlement bicaméral, «est devenu une niche de corruption». Un centre de toutes les turpitudes au sein duquel règne en maîtresse impudique la honteuse pratique «de l’achat des consciences».

Ces propos passablement allusifs de l’homme du coup d’Etat du 6 août 2008, laissent entendre que le vote négatif des sénateurs contre le projet de révision constitutionnelle, enregistré le 17 mars dernier, a été acheté par une force financière et des mains invisibles.

Qui serait alors derrière une telle opération? Il s’est abstenu de donner plus d’explications.

Dans cette histoire, qui ressemble étrangement à un exercice d’auto flagellation, la réponse du berger à la bergère, est venue du leader des frondeurs, le sénateur Mohamed Ould Ghdadda.

S’exprimant lundi soir, sur les antennes de la chaîne «Mourabitoune TV», une chaîne privée, il a largué un déluge de bombes sur la tête du président Ould Abdel Aziz à la manière d’un B52 américain.

Il cite le «recours à des attributions foncières par le gouvernement pour acheter la conscience et les voix des sénateurs». L’allusion est faite aux terrains octroyés par le gouvernement aux sénateurs et députés à la veille du passage du texte de réforme constitutionnelle au niveau des deux chambres parlementaires.

Le chef des sages en fronde a également parlé de la Fondation «Rahma», créée par le défunt fils du président et dont on ignore l’origine des fonds, des cafards dans les placards sous forme de marchés de gré à gré attribués à des proches et l’entourage du président et dénoncé toutes les tentatives d’espionnage dont il a été victime à la suite d’un malheureux accident de circulation.

Cet exercice peu ordinaire se déroule dans un contexte économique difficile caractérisé par un repli constant de la monnaie nationale, l’ouguiya, qui touche ce mardi un niveau plancher, face à l’euro et au FCFA.

Ainsi, aller sur le terrain du déballage relève d’une véritable erreur de communication de la part du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui devrait éviter la polémique et se limiter à montrer «l’importance» du projet de la révision constitutionnelle par rapport à l’ancrage de la démocratie.

Mais là encore, il y a un gros bémol né de l’usage de l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991, une disposition controversée, car de portée générale, impropre à la procédure de révision constitutionnelle, expressément réglée par le chapitre 11, à travers les articles 99, 100 et 101 de la même constitution.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

 

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Mauritanie: le camp du boycott exclu du temps d’antenne pour la campagne référendaire

Mauritanie: le camp du boycott exclu du temps d'antenne pour la campagne référendaireLa Mauritanie est en campagne pour le très controversé référendum constitutionnel prévu pour le 5 août prochain, depuis vendredi dernier. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), arbitre du processus de consultation des populations, a appelé à la «neutralité» de l’administration, et à un traitement «équitable» de toutes les parties, par les médias du service public et les médias privés.

Un appel finalement sans effet et tombé dans un vide sidéral au vu de la configuration des rapports des forces politiques qui répartissent en deux camps.

D’un côté, le pouvoir et quelques partis de l’opposition dite modérée, ayant pris part à un dialogue organisé du 29 septembre au 20 octobre 2016, qui appellent à voter «oui».

De l’autre, une vaste coalition de l’opposition, abusivement qualifiée de «radicale», qui a opté pour un boycott actif et lancé un mot d’ordre pour une journée «pays mort» à la date du scrutin du 5 août.

C’est dans ce contexte que la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA), gendarme des médias, a décidé que seules les forces politiques favorables au «oui» ou prônant le «non» dans le cadre du référendum, auront à un temps d’antenne pour la campagne.

Ce qui d’office, exclut la quasi-totalité de la mouvance issue de l’opposition historique à l’image du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), de l’Union des forces de progrès (UFP), des islamistes du Rassemblement national pour la réforme et le développement (RNRD, Tawassoul, etc.).

Un responsable de cette mouvance estime que «mettre même un ”non” dans l’urne c’est voter avec les poissons, car ils sont maîtres des urnes, alors boycottons activement».
Résultat des courses, une seule formation d’opposition, la Convergence démocratique nationale (CDN), un parti dirigé par maître Mahfoudh Ould Bettah, ex-ministre de la Justice et ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats (ONA), qui est membre du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), a opté pour une participation à travers un vote négatif et bénéficie d’un temps d’antenne dans les médias de service public.

En réalité, parler «de médias de service public» relève d’un véritable abus de langage dans le cas de la Mauritanie, notent de nombreux observateurs.

Car, on est en face d’organes de l’Etat, totalement instrumentalisés par la propagande du prince et relayant ses messages en violation du principe même de service public, même si le temps d’une éphémère campagne, ils offrent une petite lucarne aux contradicteurs.

Ce référendum, sur la base de l’article 38 de la Constitution du 20 juillet 1991, une disposition controversée, porte sur la suppression du Sénat, la création de conseils régionaux, la modification des symboles nationaux (drapeau et hymne) et la suppression d’un certain nombre d’institutions.

Le camp du boycott, qui soupçonne «un coup fourré contre le principe» de l’alternance et de la limitation des mandats du président de la République, rappelle que la procédure de révision constitutionnelle est réglée par le chapitre 11 de la loi fondamentale, notamment les articles 99, 100 et 101, exigeant une approbation par une majorité qualifiée au niveau du Parlement.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

 

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Les pays d’Afrique de l’Ouest veulent limiter à trois le nombre d’enfants par femme

Les pays d’Afrique de l’Ouest veulent limiter à trois le nombre d’enfants par femme20 Minutes – Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d’enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d’ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

« Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique », a déclaré le président du Parlement burkinabé, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Un milliard d’habitants en 2050

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l’espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d’habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

« Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique qui est de l’ordre de 5 à 6 % avec un taux de fécondité située à 6 ou 7 %, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation, a martelé Salifou Diallo. Il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de « faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant. »

Pour que la jeunesse ne devienne pas « une bombe »

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que « c’est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active. » Il s’agira de faire « baisser de moitié » le taux de fécondité et d’« arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré », a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza. 

« La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe : elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l’immigration clandestine. »

cridem

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